Riedisheim

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Riedisheim
Riedisheim
L'hôtel de ville.
Blason de Riedisheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération
Maire
Mandat
Loïc Richard
2020-2026
Code postal 68400
Code commune 68271
Démographie
Population
municipale
12 660 hab. (2018 en augmentation de 5,84 % par rapport à 2013)
Densité 1 819 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 56″ nord, 7° 22′ 03″ est
Altitude Min. 232 m
Max. 345 m
Superficie 6,96 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Mulhouse
(banlieue)
Aire d'attraction Mulhouse
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Rixheim
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web riedisheim.fr

Riedisheim [ʁidisaɪm] est une commune de la banlieue de Mulhouse[1] située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et est membre de Mulhouse Alsace Agglomération (M2A) qui regroupe plusieurs communes de la région du Rhin Supérieur situées autour de Mulhouse. Elle se place au 14e rang des villes les plus peuplées d'Alsace[2]. Ville de culture, elle est notamment connue pour héberger chaque année le Salon international de la photo de Riedisheim[3], plus grande manifestation photographique du Grand Est français.

Ses habitants sont appelés les Riedisheimois et les Riedisheimoises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Riedisheim
Mulhouse Mulhouse quartier du Drouot Illzach quartier de Modenheim
Mulhouse quartier de Rebberg Riedisheim Rixheim
Brunstatt Bruebach Rixheim

Géographie[modifier | modifier le code]

Limitrophe de la ville-centre de Mulhouse et de la commune de Rixheim, la commune de Riedisheim est située à 30 km de Bâle (Suisse) et 20 km de Müllheim (Allemagne).

Elle culmine à l'extrémité nord du « Horst de Mulhouse » (Horst est un mot allemand signifiant « butoir »), limite de la partie sud de la plaine d'Alsace. Elle domine ainsi, de son promontoire non effondré du fossé rhénan, une partie de celui-ci allant des Vosges à la Forêt-Noire allemande.

Riedisheim est située à environ 240 m au-dessus du niveau de la mer.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Riedisheim est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Mulhouse, une agglomération intra-départementale regroupant 20 communes[7] et 246 692 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mulhouse, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[10],[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le ban de Riedisheim est l'une des rares localités à attester d'une présence humaine dès le Paléolithique inférieur. Le Rhin qui n'était alors qu'un torrent sauvage, précipitait ses crues jusqu'aux premières collines du Jura. Riedisheim était ainsi régulièrement submergée. Au fil du temps, le grand fleuve sauvage creusa un lit plus profondément et tendit à se discipliner. Lorsque les Romains parvinrent en Alsace, ils parachevèrent cette maîtrise des crues en endiguant le Rhin. En bénéfice, le Rhin en se retirant avait laissé beaucoup de pierres et de sable. Cette terre sablonneuse est à l'origine de la Hardt sur laquelle prirent naissance de denses forêts.

Pour fertiliser la terre du ban de l'actuel Riedisheim, les premiers habitants se virent obligés d'abattre beaucoup d'arbres. Le sol calcaire de Riedisheim put être exploité après avoir asséché les marécages restants.

En 1004, on mentionna la première fois un village du nom de Rudinisheim. Par la suite, ce nom a évolué pour aboutir en 1832 à Riedisheim. La signification de ce nom n'est pas très claire, pour certains c'est une allusion au « ried », pour d'autres une évocation du patronyme germanique « Rüdolf » (Rüdi). On notera qu'au XIVe siècle disparaissait le village médiéval de Leibersheim, l’un des finages de la commune de Riedisheim. Leibersheim constitue un exemple de l’habitat rural de l’époque mérovingienne (VIe – VIIIe siècle).

La commune de Riedisheim choisit la biche comme emblème pour son blason.

Vers la fin du XVe siècle, Maximilien Ier, empereur des Habsbourg, dota le comte de Thierstein (alors bailli du Sundgau), des villages de Brunstatt, de Pfastatt et de Riedisheim.

Le nom et les armes des Thierstein relevaient de la même racine : en vieil allemand (Niederdeutsch), le nom « Thier » est synonyme de « Hirschkuh », c'est-à-dire biche. C'est ainsi que sur les armoiries des Thierstein figurait une biche de gueules sur une terrasse de sinople.

Le , la ville est occupée par les Allemands. Le , la 1re armée libératrice arrive, mais l’ennemi rôde encore aux abords de l’actuel Waldeck, tandis qu’un peloton français progresse le long des haies. Après un échange de tirs, une « panzerfaust » (arme antichar individuelle) atteint un Scout Car du Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc. Trois jeunes laissent leur vie et deux autres sont blessés (dont un grièvement) à l’intersection de la route de Zimmersheim, des rues des bois et d’Alsace.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Riedisheim

Les armes de Riedisheim se blasonnent ainsi :
« D'argent à la biche de gueules passante sur une terrasse de sinople »[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Riedisheim a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[13].

La ville de Riedisheim est également le siège du consulat de Hongrie en Alsace et Franche-Comté[14].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 mars 1971 Paul Kieny RPF puis RS Conseiller général du canton de Habsheim (1951 → 1958)
mars 1971 mars 1989 Pierre Lucas RPR puis DVD Conseiller général du canton de Habsheim (1982 → 1992)
mars 1989 avril 2004 Charles Buttner UDF puis UMP Proviseur de lycée
Conseiller général du canton de Habsheim (1992 → 2015)
Président du conseil général du Haut-Rhin (2004 → 2015)
avril 2004 mars 2014 Monique Karr DVD  
mars 2014 Juillet 2020 Hubert Nemett DVD Ingénieur
juillet 2020 En cours Loïc Richard [15]   Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[16],[Note 3]

En 2018, la commune comptait 12 660 habitants[Note 4], en augmentation de 5,84 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0129629221 0051 1901 3081 3761 4201 433
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 5652 0052 0621 9322 1482 2712 6492 7653 061
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 4224 5845 6785 7776 3266 8367 1776 9767 745
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8 4839 81112 40312 17511 86812 10111 92512 18012 291
2018 - - - - - - - -
12 660--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Riedisheim possède 5 écoles maternelles (les écoles Schweitzer, Pasteur, Violettes, Clemenceau et Mermoz), 3 écoles primaires (l'Institution Ste-Ursule, l'école Lyautey et l'école Bartholdi) et 2 collèges d'enseignement secondaire, l'un public, le collège Léon-Gambetta et l'autre privé, l'Institution Sainte-Ursule ainsi qu'un établissement éducatif et pédagogique (EEP), le Centre de la Ferme, installé dans l'ancienne propriété Dollfus.

Le bilinguisme franco-allemand y est en outre développé, permettant une formation dans les deux langues, de la maternelle au collège[19].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison[modifier | modifier le code]

Églises catholiques[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Afre.
L'église Saint-Jean-Baptiste
(dédiée à Jean XXIII).
L'église Notre-Dame.

Églises protestantes[modifier | modifier le code]

  • Temple protestant.
Temple protestant.

Culture[modifier | modifier le code]

  • L'Aronde (anciennement Centre culturel et de loisirs - CCL).
L'Aronde de Riedisheim,
inauguré en 1973.
Lavoir.

Sports[modifier | modifier le code]

L'équipe des Patriotes de Riedisheim évolue en 3e division de football américain. L'équipe joue au stade du Waldeck.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes constituant l'agglomération mulhousienne (Mulhouse + Banlieue) sur le site de l'INSEE
  2. [1]
  3. [2]
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  7. « Unité urbaine 2020 de Mulhouse », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 avril 2021).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  10. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Mulhouse », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 3 avril 2021).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  12. Archives Départementales du Haut-Rhin
  13. [PDF] Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  14. [3] « Copie archivée » (version du 25 juillet 2011 sur l'Internet Archive).
  15. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. [4]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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