Expérimentation animale

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L 'expérimentation animale consiste à utiliser des animaux comme substitut ou « modèle », pour mieux comprendre la physiologie d'un organisme et sa réponse à divers facteurs ou substances (pour en tester, vérifier ou évaluer l'innocuité ou la toxicité), et tout particulièrement pour tenter de prévoir ce qui se passe chez l'Homme.

Expérimentation animale au XVIIIe siècle ; avec exposition d'un oiseau au vide d'air, produit par une pompe à air, par Joseph Wright of Derby, 1768. (Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Pour des raisons de taille, de prix et de temps, la très grande majorité des expérimentations animales se font sur des rongeurs. La souris commune étant de mieux en mieux connue au point de vue génétique, son usage augmente plus que celui des autres espèces, mais il existe d'autres animaux vertébrés ou invertébrés utilisés comme organismes modèles.

L'expérimentation animale est une pratique controversée[1], certaines personnes pensent qu'on fait ainsi souffrir des animaux, sans apporter aucun bénéfice ni pour eux, ni pour les humains. De fait, l'examen scientifique de la question « L'expérimentation animale permet-elle de prédire ce qui se passe chez l'Homme ? » ne donne pas la même réponse selon les domaines : parfois utile, parfois inutile, mais souvent mal utilisée, telles sont les réponses que l'on trouve dans la littérature scientifique[2].

Selon le rapport 2003 de la Commission européenne sur l'expérimentation animale, environ 10 millions de vertébrés, dont environ 80 % de rongeurs et de lapins et 10 000 singes, ont été utilisés en 2002 par les États membres[3]. Aux États-Unis, il y aurait environ 700 chimpanzés en laboratoire, pour un total de 1 750 chimpanzés en captivité [4].

Une directive européenne a été approuvée en 2010 sur cette question, mais difficilement négociée et encore controversée ; Ainsi certains gouvernements voudraient ne pas publier le fait que des animaux génétiquement modifiés soient utilisés, et l'Allemagne s'était abstenue de la voter (dans ce pays, la gestion de cette directive, sans concertation avec les chercheurs, relève aujourd’hui (2011) du ministère de l'agriculture et non de la recherche.

En complément de cette directive, de manière autonome, des scientifiques (suisses et allemands principalement) ont rédigé et lancé en novembre 2011 la «Déclaration de Bâle[5]» (Basel Declaration), rapidement signé par près de 900 chercheurs ou laboratoires dont 500 hors de Suisse et d'Allemagne. Ils voudraient qu'elle soit le pendant pour l'animal de la déclaration d'Helsinki de 1964 (et plusieurs fois révisée depuis) rappelant des principes éthiques et donnant des recommandations aux médecins et autres participants à la recherche médicale sur l'Être humain ou des études contenant des données à caractère personnel ou des échantillons biologiques non-anonymes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il y a environ 2 500 ans que, d'après Hippocrate : « les maladies ont une cause naturelle et non surnaturelle, que l'on peut étudier et comprendre ».

Galien (131-201), en Grèce, s'est beaucoup inspiré d'Hippocrate mais aussi d'Aristote. Il commence à avoir recours aux animaux pour ses premières démonstrations en physiologie et en anatomie, par exemple pour démontrer que les artères contiennent du sang et non de l'air, contrairement aux croyances du moment.

Quelques siècles plus tard, Les animaux dits « de laboratoires » sont le fruit d'une longue traque menée par d'impertinents interrogateurs qui, dès le milieu du XVIIe siècle se refusent à croire que la nature n'est que le résultat d'une succession de « miracles » et entreprennent de la rationaliser grâce à la science, donc de la rendre accessible à l'analyse.

On observe, on décrit, on coupe, on découpe, on jette les bases d'une méthode expérimentale… Des animaux tels que les crapauds, les grenouilles, poulets et vers plats notamment deviennent rapidement des modèles de choix. En effet, au XVIIIe, la philosophie cartésienne se refusait à croire une quelconque souffrance possible chez les animaux. Ainsi, l'abbé Spallanzani, considéré comme le père de la biologie expérimentale, fait subir les pires sévices à ses crapauds quand l'académicien Réaumur passe ses jours à épier les impossibles amours d'une poule et d'un lapin… [réf. nécessaire]

À cette époque, deux écoles s'opposent : celle qui privilégie les études en laboratoire comme Georges Cuvier (1769-1832) et celle défendant l'observation de ces animaux dans leur milieu naturel comme Geoffroy Saint-Hilaire (1772-1844). Jean Henri Fabre se désespère, en 1879 dans ses « Souvenirs entomologiques » en écrivant : « Vous éventrez la bête et moi je l'étudie vivant, vous travaillez dans un laboratoire de torture et de dissection, j'observe sous le ciel bleu, vous scrutez la mort, j'observe la vie ».

Charles Darwin, dans son ouvrage On the Origin of Species publié en 1859, insiste sur la continuité entre l'homme et l'animal et sur la nécessité d'études comparatives.

Edward L. Thorndike (1874-1949), est considéré comme l'un des précurseurs de l'expérimentation animale contrôlée. Claude Bernard quant à lui, a développé les principes fondamentaux de la physiologie qui reposent sur des « vivisections zoologiques », mais en utilisant des anesthésiants[6].

Au début du XXe siècle les premiers modèles d'études privilégiés émergent : les rats, les souris, les mouches commencent à coloniser majoritairement les laboratoires. Puis viennent les vers, nématodes et autres, et les micro-organismes.

Aujourd'hui, l'expérimentation animale se poursuit (rat de laboratoire, vache à hublot) mais avec un nouveau leitmotiv : le bien-être animal. Certains ont parlé à ce sujet des retrouvailles de l'humanité et de l'animalité.

Mais l’expérimentation animale est de plus en plus un sujet de controverse. L’opposition à l’usage des animaux dans les domaines scientifiques, pharmaceutique et cosmétique, s’accompagne d’une évolution des rapports homme/animal. L’animal n’est plus vu comme un simple « objet utilitaire »[7] . Son rôle se redéfinit aux seins des sociétés occidentales, au point que certaines personnes parlent d’une « humanisation »[8] de l’animal.

En France, la question du bien-être animal est au cœur des débats sur l’expérimentation des animaux. En 2000 est voté l’article l.214 sur la protection des animaux. Cette loi reconnait l’animal comme un « être sensible » que l’on doit respecter.

En 2008 et 2013 des lois spécifiques à l’expérimentation animale sont promues. La Chartres nationale de l’expérimentation animale règlemente les conditions de l’utilisation des animaux à des fins scientifiques. Cette Chartres est complétée en 2013 par le décret no 2013-118 sur la protection des animaux à des fins scientifiques

L’article l.515-14 , voté en 2015, change le statut de l’animal dans le code civil et considère les animaux comme des « êtres vivants doués de raison ».

Les conditions qui règlementent l’usage d’animaux à des fins expérimentales sont de plus en plus strictes et traduisent un changement de comportement des individus à l’égard des animaux. Il y a de nos jours une prise de « conscience » concernant la souffrance des animaux.

Catherine Bousquet, journaliste et écrivain scientifique, dans un ouvrage titré Bêtes de science[9], conclut à ce propos par une question lourde et forte ; « Sans elles, que saurions nous de nous-même ? ».

En 2015, la multinationale Harlan est le fournisseur leader mondial d'animaux de laboratoire[10].

Utilisations et objectifs[modifier | modifier le code]

La dose létale 50 est un exemple d'expérimentation animale qui a pour objectif de mesurer la toxicité des produits.

Les animaux servent également à expérimenter de nouveaux traitements, qu'ils soient médicamenteux ou chirurgicaux. Dans ce dernier cas, l'utilisation d'animaux de grande taille (porcs et chiens surtout mais les rats et les souris sont le plus souvent utilisés) est nécessaire, les rongeurs étant trop différents de l'Homme, et malcommodes à manipuler de par leur petite taille. Les expérimentations sur les grands singes sont interdites pour des raisons éthiques. Des réglementations nationales et internationales obligent les chirurgiens qui opèrent ainsi des animaux à pratiquer ces actes sous anesthésie, tant pour éviter la souffrance des animaux, que pour permettre des gestes précis sur un être détendu et immobile.

Les animaux permettent de tester les moyens de soigner, mais aussi de prévenir certaines maladies. Quand les animaux n'ont pas spontanément la maladie que l'on souhaite étudier, on est conduit à leur donner (par exemple en leur faisant suivre un régime athérogène, ou en leur injectant un cancérigène), ou à sélectionner des animaux présentant spontanément la pathologie étudiée (par exemple des souris Min qui développent des cancers digestifs). Un exemple précis d'études de prévention est donné par la base de données de chimioprévention, qui recense tous les essais de prévention du cancer colorectal[11].

Quelques statistiques résumant la proportion d'animaux utilisés selon les différents objectifs des expérimentations et les études de maladies :

Objectif des expérimentations %(*)
Etudes de biologies fondamentales 46,1
Recherche et développement en médecine humaine 18,8
Production et contrôle en médecine humaine et dentisterie 10,9
Essais toxicologiques et autres tests de sécurités 8,7
Autres 9,3

(*) l’addition des pourcentages ne donne pas 100%, car choix des statistiques les plus pertinents, parmi les autres

Maladies étudiées %*
Autres maladies humaines 45,9
Troubles mentaux 20,2
Cancer humain 16,8
Maladies Cardio-Vasculaires 7,9

60 % des animaux sont utilisés majoritairement pour des études de biologies fondamentales, et de loin, mais aussi dans la recherche en médecine humaine et dentisterie. De plus, 45,9% des animaux sont utilisés pour étudier des maladies humaines, 20,2% pour l’étude des troubles mentaux, 16,8% pour les cancers humains et près de 8% pour les maladies cardio-vasculaires. A savoir que les animaux peuvent aussi être utilisés pour l’étude de maladie animale

L'expérimentation animale permet de comprendre le fonctionnement de l'organisme, des organes et des cellules. Beaucoup d'études ne pourraient être menées ni chez l'Homme (car trop dangereuses) ni sur des cellules isolées (car faisant intervenir plusieurs organes en interaction, par exemple par des hormones). C'est d'ailleurs l'un des succès les plus souvent avancés de l'expérimentation animale que la découverte des hormones par Claude Bernard, et la mise en évidence de l'insuline par Frederick Banting et John Macleod qui leur valut le Prix Nobel de médecine en 1923. En fait, une partie des découvertes ayant valu à leur auteur un prix Nobel de médecine et de physiologie ont été obtenues à partir d'expérimentations animales[12]. L'expérimentation pharmaceutique sur les animaux reste actuellement le seul moyen de tester les médicaments sans mettre en danger l'Homme malgré les investissements des laboratoires pharmaceutiques dans la culture cellulaire. Ce sujet fait naitre de nombreux débats quant à la légitimité de ces procédés et sur le bien-être des animaux, venant remettre en cause l'utilité de ces tests bien que ces recherches soient soumises à une réglementation très rigoureuse[13]. Les adversaires des essais pharmaceutiques dénoncent "la valeur informative limitée"[14]de ces essais du fait que l'animal ne soit pas identique à l'homme.

Quelques ratés d'essais thérapeutiques sur l'homme ont eu lieu malgré leur succès au préalable sur les animaux. C'est notamment le cas de l'affaire de l'essai thérapeutique de Rennes où une personne est décédée à la suite de cet essai et six individus ont eu des effets secondaires graves.

En parallèle des autorisations mondiales de ces essais sur les animaux, le bien-être et la protection des animaux sont pris en compte et mis en avant dans la législation et plus particulièrement sur le plan européen. L'opinion publique est favorable aux essais pharmaceutiques sur les animaux. L'argumentaire des laboratoires mettant en avant l'indispensabilité de ces tests réussit à convaincre les citoyens.

Problèmes d'interprétation des résultats[modifier | modifier le code]

Pour pouvoir réaliser une expérimentation, il est nécessaire d'utiliser un modèle qui soit proche de l'organisme à l'étude, donc le plus proche possible de l'homme dans le cas des études toxico-environnementales.

Beaucoup de traitements démontrés comme efficaces chez l'animal ne fonctionnent pas chez l'homme, et le rat, la souris ou le lapin peuvent répondre très différemment à un même équivalent-toxique. Chaque espèce possède en effet des caractéristiques physiologiques propres. Par exemple, le chimpanzé ne développe pas le sida[15] et les tumeurs ne se développent pas toutes de la même manière chez l'homme et chez l'animal. Ainsi, la représentativité du rat ou de certaines souches d'animaux de laboratoires en termes de sensibilité aux perturbateurs endocriniens est discutée.

Par ailleurs le choix d'un animal de laboratoire et de la souche au sein d'une espèce n'est pas neutre. Il existe aujourd'hui de nombreuses lignées particulières (transgéniques ou non), dont certaines par exemple n'ont pas d'immunité, pas de poils, ou développent plus facilement ou moins facilement des cancers, etc. Le choix d'une de ces souches parmi toutes celles sélectionnées et produites pour les laboratoires peut introduire certains biais ; Les études toxicologiques sont en grande partie financées par les fabricants et/ou basées sur des données fournies par les fabricants qui ont fait travailler leur laboratoire ou des laboratoires externes avec des lignées animales pouvant par exemple être très peu sensibles au cancer[16] ou aux perturbateurs endocriniens. Divers acteurs et les détracteurs d'une étude « longue durée » (deux ans)[17] ayant conclu à un risque pour l'exposition à un OGM et/ou au désherbant total Roundup ont ainsi en 2012 reproché à son auteur (Gilles-Éric Séralini) d'avoir utilisé la souche Sprague-Dawley de rats de laboratoire, connue pour développer plus spontanément que d'autre des tumeurs cancéreuses, ce à quoi G.E. Sérallini a répondu que « cette souche de rats est utilisée dans presque tous les tests, et c’est en particulier la souche qui a servi pour homologuer tous les OGM »[18].

Ainsi, les auteurs d'une étude[19] de l'université du Missouri-Columbia ont découvert en 2005 que les lignées de rats de laboratoire utilisés par les industriels pour les évaluations toxicologique du Bisphénol A (BPA) étaient au moins 25 000 fois moins sensibles aux perturbations hormonales que la moyenne[16] et plus récemment[20], des différences encore plus importantes (avec des animaux jusqu'à 100 000 fois moins sensibles que d'autres) ont été observées dans d'autres cas, ce qui prend une importance majeure dans le cas des perturbateurs endocriniens susceptibles d'agir à de très faibles doses.

Souffrance[modifier | modifier le code]

Les animaux utilisés pour l'expérimentation sont des êtres sensibles, capables de ressentir la douleur[21]. C'est pourquoi, ils vivent dans des conditions très contrôlées et soumises aux normes européennes[22]. Ainsi, ils proviennent d'établissements d'expérimentation ou de fournisseurs déclarés (l'utilisation d'animaux « domestiques capturés » est strictement prohibée)[23]. De plus, l'expérimentation doit avoir lieu dans un établissement agréé et ne peut être conduite que par une personne titulaire d'une autorisation nominative d'expérimenter sur les animaux. Enfin, la loi oblige les expérimentateurs à réduire toutes formes de souffrance ou d'angoisse (le recours aux analgésiques, par exemple, est très courant)[24]. Les animaux de laboratoires doivent être et sont traités avec soin et respect (dans le cas contraire, le personnel de recherche s'expose à des sanctions pénales)[25]. Par soucis de réduire au mieux la souffrance des animaux de laboratoire, en 1959 a été édicté la règle des 3 R[26].

Certaines associations de protection des animaux affirment que ces lois ne sont pas appliquées, s'appuyant sur divers exemples dénoncés par leurs enquêteurs infiltrés dans des laboratoires/centres d'élevages qui ne sont cependant jamais cités, pour éviter toute poursuite[27]. Les associations de protection des animaux jouent un rôle important dans les discussions sur l'expérimentation animale et ont permis d'établir une législation plus respectueuse envers les animaux.

Cependant, on ne parle pas que de tests ou d'expériences, on parle aussi de conditions de détention des animaux qui sont dures et qui causent une grande souffrance aux animaux, comme les chiens ou encore les singes. Ces animaux, destinés à des tests pour des produits pharmaceutiques ou cosmétiques, vivent dans des conditions tels qu'ils ne voient pas le jour, où ils vivent dans des cages trop étroites pour eux. Ces animaux se retrouvent donc derrière des barreaux en acier, dans une cage individuelle, où ils vont connaître le stress et la peur et où ils seront privés de leurs semblables, leur empêchant de vivre leur comportement naturel[28].

Ces animaux subissent également des souffrances mentales, et pas seulement physiques, puisqu'ils sont rendus "fous" ou malades pour le besoin des expériences. A l'issu de ces expériences, après avoir effectuer les tests sur les animaux, le destin de ces derniers varient selon leur état, après expérience faite. Les animaux qui n'ont pas été "abîmés" par les multiples expériences, peuvent être proposés à l'adoption, cependant cela reste une minorité. Dans de nombreux cas d'animaux sous tests, on retrouvent des animaux "sacrifiés" sous terme scientifique, et "euthanasiés" sous terme commun. Les animaux de laboratoire deviennent des outils de travail pour les chercheurs et sont vus comme du matériel jetable, ce qui les amènent à devenir insensibles à leurs souffrances. Les animaux, dans les laboratoires, sont amenés à l'agonie et à la mort.

Quelques exemples de souffrances en laboratoire, durant les "tests" :

  • Pour tester l'efficacité d'une crème solaire, on rase la peau de l'animal et on le recouvre de crème, puis on le place ensuite sous une lampe solaire jusqu'à ce que sa peau brûle.
  • Pour vérifier les dangers d'un émulsifiant pour la peau chez l'humain, les laboratoires vont utiliser le lapin et lui verser une solution au compte-goutte dans l'œil jusqu'à ce qu'il en observe les lésions.
  • Afin de tester une dose mortelle d'ingestion d'un produit, les chercheurs vont administrer des petites quantités à un groupe d'animaux jusqu'à ce que certains d'entre eux meurent pour ensuite en faire l'autopsie[29].

Réduction du nombre d'animaux utilisés et méthodes alternatives[modifier | modifier le code]

Les laboratoires de recherche ont l’obligation d’appliquer la règle des trois « R » : réduire, raffiner, remplacer[30],[31].

  • Réduire : pour tous nouveaux projets, l’équipe de recherche doit fournir un protocole détaillé des expériences ainsi qu’une estimation du nombre minimum d’animaux qui seront indispensables à l’obtention de résultats statistiquement exploitables, ce nombre devant être le plus petit possible.
  • Raffiner : choisir un modèle apte à reproduire, le plus fidèlement possible, la pathologie étudiée. Limiter l’angoisse, l’inconfort et la douleur associés aux procédures expérimentales. Les protocoles doivent être étudiés afin de minimiser la souffrance animale avant, pendant et après l’expérience[32]. Aucun résultat fiable ne peut émaner d’animaux en conditions de stress.
  • Remplacer : utiliser des méthodes de recherche alternatives à chaque fois que cela est possible.

Pour développer l’amélioration de la qualité de vie de l’homme et de l’animal, il existe différentes méthodes dites « alternatives », permettant de réduire le nombre d’animaux utilisés à des fins scientifiques. De nombreuses hypothèses de recherches peuvent ainsi être testées in vitro (cellules en culture) ou ex vivo (organes ou tissus isolés). Ces méthodes permettent, d’étudier les mécanismes associés à certaines pathologies ou encore de tester l’effet de potentiels traitements. L’utilisation de modèles informatiques de prédiction (méthodes in silico) peut aussi apporter de précieuses informations. Dans certains cas, l’expérimentation in vitro a même complètement remplacé l'expérimentation animale (par exemple, produits cosmétiques dans l'Union européenne)[33],[34].

L'industrie pharmaceutique suisse publie un rapport (son 5e en 2015) pour le bien être animal[35]. Son bilan met en avant les différentes méthodes alternatives pour réduire le nombre d'animaux au strict nécessaire et en limitant les contraintes auxquelles ils sont soumis.

Des méthodes alternatives sont proposées telles que le projet d’Interpharma sur la mise en évidence et l’étude de toxicités rénales dans des modèles cellulaires, concentrés sur la réplication de l’architecture du tubule rénal. Des effets toxiques pourraient ainsi être identifiés à un stade précoce du développement des médicaments.

Le partenariat public-privé dans le domaine des sciences de la vie vise à développer "l'Innovative Medicines Initiative (IMI)[36], qui soutient des projets de recherches. Le projet eTox a pour but de développer des stratégies méthodologiques innovantes et de nouveaux logiciels afin d'améliorer les prédictions de toxicité des candidats-médicaments. Les études sur l’animal ne seront conduites que pour des substances optimisées, réduisant le nombre d’animaux nécessaires pour les essais pré-cliniques. Le projet StemBANCC vise à générer et à caractériser 1 500 lignées de cellules souches pluripotentes humaines induites. Ces cellules iPS serviront à élaborer in vitro des modèles de maladies humaines (maladies d’Alzheimer et de Parkinson, neuropathie, diabète, migraine, troubles bipolaires, etc.) afin d’accélérer le développement de médicaments. Ainsi, il est possible de générer des cellules hépatiques, cardiaques, nerveuses et rénales pour effectuer des tests toxicologiques.

Un nouveau modèle canin voit le jour pour le prélèvement non invasif de bile servant à l’identification des métabolites. Utilisant un dispositif pour le prélèvement de substances des voies gastro-intestinales supérieures chez l’homme, ce modèle a permis de remplacer la laparotomie pratiquée chez le chien par un processus non invasif, indolore et sans convalescence. L'examen non invasif est un examen médical ne nécessitant aucune effraction de la peau autre que pour prélever du sang ou pour injecter un produit[37].

Des modèles de peau humaine sont utilisés pour la recherche sur les vaccins : les équivalents cutanés humains et les explants peuvent  remplacer les modèles animaux.

Pour réduire le nombre d’animaux d’expérience et les essaies multiples, le tout avec des résultats plus précis, des processus d’imagerie in vivo et ex vivo sont utilisés.  Ces méthodes permettent de mesurer la croissance tumorale à l’aide de substances luminescentes et de l’imagerie en 3D : grâce à l’histologie en fluorescence en trois dimensions, il devient possible de décrire en détail l’effet de nouvelles substances actives sur l’approvisionnement des vaisseaux sanguins tumoraux.

La méthode in vitro utilisant des embryons de poisson zèbre pour tester l’effet des substances sur le développement est une solution alternative qui reste à valider. Elle remplit pour la première fois tous les critères essentiels pour le test de toxicité développementale. Plus perfectionné que ceux sur les tissus hépatiques de rat, ce test permet de couvrir l’ensemble du développement embryonnaire, de l’œuf fécondé à l’embryon développé. Ainsi, il tient compte de la toxicité potentielle de produits de la dégradation sans avoir besoin de recourir à des tissus de mammifères.

Un programme est lancé pour que des particuliers puissent adopter des chiens de laboratoire.

Les controverses[modifier | modifier le code]

Le débat sur la condition et le bien-être des animaux étant grandissant, il existe de nombreuses controverses quant aux expérimentations animales.

Actions collectives[modifier | modifier le code]

Depuis le XIXe siècle, les controverses portant sur l’expérimentation animale se font de plus en plus nombreuses dans le monde, notamment en Europe. Ainsi, c’est la Royal Society For The Prevention Of Cruelty To Animals qui, en 1824, est la première association caritative de défense animale voyant le jour en Grande-Bretagne. Approuvée par la Reine Victoria en 1840, d’où la mention « Royal », l’association se veut agir contre la maltraitance animale, notamment dans le cadre de l’expérimentation, en agissant avec ses membres pour sauver un animal, identifier les personnes maltraitantes, et jusqu’à changer la loi lorsque c’est possible.

En France, plus récemment, le collectif Stop aux animaux dans les labos d'expérimentation (SALE), créé en 2008, organise dans plusieurs grandes villes des actions visant à informer sur les pratiques en laboratoire, et à dénoncer une certaine « propagande officielle »[38], en prenant appui notamment sur la Directive 2010/63/UE du parlement européen et du conseil du 22 septembre 2010 relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, qui "affirme la nécessité du recours à l'expérimentation animale pour le progrès médical et définit les conditions dans lesquelles elle peut être pratiquée dans l’Union européenne[39]". Pour SALE, cette directive est jugée comme inutile, renforçant le mal-être des animaux en laboratoire.

Politique[modifier | modifier le code]

En France, les propositions de loi sur la progression des méthodes de l’expérimentation animale sont, dans la majeure partie des cas, dues aux eurodéputés, et souvent rejetées. L'association L214, qui œuvre pour le bien-être animal, est à l'origine du site Politique-animaux.fr qui recense chaque prise de position pour, en faveur, et contre les animaux en politique. Sur l'expérimentation animale, il est apparent que les controverses et les propositions effectuées pour la diminuer proviennent des partis politiques écologistes. Par exemple, Laurence Abeille, membre d'Europe-Ecologie-Les-Verts, se prononce régulièrement contre l'expérimentation animale, pour un contrôle accentué des expérimentations animales en milieu scolaire[40] ou pour leur interdiction concernant les cosmétiques[41]. Younous Omarjee, eurodéputé de l'Union d'Outre-Mer, a fait adopter en commission un projet de développement des alternatives à l’expérimentation animale pour la recherche médicale : "Trois projets (...) ont été adoptés hier par la Commission environnement du Parlement européen (...) Le deuxième projet pilote adopté ce matin vise à financer le développement de méthodes alternatives à l’expérimentation animale pour la recherche bio médicale. Ces méthodes alternatives, encore aujourd’hui à l’état embryonnaire ou peu connues, pourraient permettre d’éradiquer un jour les tests sur animaux et mettre fin aux souffrances souvent inutiles infligées aux animaux. Si ce projet était adopté, près d’un million d’euros seraient dédiés au développement de ces méthodes alternatives."[42]

L'expérimentation des produits cosmétiques sur les animaux en Europe et dans le monde[modifier | modifier le code]

La résistance à l'expérimentation animale a surgi au moment où l'homme commencé à utiliser les animaux pour des expériences. En 1871, au Royaume-Uni, une législation destinée à règlementer l'utilisation des animaux à des fins scientifiques trouve son origine dans la loi intitulée Cruelty to Animals Act. En 1980, le conseil de l'Europe et l'Union européenne introduisent des dispositions relatives à l'expérimentation animale[43].

L'évolution de la relation entre les humains et les animaux a remis en question l'expérimentation animale. Or, à la différence des produits chimiques ou des composés médicaux, les produits biologiques exigent des tests à plusieurs reprises avant d'être mis sur le marché, d'où les tests systémiques sur les animaux. De ce fait, la recherche a recours à des animaux lorsqu'il est nécessaire de découvrir les réactions du corps[44].

Cependant, l'union Européenne prévoit un grand budget au développement et à la validation des méthodes alternatives pour les industries cosmétiques. Les organisations de protection des animaux ont également constaté que même dans les pays dépourvus de dispositions et conditions favorables à la protection des animaux, on remarque une résistance sur les tests des animaux à des produits cosmétiques. Il est également scientifiquement prouvé que: "les tests sur les animaux à des fins de sécurité sont extrêmement problématiques dans la mesure où les résultats sont d'une qualité et une validité contestable pour les humains"[45]

En Europe[modifier | modifier le code]

Depuis plusieurs années, les autorités européennes ont intensifié leur action contre l'utilisation de l'expérimentation animale dans l'industrie cosmétique. La Commission européenne en a une définition :

« les produits cosmétiques sont des substances ou des mélanges de substances, destinés à être mis en contact avec les parties superficielles du corps humain ou avec les dents et les muqueuses buccales, en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d’en modifier l’aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles »[46].

Prise en 2013, la décision d’interdire, sur l’ensemble du territoire européen, tous les cosmétiques ayant fait l’objet de tests sur les animaux marque l’aboutissement d’un très long processus amorcé en 1993 avec la mise en œuvre d’une directive concernant la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort. La première directive « cosmétique » introduite en 1976 a, au fur et à mesure de ses modifications successives, établi un cadre réglementaire dans le but d’éliminer progressivement l’expérimentation animale. C’est le Royaume-Uni qui a été le précurseur de la législation sur l’expérimentation animale dans le monde par la loi de 1997 qui interdit l’expérimentation animale dans le secteur de la cosmétique[47].

Cette législation met en exergue la volonté de l’Union Européenne de sensibiliser ses citoyens et de leur offrir la possibilité de mieux consommer, de manière éthique, transparente et  dans le respect des droits des animaux[48].

C’est ainsi qu’en septembre 2014 est entrée en vigueur la loi sur l’interdiction de l’expérimentation des produits cosmétiques sur les animaux vendus en Europe[49]. Cette loi de 2014 n’est pas une nouveauté. En 2003, un amendement a mis en œuvre cette interdiction graduelle en prohibant à partir de 2004 l’expérimentation s’appliquant aux produits cosmétiques finis où les fabricants de cosmétiques ont l’interdiction de faire des tests sur les animaux en Europe. Puis, en 2009, ils décident de remplacer progressivement les tests sur les animaux par d’autres procédés. L’interdiction du 11 mars 2013 reflète la conviction du public que les cosmétiques « ne peuvent pas passer avant la vie et le bien-être »[50].

Cependant, certains fabricants de cosmétiques utilisent toujours des animaux pour tester leurs produits avant leur commercialisation. Selon une étude réalisée en 2016 par l’association de défense des animaux Peta, plus de 250 marques de cosmétiques, notamment Avon, Neutrogena, Guerlain, L’Occitane, MAC Cosmetics, Vidal Sassoon et Mary Kay, ont encore recours à ces pratiques[51]. Un pays comme la Suisse a interdit depuis 2008 l’expérimentation de produits et d’ingrédients cosmétiques sur les animaux mais cette loi est facilement contournable lorsque l’expérimentation est a visée médicale. De ce fait, il existe des activités illégales d’expérimentation animale sur produits cosmétiques délocalisées en Suisse[52].

Selon, la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux, 27 000 animaux sont utilisés pour ces tests chaque année. Avant l’interdiction des tests, près de 9 000 animaux étaient utilisés par l’industrie cosmétique en Europe. Ils étaient plus de 1 510 en 2004 et 344 en 2009.

A savoir, qu’en 2011, 11,481,521 animaux ont été torturés et tués dans les laboratoires, soit 4,3% de moins qu’en 2009[53]. Enfin, malgré l’interdiction des tests expérimentaux sur les animaux de 2009, encore 90 ont été utilisés pour tester des cosmétiques, en 2011. Les lapins, les rats et les animaux à sang froid, autrement dit, les reptiles, et les poissons, sont les espèces les plus utilisées par les États membres de L’U-E. En 2011, les rongeurs représentent près de 80%, et des changements sont intervenus dans l’utilisation des espèces différentes, au fil des années. Malgré les restrictions et les interdictions quant à l’expérimentation animale, la part des animaux utilisés, reste élevée, même si parfois la part a connu une diminution par rapport aux années précédentes.

Comparaison des pourcentages des catégories d'espèces utilisés entre 1996 et 2011 :

Catégorie d'espèces 1996 1999 2002 2005 2008 2011
Rongeurs, lapins 81,3 86,9 78 77,5 82,2 80
Animaux à sang froid 12,9 6,6 15,4 15 9,6 12,4
Oiseaux 4,7 5 5,4 6,4 5,9

Le taux reste inchangé entre 1996 et 2011, car de nouveaux pays se sont rajoutés à l’Union européenne, et donc la proportion d’animaux utilisés devient plus grande. En 1996, on comptait 14 membres de l’Union européenne, et 27 membres en 2011. Bien que des pays aient rejoint l’UE, les taux sont en diminution, puisque pour 14 membres de l’Union européenne en 1996 on comptait 81,3 % de rongeurs et lapins utilisés, contre 80 % en 2011 avec 27 membres de l’UE. Pour les rongeurs et lapins, leur proportion change légèrement, tout en restant assez stable, aux alentours de 80 %. Concernant les animaux à sang froid, cela va de 9 % à 15,5 %, c’est seulement en 1999 que l’utilisation de ces animaux a réellement diminué, en passant à 6,6%. L’expérimentation sur les oiseaux en 1996 était dès lors inexistante, mais pour se contenir à un taux entre 4,7 % et 6,5 % entre 1999 et 2011.

Dans le monde[modifier | modifier le code]

Bien plus loin que l’Europe, « l’ interdiction des tests sur les animaux progresse partout dans le monde »[54]. Les pays concernés sont principalement l’Inde, la Chine, L’Australie, le Brésil, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis et Israël.

Rares sont les pays qui ont voté des lois interdisant l’expérimentation animale. Mais cela ne reste que dans le cadre des produits cosmétiques. Il y a eu une évolution des votes des lois dans le monde mais les années 2013-2014 sont considérées comme les années charnières avec des percées impressionnantes dans le monde entier.

  • L’état d’Israël a interdit depuis 2007 les tests sur les animaux pour les produits cosmétiques et d’entretien, puis depuis 2010 l’interdit d’importer des produits cosmétiques ayant été testés sur les animaux.
  • Depuis la loi de 2013, l’Inde a interdit les tests sur les animaux pour cosmétiques et la commercialisation de ces produits finis ou d’ingrédients entrant dans la confection d’un produit.
  • La Chine supprime l’obligation de tester les cosmétiques sur les animaux pour la plus grande part de la production nationale.
  • L’état brésilien de Sao Paulo interdit l’expérimentation animale pour les cosmétiques. Un projet de délai est lancé au Brésil pour l’interdiction des tests au niveau nationale.
  • En Nouvelle-Zélande, un député propose l’interdiction des tests sur les animaux pour les cosmétiques dans le cadre de l’animal Welfare Act.
  • Le parti des verts Australiens lance le projet de loi « End Cruel Cosmetics ».
  • Aux États-Unis, 140 sociétés soulignent l’adoption d’un « Human Cosmectics Act » et un projet de loi est introduit par le représentant Jim Moran.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Chapouthier, Au bon vouloir de l'homme, l'animal, Paris, Éditions Denoël,‎ (ISBN 2207236579).
  2. (en) How good are rodent models of carcinogenesis in predicting efficacy in humans? A systematic review and meta-analysis of colon chemoprevention in rats, mice and men. - Corpet DE, Pierre F., National Center for Biotechnology Information, U.S. National Library of Medicine, septembre 2005
  3. Quatrième rapport sur les statistiques concernant le nombre d'animaux utilisés à des fins expérimentales et à d'autres fins scientifiques dans les États membres de l'Union européenne [PDF]
  4. David Grimm, "Research chimps will soon be listed as ‘endangered’", Science, 19 juin 2015, Vol. 348 no. 6241 p. 1296
  5. Déclaration de Bâle [PDF]
  6. Vivisection : Quand l'homme se fait monstre - Artezia
  7. GUICHET Jean-Luc, « L’animal familier aujourd’hui : la réduction du domestique à l’apprivoisement », La Divan familial, no 26,‎ , p. 13-16
  8. BOUISSAC Paul, « Perspective ethnographique : le statut symbolique de l’animal au cirque et au zoo », Ethnologie française,‎
  9. Catherine Bousquet, Bêtes de science, Seuil, 2003 (ISBN 978-2-0204-7478-8), 240 pages
  10. Audrey Jougla, Profession : animal de laboratoire, Éditions Autrement,‎ , p. 57
  11. Produits efficaces en prévention du cancer colorectal : Revue systématique des données expérimentales (humains, rats, souris) - Institut national de la recherche agronomique (Inra)
  12. Recherche biomédicale et expérimentation animale - Les Dossiers du Net, 3 février 2004
  13. « L'expérimentation animale est-elle nécessaire pour la mise au point de nouveaux médicaments ? | LEEM - Les entreprises du médicament », sur www.leem.org (consulté le 28 mars 2016)
  14. modèle {{Lien web}} : paramètre « url » manquant « Site internet Centre didactique en Biotech »
  15. « Les singes sont insensibles au VIH qui ne se réplique pas, exception faite du chimpanzé, chez lequel l’agent infectieux se multiplie mais sans provoquer le moindre symptôme. »Le secret anti-sida des singes est mis à découvert - Rédaction Transversales, 15 juin 2004
  16. a et b Les tests sur les rats remis en cause après l'affaire Séralini - Judith Duportail, Le Figaro, 24 octobre 2012
  17. (en) Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize - Gilles-Eric Séralini et al., Food and Chemical Toxicology, novembre 2012
  18. OGM dangereux : Séralini, l’auteur de l’étude contestée, se défend - Rue89, 5 octobre 2012, et Exclusif : Séralini répond à ses détracteurs - Reporterre, 4 octobre 2012
  19. (en) Voir : Bisphenol A References - Endocrine Disruptors Group, Université du Missouri-Columbia, 2005
  20. (en) An Extensive New Literature Concerning Low-Dose Effects of Bisphenol A Shows the Need for a New Risk Assessment - Frederick S. vom Saal et Claude Hughes, Environmental Health Perspect. 13 avril 2005
  21. « Les animaux sont des êtres sensibles et pourvus de capacités cognitives et émotionnelles. Ils sont capables de souffrir. » — Charte pour une éthique de l'expérimentation animale, Guide pratique CNRS - novembre 2003, Article 2 : de la sensibilité et de la souffrance chez les animaux
  22. décret n° 87-848
  23. décret n° 2001-486
  24. convention STE 123 et décret n° 2001-486
  25. directive n° 86/609/CEE
  26. site internet de l'Inserm: [1]
  27. Les animaux familiers matières premières de laboratoire - One Voice
  28. « Animaux de laboratoire - argumentaire », sur site internet respect animal
  29. « Test sur les animaux », sur site internet lebernard
  30. (en) The Principles of Humane Experimental Technique - W.M.S. Russell et R.L. Burch, Johns Hopkins University
  31. La Fondation se présente - Fondation Recherches 3R
  32. « L'expérimentation animale est-elle nécessaire pour la mise au point de nouveaux médicaments ? | LEEM - Les entreprises du médicament », sur www.leem.org (consulté le 28 mars 2016)
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  34. (en) European Centre for the Validation of Alternative Methods (ECVAM) - Commission européenne
  35. (fr) « Expérimentation animale : l’industrie pharmaceutique suisse publie son 5e rapport sur le bien-être animal », sur Vetitude (consulté le 28 mars 2016)
  36. « Home | IMI - Innovative Medicines Initiative », sur www.imi.europa.eu (consulté le 28 mars 2016)
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  38. (fr) « Stop aux Animaux dans les Labos - International Campaigns », sur International Campaigns (consulté le 29 mars 2016)
  39. « La réglementation », sur Recherche animale (consulté le 29 mars 2016)
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  41. « Laurence Abeille souhaite le respect de la directive interdisant l'importation et la vente de produits cosmétiques ayant été testés sur animaux | Politique & animaux », sur www.politique-animaux.fr (consulté le 29 mars 2016)
  42. « Trois projets pilotes de Younous Omarjee adoptés par la commission environnement à Bruxelles », sur Témoignages.RE - http://www.temoignages.re,‎ (consulté le 29 mars 2016)
  43. « interdiction tests animaux cosmétiques » (consulté le 28 mars 2016)
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  46. « L'expérimentation animale : une éthique européenne de la consommation », sur France Soir
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  49. « Les tests sur les animaux en Europe », sur Site du 20 minutes
  50. « Les tests sur les animaux en Europe », sur Site du 20 minutes
  51. « Les cosmétiques vers la fin des tests sur les animaux », sur Site du Monde
  52. « La législation sur l'expérimentation animale dans le monde », sur Site de source map
  53. « EUR-Lex - 52013DC0859 - FR », sur eur-lex.europa.eu (consulté le 28 mars 2016)
  54. « L'interdiction des tests sur les animaux », sur Site Premium New

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Législation[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]