Frédéric Oudéa

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Frédéric Oudéa
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Frédéric Oudéa, au centre, en 2009.

Naissance (52 ans)
Paris
Nationalité française
Pays de résidence France
Profession
Formation
Conjoint
Amélie Oudea Castera

Frédéric Oudéa, né le 3 juillet 1963 à Paris, est un banquier français.

Inspecteur des finances, il fait partie des conseillers de Nicolas Sarkozy durant son passage au ministère du Budget. Il est recruté par la Société générale en 1995. Après l'affaire Kerviel, qui frappe la banque en 2008, il est nommé directeur général. Frédéric Oudéa accède au poste de P-DG en mai 2009. En mai 2015, il quittera la présidence du groupe pour se consacrer à la direction générale de la Société générale, laissant ainsi la présidence à Lorenzo Bini Smaghi.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Frédéric Oudéa est le fils d'un gastro-entérologue réputé d'origine hongroise, installé à Nantes, qui décède en 1976. Sa mère, chercheuse, s'installe à Paris avec ses trois enfants[1],[2]. Frédéric Oudéa effectue ses études secondaires et classes préparatoires au lycée Louis-le-Grand. Il obtient son baccalauréat à l'âge de 16 ans et poursuit ses études à l'École polytechnique (promotion 1981) et à l'école nationale d'administration (promotion 1987)[1],[3].

Ministère du Budget[modifier | modifier le code]

Inspecteur des finances, il suit son supérieur Pierre Mariani et entre en 1993 au cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget et de la Communication[4],[5]. Oudéa est conseiller technique, chargé des Affaires sociales, européennes et agricoles[1],[2].

Société générale[modifier | modifier le code]

En 1995, Frédéric Oudéa est recruté par la Société générale. Après avoir occupé différentes fonctions à Londres et au siège français de la banque, il est nommé directeur financier en 2003. Il fait partie des successeurs potentiels de Daniel Bouton[1],[4]. Durant l'affaire Kerviel, ses équipes préparent l'augmentation de capital permettant de renflouer la banque[3],[6]. La direction générale du groupe lui est confiée en mai 2008, alors que Daniel Bouton conserve le poste de président du conseil d'administration[4],[7].

En mars 2009, Frédéric Oudéa fait partie des dirigeants auxquels le conseil d'administration octroie un lot de stock options (en ce qui le concerne, 150 000 titres à 24,45 euros), alors que la banque est aidée par l'État. La publicité faite à ce plan, au moment où aux États-Unis l'affaire AIG est devenue un scandale, les poussent à renoncer à ce gain exceptionnel[4],[8]. Fin avril 2009, Daniel Bouton annonce qu'il démissionne de son poste au conseil d'administration. Le mois suivant, Frédéric Oudéa est nommé président-directeur général[3].

En 2016, la Société générale est la principale banque française concernée par le scandale des Panama Papers [9]. La députée PCF Marie-Georges Buffet demande alors la démission de Frédéric Oudéa, soupçonné d’avoir livré un faux témoignage au Sénat au sujet de sociétés offshore créées par la banque, et demande des suites judiciaires[10]. Le sénateur PCF Éric Bocquet a quant à lui annoncé qu'il allait saisir le bureau du Sénat en vue de poursuivre en justice Frédéric Oudéa pour faux témoignage, au sujet de ces déclarations faites sous serment lors d'une audition au Sénat[11]. Le 27 mai, le bureau du Sénat permet à Frédéric Oudéa d'éviter le passage en justice, au grand étonnement du groupe communiste qui avait sollicité le bureau[12].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Frédéric Oudéa est père de quatre enfants[6],[7]. Il est marié à Amélie Castera, ancienne joueuse de tennis professionnelle et ancienne élève de l'Essec et de l'ENA. Après avoir travaillé à la Cour des comptes, elle intègre la direction financière d'Axa[7].

Sa mère a effectué une carrière de chercheuse à l'Inserm puis à l'ANRS[2],[5].

Distinction[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Anne Michel, « Frédéric Oudéa, le lauréat », Le Monde,‎
  2. a, b et c Irène Inchauspé, « Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale : Nickel », Challenges,‎
  3. a, b et c Marc Michaux, « Fréderic Oudéa, redresseur de sort », L'Expansion,‎
  4. a, b, c et d Mélanie Delattre, « Le soldat Oudéa à l'épreuve du feu », Le Point,‎
  5. a et b Marc Weitzmann, « Portrait : Frédéric Oudéa doit affronter l'affaire Kerviel en même temps que la crise », Les Échos,‎
  6. a et b Julien Ponthus, Matthieu Protard, « Frédéric Oudéa, une ascension fulgurante à la tête de la Socgen », Reuters,‎
  7. a, b et c Nicolas Cori, « Merci Kerviel », Libération,‎
  8. B. B. et F. C., « La Société générale renonce à ses stock-options », Le Figaro,‎
  9. « Panama papers » : le patron de la Société générale peut-il être poursuivi pour faux témoignage ? En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/panama-papers-le-patron-de-la-societe-generale-peut-il-etre-poursuivi-pour-faux-temoignage_4897190_4890278.html#gxi2SXJGp3sE5ri6.99, Gary Dagorn et Adrien Sénécat, Le Monde, 06.04.2016 http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/06/panama-papers-le-patron-de-la-societe-generale-peut-il-etre-poursuivi-pour-faux-temoignage_4897190_4890278.html
  10. Panama Papers: Buffet (PCF) demande la démission d’Oudéa Libération, par AFP — 10 avril 2016 à 12:54, http://www.liberation.fr/france/2016/04/10/panama-papers-buffet-pcf-demande-la-demission-d-oudea_1445188
  11. Panama Papers: Oudéa (Société générale) accusé de faux témoignage? Challenges avec AFP, 07-04-2016, http://www.challenges.fr/finance-et-marche/banques/20160407.CHA7403/panama-papers-oudea-societe-generale-accuse-de-faux-temoignage.html
  12. Panama Papers: Le Sénat ne saisira pas la justice au sujet des propos de Frédéric Oudéa, Le Monde, 27-05-2016, http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/05/26/panama-papers-le-senat-ne-saisira-pas-la-justice-au-sujet-des-propos-de-frederic-oudea_4927150_4890278.html
  13. Décret du 5 avril 2015 portant promotion et nomination