André Trigano

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André Trigano
Fonctions
Maire de Pamiers
En fonction depuis le
(24 ans, 5 mois et 19 jours)
Réélection 18 mars 2001
09 mars 2008
30 mars 2014
Prédécesseur François Bernard Soula
Député de la 2e circonscription de l'Ariège

(4 ans et 19 jours)
Élection 28 mars 1993
Législature Xe législature
Groupe politique Apparenté UDFC
Prédécesseur René Massat
Successeur Henri Nayrou
Biographie
Date de naissance (94 ans)
Lieu de naissance Montreuil
Nationalité Française
Fratrie Gilbert Trigano
Enfants Arnauld Champremier-Trigano
Patrice Trigano

André Trigano, né le à Montreuil (Seine), est un entrepreneur et homme politique français.

Maire de Mazères pendant vingt-quatre ans, il est actuellement maire de Pamiers, réélu à ce poste au second tour en 2014 dans une quadrangulaire. Ancien pilote automobile, il a été député de la deuxième circonscription de l'Ariège de 1993 à 1997 et président de la commission du tourisme de Midi-Pyrénées. Il a été conseiller général du canton de Saverdun pendant douze ans.

Président de la Compagnie internationale André Trigano spécialisée dans le tourisme, il est aussi le fondateur du groupe Campéole, qui regroupe aujourd'hui quatre-vingts campings en France continentale, en Corse, en Espagne et au Portugal. Cette société a été cédée à la Caisse centrale des activités sociales des industries électriques et gazières (CCAS) le [1].

Son père est le fondateur de l'entreprise Trigano (matériel de camping) après la Seconde Guerre mondiale. André Trigano est aussi le frère de Gilbert Trigano (Club Méditerranée), oncle de Serge Trigano (hôtels Mama Shelter) et le père du journaliste et conseiller en communication politique Arnauld Champremier-Trigano.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille juive séfarade de commerçants originaires d'Algérie, André Trigano est le fils de Raymond Trigano et de Félicie Bensaïd[2].

Raymond Trigano, en tant que pied-noir venu d’Algérie, rejoint un régiment de zouaves de l'armée française pendant la Première Guerre mondiale[3]. À la fin du conflit, il reste à Paris, Félicie et ses trois enfants le rejoignant en 1919[4]. Voyageur de commerce, Raymond Trigano ouvre une usine de torréfaction en 1918 et fait fortune[4]. Ruiné par l'incendie de son dépôt « mal assuré » en 1922, il s'installe à Montreuil-sous-Bois, dans un quartier ouvrier de la banlieue rouge où il ouvre une épicerie puis relance ses affaires en fondant, avec son fils aîné Edgard, une entreprise de toiles de bâche en 1935[4]. Lorsque le Front populaire créé en 1936 les premiers congés payés, les terrains de camping se multiplient sous l'impulsion des municipalités, et Raymond Trigano, radical-socialiste, oriente sa production vers les toiles de tentes pour fournir les vacanciers[4].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, un ordre d'arrestation concernant les Trigano est lancé par la Gestapo le , incitant la famille à s'installer en zone libre à Mazères. C'est en travaillant avec ses trois frères dans une usine d'armement de Pamiers qu'il bascule dans la Résistance : participant au sabotage de l'usine, les frères entrent en clandestinité[4]. Le , il épouse Gaby Sabatier à Mazères[4]. Sa carrière se déroule depuis « dans le monde des affaires où il est successivement adjoint au directeur général (1946), directeur général adjoint (1955), directeur général (1968), président directeur général (1969-1972) de Trigano Vacances » (la Compagnie internationale André Trigano)[4]. « Parallèlement, il dirige diverses sociétés comme Innovation (1965-1966), Triginter Belgium (1965-1970) ou ou Semm Caravelair (1971-1972)[4]. »

Passionné de voitures, il a constitué une collection de cent vingt modèles. Il possède des voitures de sport souvent achetées neuves pour son usage propre et des berlines françaises, anglaises et américaines. Le , Il a vendu sa collection de trente-neuf modèles Citroën[5].

En , alors maire de Pamiers, André Trigano exprime le souhait de faire construire des studios de cinéma dans sa commune[6], un projet qui devait initialement prendre forme à Toulouse[7]. Le projet consiste en la création d'un grand complexe de vingt-trois hectares de studios cinématographiques, un projet qui s'appuie sur les compétences de Raleign Studios, et qui coûte entre cent et cent-cinquante millions d'euros[8]. Le projet est finalement abandonné[9].

Âgé de 94 ans, il décide de se représenter aux élections municipales de 2020[10].

Mandats[modifier | modifier le code]

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Louis Claeys, Deux siècles de vie politique dans le Département de l'Ariège 1789-1989, Pamiers 1994
  • André Trigano, entouré de vingt-sept personnalités, exprime ses impressions sur le temps qui passe dans le livre de Catherine Cuzin Aventuriers du temps, TheBookEdition.com

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Communiqué de presse : Acquisition de la CIAT par la CCAS », .
  2. Jacques Lafitte, Stephen Taylor, Who's who in France, J. Lafitte, , p. 1640.
  3. Mireille Dumas, documentaire Des dynasties pas comme les autres, France 3, 18 février 2013.
  4. a b c d e f g et h Bruno Labrousse, Les politiques ariégeois, B. Labrousse, , p. 251.
  5. « La collection Citroën d'André Trigano », sur Salon Rétromobile (consulté le 7 février 2016)
  6. « Pamiers. Studios de cinéma : un « héritage » que Trigano veut laisser », La Dépêche,‎ (lire en ligne).
  7. « Projet de studios hollywoodiens dans le Sud : l'Ariège préféré à Toulouse », sur France TV, .
  8. Charles Gautier, « « Hollywood sur Garonne » prend la direction de l'Ariège », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  9. « Studios de cinéma : « On s'est fait berner » », sur La Dépêche, (consulté le 26 octobre 2015).
  10. Sacha Nelken, « Municipales : à 94 ans et après 4 mandats, le maire de Pamiers n’est pas prêt à lâcher son trône », sur Le Monde, (consulté le 14 novembre 2019).
  11. Décret du 13 mai 2011 portant promotion et élévation.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]