Paul Decagny

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Le chanoine Paul Decagny (1804, Nesle – 1893, Amiens), plus connu sous le nom de l’abbé Decagny, est un prêtre du diocèse d'Amiens, chercheur et monographe picard du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Un homme d'Eglise[modifier | modifier le code]

Paul-Urbain Decagny[a] est né à Nesle (Somme) le [1] ; il est élève du lycée Saint-Acheul, à Amiens, de 1817 à 1822.

Se destinant à la prêtrise, il entreprend alors des études théologiques au grand séminaire d'Amiens, devenant en parallèle, en 1823, professeur au petit séminaire de Saint Riquier, puis en 1827 au collège ecclésiastique de Roye.

Ordonné prêtre le , Paul Decagny est nommé vicaire à Harbonnières puis curé de la paroisse de Bouchoir et enfin curé de la paroisse d'Ennemain[2] dans l'arrondissement de Péronne, jusqu'en 1869.

Un historien[modifier | modifier le code]

C'est à cette époque qu'il réalise son principal ouvrage, son Histoire de l'Arrondissement de Péronne, dont deux éditions ont paru.

C'est aussi à cette époque qu'il fait la promotion des deux statues élevées à la mémoire du pédagogue et grammairien Lhomond, à Amiens et à Chaulnes. Lors de l'inauguration de la statue de Lhomond à Chaulnes en 1860, il prononce son éloge, qui est ensuite imprimé.

Afin de se rapprocher de son frère aîné, aussi prêtre et ancien curé-doyen de Mailly, il vient ensuite habiter à Amiens.

Il devient membre de la Société des antiquaires de Picardie dès sa création, en 1837 et peut s'occuper plus activement de cette société après son installation à Amiens. Il en est nommé membre titulaire résidant en 1870, en est élu président en 1880 et en devient président honoraire en 1887.

En 1858, il devient membre de la Société des antiquaires de France, en 1871 officier d'académie et, en 1882, chanoine honoraire d'Amiens.

Il meurt à Amiens le [1]. Ses obsèques ont lieu en la paroisse Saint-Martin d'Amiens et son inhumation dans la sépulture familiale, au cimetière de Nesle.

Apport à l'histoire de la Picardie[modifier | modifier le code]

Les destructions dues à la Première Guerre mondiale, en particulier lors de la bataille de la Somme, ayant fait disparaître de très nombreux documents d'archives dans l'Est du département de la Somme, terrain de prédilection des recherches publiées par l'abbé Decagny, ses ouvrages sont parfois le seul témoignage subsistant sur l'histoire locale antérieure au XXe siècle.

Il s'intéressait particulièrement à l'archéologie et a aussi été collaborateur de la Revue d'Art Chrétien [3].

Publications[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

  • Isabelle de Nesle, in-18, Lille, Lefort , 1837 ;
  • L'Arrondissement de Péronne, ou recherches sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, 1 vol. petit in 8°, Péronne, J. Quentin, 1844, II+608 pp. Cet ouvrage a été réédité sous une forme beaucoup plus développée et sous un titre légèrement différent, en 2 volumes, parus en 1865 et 1867 (infra) ;
  • Notre-Dame des Joies, ou Le vrai Bonheur, in-12° Amiens, Alfred Caron , 1849
  • Notice historique sur le château de Suzanne en Santerre et sur la Maison et marquisat d'Estourmel, in-8°, Péronne, J. Quentin, 1857, IV+108+6 pp. avec un grand tableau généalogique dépliant.
  • Les Souvenirs et les destinées de la France, 1 vol. in 8°, Amiens, Vve Lambert-Caron, 28 p.
  • État général de l'ancien diocèse d'Amiens, comprenant les 130 paroisses du diocèse de Noyon qui y sont annexées depuis le concordat de 1801, dressé d'après les pouillés de 1648, 1736 et 1772, 1 vol. grand in-8°, Amiens, Lenoel-Herouart , 1866. Ce travail est paru aussi dans la revue La Picardie, tomes X, 1864 ; XI, 1865 et XII, 1866 ;
  • Histoire de l'Arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 2 vol. grand in 8°, Péronne, J. Quentin ; tome 1 (cantons de Péronne, Albert, Bray et Chaulnes), 1865, XL+808 pp., 26 planches hors texte ; tome 2 (cantons de Combles, Ham, Nesle et Roisel), 1867, II+828 pp., 15 planches hors texte. Avec son iconographie et presque trois fois plus de texte que l'ouvrage paru en 1844, celui-ci était considéré par son éditeur, dans son préambule, comme un "nouvel ouvrage". Il faut y adjoindre le Complément paru en 1887 (infra) ;
  • Un Maître d'école picard au XVIIIe siècle, ou Eloge historique de Martin Camus, maître d'école de Hallu en Santerre, au diocèse d'Amiens, in Revue La Picardie, tome XIV, 1868, p. 36 à 48, grand-in-8°, Amiens, Lenoel-Herouart, 1868 ;
  • Notice historique sur la commune et la seigneurie de Caulaincourt, 1 vol. grand in 8°, Amiens, Lenoel-Herouart, 1872, 32 p.. Ce travail consacré en grande partie à la généalogie de la famille de Caulaincourt, est paru aussi dans la revue La Picardie, tome XVII, 1871-1872, p. 337 à 345, 393 à 401 et 445 à 457 ;
  • Complément à l'Histoire de l'Arrondissement de Péronne, 1 vol. grand in 8°, Amiens, Rousseau-Leroy, 187 p..

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Parfois orthographié « de Cagny ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Paul de Cagny (1804-1893), sur le site de la BNF, consulté le 29 avril 2016.
  2. Mémoire de la Société des antiquaires de Normandie, consulté le 29 avril 2016.
  3. Messager des sciences historiques, consulté le 29 avril 2016.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert de Guyencourt, Nécrologie de M. le chanoine de Cagny, in Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie, tome XVIII, 1893, 2e trimestre, p. 291-297.
  • Duhamel-Décejean, Notice biographique sur M. le chanoine Paul de Cagny, in Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie, tome XVIII, 1893, 3e trimestre, p. 351-370.
  • Henri Jouve, Dictionnaire biographique de la Somme, 1893, Paris, un volume in 8° non paginé, avec un portrait photographique.

Pages connexes[modifier | modifier le code]