Méharicourt

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Méharicourt
La rue de Lihons vers 1905 et le travail à ferrer.
La rue de Lihons vers 1905 et le travail à ferrer.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Picardie
Maire
Mandat
Françoise Deflandre
2014-2020
Code postal 80170
Code commune 80524
Démographie
Population
municipale
573 hab. (2014)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 47′ 58″ nord, 2° 43′ 58″ est
Altitude Min. 78 m
Max. 94 m
Superficie 7,01 km2
Localisation

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Méharicourt est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Méharicourt est situé dans une des parties les moins accidentées du Santerre.

Son territoire est situé sur un plateau dont le point culminant est à 87 m. Au centre se trouve une légère dépression occupée en partie par le village et qui continue vers l'ouest par un vallon presque toujours à sec, qui est la continuation de la vallée supérieure de la Luce. Le point le plus bas de ce vallon est à 78 m d'altitude.

Superficie : 701 ha.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Comme toutes les communes, Méharicourt a vu son nom évoluer au fil des siècles. En 1135, on trouvait "Mahéricourt", puis plus tard, cela a évolué vers "Maharicourt"[1]. Au cours des siècles suivants, on est passé de "Méhatincourt" à "Méharicours en Sangter", la forme définitive n'était plus très loin.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Méharicourt remonte à des temps très anciens car on a trouvé entre le village et Lihons des cercueils romains. Il devait probablement y avoir un camp romain sur le plateau nord-est de la commune[1].

Dans les temps un peu moins éloignés, la légende dit que les Huns sont venus jusque Méharicourt mais, de cela, il ne reste aucune trace[1].

Le village a sûrement souffert de la guerre de Cent Ans, qui a subi les ravages des Anglais et des Bourguignons, surtout au XVe siècle[1].

Aux XVIe et XVIIe siècles, c'est la guerre de la Ligue et les invasions espagnoles qui touchent Méharicourt[1].

Méharicourt est un ancien lieu de pèlerinage de saint Candide et saint Flamidien, martyrs de la légion Thébaine. Leurs reliques furent rapportées de Rome par le comte de Marcellus en 1688 qui les donna à M. de Blicourt, comte de Tincourt qui lui-même en fit présent à l'église Saint-Martin de Méharicourt. Ces reliques furent cachées pendant la Révolution française[1].

Le XVIIIe siècle est une époque de prospérité et dès 1719, les habitants sont autorisés à travailler la laine. En 1790, Méharicourt fut chef-lieu du canton mais il perdit ce titre au profit de Rosières[réf. nécessaire].

Au terme de l'épopée napoléonienne, le XIXe siècle débute par l'invasion des cosaques en 1814-1815.

En 1830, lors de la conquête de l'Algérie par la France, un dénommé Dumont de Méharicourt plante le drapeau français sur les ruines fumantes d'Alger[1].

1840 est une année de grande disette mais c'est à cette date que furent élaborées les rues du village au moyen d'une souscription de 3 000 F en faveur des ouvriers sans travail. À cette même époque, l'église est restaurée. Elle était jusqu'alors composée de différentes constructions élevées successivement et sans harmonie, selon le besoin progressif de la population. En 1842, le clocher, qui avait été bâti en 1607, est reconstruit. En 1863, une école de filles et une salle d'asile sont établies de façon définitive à Méharicourt.

À la fin du XIXe, il n'y avait pas de bois ni de friche car chaque petit bout de terre était cultivé. Le gibier était peu abondant. Le village était surtout industriel et avait l'aspect d'un petit bourg. Il n'y avait pas de cours d'eau, on comptait tout au plus quelques mares qui étaient bien souvent à sec tandis que les eaux sauvages (pluie, neige) s'écoulaient vers Vrely par un petit ravin, causant notamment une inondation en 1856.

En 1899, Méharicourt comptait trois usines à vapeur pour le tissage de la laine. Elles occupaient 500 ouvriers et produisaient des bas, des chaussettes et des gilets de chasse[1].

Méharicourt est touché par la Première Guerre mondiale et subit d'importantes destructions[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8]. Il est décorée de la croix de guerre 1914-1918 le [9].

Son église est restaurée à nouveau dans l'entre deux guerres.

Un terrain d'aviation militaire a été construit pendant la Première Guerre mondiale entre Méharicourt et Rosières, réaménagé en 1939 par l'armée anglaise et utilisé durant la Seconde Guerre mondiale par l'armée allemande comme « Flugplatz  Rosières En Santerre  » sous le n° de code 510, et de juillet 1942 à octobre 1943 sous le n° 281. Les pistes furent aménagées avec les briques et les pierres de l'hôtel de ville de Rosières.

Les Allemands y construisent :

  • trois pistes de 1620 m, bétonnées, balisées et équipées de rampes d’approche Lorenz et de moyens de percée ;
  • deux zones de dispersions totalisant 59 abris pour avions ;
  • Un bataillon de Flak comprenant une batterie de 6 canons de 88 mm et 8 sections de 4 à 6 canons de 20 et 37 mm, qui assure la défense antiaérienne du terrain[10],[11],[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachement administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[13]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Rosières-en-Santerre[14]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Moreuil.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Santerre créée le .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département[15].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[16],[17],[18]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[19], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [20].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[21].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[22]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Claude Lasalle    
mars 2008[23] en cours
(au 6 mai 2014)
Françoise Deflandre   Réélue pour le mandat 2014-2020 [24]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 573 habitants, en diminution de -2,39 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 005 1 161 959 1 077 1 091 1 090 1 102 1 160 1 140
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 021 1 050 1 052 1 025 1 006 1 031 1 093 1 170 1 123
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 098 1 028 888 400 479 447 422 366 393
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
424 429 485 512 480 538 586 570 573
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le village dispose d'une école primaire de 126 élèves à la rentrée 2017[28].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Notre-Dame de Lourdes, rue Gaillandre. Une niche abrite une statue de saint Pierre et la tête de saint Martin, issue de la démolition de l'église en 1914[32].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Charles Étévé, né en 1782 à Méharicourt, sergent au 6e régiment de la garde impériale, chevalier de la Légion d'honneur.
  • Emile-Irénée-Léon Lefèvre, né en 1838 à Méharicourt, sous-lieutenant et porte-étendard du 5e régiment de hussards sous le Second Empire, chevalier de la Légion d'honneur.
  • Philippe-Ambroise-Lucien Dumont, né en 1878 à Méharicourt, sous-lieutenant de tirailleurs marocains, Afrique du Nord de 1896 à 1912, campagne contre l'Allemagne 1914-1918, chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre avec palme et étoile d'argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Garcin, Le Santerre à l'amont de la Luce, histoire des origines à 1900, tome second : Rosières-en-Santerre et ses alentours, Mortagne-au-Perche, La Vague verte, 2016 (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 081 - 5).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Delahaye, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  2. Section photographique de l'armée, « Photo : Méharicourt. La poste », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 13 août 2017).
  3. Section photographique de l'armée, « Photo : Méharicourt. Un coin du village », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 13 août 2017).
  4. Section photographique de l'armée, « Photo : Méharicourt. La mairie », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 13 août 2017).
  5. Section photographique de l'armée, « Photo : Méharicourt. Une rue ; ruines », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 13 août 2017).
  6. Section photographique de l'armée, « Photo : Méharicourt. Soldats au cantonnement », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 13 août 2017).
  7. Section photographique de l'armée, « Photo : Méharicourt. Un poste de commandement », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 13 août 2017).
  8. Section photographique de l'armée, « Photo : Méharicourt. Un tissage incendié », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 13 août 2017).
  9. Journal officiel du 6 novembre 1920, p. 17583.
  10. « Rosières-en-Santerre », Anciens aérodromes (consulté le 13 août 2017).
  11. « Aérodrome de Rosières/Méharicourt », B87 Rosières-en-Santerre, sur https://www.geocaching.com (consulté le 13 août 2017).
  12. (en) « Rosières/Méharicourt », Abandoned, Forgotten & Little known airfields in Europe, (consulté le 13 août 2017).
  13. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 15 janvier 2017).
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  16. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  17. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  18. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  19. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  20. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  21. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 juin 2017).
  22. « Les maires de Méharicourt », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 13 août 2017).
  23. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 21 février 2009)
  24. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  25. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  28. L'école sur le site du ministère de l'éducation nationale.
  29. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Méharicourt (Canton de Rosières), d'après nature, 7 mai 1875 », Documents numérisés, fonds Macqueron,, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 13 août 2017).
  30. Section photographique de l'armée, « Photo : Méharicourt. L'église ; intérieur », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 13 août 2017).
  31. Section photographique de l'armée, « Photo : Méharicourt. L'église ; intérieur », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 13 août 2017).
  32. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 246 (ASIN B000WR15W8)