Vauvillers (Somme)

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Vauvillers
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Picardie
Maire
Mandat
Annick Maréchal
2014-2020
Code postal 80131
Code commune 80781
Démographie
Population
municipale
262 hab. (2014 en diminution de 5,76 % par rapport à 2009)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 58″ nord, 2° 42′ 18″ est
Altitude Min. 84 m
Max. 93 m
Superficie 6,22 km2
Localisation

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Vauvillers est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village rural picard du Santerre, situé à proximité de l'ancienne route nationale 29 (actuelle RD 1029) et aisément accessible par les autoroutes A1 et A29.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupation gallo-romaines ont été retrouvées dans la commune[réf. nécessaire].

Durant une partie du Moyen Âge, le village dépend de la seigneurie de Framerville[réf. nécessaire].

Le village a été profondément marqué par la Première Guerre mondiale, pendant laquelle il a été détruit en partie. A la suite du rassemblement à Vauvillers et dans d'autres villages proches de nombreux régiments français durant la nuit du 26 au 27 août 1914 s'engage la première bataille de Proyart, le 29 août, au terme de laquelle les troupes françaises se retirent. Vauvillers ne redeviendra français que fin septembre 1914 et se trouve alors à l'arrière du front[1], traversé par les troupes montant au front, celles en revenant, les blessés, les approvisionnements, les prisonniers allemands... En 1915, les troupes anglaises remplacent l'armée française[2].

1916 est marquée en janvier et février par l'usage de gaz asphyxiants allemands à Frise et Chaulnes, qui sont ressentis au village. Le second trimestre est marqué par le regroupement de troupes, dans le cadre de la préparation de la Bataille de la Somme, qui dure du au [2].

L'armée allemande se replie en 1917 sur la ligne Hindenburg (Cambrai - Saint-Quentin), et le front se déplace vers l'est. Le , les allemands lancent l'Offensive du printemps, une puissante offensive. Le village est évacué des populations civiles et réoccupé par les l'armée allemande[2]. Le , durant la bataille de Picardie (08-1918), la commune est reprise par l'armée australienne, l'Australian Army[3].

La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachement administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Chaulnes[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Ham.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était adhérente de la communauté de communes de Haute-Picardie créée en 1994 sous le nom de Communauté de communes de Chaulnes et environs, et qui a pris sa dénomination de Communauté de communes de Haute-Picardie en 1999.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département[6].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[7],[8],[9]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[10], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [11].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Annick Maréchal DVD Vice-présidente de la CC de Haute Picardie (2014 → 2015)
Réélue pour le mandat 2014-2020[14], [15]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2014, la commune comptait 262 habitants[Note 1], en diminution de 5,76 % par rapport à 2009 (Somme : +0,33 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
317 309 344 384 415 460 445 442 447
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
410 395 377 362 348 334 341 353 334
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
321 304 280 226 222 241 235 263 224
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
211 179 157 162 189 262 278 278 262
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Éloi de Vauvillers, dont les parties les plus anciennes, d'architecture romane, datent de la fin du XIIe siècle, avec la tour de croisée et le bras du transept du XIIe siècle . Le bâtiment a subi des remaniements correspondant aux styles gothique, renaissance (chœur et croisée du transept : XVIe siècle) et classique (nef et bas-côtés du XVIIe siècle). Le clocher date du XVIIe ou du XVIIIe siècle[19],[20]
Restaurée en 1920, elle est la seule église de l'ancien canton de Chaulnes restée debout après la Première Guerre mondiale[2].
Elle contient des fonts baptismaux en calcaire taillé du XIIIe siècle, classés monument historique[21].
  • Oratoire dédié à la Vierge. Il est construit près de l'église en 1960, avec des pierres provenant de la carrière de Cappy[22].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Garcin, Le Santerre à l'amont de la Luce, histoire des origines à 1900, tome second : Rosières-en-Santerre et ses alentours, Mortagne-au-Perche, La Vague verte, 2016 (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 081 - 5).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. capitaine Helbronner, Section photographique de l'armée, « Photo : Vauvillers. Un coin du village : au premier plan : à gauche caporal mitrailleur Nicolas, du 75 régiment d'infanterie cité à l'ordre du C.A. pour avoir été chercher sous le feu les instruments géodésiques du capitaine Helbronner renversé par le déplacement d'air d'un éclatement d'obus, le 8 décembre », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 38, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 29 juillet 2017).
  2. a, b, c et d Panneau d'informations communal.
  3. Foch et la bataille de 1918, André Laffargue.
  4. Journal officiel du 30 octobre 1920
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  7. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  8. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  9. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  10. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  11. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  12. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 juin 2017).
  13. « Les maires de Vauvillers », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 29 juillet 2017).
  14. [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 18 avril 2009)
  15. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  19. « L'église Saint-Eloi », notice no PA00116263, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Oswald Macqueron, « Aquarelles du  : A) Fonts baptismaux dans l'église de Vauvillers, d'après nature. B) Église de Vauvillers, d'après nature. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 29 juillet 2017).
  21. « Les fonts baptismaux », notice no PM80001362, base Palissy, ministère français de la Culture.
  22. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 242 (ASIN B000WR15W8).