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Liste de massacres perpétrés par les forces allemandes en France durant la Seconde Guerre mondiale

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Les troupes allemandes et leurs auxiliaires commirent plusieurs massacres et de nombreuses exécutions en France, à partir de l'invasion de jusqu’à la Libération en . De nombreuses catégories de populations en furent victimes : hommes, femmes et enfants, civils, tirailleurs sénégalais en 1940 (Chasselay), résistants blessés ou prisonniers (Mont-Mouchet, Vassieux-en-Vercors, Grotte de la Luire), otages et Juifs (Saint-Genis-Laval, Bron, Savigny-en-Septaine).

Si dans la mémoire collective et la littérature historique, le massacre d'Oradour-sur-Glane, avec ses 643 victimes, occupe une place prépondérante, il ne peut occulter l'atrocité d'assassinats collectifs comme ceux commis à Maillé, Tulle, Ascq, Buchères, Dortan, Valréas, la vallée de la Saulx et de toutes les autres exactions des troupes allemandes qui firent plusieurs milliers de victimes.

Généralement attribués à la Waffen-SS, ces massacres sont aussi perpétrés par des unités de la Wehrmacht, de la Gestapo, de la Sipo-SD et par leurs subordonnés français. La brutalité s'intensifie au début de l'année 1944, avec les instructions données le par le général Hugo Sperrle, concernant la répression, à la suite d'une intervention personnelle d'Adolf Hitler. Sont alors perpétrés en France, après le débarquement de Normandie, les crimes pratiqués sur le front de l'Est et dans les Balkans.

Durant la Seconde Guerre mondiale, un total de 6 000 Français massacrés, exécutés sommairement par les Allemands et leurs auxiliaires, 25 000 fusillés, 27 000 résistants morts en déportation, en plus de 76 000 Juifs déportés[1].

Ruines d'Oradour-sur-Glane conservées « en l'état ».

Liste chronologique

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le 21

Pas-de-Calais

  • Mercatel : six civils y sont exécutés par des soldats de la 3e division SS Totenkopf[2] ;
  • Simencourt : cinq hommes y sont exécutés, vingt-quatre fermes incendiées par des soldats de la 3e Panzerdivision SS Totenkopf[3] ;
  • Hermaville : quatre civils y sont exécutés (dont une femme handicapée, âgée de 78 ans, dans son lit), plusieurs maisons et fermes sont incendiées par des soldats de la 3e Panzerdivision SS Totenkopf[4],[5].
le 22

Pas-de-Calais

  • Aubigny-en-Artois : 98 civils y sont exécutés par des soldats de la 3e Panzerdivision SS Totenkopf[6] ;
  • Berles-Monchel , hameau de Vandelicourt : quarante-cinq civils y sont exécutés (quarante-et-un réfugiés et quatre habitants de la commune) par des soldats de la 3e Panzerdivision SS Totenkopf[7].
le 23
le 24
les 24 et 25
le 26

Pas-de-Calais

le 28

Pas-de-Calais

  • Oignies : entre quatre-vingts et cent vingt-quatre civils y sont assassinés par des soldats de la 267e Infanterie-Division, à la suite d'une bataille qui dure trois jours[13]. Un homme est torturé et brûlé vif, ce dernier est pris à tort, pendant plus de 60 ans, pour le lieutenant anglais Keith Davenport[14] ;
  • Courrières : quarante-cinq hommes y sont assassinés par des soldats de la 267e Infanterie-Division, la ville est incendiée et détruite à 90 %[15].

les 29, 30 et 31

  • Emmerin (Nord) : au cours de la bataille d'Haubourdin, des soldats de la 6e compagnie du 2e bataillon du 497e Infanterie-Regiment de la 267e Infanterie-Division y commettent de nombreux crimes :
    • le 29 :
      • trois habitants sont exécutés à leurs domiciles ;
      • douze hommes, dont un infirme (neuf réfugiés belges et trois français) sont fusillés derrière une maison.
    • le 30 :
      • un homme est fusillé ;
      • trois réfugiés belges périssent, alors que la bâtisse où ils se trouvent est incendiée.
    • le 31 : deux habitants sont abattus dans les rues[8].
le 30
Tata sénégalais de Chasselay.
date inconnue
le 7

Somme

le 8
le 10
Les 10 et 11
le 17
  • Clamecy (Nièvre) : quarante-quatre tirailleurs sénégalais et nord-africains y sont fusillés ; l'un d'entre-eux parvient malgré tout à s'enfuir mais est rattrapé et tué à Oisy[21].
le 19
le 20
  • Domptail (Vosges) : entre vingt-huit et trente-trois soldats français y sont fusillés par des soldats allemands[24] ;

Rhône

  • Chasselay : quarante-huit prisonniers, appartenant au 25e régiment de tirailleurs sénégalais, sont exécutés dans un champ par des hommes de la 3e division SS Totenkopf [25],[26] ;
  • Lentilly : des hommes de la 3e division SS Totenkopf y massacrent dix-huit tirailleurs sénégalais faits prisonniers[26] ;
  • Champagne-au-Mont-d'Or : des hommes de la 3e division SS Totenkopf y massacrent douze tirailleurs sénégalais faits prisonniers ;
  • Éveux : des hommes de la 3e division SS Totenkopf y massacrent treize tirailleurs sénégalais faits prisonniers.
Le 26
Le 29

Octobre 1941

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Le 22

Quarante-huit prisonniers sont exécutés en représailles après la mort de Karl Hotz

Le 24

Décembre 1941

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Le 15
Le 16
Le 11

Septembre 1942

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Le 21
  • Cent seize militants communistes sont exécutés sur ordre de la Sipo-SD en représailles après plusieurs attentats[39]

Octobre 1942

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Le 5
Le 27

Novembre 1942

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Le 3
  • Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : six hommes y sont fusillées (trois résistants communistes[43],[44],[45] et trois détenus de droit commun[46],[47],[48]).
Le 24
  • Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : huit résistants FTP de la Seine y sont fusillés[49].
Le 27
  • Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : seize résistants du réseau de recherche de renseignements militaires Georges France 31, condamnés à mort pour espionnage, y sont fusillés[49].

Décembre 1942

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La butte de la Maltière.
Le 30

Janvier 1943

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Le 29

Février 1943

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Le 8
Les 12-13, 17 et 24
  • Massacre de Ballersdorf (Haut-Rhin) : dix-huit hommes dont neuf Ballersdorfois, refusant leur incorporation de force dans l'armée allemande, décident de s'y soustraire en tentant de se rendre en Suisse la nuit de 12 au . Trois d'entre eux sont tués lors d'une échauffourée avec des garde-frontières allemands, un parvient à se cacher, les quatorze autres sont arrêtés le lendemain.treize seront jugés sommairement et fusillés le à la sablière du camp de concentration de Natzweiler-Struthof, le quatorzième y est fusillé le 24, sans avoir été jugé[53].
Le 19
  • L'Épine (Marne), terrain militaire de la Folie : quinze résistants, condamnés à mort par le tribunal militaire allemand de Châlons-sur-Marne pour des attentats ferroviaires, y sont fusillés[54].
Le 4

Septembre 1943

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Le 7
  • Maisonnisses (Creuse), bois du Thouraud : sept maquisards réfractaires au STO y sont abattus par les Allemands, sept autres ainsi que deux paysans sont déportés dans les camps, dont six ne reviendront pas[57].
Le 17
  • Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : dix-neuf résistants FTP brestois y sont fusillés « pour avoir combattu les troupes allemandes d'occupation et commis contre elles de nombreux actes de sabotage à l'aide d'armes et d'explosifs dans le département du Finistère dans les rangs des FTPF »[58],[59].
Le 26

Octobre 1943

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Le 13
  • Singles (Puy-de-Dôme) : alors que le SD de Vichy compte neutraliser un groupe d'une quarantaine de maquisards de l'Armée secrète, un agriculteur est abattu, un habitant grièvement blessé, cinq personnes sont arrêtés, dont quatre sont déportés, parmi lesquels le maire, qui n'en reviendra pas[61].

Novembre 1943

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Le 15
Le 17
  • Camarade (Ariège), ferme de Ponce : quatre maquisards et deux otages y sont tués et brûlés[64].

Décembre 1943

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Le 26
  • Habère-Lullin (Haute-Savoie) : environ quatre-vingts personnes, dont de jeunes réfractaires au STO, sont rassemblés dans le château lors d'un bal. Vers une heure du matin, les hommes de la 9e compagnie du 3e bataillon du 28e SS Polizei Regiment Todt d'Annemasse encerclent la demeure, massacrent vingt-cinq personnes et brûlent leurs corps, provoquant l'incendie du château ; vingt-six autres personnes sont arrêtés et conduit à l'hôtel Pax, parmi lesquelles huit sont ensuite déportées[65],[66].

Janvier 1944

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Le 27
Le 29
  • Malleval (Isère) : après avoir cernée la commune, 1800 hommes du 157e régiment de montagne de la Werhmacht, accompagnés de miliciens, y tuent quarante-deux personnes, dont vingt-huit résistants du 6e BCA reconstitué, ainsi que des résistants du maquis FTP du hameau des Belles. Quatorze habitants sont tués, huit sont déportés, cinq ne reviendront pas des camps ; le village est incendié[68],[69].

Février 1944

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Mémorial du massacre du pont Lasveyras à Beyssenac.
Le 16
Le 21


Le 22
Le 26
La stèle commémorative du champ des martyrs à Brantôme.
Le 8
Le 20
Le 25
  • Saint-Romain-en-Viennois et Vaison-la-Romaine (Vaucluse): les forces allemandes attaquent le camp FTP de Sainte-Croix à Saint-Romain-en-Viennois, près de Vaison-la-Romaine. Trois maquisards y sont tués et torturés tandis que quatre autres résistants trouvent la mort lors d’affrontements autour de la gare de Vaison. Les corps des sept victimes criblés de balles sont ensuite exposés publiquement près de la gare[83].
Le 26

Dordogne

Le 27
  • Sainte-Marie-de-Chignac (Dordogne), lieu-dit les Potences[94] : vingt-cinq détenus des prisons de Limoges et Périgueux, principalement des Juifs, y sont massacrés par des membres de la Phalange nord-africaine, auxiliaires de la division Brehmer. Deux blessés ayant fait le mort, survivent[95],[96].
Le 31 et le 2 avril
  • Rouffignac (Dordogne) : le village est entièrement incendié, trois hommes y sont exécutés, quatre gendarmes sont déportés en Allemagne, dont ils ne reviendront pas[97].
Tombes des massacrés dans le cimetière d'Ascq.
Le 1er
  • Cornil (Corrèze) : après la deuxième embuscade de Cornil, des hommes de la Légion nord-africaine de Bonny et Lafont, ainsi que des Allemands, tirent à l'aveuglette, entrent dans les maisons du village, les pillent et prennent une cinquantaine d'otages dont certains sont fusillés le lendemain.
Les 1er et 2
Le 6

Corrèze

  • Tarnac, lieu-dit la Grande Pâture : des membres de la division Brehmer et de la Sipo-SD y massacrent quatre Juifs[100] ;
  • Bugeat, proximité du bourg : quatre habitants, arrêtés au village de l'Échameil, y sont fusillés par des soldats de la division Brehmer. Dix Juifs, essentiellement des femmes et des enfants, sont arrêtés et déportés au camp d'extermination d'Auschwitz ; seul une jeune fille en reviendra.
Le 20
Le 30
Parcours de la 2e panzerdivision SS Das Reich en mai et juin 1944.
Le 2
Le 4
Les 5 et 14
Le 6
  • L'Épine (Marne), terrain militaire de la Folie : cinq résistants CDLR/BOA de Châlons-sur-Marne, condamnés à mort par le tribunal militaire allemand de la ville pour attentats ferroviaires et appartenance à la Résistance, y sont fusillés[54].
Nuit du 8 au 9
  • Boves (Somme), bois de Gentelles : huit résistants, extraits de la citadelle d'Amiens, y sont massacrés puis leurs corps sont jetés dans un ancien abri sommaire de la Première Guerre mondiale ; le charnier est découvert le suivant.
Les 11 et 12

Lot

  • Lauzès : trois personnes y sont exécutées par des hommes de la 2e division SS Das Reich[107] ;
  • Grèzes : deux hommes sont pris sous le feu d'un véhicule blindé allemand, l'un est tué, l'autre blessé[108] ;
  • Sousceyrac : trois hommes y sont fusillés, un autre martyrisé, vingt-deux personnes sont déportées[109] ;
  • Cardaillac : trois personnes, dont une habitante, y sont exécutés par des hommes de la 2e division SS Das Reich[110] ;
  • Molières : un homme y est assassiné[111] ;
  • Saint-Céré : exécutions, arrestations et déportation[112] ;
  • Figeac : un otage y est exécuté[113] ;
  • Lunan : deux civils y sont exécutés par des hommes de la la 2e division SS Das Reich[114] ;
  • Saint-Félix : un détachement de deux cents hommes de la 2e division SS Das Reich y massacre huit habitants[114].
Le 15
Le 17
Le 21
  • Frayssinet-le-Gélat (Lot) : des hommes du 1er bataillon du régiment Der Führer de la 2e division SS Das Reich y pendent trois femmes, en abattent une quatrième, fusillent dix hommes, puis en abattent un onzième alors qu'il tente de fuir[117],[118].
Le 23
  • Galié (Haute-Garonne) : une jeune mère de 19 ans perd la vie suite à une intervention de la Grenzpolizei (police des frontières allemande) au domicile familial, ce dernier étant pillé et incendié[119],[120].
Le 25
Le 28
Le 31
Le jardin du souvenir, où ont été tués les soldats canadiens à l'abbaye d'Ardenne.
La plaque commémorative du massacre de l'abbaye d'Ardenne.
Monument aux fusillés des Manises à Revin.
Date inconnu
Le 1er

Lot

Le 2
  • Miremont (Haute-Garonne) : quinze Juifs qui sont détenus à la caserne Caffarelli de Toulouse, en sont extraits, puis sont exécutés par des hommes d'une compagnie de la 2e division SS Das Reich qui cantonne dans le village depuis le 9 avril[106].
Nuit du 2 au 3
Le 3
Le 5
Le 6
Le 7
  • Lot-et-Garonne : massacres commis par des hommes du 1er bataillon du régiment Der Führer de la 2e division SS Das Reich, accompagnés de membres de la Sipo-SD d'Agen
    • Castelculier : deux résistants et quatre otages civils y sont exécutés ; le château de Laclotte et la ferme de la famille Afflatet sont brûlés par les Allemands[139] ;
    • Saint-Pierre-de-Clairac : onze patriotes français y sont massacrés[140] ;
Le 8
  • Issendolus (Lot), hameaux de Gabaudet et de Donnadieu : quatre habitants et trente-cinq résistants (plus de nombreux disparus dans l'incendie de la ferme de Gabaudet, alors camp de résistants) sont massacrées par des hommes de la 2e division SS Das Reich, 71 maquisards sont faits prisonniers et nombre d'entre-eux déportés, neuf ne reviendront pas[142],[143] ;
  • Montgueux (Aube), lieu-dit le Trou de Chirac : quinze résistants y sont fusillés par l'armée allemande[144],[145] ;
  • Rennes (Ille-et-Vilaine), caserne du Colombier : trente-deux résistants, dont neuf républicains espagnols, y sont fusillés par les Allemands[146] ;
  • Dordogne : massacres commis par des hommes du 1er bataillon de Panzergrenadiers du 4e régiment Der Führer de la 2e division SS Das Reich
    • Carlux, hameau de Rouffillac : seize civils, dont huit femmes et quatre fillettes, y sont massacrés ; toutes les habitations sont incendiées[147] ;
    • Carsac-de-Carlux : treize personnes y sont fusillés[148] ;
    • Groléjac : quatre civils et trois résistants y sont massacrés[149] ;
  • Saint-Floxel (Manche) lieu-dit la Chapelle Saint-Clair : un soldat allemand abat une agricultrice et ses deux filles, trois femmes et deux hommes, cachés dans un abreuvoir[150].
Les 8 et 9
  • Plounévézel (Finistère), hameau de Lamprat : neuf jeunes résistants carhaisiens y sont arrêtés par un détachement de la Wehrmacht, l'un d'entre eux est abattu alors qu'il tente de fuir, les habitants sont humiliés puis leurs habitations incendiées, trois des jeunes sont pendus dans divers lieux de Carhaix (Finistère), puis un autre au pont de Lostancoat (Côtes-du-Nord), un à l'embranchement de la route de Paule (Côtes-du-Nord), deux à Rostrenen (Côtes-du-Nord) et le dernier à Saint-Caradec (Côtes-du-Nord)[151].
Les 8, 9 et 11
Le 9
  • Argenton-sur-Creuse (Indre) : treize résistants du maquis de l'Indre sont tués lors de combats (l'un d'entre eux, grièvement blessé, meurt à Prissac) ; trois gendarmes sont fusillés, quarante-et-un civils, dont quatre femmes et une fillette, sont exécutés dans différents lieux du village par les hommes d'une compagnie du régiment Der Führer de la 2e Panzerdivision SS Das Reich ; onze sont fusillés le lendemain dans une carrière au lieu-dit Gramagnat, située au hameau du Malabre à Beaune-les-Mines[157],[158] ;

Corrèze

  • Tulle : 99 hommes y sont pendus par des membres de la 2e Panzerdivision SS Das Reich et de la Sipo-SD, 149 sont déportés à Dachau, dont 101 ne reviendront pas[161] ;
  • Sadroc, lieu-dit le Malpas : un agriculteur y est abattu par des hommes de la 2e Panzerdivision SS Das Reich, sa maison et sa grange sont incendiées[162].


Le 10
Une rue du village d'Oradour.
Les 10 et 11
Les 10, 11 et 12

Massacres, crimes et exécutions sommaires commis par les 9e, 10e, 11e et 12e compagnies du 3e bataillon du régiment Deutschland de la 2e Panzerdivision SS Das Reich, pilotées par la Gestapo toulousaine

Le 11
Les 11, 12 et 13
  • Graignes (Manche) : durant la bataille de Graignes (en), des éléments de la 17e SS-Panzergrenadier-Division Götz von Berlichingen y ont perpétré des crimes de guerre : envers quatorze parachutistes américains blessés, dont cinq sont exécutés à la baillonnette, les neuf autres étant abattus après avoir été forcés de creuser une fosse ; envers un médecin et deux infirmiers militaires, deux prêtres, deux femmes âgées alitées, ainsi qu'envers quarante-quatre habitants de la commune, tous assassinés. Le village est finalement pillé et incendié[197].
Le 12
Le « mur des fusillés » à Valréas, où ont été exécutés les otages et prisonniers.
  • Pibrac (Haute-Garonne), forêt de Bouconne : neuf jeunes hommes, réfractaires au STO qui cherchent à rejoindre le maquis, sont arrêtés puis torturés à Toulouse, avant d'être exécutés au lieu-dit Bosquet-Beguet par des supplétifs français de la Gestapo. L'une des victimes, laissée pour morte, survit après avoir été pris en charge par la Résistance[203],[204] ;
  • Jeu-les-Bois (Indre), ferme des Laboureaux : à la suite d'une dénonciation, dix résistants y sont tués ou mortellement blessés, trente-deux sont déportés au camp de concentration de Neuengamme[205],[206] ;
  • Lormes (Nièvre) : lors de combats contre la Résistance, quatre otages civils y sont fusillés ou abattus, quatre maquisards sont tués et deux autres blessés, plusieurs habitations sont incendiées[207] ;
  • Cersot (Saône-et-Loire), hameau de Neuilly : trois habitants du hameau et neuf maquisards prisonniers y sont fusillés dans une ferme[208] ;
  • Senven-Léhart (Côtes-du-Nord), château de Goas-Hamon : trois résistants y sont tués, cinq sont massacrés, douze se rendent aux soldats allemands (ces derniers sont jugés « pour activités de franc-tireur », puis exécutés le sur le terrain d'aviation de la Luftwaffe à Servel), le domaine est incendié[209] ;

Cantal : meurtres commis par une colonne composée de Felgendarmes et de gestapiste français venant de Saint-Flour, commandée par le capitaine SS Hugo Geissler

  • La Chapelle-d'Alagnon : quatre otages y sont fusillés sur le bord de la route[210] ;
  • Murat : trois hommes sont mitraillés à l'entrée de l'agglomération, deux sont tués, le troisième blessé. Quelques heures plus tard, le SS Geissler et douze des ses hommes y sont tués par des résistants[211] ;
Le 13
  • Revin (Ardennes), plateau du Malgré-Tout : 106 résistants, capturés après l'encerclement du maquis « Prisme », y sont massacrés par des éléments du Panzer-Regiment 36, sous les ordres du major Molinari [212],[213] ;
13 et 14
Le 14
Le 15
Le 16
Le 17
Le 18
Le 19
  • Périgueux (Dordogne), caserne Daumesnil : quatre résistants, condamnés la veille par un tribunal militaire allemand, y sont fusillés[226].
Le 20
  • Houeillès (Lot-et-Garonne) : des hommes du 2e bataillon du régiment Deutschland de la 2e Panzerdivision SS Das Reich y abattent sans sommations un chauffeur de camion, fusillent quatre civils dans une usine désaffectée, exécutent deux résistants ; cinq personnes sont arrêtées et déportées[227],[228].
  • Coussay-les-Bois (Vienne), place des Écoles : à la suite de la mort d'un Felgendarme lors d'échanges de tirs la veille, trois maquisards de l'Armée secrète (groupement « Le Chouan », basé dans une ferme en ruine de la commune) y sont arrêtés et fusillés par des soldats allemands, un quatrième est fusillé le 7 juillet à Poitiers[229],[230].
Le 21

Dordogne : raid de la 11e Panzerdivision, accompagnée de miliciens, contre le maquis périgourdin

  • Mouleydier et Saint-Germain-et-Mons : un enfant de neuf ans y perd la vie ; dix-neuf résistants sont tués, dix-huit sont fusillés ou égorgés ; les deux villages sont pillés et incendiés[233] ;
  • Pressignac : trente-quatre hommes y sont tués, essentiellement des maquisards, les blessés étant achevés ; le village est pillé et incendié[233].
Le 23
Stèle commémorative du massacre des Tziganes à Saint Sixte.

Exactions commises, à la suite d'une dénonciation, par les hommes d'une colonne de la 2e Panzerdivision SS Das Reich venant de Valence-d'Agen

Lot-et-Garonne

  • Saint-Sixte : quatorze forains tziganes, membres de trois familles comptant dix-sept personnes, y sont assassinées à 5 heures du matin (trois survivent en faisant le mort)[234],[235] ;
  • Caudecoste : vers 6 heures, un homme y est abattu, un autre pendu, le village est pillé, trois hommes sont emmenés en otages[234] ;
  • Dunes (Tarn-et-Garonne) : onze hommes y sont pendus, un douzième abattu alors qu'il tente de fuir, puis deux hommes sont assassinés sans raison dans la campagne[236].
Le 24
Le 25
Les 26, 27 et 28
Le mémorial des victimes du au cimetière de Dun-les-Places.
  • Dun-les-Places (Nièvre) : les troupes nazis massacrent vingt habitants devant l'église, exécutent dans le clocher le curé (après l'avoir torturé) ; fusillent six personnes au château du hameau de Vermot, où deux résistants sont morts en combattant ; un bûcheron est abattu dans un pré. Le village est intégralement pillé : meubles, bétail, véhicules, linge... Certaines habitations sont incendiées[239],[240].
Le 27
  • Castelmaurou (Haute-Garonne), bois de la Reulle : quinze résistants extraits de la prison Saint-Michel y sont exécutés, après avoir creusé leur tombe, par des hommes du 2e bataillon de réserve de la 2e Panzerdivision SS Das Reich ; un seizième homme réussit à s'échapper[241],[242] ;

Vienne, forêt de Saint-Sauvant : massacres, commis lors d'une opération contre la Résistance, par des éléments du 80e corps d'armée de la Wehrmacht, notamment de la 17e division SS Götz von Berlichingen et de sa « section rapide 608 » issue de son bataillon de réserve, accompagnés de miliciens et de membres du SD

Le 28

Haute-Garonne

Crimes commis par des soldats des 2e et 7e batteries du régiment d'artillerie de la 2e Panzerdivision SS Das Reich, cantonnés à Bessières

Le 30

Juillet 1944

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Le 1er
  • Donzy et Sainte-Colombe-des-Bois (Nièvre) : ayant subi de lourdes pertes lors d'attaques contre la Résistance, les troupes allemandes massacrent quatorze civils, certains après avoir été torturés ; puis elles incendient une ferme et plusieurs habitations dans deux hameaux[252].
Le 2
  • Muret (Haute-Garonne) : le meurtre d'un homme y est perpétré par la 2e Panzerdivision SS Das Reich ; le corps est découvert le [253].
Le 3
  • Estang (Gers) : à la suite d'un accrochage entre la Résistance et une colonne allemande, deux maquisards sont tués ; une femme est mortellement blessée ; un homme est abattu, sa grange incendiée ainsi que cinq habitations ; neuf otages sont fusillés en représailles après la mort de neuf soldats allemands ; trois gendarmes sont arrêtés puis déportés, deux d'entre eux ne reviendront pas[254] ;
  • Servel (Côtes-du-Nord), terrain d'aviation de la Luftwaffe : sept résistants y sont fusillés par des soldats allemands, après avoir été torturés, puis jugés[219].
Le 4
  • L'Épine (Marne), terrain militaire de la Folie : trois résistants FTPF, condamnés à mort par le tribunal militaire allemand de Chaumont, y sont fusillés[54].
Le 5
  • Balleray (Nièvre), hameau d'Arriault : après leur revers du à Donzy, en représailles, les Allemands y incendient plusieurs habitations, une femme meurt brûlée vive dans la sienne, cinq civils sont abattus devant les leurs[255]  ;
Les 5 et 6

Ardèche

Durant la bataille du Cheylard, 73 FFI sont tués, dont plusieurs étant blessés sont achevés, 40 civils sont exécutés[256],[257]

Le 6
  • Tournon (Ardèche), place Carnot : deux civils et cinq résistants y sont fusillés[265] ;
  • Buzet-sur-Tarn (Haute-Garonne): à la suite d'une dénonciation, un agriculteur et ses deux fils sont torturés et fusillés par des hommes de la 2e division SS Das Reich cantonnés à Bessières, la ferme est pillée et incendiée ; le maire, son fils, ainsi que quatre autres otages sont à leur tour torturés, puis fusillés en bordure de la forêt de Buzet ; un soldat assassine un agriculteur puis viole sa femme avant d'abattre cette dernière[266],[267].
Les 6 et 7
Mémorial des victimes du au lieu-dit Coulzonne, à Roquefixade.
  • Roquefixade (Ariège), hameau de Coulzonne et lieu-dit Rambert : des troupes vichystes composées de GMR et de miliciens, renforcés par des soldats allemands, y tuent, exécutent ou achèvent seize jeunes maquisards (le plus jeune, âgé de 16 ans)[268].
Le 7
  • Villefranche et Meilhan (Gers) : une colonne composée, entre autres, de trois compagnies du 116e bataillon du 28e régiment de grenadiers de réserve de la Wehrmacht cantonnées à Lannemezan et de vingt cinq SS, encercle à l'aube le maquis en vue de le réduire. À l'issue de l'opération, soixante-neuf résistants ont perdu la vie, les prisonniers et les blessés sont torturés puis exécutés ; des corps sont retrouvés défigurés ou calcinés. Quatre otages civils sont raflés dans des fermes voisines et sont exécutés après avoir été eux aussi torturés ; trois maquisards prisonniers sont emmenés à Lannemezan où ils sont abattus. Une vingtaine d'hommes parviennent à échapper au massacre[269],[270],[271],[272] ;

Ille-et-Vilaine : crimes commis par des miliciens et des membres du Bezen Perrot

  • Broualan : deux habitants y sont abattus, deux autres sont mortellement blessés, un résistant torturé meurt des coups reçus, des fermes sont pillées et incendiées[274],[275] ;
  • Saint-Rémy-du-Plain : huit hommes du maquis de Broualan, dont un parachutiste américain, y sont torturés puis abattus à la mitraillette dans une carrière[276],[277],[278].
Le 8
Le 9
Le 10
  • Capvern (Hautes-Pyrénées), lieu-dit Peyrehicade : trois des cinq maquisards, faits prisonniers par les Allemands lors de la bataille de Payolle, y sont massacrés ; leurs corps sont retrouvés le lendemain, horriblement mutilés[286],[287] ;
  • Bélâbre, Ciron, Lignac (Indre) : quarante résistants y sont tués lors de combats contre une colonne allemande venue attaquer le maquis de la Vienne, certains sont fusillés ou exécutés sommairement, un blessé est achevé dans son lit par des miliciens[288],[289] ;
  • Montréjeau (Haute-Garonne) : après avoir été dénoncés, trois résistants y sont assassinés par des soldats du 28e régiment de grenadiers de réserve de la Wehrmacht[290] ;

Côtes-du-Nord

  • Ploumagoar, bois de Malaunay : trois civils et quatorze résistants, extraits le matin du quartier allemand de la maison d'arrêt de Saint-Brieuc par le SD, y sont retrouvés massacrés dans une fosse creusée à la hâte ; certains après avoir été probablement achevés à cet endroit[291] ;
  • Servel, terrain d'aviation de la Luftwaffe : six civils y sont massacrés par des soldats allemands, après avoir été martyrisés[292].
Le 11

Jura :

Le 12
Du 12 au 22
  • Dortan : 36 habitants de Dortan et d’Oyonnax sont tués ; des habitants et des résistants sont torturés au château de Dortan ; des femmes sont violées. Le village est totalement incendié par la Wehrmacht.
Le 14
  • Marcy : le , au cours d'un accrochage avec la brigade Jesser, trois résistants (Henri Cayet, Pierre Orluc, Auguste Stein) de la 238e compagnie FTPF trouvent la mort à Marcy et six autres sont déportés. Avant de partir, les nazis incendient le village.
  • Saucats (Gironde) : 13 résistants installés dans La ferme de Richemont sont encerclés et massacrés au canon par une cinquantaine de miliciens et une quarantaine d'Allemands de divers corps de Bordeaux (Douaniers, SD et Gendarmerie) appuyés par une colonne d'artillerie. Un quatorzième résistant sera fusillé au fort du Hâ. Ils avaient entre 17 et 23 ans.
  • L'Hermitage-Lorge (Côtes-d'Armor) : massacre de 36 résistants et otages, pendus ou fusillés par la Wehrmacht. Au total, 55 corps seront extraits du charnier de la Butte-Rouge. Les corps portaient pour la plupart des marques de torture.
Le 15
Le 16
  • Vieugy : 8 maquisards et civils sont exécutés[105].
  • Plougonver : Massacre de Garzonval, sept jeunes résistants victimes d'une rafle allemande à Saint-Nicolas-du-Pélem sont exécutés le au village de Garzonval en Plougonver.
Le 18
  • Signes (Var) : 29 résistants, principalement de Marseille, mais aussi des Basses-Alpes ou du Var, sont fusillés et enterrés, certains encore vivants, dans un vallon dénommé aujourd'hui Vallon des fusillés, entre le Camp et Signes dans le Var. Ces résistants, la plupart responsables régionaux (comme le colonel Robert Rossi), avaient été arrêtés à la suite d'une trahison (rapport Antoine) et torturés au siège de la Gestapo de Marseille[297]. Le Charnier de Signes, devenu nécropole nationale, ne sera découvert qu'après la Libération.
Le 19
Le 20
  • Vif (Isère) : en représailles à une embuscade, les Allemands exécutent 11 otages.
  • Cormelles-le-Royal (Calvados) : les six membres d'une famille ayant décidé de rentrer chez eux malgré l'ordre d'évacuation allemand sont retrouvés et fusillés par les SS[298].
Le 21
  • Vassieux-en-Vercors (Drôme) : 82 habitants dont des femmes, des enfants et des vieillards, et 120 combattants des FFI, sont massacrés et le village est détruit à 97 %.
  • Seyssinet-Pariset (Isère) : 10 Polonais et Français, raflés à Grenoble par la milice et la Gestapo, sont fusillés[299].
Le 22
  • Saint-Sozy (Souillac, Lot) : 8 résistants FFI pris en embuscade et abattus par la division SS das Reich.
Le 23
Le 24
Le 25
  • Saint-Germain-d'Esteuil[301] (Gironde) : 3000 Allemands attaquent une centaine de FFI du maquis de Vigne Oudide. Une quarantaine de résistants sont tués sur place, certains, faits prisonniers, sont torturés et exécutés. Plusieurs témoignages font état d'exécutions sommaires d'habitants le lendemain dans le village de Liard par les troupes allemandes.
Le 26
Le 27
  • Saligney (Jura) : La Wehrmacht, composée ce jour d'un détachement de Cosaques, sur des renseignements précis obtenus par des interrogatoires de la Gestapo, entoure le Mont Vassange près de Saligney (39) au petit matin pour piéger les membres du groupe Panthère de la résistance Franc-Comtoise dirigés par le lieutenant Mercier. Sur une quarantaine de résistants présents, 22 sont capturés, exécutés et pour la plupart mutilés[302]. Ce massacre a créé un grand émoi lorsque l'on sait que sur les 22 victimes, 16 avaient entre 17 et 22 ans[303].
  • Saint-Germain-du-Salembre (Dordogne) : 29 maquisards et la quasi-totalité des habitants du hameau d'Espinasse sont massacrés par les Allemands.
  • Grotte de la Luire (Drôme) : 35 blessés du maquis du Vercors sont assassinés.
  • La Chapelle-en-Vercors : Le village est incendié et bombardé par l'armée allemande. Seize jeunes otages sont exécutés dans la cour d'une ferme (qui s'appelle aujourd'hui la Cour des Fusillés).
  • Lyon : la Gestapo fusille 5 résistants place Bellecour.
  • Chard (Creuse) : le village est attaqué par le groupement Coqui qui tue 6 FFI et fait 17 prisonniers qu’il fusille et achève.
  • Roussines (Creuse) : Les résistants du maquis sont encerclés par la brigade Jesser : 23 maquisards sont exécutés, certains en déportation[304],[305] ;
  • Gargilesse-Dampierre (Indre) : une compagnie de la colonne Stenger massacre 12 résistants et civils[306].
Le 28
Haute-Garonne
Le 30
Le 31
Monument commémoratif du massacre de Penguerec.

Le 1

Mémorial des fusillés du à Saint-Astier.
  • Bourg-Lastic (Puy-de-Dôme) ;
  • Sarrians (Vaucluse): un commando de collaborateurs du PPF, épaulé par des soldats allemands, mène une opération dans le village où deux civils sont abattus et deux résistants arrêtés, torturés et exécutés[308] ;
  • Valmanya (Pyrénées-Orientales) : du 1er au  : Une colonne allemande et des miliciens se dirigent vers le village et bien que la majorité des villageois ait réussi à fuir grâce à l'alerte donnée par les maquisards, 4 civils sont capturés, torturés puis abattus, une femme est violée devant ses enfants, une autre plus âgée est torturée et tabassée, le village est pillé puis incendié. À la suite des combats avec les maquisards, les Allemands capturent le résistant Julien Panchot, chef du maquis Henri-Barbusse, qu'ils torturent avant de le fusiller ;
  • Fonsorbes (Haute-Garonne) : meurtres[307].

Le 2

Le 3
Le 4
Le 5
Le 7
  • Gouesnou (Finistère) : des hommes de la 3e brigade antiaérienne de la Kriegsmarine massacrent 42 habitants, dont des femmes et des enfants, au lieu-dit de Penguerec ;
  • Langon (Ille-et-Vilaine) : 6 maquisards sont surpris par des soldats allemands au Port-de-Roche et fusillés[313],[314] ;
  • Pleubian : 21 jeunes résistants, capturés au sémaphore de Crec'h Maout, sont fusillés. La veille, 4 passants avaient été abattus dans la commune voisine de Lanmodez ;
  • Langrolay-sur-Rance (Côtes-d'Armor) : tir d’un obus sur la foule (8 victimes civiles) ;
  • Saint-Yorre (Allier) : 11 résistants fusillés au lieu-dit « La Goutte Grandval ».
Le 8
  • Guipavas (Finistère) : Au lieu-dit Creac'h Burguy, sept hommes sont rassemblés dans le village puis abattus par des parachutistes allemands dont la division commandée par le général Ramcke venait d'arriver pour défendre Brest[315].
  • Savigny-en-Septaine (Cher), Tragédie des Puits de Guerry : 3e massacre sur trois. 8 femmes sont jetées une par une vivantes dans un puits et écrasées par des pierres (soit 36 victimes juives avec celles des deux premiers massacres de juillet)[300]).
Le 9
Le 10
Le 11
Le 12
  • Longny-au-Perche (Orne) : 5 otages pris au hasard dans le village sont fusillés ;
  • Signes (Var) : au même endroit que le , 9 autres résistants sont fusillés par les mêmes individus et dans les mêmes conditions (rapport Antoine de la Gestapo de Marseille). Parmi eux, François Pelletier, officier parachuté chargé des liaisons maritimes à Saint-Tropez et l'officier américain Muthular d'Erecalde qui attendait son embarquement avec lui ;
  • Périgueux (Dordogne), caserne Daumesnil : vingt-trois hommes y sont fusillés[226].
  • Villenouvelle (Haute-Garonne) : vols, incendies et meurtres le 12 et du 16 au [307].
Le 13
Le 14
  • Juicq (Charente-Maritime) : exécution sommaire de treize résistants capturés lors de l'attaque du maquis retranché au lieu-dit Château Gaillard[319] ;
  • Prémilhat (Allier) : massacre de la Carrière des Grises (42 otages de la prison de Montluçon sont fusillés)[320],[321] ;
  • Grenoble (Isère) : 20 maquisards du Vercors sont fusillés ;
  • Blasimon (Gironde) : bas du village - « Le , ici, après avoir été torturés, ont été lâchement assassinés par la gestapo allemande et par la milice de Vichy quatre soldats des Forces Françaises de l'Intérieur : Duprat René, Gonthier Marcel, Mescur Théophile, Schuster Albert.
Le 15
Le 16
Le 17
Le 18
Le 19
Le 20
  • Dompierre-sur-Mer (Charente-Maritime) : exécution d'un lieutenant FFI au lieu-dit le Bois Normandin[325] ;
  • Massacre de Saint-Genis-Laval (Rhône) : 120 internés de la prison Montluc, dont des résistants et des Juifs, sont assassinés par la Sipo-SD et la Milice française[326],[327],[328],[329] ;
  • Saint-Astier (Dordogne) : 21 otages sont fusillés le soir, au lieu-dit les Quatre-Routes, en représailles à des combats qui ont opposé des résistants aux allemands. 3 autres personnes sont exécutées dans les environs ;
  • Villaudric (Haute-Garonne) : assassinats et vols le 20 et [307]. 15 civils et 4 FFI sont tués, 8 personnes sont blessées[330] ;
  • Ligueil (Indre-et-Loire) : pour protéger leur fuite, des soldats allemands fuyant vers l'est ont pris en otage à Ligueil 3 personnes membres de la Croix-Rouge : Aimé Papillault, Albert Bertrend et Jean Poulin. Ils ont été accrochés par le maquis au lieu-dit « la Blanchardière », en bordure d'un petit bois, sur la route de Loches. Les trois otages ont été tués. Il existe une plaque commémorative sur la place de Ligueil ;
  • Fort de Romainville, Les Lilas (Seine-Saint-Denis) : 11 personnes, dont une femme, sont exécutées[331] ;
  • Chomelix (Haute-Loire) : exécution sommaire du capitaine Seigle, chef du maquis de Rougeac (FFI), et de Lucien Cornern dans le « petit bois » de Challes. Le capitaine Seigle avait œuvré dans les maquis de l'Ain et du Haut-Jura, sous les ordres de Jean-Pierre de Lassus Saint-Geniès. La véritable identité du capitaine Seigle reste inconnue à ce jour, malgré des recherches menées par plusieurs personnes depuis plus de 70 ans. Un blog est consacré à ces recherches[332].
Le 21
Le 22
Le 23
  • Méré (Yvelines) : 4 civils sont tués à la baïonnette par des SS revenus dans le village après sa libération par les Américains[338] ;
Le mémorial à Buchères.
Le 24
  • Châteauvillain (Haute-Marne) : en représailles 17 fusillés dont des gendarmes dans le Parc aux daims, 5 otages sont emmenés et seront déportés dont 4 ne reviendront pas des camps ;
  • Buchères (Aube) : 68 civils dont 35 femmes, 10 enfants de moins de 10 ans, des bébés de 6 à 18 mois et 5 vieillards de plus de 70 ans sont assassinés par les SS et le village est incendié par deux compagnies de la 51e brigade blindée de grenadiers SS[158] ;
  • Montferrier-sur-Lez (Hérault) : 2 résistants FTP et 4 travailleurs sont torturés avant d'être fusillés par les membres d'une colonne de la Wehrmacht (11e Panzerdivision) au bord de la route, au carrefour du Fescau, contre le mur d'une grange. Un monument rappelle aux passants, sur la route de Mende, ce triste exploit de la Wehrmacht en fuite[340].
Le 25
  • Maillé (Indre-et-Loire) : 124 habitants, âgés de 3 mois à 89 ans, sont massacrés, et le village est incendié (entièrement détruit, il sera reconstruit quasiment à l'identique), vraisemblablement par des hommes du Feld-Erstatz-Bataillon (bataillon de réserve) de la 17e Panzer Grenadier Division SS Götz Von Berlichingen[341] ;
  • Châtillon-sur-Indre (Indre) : des maquisards et des civils sont fusillés ;
  • Cerizay (Deux-Sèvres) : bombardement par une colonne allemande, 5 victimes civiles et 173 maisons incendiés ;
  • Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne) : À la veille de la Libération, des Allemands en retraite massacrent dans le bois de La Hotte[342] 11 jeunes Français appartenant à la résistance de Tournan, qui furent surpris et capturés à la Bretèche d'Hermières dans la maison de l'un d'entre eux, le garde des Eaux et Forêts Jambois : René Allais, Pierre Bisson, Lucien Cotel, André Dupré, Michel Haby, Roger Havard, Henri Jambois, Claude Kieffer, Roger Marty, Christian Michel et Christophe Planté. Le Monument aux fusillés de Villeneuve-Saint-Denis est inauguré le sur le lieu des exécutions ;
  • Chatou (Yvelines) : l'affaire des 27 martyrs[343], moment tragique de la Libération qui a vu le massacre de 27 civils et résistants ;
  • Chelles (Seine-et-Marne) : 13 personnes raflées et fusillées devant le mur de la Mairie (1 survivant mutilé) : Aimé Auberville (51 ans), Roger Barnadat (16 ans), Jean Bothorel (20 ans), Charles Castermant (29 ans), Lucien Closson (36 ans), Lucien Gallet (16 ans), Houssa Ouaïd (36 ans), René Levasseur (33 ans), Christian Mariey (17 ans), Wladislaw Pusz (18 ans), Georges Schoenfeld (30 ans) et André Verdeaux (16 ans).
Le 26
Plaque à la mémoire des maquisards fusillés le à Ligueil.
Ligueil, famille Praud.
Le 27
  • Col du Petit-Saint-Bernard (Savoie) : 28 hommes des villages de la Tarentaise sont fusillés par la Wehrmacht en repli vers l'Italie ;
  • Ligueil (Indre-et-Loire) : 3 maquisards faits prisonniers sont fusillés par l’armée allemande et, le lendemain, un autre maquisard prisonnier, son épouse et ses 3 enfants de 11 à 15 ans sont exécutés ;
  • La Celle-Guenand (Indre-et-Loire) : 10 victimes - 2 maquisards tués au bourg et 8 civils tués au lieu-dit Repinçay, sur la route de Saint-Flovier, par une colonne de la Wehrmacht, qui avait fait halte la veille au Grand-Pressigny (sans victime) ;
  • Chalautre-la-Petite (Seine-et-Marne) : un contingent de la Wehrmacht, stationné dans le village, prend 22 habitants en otages, en représailles de la capture de deux des leurs par une patrouille américaine ; les otages, emmenés hors du village sur la route de Sourdun, sont fusillés ; treize d'entre eux meurent.
Nuit du 28 au 29
  • Boves (Somme), bois de Gentelles : dix-huit résistants (dont une femme), extraits de la citadelle d'Amiens, sont massacrés puis jetés dans un ancien abri sommaire de la Première guerre mondiale, le charnier est découvert le suivant.
Le 29
  • Bengy-sur-Craon (Cher) : 7 personnes sont fusillées et des fermes sont incendiées ;
  • Saint-Cyr (Vienne) : 6 civils français, Michel Dubois, Désiré Berger, Roger Moine et ses trois fils Jean, Roger et Claude, sont exécutés par des soldats allemands après qu'ils ont été réquisitionnés pour dégager des troncs d’arbres couchés sur une route. Quelques jours plus tard, plusieurs auxiliaires féminines de l'armée allemande faites prisonnières par des parachutistes français du 3e SAS[346],[347] sont confiées au Maquis comme otages. Elles seront fusillées en représailles, dans le cimetière du village, par leurs geôliers[348].
Le 30
Le 31

Septembre 1944

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Plaque rappelant l'exécution de 27 résistants le , rue aux Raz à Autun.
Monument des fusillés de la Résistance à la Piquante Pierre, Basse-sur-le-Rupt.
Laives Monument des fusillés du 4 septembre 1944.
Le 1
Le 2
  • Étreux (Aisne) : au hameau du Gard, à la suite d'une embuscade de la Résistance, les Allemands arrêtent et fusillent 36 hommes et brûlent de nombreuses maisons[352],[353],[354] ;
  • Gard d’Étreux & Junière (Aisne) : En représailles à une embuscade, des SS tuent 36 civils et détruisent le hameau[355].
Le 3
  • Crécy-en-Ponthieu (Somme) : le jour de la libération du village, 6 hommes (gendarmes et civils) furent abattus par les Allemands après la reddition de la gendarmerie où étaient détenus des prisonniers de guerre allemands.
  • Lorgies (Pas-de-Calais) : 14 habitants du village sont arrêtés par les Allemands et fusillés dans le bois Fréteur[356],[357].
Le 4
Le 5
  • Mont-Bernanchon (Pas-de-Calais) : à la suite du tir d'un résistant de la dernière heure sur une colonne allemande qui était en train de repartir en Allemagne, huit habitants choisis au hasard dans leur domicile et emmenés à pieds à Saint-Venant pour être fusillés.
  • Zegerscappel (Nord) : plusieurs FFI sont tués lors d'un combat ; les résistants survivants sont ensuite fusillés.
Le 8
  • Autun (Saône-et-Loire): 27 résistants sont fusillés par les Allemands dans les jardins d'une école de la ville, rue aux Raz.
Le 10
  • Angirey (Haute-Saône) : 7 résistants et 5 habitants sont exécutés, et 57 maisons incendiées.
Le 16
  • Bergues (Nord) : avant de se retirer vers Dunkerque, les Allemands minent préalablement une maison, qui explose quand son propriétaire veut rentrer chez lui ; il y a plusieurs dizaines de victimes civiles qui fêtaient leur libération dans la rue.
  • Ferrières (Charente-Maritime) : les Allemands tuent 9 civils, dont le maire du village, et 15 maquisards du régiment Ricco. Ils incendient 7 maisons du hameau de Chanteloup[359],
Le 18
Les 20 et 21

Le 24

  • Moussey (Vosges) (1 400 habitants en 1940) : la Résistance s'organise notamment à compter de l'été 1944 dans le cadre de l'Opération Loyton du Special Air Service (SAS). En représailles une première rafle a lieu le , 54 hommes ont été déportés (6 survivants) et 3 soldats commandos du SAS ont été abattus. Un peu plus tard, le , 187 personnes furent encore arrêtées et déportées ; 144 d'entre elles ne revinrent pas dont le maire, Jules Py, mort à Dachau. Le , 4 maquisards de Senones ont été arrêtés et abattus à Moussey. En un mois, Moussey qui comptait environ 1 400 habitants en 1939, aura enduré la déportation de 241 personnes dont 192 n’en sont jamais revenues.
Le 26
Le 27

Bibliographie

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Références

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  356. http://www.mairie-lorgies.fr/souvenir.htm
  357. « Monument aux morts de Lorgies », sur pagesperso-orange.fr (consulté le ).
  358. Fabrice Leviel, « Offin : le spectre du massacre de 1944 est toujours présent dans les mémoires : Le 4 septembre 1944, seize personnes étaient fusillées par les troupes allemandes en déroute. Plus tôt, un soldat allemand avait été abattu lors d’un accrochage avec les résistants. Ce jeudi, une commémoration a lieu à Offin et à Hesmond », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
  359. http://milleansabouhet.pagesperso-orange.fr/html/f-3945-11.htm

Lieux d'exécutions

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Articles connexes

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Liens externes

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