Liste de massacres perpétrés par les forces allemandes en France durant la Seconde Guerre mondiale
Les troupes allemandes et leurs auxiliaires commirent plusieurs massacres et de nombreuses exécutions en France, à partir de l'invasion de jusqu’à la Libération en . De nombreuses catégories de populations en furent victimes : hommes, femmes et enfants, civils, tirailleurs sénégalais en 1940 (Chasselay), résistants blessés ou prisonniers (Mont-Mouchet, Vassieux-en-Vercors, Grotte de la Luire), otages et Juifs (Saint-Genis-Laval, Bron, Savigny-en-Septaine).
Si dans la mémoire collective et la littérature historique, le massacre d'Oradour-sur-Glane, avec ses 643 victimes, occupe une place prépondérante, il ne peut occulter l'atrocité d'assassinats collectifs comme ceux commis à Maillé, Tulle, Ascq, Buchères, Dortan, Valréas, la vallée de la Saulx et de toutes les autres exactions des troupes allemandes qui firent plusieurs milliers de victimes.
Généralement attribués à la Waffen-SS, ces massacres sont aussi perpétrés par des unités de la Wehrmacht, de la Gestapo, de la Sipo-SD et par leurs subordonnés français. La brutalité s'intensifie au début de l'année 1944, avec les instructions données le par le général Hugo Sperrle, concernant la répression, à la suite d'une intervention personnelle d'Adolf Hitler. Sont alors perpétrés en France, après le débarquement de Normandie, les crimes pratiqués sur le front de l'Est et dans les Balkans.
Durant la Seconde Guerre mondiale, un total de 6 000 Français massacrés, exécutés sommairement par les Allemands et leurs auxiliaires, 25 000 fusillés, 27 000 résistants morts en déportation, en plus de 76 000 Juifs déportés[1].

Liste chronologique
[modifier | modifier le code]Mai 1940
[modifier | modifier le code]- le 21
- Mercatel : six civils y sont exécutés par des soldats de la 3e division SS Totenkopf[2] ;
- Simencourt : cinq hommes y sont exécutés, vingt-quatre fermes incendiées par des soldats de la 3e Panzerdivision SS Totenkopf[3] ;
- Hermaville : quatre civils y sont exécutés (dont une femme handicapée, âgée de 78 ans, dans son lit), plusieurs maisons et fermes sont incendiées par des soldats de la 3e Panzerdivision SS Totenkopf[4],[5].
- le 22
Pas-de-Calais
- Aubigny-en-Artois : 98 civils y sont exécutés par des soldats de la 3e Panzerdivision SS Totenkopf[6] ;
- Berles-Monchel , hameau de Vandelicourt : quarante-cinq civils y sont exécutés (quarante-et-un réfugiés et quatre habitants de la commune) par des soldats de la 3e Panzerdivision SS Totenkopf[7].
- le 23
- Aubigny (Somme) : au cours de la bataille d'Amiens, après de durs combats, la 13e division d'infanterie allemande reprend la localité. Une cinquantaine de soldats prisonniers du 24e régiment de tirailleurs sénégalais, blessés, y sont achevés[8].
- le 24
- Hinges (Pas-de-Calais) : dix civils, âgés de 26 à 53 ans, sont exécutés au bord d'un trou d'obus datant de la Première Guerre mondiale, puis y sont ensevelis[9].
- les 24 et 25
- Beuvry (Pas-de-Calais), quartier du Quesnoy : quarante-huit civils et réfugiés y sont massacrés par des soldats de la 3e Panzerdivision SS Totenkopf[10].
- le 26
Pas-de-Calais
- Houlle : onze prisonniers du 110e RI y sont exécutés par des soldats de la 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler[11] ;
- Lestrem , ferme du Paradis : 97 soldats britanniques prisonniers issus du 2e bataillon du Royal Norfolk Regiment, du 1er bataillon du Royal Scots et d'autres corps expéditionnaires britanniques y sont exécutés par des soldats de la 3e Panzerdivision SS Totenkopf.
- le 28
- Esquelbecq (Nord), lieu-dit de la Plaine au Bois : quatre-vingts soldats britanniques du 2e bataillon du Royal Warwickshire Regiment (en), du Cheshire Regiment (en) et du Royal Regiment of Artillery, ainsi qu'un soldat français, y sont exécutés par des hommes de la 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler[12] ;
Pas-de-Calais
- Oignies : entre quatre-vingts et cent vingt-quatre civils y sont assassinés par des soldats de la 267e Infanterie-Division, à la suite d'une bataille qui dure trois jours[13]. Un homme est torturé et brûlé vif, ce dernier est pris à tort, pendant plus de 60 ans, pour le lieutenant anglais Keith Davenport[14] ;
- Courrières : quarante-cinq hommes y sont assassinés par des soldats de la 267e Infanterie-Division, la ville est incendiée et détruite à 90 %[15].
les 29, 30 et 31
- Emmerin (Nord) : au cours de la bataille d'Haubourdin, des soldats de la 6e compagnie du 2e bataillon du 497e Infanterie-Regiment de la 267e Infanterie-Division y commettent de nombreux crimes :
- le 29 :
- trois habitants sont exécutés à leurs domiciles ;
- douze hommes, dont un infirme (neuf réfugiés belges et trois français) sont fusillés derrière une maison.
- le 30 :
- un homme est fusillé ;
- trois réfugiés belges périssent, alors que la bâtisse où ils se trouvent est incendiée.
- le 31 : deux habitants sont abattus dans les rues[8].
- le 29 :
- le 30
- Febvin-Palfart (Pas-de-Calais) : trente-deux soldats marocains du 254e régiment d'artillerie lourde nord-africaine de la 1re division d'infanterie nord-africaine y sont exécutés[16].
Juin 1940
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- date inconnue
- Laxou (Meurthe-et-Moselle), lieu-dit Quatre-Vents : sept artilleurs malgaches y sont fusillés[17].
- le 7
- Airaines : le capitaine N'Tchoréré, officier français refusant d'être séparé de ses camarades officiers, y est exécuté par un feldwebel de la 25e Infanterie-Division ;
- Beaufort-en-Santerre : une trentaine de soldats du 41e régiment d'infanterie sont rassemblés dans un champ et y sont exécutés[18].
- le 8
- Dromesnil (Somme) : des soldats allemands y exécutent cent vingt-trois tirailleurs sénégalais de la 5e division d'infanterie coloniale, alors que ceux-ci ont rendu les armes.
- le 10
- Erquinvillers (Oise) : des tirailleurs sénégalais de la 4e division d'Infanterie coloniale y sont massacrés par des soldats de la Wehrmacht[19].
- Les 10 et 11
- Cressonsacq, (Oise), bois d'Éraine : des soldats de la Panzergrenadier-Division Großdeutschland y exécutent, à l'issue des combats, au moins soixante-six soldats et huit officiers du 16e RTS et du 24eRTS (régiments de tirailleurs sénégalais)[20].
- le 17
- Clamecy (Nièvre) : quarante-quatre tirailleurs sénégalais et nord-africains y sont fusillés ; l'un d'entre-eux parvient malgré tout à s'enfuir mais est rattrapé et tué à Oisy[21].
- le 19
- Sillé-le-Guillaume (Sarthe) : des soldats allemands y assassinent quatorze prisonniers appartenant au 208e régiment d’artillerie lourde coloniale[22],[23].
- le 20
- Domptail (Vosges) : entre vingt-huit et trente-trois soldats français y sont fusillés par des soldats allemands[24] ;
- Chasselay : quarante-huit prisonniers, appartenant au 25e régiment de tirailleurs sénégalais, sont exécutés dans un champ par des hommes de la 3e division SS Totenkopf [25],[26] ;
- Lentilly : des hommes de la 3e division SS Totenkopf y massacrent dix-huit tirailleurs sénégalais faits prisonniers[26] ;
- Champagne-au-Mont-d'Or : des hommes de la 3e division SS Totenkopf y massacrent douze tirailleurs sénégalais faits prisonniers ;
- Éveux : des hommes de la 3e division SS Totenkopf y massacrent treize tirailleurs sénégalais faits prisonniers.
Août 1941
[modifier | modifier le code]- Le 26
- Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : quatre militants communistes y sont fusillés[27].
- Le 29
- Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : trois hommes du réseau Nemrod y sont fusillés : le capitaine de corvette Honoré d'Estienne d'Orves, le lieutenant Maurice Barlier, officiers de la France libre, et Jan Doornik, officier néerlandais[27].
Octobre 1941
[modifier | modifier le code]- Le 22
Quarante-huit prisonniers sont exécutés en représailles après la mort de Karl Hotz
- Châteaubriant (Loire-Inférieure), carrière de la Sablière : vingt-sept prisonniers, dont Guy Möquet, y sont fusillés[28] ;
- Nantes (Loire-Inférieure), champ de tir du Bêle : seize prisonniers y sont fusillés[29] ;
- Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : cinq otages y sont fusillés[30].
- Le 24
- Martignas-sur-Jalle (Gironde), camp de Souge : cinquante otages y sont fusillés en représailles, après l'assassinat du conseiller d'administration militaire Hans Gottfried Reimers (de), abattu par Pierre Rebiere[31].
Décembre 1941
[modifier | modifier le code]- Le 15
- 95 prisonniers sont exécutés en représailles à une série d'attentats[27]
- Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : soixante-neuf otages y sont fusillés, dont cinquante-trois Juifs, parmi lesquels quarante-quatre ont été extraits du camp de Drancy[27],[32] ;
- Caen (Calvados) : treize prisonniers communistes y sont fusillés par les Allemands[33] ;
- Juigné-des-Moutiers (Loire-Atlantique), lieu-dit la Blisière : neuf prisonniers du camp de Choisel à Châteaubriant y sont fusillés[34] ;
- Fontevraud-l'Abbaye (Maine-et-Loire) : quatre militants communistes, détenus à la prison, sont fusillés à proximité de cette dernière[35].
Mai 1942
[modifier | modifier le code]- Le 16
- Avon-les-Roches (Indre-et-Loire), camp du Ruchard : cinq jeunes communistes tourangeaux et trois résistants d'autres départements y sont fusillés[36].
Août 1942
[modifier | modifier le code]- Le 11
- Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : quatre-vingt-huit otages communistes y sont fusillés sur ordre de la Sipo-SD, en représailles à un attentat ayant tué huit soldats de la Luftwaffe[37],[38].
Septembre 1942
[modifier | modifier le code]- Le 21
- Cent seize militants communistes sont exécutés sur ordre de la Sipo-SD en représailles après plusieurs attentats[39]
- Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : quarante-six otages y sont fusillés[40] ;
- Martignas-sur-Jalle (Gironde), camp de Souge : 70 otages y sont fusillés[41].
Octobre 1942
[modifier | modifier le code]- Le 5
- Paris 15e arrondissement, stand de tir de Balard : dix-huit résistants FTP, dont Pierre Rebiere, y sont fusillés[42].
- Le 27
- Avon-les-Roches (Indre-et-Loire), camp du Ruchard : sept résistants FTP, dont Georges Bernard, y sont fusillés[36].
Novembre 1942
[modifier | modifier le code]- Le 3
- Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : six hommes y sont fusillées (trois résistants communistes[43],[44],[45] et trois détenus de droit commun[46],[47],[48]).
- Le 24
- Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : huit résistants FTP de la Seine y sont fusillés[49].
- Le 27
- Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : seize résistants du réseau de recherche de renseignements militaires Georges France 31, condamnés à mort pour espionnage, y sont fusillés[49].
Décembre 1942
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- Le 30
- Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine), stand de tir de la Maltière : vingt-cinq résistants communistes y sont fusillés[50].
Janvier 1943
[modifier | modifier le code]- Le 29
- Nantes (Loire-Inférieure), champ de tir du Bêle : neuf résistants condamnés à mort y sont fusillés[51].
Février 1943
[modifier | modifier le code]- Le 8
- Paris 15e arrondissement, stand de tir de Balard : cinq étudiants résistants, âgés de 17 à 20 ans, y sont fusillés par les Allemands après avoir été condamnés à mort pour actes de franc-tireur[52].
- Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : onze résistants FTP du Nord y sont fusillés après leurs condamnations à mort pour actes de franc-tireur[52].
- Les 12-13, 17 et 24
- Massacre de Ballersdorf (Haut-Rhin) : dix-huit hommes dont neuf Ballersdorfois, refusant leur incorporation de force dans l'armée allemande, décident de s'y soustraire en tentant de se rendre en Suisse la nuit de 12 au . Trois d'entre eux sont tués lors d'une échauffourée avec des garde-frontières allemands, un parvient à se cacher, les quatorze autres sont arrêtés le lendemain.treize seront jugés sommairement et fusillés le à la sablière du camp de concentration de Natzweiler-Struthof, le quatorzième y est fusillé le 24, sans avoir été jugé[53].
- Le 19
- L'Épine (Marne), terrain militaire de la Folie : quinze résistants, condamnés à mort par le tribunal militaire allemand de Châlons-sur-Marne pour des attentats ferroviaires, y sont fusillés[54].
Août 1943
[modifier | modifier le code]- Le 4
- Thines (Ardèche), hameau de Tastevin : six maquisards et trois civils, dont une femme de 90 ans, y sont massacrés par des soldats de la 715e division d’infanterie de la Wehrmacht[55],[56].
Septembre 1943
[modifier | modifier le code]- Le 7
- Maisonnisses (Creuse), bois du Thouraud : sept maquisards réfractaires au STO y sont abattus par les Allemands, sept autres ainsi que deux paysans sont déportés dans les camps, dont six ne reviendront pas[57].
- Le 17
- Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : dix-neuf résistants FTP brestois y sont fusillés « pour avoir combattu les troupes allemandes d'occupation et commis contre elles de nombreux actes de sabotage à l'aide d'armes et d'explosifs dans le département du Finistère dans les rangs des FTPF »[58],[59].
- Le 26
- Citadelle de Besançon (Doubs) : seize résistants FTP du groupe Guy Mocquet, dont Henri Fertet, y sont fusillés après avoir été jugés par un tribunal militaire allemand[60].
Octobre 1943
[modifier | modifier le code]- Le 13
- Singles (Puy-de-Dôme) : alors que le SD de Vichy compte neutraliser un groupe d'une quarantaine de maquisards de l'Armée secrète, un agriculteur est abattu, un habitant grièvement blessé, cinq personnes sont arrêtés, dont quatre sont déportés, parmi lesquels le maire, qui n'en reviendra pas[61].
Novembre 1943
[modifier | modifier le code]- Le 15
- Sainte-Féréole (Corrèze), fermes de la Besse et du Treuil : dix-huit résistants de l'Armée secrète, dont Hirsch Trocki, y sont exécutés par des hommes du 28e SS Polizei Regiment Todt de Limoges, les fermes sont incendiées, plusieurs maquisards sont ensuite déportés[62],[63].
- Le 17
Décembre 1943
[modifier | modifier le code]- Le 26
- Habère-Lullin (Haute-Savoie) : environ quatre-vingts personnes, dont de jeunes réfractaires au STO, sont rassemblés dans le château lors d'un bal. Vers une heure du matin, les hommes de la 9e compagnie du 3e bataillon du 28e SS Polizei Regiment Todt d'Annemasse encerclent la demeure, massacrent vingt-cinq personnes et brûlent leurs corps, provoquant l'incendie du château ; vingt-six autres personnes sont arrêtés et conduit à l'hôtel Pax, parmi lesquelles huit sont ensuite déportées[65],[66].
Janvier 1944
[modifier | modifier le code]- Le 27
- Lasserre (Haute-Garonne), forêt de Bouconne : François Verdier, chef régional du MUR, y est exécuté par la Gestapo de Toulouse, après 44 jours de sévices. Son corps est rendu méconnaissable après l'explosion d'une grenade[67].
- Le 29
- Malleval (Isère) : après avoir cernée la commune, 1800 hommes du 157e régiment de montagne de la Werhmacht, accompagnés de miliciens, y tuent quarante-deux personnes, dont vingt-huit résistants du 6e BCA reconstitué, ainsi que des résistants du maquis FTP du hameau des Belles. Quatorze habitants sont tués, huit sont déportés, cinq ne reviendront pas des camps ; le village est incendié[68],[69].
Février 1944
[modifier | modifier le code]- Le 16
- Beyssenac (Corrèze), moulin de la Papeterie : trente-quatre jeunes réfractaires au STO sont exécutés par des hommes du 28e SS Polizei Regiment Todt et des gestapistes français venus de Limoges ; douze sont déportés, dont cinq ne reviendront pas. Le mémorial est situé au pont Lasveyras[70],[71].
- Le 21
- Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien :
- trois lycéens, résistants de Saint-Brieuc (Côte-du-Nord) y sont fusillés[72] ;
- Affaire de l'Affiche rouge : vingt-deux résistants des FTP-MOI y sont fusillés.
- Le 22
- Izon-la-Bruisse/Eygalayes (Drôme) : trente-quatre maquisards y sont faits prisonniers, puis sont assassinés par des hommes de la 8e compagnie du 3e régiment de la Panzergrenadier-Division Brandenburg accompagnés de miliciens. Bruno Razzoli, commandant du maquis d'Izon, est aussi interpellé le 22, alors qu'il se rend auprès de ses hommes pour les prévenir de l'arrivée des Allemands ; il est torturé puis est exécuté le 28 au lieu-dit la Geneste à Izon[73],[74].
- Annecy (Haute-Savoie), stand de tir : huit résistants y sont fusillés par un peloton de GMR du groupement Bretagne, le lendemain de leur condamnation par une cour martiale vichyste siégeant à Annecy[75],[76].
- Le 26
- Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), Hôtel Savoie et Léman : six résistants y sont fusillés par un peloton de GMR, le lendemain de leur condamnation par une cour martiale vichyste siégeant dans l'enceinte de l'école, alors PC de la milice du Chablais[77],[76].
Mars 1944
[modifier | modifier le code]- Le 8
- Sevrier (Haute-Savoie), route du col de Leschaux : cinq résistants y sont fusillés par un peloton de GMR, après un jugement expéditif rendu la veille à Annecy par une cour martiale vichyste[78],[76] ;
- Toulaud (Ardèche), lieu-dit Juventin : trois hommes : deux habitants et un résistant FTPF, sont exécutés dans une ferme par un détachement de la Wehrmacht accompagné de miliciens[79],[80].
- Le 20
- Sevrier (Haute-Savoie), route du col de Leschaux : cinq résistants y sont fusillés par un peloton de GMR, après un jugement expéditif rendu le jour même à Annecy par une cour martiale vichyste[81],[76]. Un autre résistant y est fusillé dans les mêmes conditions le [82].
- Le 25
- Saint-Romain-en-Viennois et Vaison-la-Romaine (Vaucluse): les forces allemandes attaquent le camp FTP de Sainte-Croix à Saint-Romain-en-Viennois, près de Vaison-la-Romaine. Trois maquisards y sont tués et torturés tandis que quatre autres résistants trouvent la mort lors d’affrontements autour de la gare de Vaison. Les corps des sept victimes criblés de balles sont ensuite exposés publiquement près de la gare[83].
- Le 26
- Brantôme, lieu-dit la Besse des Courrières : vingt-cinq détenus de la prison de Limoges : seize résistants, dont Georges Dumas et Georges Lassalle et neuf Juifs, ainsi qu'un résistant du réseau Buckmaster résidant à Brantôme, sont abattus dans une carrière désaffectée, par un détachement de la Phalange nord-africaine, Hilfspolizei de la division Brehmer ; ceci après l'exécution la veille de deux officiers allemands et de leur chauffeur, tombés dans une embuscade[84],[85],[86]. Un réfugié juif de la commune est assassiné peu après par les sbires de Bonny et Lafont[87] ;
- Allemans, lieu-dit la Boucherie : des soldats de la division Brehmer y abattent un luthier de Ribérac ainsi que son métayer, puis incendient la ferme[88] ;
- La Jemaye :
- Échourgnac : des soldats de la division Brehmer y abattent une habitante et brûlent sa maison[91] ;
- Ribérac et Mussidan : les Allemands y prennent position ; le général Walter Brehmer installe son quartier général à Ribérac. Ils sillonnent la forêt de la Double orientale et déclenchent des incendies pour débusquer les maquisards[92],[93].
- Le 27
- Sainte-Marie-de-Chignac (Dordogne), lieu-dit les Potences[94] : vingt-cinq détenus des prisons de Limoges et Périgueux, principalement des Juifs, y sont massacrés par des membres de la Phalange nord-africaine, auxiliaires de la division Brehmer. Deux blessés ayant fait le mort, survivent[95],[96].
- Le 31 et le 2 avril
- Rouffignac (Dordogne) : le village est entièrement incendié, trois hommes y sont exécutés, quatre gendarmes sont déportés en Allemagne, dont ils ne reviendront pas[97].
Avril 1944
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- Le 1er
- Cornil (Corrèze) : après la deuxième embuscade de Cornil, des hommes de la Légion nord-africaine de Bonny et Lafont, ainsi que des Allemands, tirent à l'aveuglette, entrent dans les maisons du village, les pillent et prennent une cinquantaine d'otages dont certains sont fusillés le lendemain.
- Les 1er et 2
- Ascq (Nord) : quatre-vingt-six habitants y sont fusillés par des hommes de la 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend à la suite d’un acte de sabotage contre un train[98],[99].
- Le 6
- Tarnac, lieu-dit la Grande Pâture : des membres de la division Brehmer et de la Sipo-SD y massacrent quatre Juifs[100] ;
- Bugeat, proximité du bourg : quatre habitants, arrêtés au village de l'Échameil, y sont fusillés par des soldats de la division Brehmer. Dix Juifs, essentiellement des femmes et des enfants, sont arrêtés et déportés au camp d'extermination d'Auschwitz ; seul une jeune fille en reviendra.
- Le 20
- Le 30
- Aussonne (Haute-Garonne) : trois habitants, dont deux enfants, y sont tués à cause d'exactions commises par des hommes de la 16e compagnie du régiment Deutschland de la 2e division SS Das Reich[102].
Mai 1944
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- Le 2
- Montpezat-de-Quercy (Tarn-et-Garonne) : des hommes du 1er bataillon blindé de la 2e division SS Das Reich y tuent cinq personnes, en déportent seize autres, dont cinq ne reviendront pas (entre autres Marie-Antoinette Orcival). Des fermes sont pillées et incendiées[103].
- Le 4
- Annecy (Haute-Savoie), stand de tir : cinq résistants y sont fusillés par un peloton de GMR, après leur condamnation par une cour martiale vichyste siégeant à la villa Mary[104],[105].
- Les 5 et 14
- Miremont (Haute-Garonne) : deux inconnus y sont fusillés le 5, puis un civil est abattu le 14 par des hommes d'une compagnie de la 2e division SS Das Reich qui cantonne dans le village depuis le 9 avril[106].
- Le 6
- L'Épine (Marne), terrain militaire de la Folie : cinq résistants CDLR/BOA de Châlons-sur-Marne, condamnés à mort par le tribunal militaire allemand de la ville pour attentats ferroviaires et appartenance à la Résistance, y sont fusillés[54].
- Nuit du 8 au 9
- Boves (Somme), bois de Gentelles : huit résistants, extraits de la citadelle d'Amiens, y sont massacrés puis leurs corps sont jetés dans un ancien abri sommaire de la Première Guerre mondiale ; le charnier est découvert le suivant.
- Les 11 et 12
- Lauzès : trois personnes y sont exécutées par des hommes de la 2e division SS Das Reich[107] ;
- Grèzes : deux hommes sont pris sous le feu d'un véhicule blindé allemand, l'un est tué, l'autre blessé[108] ;
- Sousceyrac : trois hommes y sont fusillés, un autre martyrisé, vingt-deux personnes sont déportées[109] ;
- Cardaillac : trois personnes, dont une habitante, y sont exécutés par des hommes de la 2e division SS Das Reich[110] ;
- Molières : un homme y est assassiné[111] ;
- Saint-Céré : exécutions, arrestations et déportation[112] ;
- Figeac : un otage y est exécuté[113] ;
- Lunan : deux civils y sont exécutés par des hommes de la la 2e division SS Das Reich[114] ;
- Saint-Félix : un détachement de deux cents hommes de la 2e division SS Das Reich y massacre huit habitants[114].
- Le 15
- Fouesnant (Finistère) : quinze résistants du groupe Vengeance, ainsi que deux déserteurs russes de la Wehrmacht, sont fusillés par les Allemands dans le marais de Mousterlin. Deux autres exécutions ont lieu, l'une le , l'autre le [115].
- Le 17
- Urau (Haute-Garonne) : exécution sommaire par les Allemands d'un passeur pyrénéen dénoncé par le collaborationniste Philippe Berkane[116].
- Le 21
- Frayssinet-le-Gélat (Lot) : des hommes du 1er bataillon du régiment Der Führer de la 2e division SS Das Reich y pendent trois femmes, en abattent une quatrième, fusillent dix hommes, puis en abattent un onzième alors qu'il tente de fuir[117],[118].
- Le 23
- Galié (Haute-Garonne) : une jeune mère de 19 ans perd la vie suite à une intervention de la Grenzpolizei (police des frontières allemande) au domicile familial, ce dernier étant pillé et incendié[119],[120].
- Le 25
- Lantilly (Côte-d'Or) : après avoir été encerclés par plusieurs centaines de soldats allemands, des hommes de l'armée Vlassov, des feldgendarmes, ainsi que des miliciens, vingt-trois maquisards du groupe Henri Bourgogne y sont exécutés sommairement, deux autres sont déportés[121].
- Le 28
- Saint-Sébastien, (Creuse), hameau de Vaussujean : un groupe d'hommes appartenant à l'Armée secrète tombe dans une embuscade tendue par des hommes de l'escadron cycliste du 3e bataillon du 1er régiment de France tenant un poste de surveillance dans le hameau ; sept résistants sont abattus, deux autres fait prisonniers, ainsi que Victor Renaud du réseau Alliance (qui habite non loin et été dénoncé), sont livrés à la Milice[122].
- Le 31
- Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine), stand de tir de la Maltière : dix résistants y sont fusillés[123],[50].
Juin 1944
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- Date inconnu
- Cadours (Haute-Garonne) : un résistant non identifié y est trouvé après avoir été abattu[124].
- Le 1er
- Limogne-en-Quercy : six hommes y sont abattus, un jour de marché, par des hommes de la 2e division SS Das Reich[125] ;
- Cadrieu : après l'avoir poursuivi, trois SS abattent un homme alors que ce dernier s'est rendu[126] ;
- Frontenac : deux jeunes parisiens, en vacances chez de la famille, y sont abattus par des Allemands[127].
- Le 2
- Miremont (Haute-Garonne) : quinze Juifs qui sont détenus à la caserne Caffarelli de Toulouse, en sont extraits, puis sont exécutés par des hommes d'une compagnie de la 2e division SS Das Reich qui cantonne dans le village depuis le 9 avril[106].
- Nuit du 2 au 3
- Chaum (Haute-Garonne) : un homme est abattu par des douaniers allemands alors qu'il tente de fuir[128].
- Le 3
- Lot : massacres commis par des hommes du 1er régiment blindé de pionniers de la 2e division SS Das Reich
- Le 5
- Ugine (Savoie) : des éléments du SS-Polizei-Regiment 19 y massacrent vingt-huit hommes au cours de la journée[134],[135].
- Le 6
- Hémevez (Manche) : sept parachutistes américains du 507e régiment d'infanterie parachutiste de la 82e division aéroportée, capturés et désarmés, y sont fusillés par des militaires allemands[136] ;
- Caen (Calvados), prison de la Maladrerie : entre 70 et 80 prisonniers, dont deux femmes, y sont exécutés par la Gestapo. Aucun des corps n'a été à ce jour localisé[137].
- L'Épine (Marne), terrain militaire de la Folie : sept résistants Rémois (cinq FTPF, un membre du réseau action Vengeance et un membre de Libération-Nord) condamnés à mort par le tribunal militaire allemand de Châlons-sur-Marne, y sont fusillés[54] ;
- Montpezat-de-Quercy (Tarn-et-Garonne), lieu-dit Perches-Haut : des hommes du 1er bataillon blindé de la 2e division SS Das Reich, qui sont cantonnés à Caussade, y exécutent onze personnes dont les corps sont retrouvés calcinés dans quatre fermes incendiées[138].
- Le 7
- Lot-et-Garonne : massacres commis par des hommes du 1er bataillon du régiment Der Führer de la 2e division SS Das Reich, accompagnés de membres de la Sipo-SD d'Agen
- Castelculier : deux résistants et quatre otages civils y sont exécutés ; le château de Laclotte et la ferme de la famille Afflatet sont brûlés par les Allemands[139] ;
- Saint-Pierre-de-Clairac : onze patriotes français y sont massacrés[140] ;
- Saint-Germain-la-Blanche-Herbe (Calvados), jardins de l'abbaye d'Ardenne : onze soldats canadiens faits prisonniers, appartenant aux North Novia Scotia Highlanders et 27e régiment blindé du Canada, ainsi que sept de leurs camarades le lendemain, y sont exécutés par des hommes de la 12e division SS Hitlerjugend sous les ordres du SS-Brigadeführer Kurt Meyer[141].
- Le 8
- Issendolus (Lot), hameaux de Gabaudet et de Donnadieu : quatre habitants et trente-cinq résistants (plus de nombreux disparus dans l'incendie de la ferme de Gabaudet, alors camp de résistants) sont massacrées par des hommes de la 2e division SS Das Reich, 71 maquisards sont faits prisonniers et nombre d'entre-eux déportés, neuf ne reviendront pas[142],[143] ;
- Montgueux (Aube), lieu-dit le Trou de Chirac : quinze résistants y sont fusillés par l'armée allemande[144],[145] ;
- Rennes (Ille-et-Vilaine), caserne du Colombier : trente-deux résistants, dont neuf républicains espagnols, y sont fusillés par les Allemands[146] ;
- Dordogne : massacres commis par des hommes du 1er bataillon de Panzergrenadiers du 4e régiment Der Führer de la 2e division SS Das Reich
- Saint-Floxel (Manche) lieu-dit la Chapelle Saint-Clair : un soldat allemand abat une agricultrice et ses deux filles, trois femmes et deux hommes, cachés dans un abreuvoir[150].
- Les 8 et 9
- Plounévézel (Finistère), hameau de Lamprat : neuf jeunes résistants carhaisiens y sont arrêtés par un détachement de la Wehrmacht, l'un d'entre eux est abattu alors qu'il tente de fuir, les habitants sont humiliés puis leurs habitations incendiées, trois des jeunes sont pendus dans divers lieux de Carhaix (Finistère), puis un autre au pont de Lostancoat (Côtes-du-Nord), un à l'embranchement de la route de Paule (Côtes-du-Nord), deux à Rostrenen (Côtes-du-Nord) et le dernier à Saint-Caradec (Côtes-du-Nord)[151].
- Les 8, 9 et 11
- Audrieu (Calvados), secteur du château : cinquante-huit soldats canadiens des Royal Winnipeg Rifles, quatre du 3rd Anti-Tank Regiment RCA, deux de la 6th Field Company RCE, ainsi que deux hommes du Cameron Highlanders of Ottawa, sont exécutés par des membres du 12e bataillon de reconnaissance (SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 12) de la 12e division SS Hitlerjugend[152].
- Le 9
- Communay (Isère en 1944), bois de Cornevent : dix-neuf détenus de la prison de Montluc y sont exécutés par des agents de la Gestapo[153] ;
- Norrey-en-Bessin (Calvados) : une soixantaine de civils se regroupent dans un hangar agricole, pensant être à l'abri des tirs d'artillerie allemands ; plusieurs grenades y sont jetées par des Allemands croyant avoir à faire à des soldats canadiens, vingt-trois personnes trouvent la mort, dix-sept autres sont blessées[154],[155] ;
- Bretenoux (Lot) : dix-neuf résistants de l'Armée secrète de Corrèze, tenant le pont sur la Cère, ainsi que treize habitants non armés, y sont tués lors de combats contre la 2e Panzerdivision SS Das Reich ; la ville est pillée, cinq fermes sont incendiées[156] ;
- Argenton-sur-Creuse (Indre) : treize résistants du maquis de l'Indre sont tués lors de combats (l'un d'entre eux, grièvement blessé, meurt à Prissac) ; trois gendarmes sont fusillés, quarante-et-un civils, dont quatre femmes et une fillette, sont exécutés dans différents lieux du village par les hommes d'une compagnie du régiment Der Führer de la 2e Panzerdivision SS Das Reich ; onze sont fusillés le lendemain dans une carrière au lieu-dit Gramagnat, située au hameau du Malabre à Beaune-les-Mines[157],[158] ;
- Janaillat (Creuse), lieu-dit Poteau de Combeauvert : trente-et-un jeunes maquisards y sont exécutés par des hommes du 3e bataillon du 4e régiment de Panzergrenadier Der Führer de la 2e Panzerdivision SS Das Reich[159],[160] ;
- Tulle : 99 hommes y sont pendus par des membres de la 2e Panzerdivision SS Das Reich et de la Sipo-SD, 149 sont déportés à Dachau, dont 101 ne reviendront pas[161] ;
- Sadroc, lieu-dit le Malpas : un agriculteur y est abattu par des hommes de la 2e Panzerdivision SS Das Reich, sa maison et sa grange sont incendiées[162].
- Le 10

- Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) : 643 habitants (207 enfants, 246 femmes et 190 hommes) y sont abattus ou brûlés vifs par des hommes du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e Panzerdivision SS Das Reich[163],[164] ;
- La Motte-Saint-Jean (Saône-et-Loire), hameau de la Varenne : à la suite d'un attentat contre un train transportant des troupes de l'Afrikakorps, cinq hommes y sont sommairement abattus, cinq habitations sont pillées puis incendiées. L'intervention de la gendarmerie de Digoin, ainsi que de celle de la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial mettent fin aux exactions[165],[166] ;
- Vaison-la-Romaine, Crestet et Séguret (Vaucluse): suite à l'insurrection du maquis « Vasio » le 9 juin dans la ville et les villages limitrophes, des hommes de la 9e Panzerdivision et du 194e régiment de sécurité, ainsi que des avions de la Luftwaffe, interviennent. Au cours des affrontements, bombardements et représailles, environ douze résistants et cinq civils sont tués ou exécutés sommairement par les forces allemandes[167] ;
- Beaune-les-Mines (Haute-Vienne), hameau du Malabre, lieu-dit Gramagnat : cinq soldats du 1er régiment de France, ralliés à la Résistance et six civils, tous pris en otage la veille à Argenton-sur-Creuse, ainsi que trois hommes extraits du quartier de cavalerie Marceau de Limoges, y sont fusillés par des éléments de la 2e Panzerdivision SS Das Reich ;
- Villiers-le-Duc, Aisey-sur-Seine, Ampilly-le-Sec, Belan-sur-Ource, Essarois, Maisey-le-Duc, Saint-Germain-le-Rocheux (Côte-d'Or) : trente-sept maquisards y perdent la vie face à des troupes de la Wehrmacht et de l'armée Vlassov, lors de la bataille de la forêt ; certains prisonniers sont fusillés après avoir été torturés[168] ;
- Issoudun (Indre) : lors d'un rassemblement patriotique, un détachement allemand mitraille la foule, provoquant la mort de onze civils et maquisards et en blessant grièvement treize autres, dont des enfants[169] ;
- Ussel (Corrèze) : quarante-sept jeunes résistants FTP y sont abattus, ou achevés étant blessés, par les hommes du Sicherungs-Regiment 95 en garnison dans la ville ;
- la Ferté-Saint-Aubin, ferme du By et Marcilly-en-Villette, château du Cerf-Bois (Loiret) : la Sipo-SD et la Gestapo française d'Orléans y massacrent quarante-et-un étudiants parisiens des corps-francs du réseau Thermopyles. Le lendemain, douze jeunes du même réseau, arrêtés au château des Grands-Bois à Menestreau-en-Villette, ainsi que les deux propriétaires des châteaux et six habitants de Ligny-le-Ribault, sont déportés au camp de concentration de Dachau, nombre d'entre-eux n'en reviendront pas[170],[171] ;
- Mary (Saône-et-Loire) : lors d'échauffourées entre une colonne allemande et des éléments du maquis de Mont-Saint-Vincent, trois maquisards y sont tués, dix habitants abattus, sept autres sont déportés, dont trois ne reviendront pas[172],[173].
- Les 10 et 11
- Mont Mouchet, Pinols, Seaugues, Auvers (Haute-Loire), Clavières, Ruynes-en-Margeride (Cantal), Paulhac-en-Margeride (Lozère) : une soixantaine de civils perdent la vie durant les combats qui opposent la Résistance aux troupes allemandes ou lors des répressions opérées par ces dernières (colonne Jesser, SS-Polizei-Regiment 19 entre autres) ; entre 125 et 238 maquisards sont tués, nombre d'entre-eux massacrés[174],[175],[176],[177],[178],[179] ;
- Les 10, 11 et 12
Massacres, crimes et exécutions sommaires commis par les 9e, 10e, 11e et 12e compagnies du 3e bataillon du régiment Deutschland de la 2e Panzerdivision SS Das Reich, pilotées par la Gestapo toulousaine
- Haute-Garonne (le 10)
- Marsoulas : vingt-sept civils, dont six femmes et douze enfants, y sont massacrés[180] ;
- Mazères-sur-Salat : huit hommes, civils ou résistants, y sont abattus[181] ;
- Martres-Tolosane : neuf hommes y sont massacrés, puis trois nouveaux assassinats y sont perpétrés les 8, 10 et [182],[183],[184] ;
- Saint-Michel, ferme du Ruisseau : quatre civils, dont une femme, ainsi que deux résistants y sont massacrés[185] ;
- Laffite-Toupière : un résistant est abattu dans son jardin, sa maison est pillée[186],[187] ;
- Ariège (le 10)
- Hautes-Pyrénées (le 11)
- Haute-Garonne (le 12)
- Le 11
- Orville (Indre), lieu-dit les Mineaux : dix habitants y sont exécutés, une maison est pillée puis brûlée[194] ;
- Dun-le-Poëlier (Indre) et Graçay (Cher) : pendant l'attaque des maquis du sud du département, onze maisons y sont incendiées et une vingtaine de civils et maquisards tués[195] ;
- Mussidan (Dordogne) : lors d'une attaque d'un train de protection allemand entant en gare par des maquisards FTPF, le chef de train est tué. L'intervention d'une colonne de la 11e Panzerdivision fait huit victimes chez les résistants. Par mesure de représailles, un détachement de la Sipo-SD, renforcé par un peloton de la Phalange nord-africaine, procède à l'arrestation de 350 hommes, essentiellement sur les communes de Mussidan, Sourzac et Saint-Médard-de-Mussidan. Quarante-sept otages sont fusillés à proximité de la mairie, cinq autres massacrés dans la rue, parmi lesquels le maire de la commune ; cent quinze habitants sont déportés[196] ;
- Saint-Julien-du-Verdon (Basses-Alpes) : onze résistants y sont abattus par la Gestapo niçoise.
- Les 11, 12 et 13
- Graignes (Manche) : durant la bataille de Graignes (en), des éléments de la 17e SS-Panzergrenadier-Division Götz von Berlichingen y ont perpétré des crimes de guerre : envers quatorze parachutistes américains blessés, dont cinq sont exécutés à la baillonnette, les neuf autres étant abattus après avoir été forcés de creuser une fosse ; envers un médecin et deux infirmiers militaires, deux prêtres, deux femmes âgées alitées, ainsi qu'envers quarante-quatre habitants de la commune, tous assassinés. Le village est finalement pillé et incendié[197].
- Le 12

- Taulignan (Drôme) alors qu'ils doivent intervenir à Valréas, des éléments de la 9e Panzerdivision y tuent treize personnes, civils et résistants, en arrêtent six autres. Ces derniers sont internés à la prison de Montluc, puis sont fusillés les jours suivant : un le à Saint-Didier-de-Formans (Ain), quatre le à Saint-Laurent-de-Mure (Isère), le dernier le à Roche (Isère)[198],[199],[200],[201] ;
- Valréas (Vaucluse) : le Kampfgruppe Unger, composé de trois compagnies et de trente-quatre blindés de la 9e Panzerdivision, d'hommes de la division Brandebourg, de la Feldgendarmerie, des Sicherungstruppen, de la Geheim Feldpolizei, ainsi que de recrues du Reichsarbeitsdienst, y fusille vingt-cinq otages civils et vingt résistants prisonniers contre le mur d'un atelier de cartonnage ; six résistants et un civil sont abattus en dehors de la ville[198],[202] ;
- Pibrac (Haute-Garonne), forêt de Bouconne : neuf jeunes hommes, réfractaires au STO qui cherchent à rejoindre le maquis, sont arrêtés puis torturés à Toulouse, avant d'être exécutés au lieu-dit Bosquet-Beguet par des supplétifs français de la Gestapo. L'une des victimes, laissée pour morte, survit après avoir été pris en charge par la Résistance[203],[204] ;
- Jeu-les-Bois (Indre), ferme des Laboureaux : à la suite d'une dénonciation, dix résistants y sont tués ou mortellement blessés, trente-deux sont déportés au camp de concentration de Neuengamme[205],[206] ;
- Lormes (Nièvre) : lors de combats contre la Résistance, quatre otages civils y sont fusillés ou abattus, quatre maquisards sont tués et deux autres blessés, plusieurs habitations sont incendiées[207] ;
- Cersot (Saône-et-Loire), hameau de Neuilly : trois habitants du hameau et neuf maquisards prisonniers y sont fusillés dans une ferme[208] ;
- Senven-Léhart (Côtes-du-Nord), château de Goas-Hamon : trois résistants y sont tués, cinq sont massacrés, douze se rendent aux soldats allemands (ces derniers sont jugés « pour activités de franc-tireur », puis exécutés le sur le terrain d'aviation de la Luftwaffe à Servel), le domaine est incendié[209] ;
Cantal : meurtres commis par une colonne composée de Felgendarmes et de gestapiste français venant de Saint-Flour, commandée par le capitaine SS Hugo Geissler
- La Chapelle-d'Alagnon : quatre otages y sont fusillés sur le bord de la route[210] ;
- Murat : trois hommes sont mitraillés à l'entrée de l'agglomération, deux sont tués, le troisième blessé. Quelques heures plus tard, le SS Geissler et douze des ses hommes y sont tués par des résistants[211] ;
- Le 13
- Revin (Ardennes), plateau du Malgré-Tout : 106 résistants, capturés après l'encerclement du maquis « Prisme », y sont massacrés par des éléments du Panzer-Regiment 36, sous les ordres du major Molinari [212],[213] ;
- Plestan (Côtes-du-Nord), bois de Boudan : trente-et-un otages, dont sept marchands forains algériens, raflés dans le département puis rassemblés à Callac, y sont abattus par des hommes du SD, dont des membres du Bezen Perrot[214].
- 13 et 14
- Houeillès (Lot-et-Garonne) : lors des bombardement du village par la Luftwaffe, une femme et un homme sont tués, vingt-cinq foyers sont détruits[215],[216].
- Le 14
- Saint-Georges (Cantal), pont de Soubizergues : vingt-cinq otages (dont les résistants Marcel et Roger Gradwohl, Edgard Lévy, Pierre Mallet, Raymond Winter), y sont fusillés en représailles, après la mort du capitaine SS Hugo Geissler abattu à Murat deux jours avant.
- Le 15
- Rieumes (Haute-Garonne), bois de Lahague : un jeune homme, alors qu'il rejoint le maquis, y est assassiné par des soldats allemands[217] ;
- Vieugy (Haute-Savoie), lieu-dit Sacconges : quinze résistants y sont fusillés par les Allemands[105],[218].
- Le 16
- Servel (Côtes-du-Nord), terrain d'aviation de la Luftwaffe : douze maquisards y sont exécutés, après avoir été martyrisés, puis jugés « pour activités de franc-tireur »[219] ;
- Monbalen (Lot-et-Garonne) : trois résistants y perdent la vie lors d'un combat contre un détachement de soldats allemands, guidé par un gestapiste agenais. Quatre agriculteurs sont abattus, dont trois après avoir été torturés[220] ;
- Saint-Didier-de-Formans (Ain), lieu-dit Roussille : vers 20 heures, trente résistants, dont Lucien Bonnet et l'historien Marc Bloch, sont extraits de la prison Montluc. Ils sont conduits sur le lieu d'exécution, où des membres de la Gestapo et de la Milice les mitraillent. Deux d'entre eux survivent au massacre[221].
- Le 17
- Saint-Laurent-de-Mure (Isère), lieu-dit les Glandiers : huit résistants, un civil et un inconnu, extraits de la prison Montluc, y sont exécutés[222].
- Le 18
- Domsure (Ain), lieu-dit les Lusy : douze résistants, extraits de la prison de Lons-le-Saunier, y sont exécutés[223],[224] ;
- Vieugy (Haute-Savoie), lieu-dit le Pesset : dix résistants y sont exécutés[218],[105] ;
- Roche (Isère), lieu-dit la Croix-Châtain : vingt résistants y sont exécutés[225].
- Le 19
- Périgueux (Dordogne), caserne Daumesnil : quatre résistants, condamnés la veille par un tribunal militaire allemand, y sont fusillés[226].
- Le 20
- Houeillès (Lot-et-Garonne) : des hommes du 2e bataillon du régiment Deutschland de la 2e Panzerdivision SS Das Reich y abattent sans sommations un chauffeur de camion, fusillent quatre civils dans une usine désaffectée, exécutent deux résistants ; cinq personnes sont arrêtées et déportées[227],[228].
- Coussay-les-Bois (Vienne), place des Écoles : à la suite de la mort d'un Felgendarme lors d'échanges de tirs la veille, trois maquisards de l'Armée secrète (groupement « Le Chouan », basé dans une ferme en ruine de la commune) y sont arrêtés et fusillés par des soldats allemands, un quatrième est fusillé le 7 juillet à Poitiers[229],[230].
- Le 21
- Boulogne-sur-Gesse (Haute-Garonne) : un bûcheron espagnol y est assassiné par des hommes d'une unité SS (2e Panzerdivision SS Das Reich)[231] ;
- Castelnau-sur-l'Auvignon (Gers) : sept guérilleros espagnols y sont tués, ainsi que quatre résistants français et trois civils ; le village est détruit par plusieurs explosions, la mairie-école et plusieurs fermes sont incendiées[232] ;
Dordogne : raid de la 11e Panzerdivision, accompagnée de miliciens, contre le maquis périgourdin
- Mouleydier et Saint-Germain-et-Mons : un enfant de neuf ans y perd la vie ; dix-neuf résistants sont tués, dix-huit sont fusillés ou égorgés ; les deux villages sont pillés et incendiés[233] ;
- Pressignac : trente-quatre hommes y sont tués, essentiellement des maquisards, les blessés étant achevés ; le village est pillé et incendié[233].
- Le 23
- Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine), stand de tir de la Maltière : dix résistants, en majorité des FTP, y sont fusillés[123],[50] ;

Exactions commises, à la suite d'une dénonciation, par les hommes d'une colonne de la 2e Panzerdivision SS Das Reich venant de Valence-d'Agen
- Saint-Sixte : quatorze forains tziganes, membres de trois familles comptant dix-sept personnes, y sont assassinées à 5 heures du matin (trois survivent en faisant le mort)[234],[235] ;
- Caudecoste : vers 6 heures, un homme y est abattu, un autre pendu, le village est pillé, trois hommes sont emmenés en otages[234] ;
- Dunes (Tarn-et-Garonne) : onze hommes y sont pendus, un douzième abattu alors qu'il tente de fuir, puis deux hommes sont assassinés sans raison dans la campagne[236].
- Le 24
- Murat (Cantal) : en représailles, après l'exécution du SS-Haupsturmführer Hugo Geissler, 109 personnes y sont raflées par les hommes d'une formation azerbaïdjanaise de la légion de l'Est, alors composantes de la brigade Jesser. Ils sont déportées au camp de concentration de Neuengamme dont 73 ne reviendront pas.
- Le 25
- Thauvenay (Cher) : des soldats d'un détachement de la Wehrmacht, venu de Cosne-sur-Loire, y abattent deux jeunes gens, en blesse un troisième, fusillent quatre hommes puis s'acharnent sur les corps, assassinent un enfant réfugié dans le château. Dix-huit personnes sont arrêtées dont neuf sont déportées, cinquante bâtiments sont incendiés[237] ;
- Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), hameau de Lesponne : six habitants, dont une femme infirme, y sont massacrés par des hommes appartenant à une colonne de la 2e division SS Das Reich[238].
- Les 26, 27 et 28

- Dun-les-Places (Nièvre) : les troupes nazis massacrent vingt habitants devant l'église, exécutent dans le clocher le curé (après l'avoir torturé) ; fusillent six personnes au château du hameau de Vermot, où deux résistants sont morts en combattant ; un bûcheron est abattu dans un pré. Le village est intégralement pillé : meubles, bétail, véhicules, linge... Certaines habitations sont incendiées[239],[240].
- Le 27
- Castelmaurou (Haute-Garonne), bois de la Reulle : quinze résistants extraits de la prison Saint-Michel y sont exécutés, après avoir creusé leur tombe, par des hommes du 2e bataillon de réserve de la 2e Panzerdivision SS Das Reich ; un seizième homme réussit à s'échapper[241],[242] ;
Vienne, forêt de Saint-Sauvant : massacres, commis lors d'une opération contre la Résistance, par des éléments du 80e corps d'armée de la Wehrmacht, notamment de la 17e division SS Götz von Berlichingen et de sa « section rapide 608 » issue de son bataillon de réserve, accompagnés de miliciens et de membres du SD
- Saint-Sauvant, ferme de la Branlerie : cinq maquisards y sont abattus ou exécutés sommairement[243],[244] ;
- Celle-Lévescault, carrefour de Vaugeton : vingt-cinq résistants prisonniers y sont exécutés sommairement[243],[244].
- Le 28
- Léobard (Lot), lieu-dit Pont-Carral : quatorze otages arrêtés dans les environs de Sarlat puis violentés à Cénac, par des soldats du Kampfgruppe Wilde de la 11e Panzerdivision accompagnés de miliciens, y sont fusillés. L'une des victimes, grièvement blessée, survit[245] ;
- Toulouse, quartier de la Roseraie : sept jeunes résistants de l'Armée secrète y sont abattus après être tombés dans un guet-apens tendu par la police nazie[246] ;
Crimes commis par des soldats des 2e et 7e batteries du régiment d'artillerie de la 2e Panzerdivision SS Das Reich, cantonnés à Bessières
- La Magdelaine-sur-Tarn, lieu-dit la Mouline : le corps torturé d'un jeune juif de Villemur-sur-Tarn y est découvert. Le jeune homme ayant été arrêté sur la commune de Le Born[247],[248] ;
- Le Born : quatre résistants y sont exécutés, ainsi que leur délateur[249].
- Le 30
- Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine), stand de tir de la Maltière : vingt-et-un résistants y sont fusillés, parmi ceux-ci figurent quatre membres des corps francs Vengeance du Morbihan ainsi que des FTP[123],[50] ;
- Boissières (Lot), pont de Nuzéjouls : vingt-deux otages (dont neuf résistants du corps franc Pommiès) y sont fusillés. Arrêtés le à Gourdon par un détachement composé d'hommes du 4e régiment Der Führer de la 2e Panzerdivision SS Das Reich, de la Sipo-SD et de miliciens[250],[251].
Juillet 1944
[modifier | modifier le code]- Le 1er
- Donzy et Sainte-Colombe-des-Bois (Nièvre) : ayant subi de lourdes pertes lors d'attaques contre la Résistance, les troupes allemandes massacrent quatorze civils, certains après avoir été torturés ; puis elles incendient une ferme et plusieurs habitations dans deux hameaux[252].
- Le 2
- Muret (Haute-Garonne) : le meurtre d'un homme y est perpétré par la 2e Panzerdivision SS Das Reich ; le corps est découvert le [253].
- Le 3
- Estang (Gers) : à la suite d'un accrochage entre la Résistance et une colonne allemande, deux maquisards sont tués ; une femme est mortellement blessée ; un homme est abattu, sa grange incendiée ainsi que cinq habitations ; neuf otages sont fusillés en représailles après la mort de neuf soldats allemands ; trois gendarmes sont arrêtés puis déportés, deux d'entre eux ne reviendront pas[254] ;
- Servel (Côtes-du-Nord), terrain d'aviation de la Luftwaffe : sept résistants y sont fusillés par des soldats allemands, après avoir été torturés, puis jugés[219].
- Le 4
- L'Épine (Marne), terrain militaire de la Folie : trois résistants FTPF, condamnés à mort par le tribunal militaire allemand de Chaumont, y sont fusillés[54].
- Le 5
- Balleray (Nièvre), hameau d'Arriault : après leur revers du à Donzy, en représailles, les Allemands y incendient plusieurs habitations, une femme meurt brûlée vive dans la sienne, cinq civils sont abattus devant les leurs[255] ;
- Les 5 et 6
Durant la bataille du Cheylard, 73 FFI sont tués, dont plusieurs étant blessés sont achevés, 40 civils sont exécutés[256],[257]
- Gourdon[258], Le Chambon[259], Mézilhac[260] et Dornas[261] : durant sa progression de Valence au Cheylard , la colonne de la Wehrmacht venue réprimer le maquis, y assassine plusieurs civils ;
- Le Cheylard : plusieurs civils y sont tués, la gare et le château de La Chèze sont détruits et incendiés[262] ;
- Saint-Barthélemy-le-Meil, Jaunac : durant les combats, plusieurs civils y perdent la vie[263],[264].
- Le 6
- Tournon (Ardèche), place Carnot : deux civils et cinq résistants y sont fusillés[265] ;
- Buzet-sur-Tarn (Haute-Garonne): à la suite d'une dénonciation, un agriculteur et ses deux fils sont torturés et fusillés par des hommes de la 2e division SS Das Reich cantonnés à Bessières, la ferme est pillée et incendiée ; le maire, son fils, ainsi que quatre autres otages sont à leur tour torturés, puis fusillés en bordure de la forêt de Buzet ; un soldat assassine un agriculteur puis viole sa femme avant d'abattre cette dernière[266],[267].
- Les 6 et 7

- Roquefixade (Ariège), hameau de Coulzonne et lieu-dit Rambert : des troupes vichystes composées de GMR et de miliciens, renforcés par des soldats allemands, y tuent, exécutent ou achèvent seize jeunes maquisards (le plus jeune, âgé de 16 ans)[268].
- Le 7
- Villefranche et Meilhan (Gers) : une colonne composée, entre autres, de trois compagnies du 116e bataillon du 28e régiment de grenadiers de réserve de la Wehrmacht cantonnées à Lannemezan et de vingt cinq SS, encercle à l'aube le maquis en vue de le réduire. À l'issue de l'opération, soixante-neuf résistants ont perdu la vie, les prisonniers et les blessés sont torturés puis exécutés ; des corps sont retrouvés défigurés ou calcinés. Quatre otages civils sont raflés dans des fermes voisines et sont exécutés après avoir été eux aussi torturés ; trois maquisards prisonniers sont emmenés à Lannemezan où ils sont abattus. Une vingtaine d'hommes parviennent à échapper au massacre[269],[270],[271],[272] ;
- Rom (Deux-Sèvres), forêt de Saint-Sauvant, bois de Guron : trente membres de l'escadron B du 1er régiment SAS et un pilote de chasse de l’US Air Force dont le P51 Mustang a été abattu le dans l'Orne, faits prisonniers à Verrières le (deux des parachutistes l'ont été le à Saint-Benoît), y sont fusillés par la Wehrmacht[273] ;
Ille-et-Vilaine : crimes commis par des miliciens et des membres du Bezen Perrot
- Broualan : deux habitants y sont abattus, deux autres sont mortellement blessés, un résistant torturé meurt des coups reçus, des fermes sont pillées et incendiées[274],[275] ;
- Saint-Rémy-du-Plain : huit hommes du maquis de Broualan, dont un parachutiste américain, y sont torturés puis abattus à la mitraillette dans une carrière[276],[277],[278].
- Le 8
- Portes-lès-Valence (Drôme), dépôt des locomotives : trente détenus de la prison Montluc, dont Ernest Lambert, y sont fusillés[279],[280] ;
- Droux (Haute-Vienne). lieu-dit la Croix-du-Curé : seize otages, dont deux femmes, y sont massacrées par des miliciens[281].
- Le 9
- Ramonville-Saint-Agne (Haute-Garonne), Soule : cinq résistants, arrêtés et torturés la veille par la Gestapo toulousaine, y sont exécutés[282],[283] ;
- Bourg-Lastic (Puy-de-Dôme) : un otage y est sommairement exécuté, « pour faire un exemple », par des soldats d'une colonne Jesser venue exercer des représailles après plusieurs attaques contre des troupes allemandes[284] ;
- Villelaure (Vaucluse): six détenus de l'hôtel Splendid de Cavaillon, résistants ou otages, y sont fusillés en représailles à des actions de sabotage, par des éléments de la division Brandenburg[285].
- Le 10
- Capvern (Hautes-Pyrénées), lieu-dit Peyrehicade : trois des cinq maquisards, faits prisonniers par les Allemands lors de la bataille de Payolle, y sont massacrés ; leurs corps sont retrouvés le lendemain, horriblement mutilés[286],[287] ;
- Bélâbre, Ciron, Lignac (Indre) : quarante résistants y sont tués lors de combats contre une colonne allemande venue attaquer le maquis de la Vienne, certains sont fusillés ou exécutés sommairement, un blessé est achevé dans son lit par des miliciens[288],[289] ;
- Montréjeau (Haute-Garonne) : après avoir été dénoncés, trois résistants y sont assassinés par des soldats du 28e régiment de grenadiers de réserve de la Wehrmacht[290] ;
- Ploumagoar, bois de Malaunay : trois civils et quatorze résistants, extraits le matin du quartier allemand de la maison d'arrêt de Saint-Brieuc par le SD, y sont retrouvés massacrés dans une fosse creusée à la hâte ; certains après avoir été probablement achevés à cet endroit[291] ;
- Servel, terrain d'aviation de la Luftwaffe : six civils y sont massacrés par des soldats allemands, après avoir été martyrisés[292].
- Le 11
Jura :
- Dompierre-sur-Mont : 22 habitants sont fusillés.
- Charchilla : 16 habitants sont fusillés.
- Le 12
- Plumelec (Morbihan) : 6 parachutistes SAS français, 8 maquisards et 3 paysans sont fusillés sommairement au village de Kerihuel[293].
- Azieu de Genas (Rhône), au lieu-dit Bouvaret : 22 détenus de la Prison Montluc[294] sont fusillés dans des champs du quartier d'Azieu.
- Toussieu (Isère, Rhône) : 28 détenus de la prison de Montluc[295].
- Du 12 au 22
- Dortan : 36 habitants de Dortan et d’Oyonnax sont tués ; des habitants et des résistants sont torturés au château de Dortan ; des femmes sont violées. Le village est totalement incendié par la Wehrmacht.
- Le 14
- Marcy : le , au cours d'un accrochage avec la brigade Jesser, trois résistants (Henri Cayet, Pierre Orluc, Auguste Stein) de la 238e compagnie FTPF trouvent la mort à Marcy et six autres sont déportés. Avant de partir, les nazis incendient le village.
- Saucats (Gironde) : 13 résistants installés dans La ferme de Richemont sont encerclés et massacrés au canon par une cinquantaine de miliciens et une quarantaine d'Allemands de divers corps de Bordeaux (Douaniers, SD et Gendarmerie) appuyés par une colonne d'artillerie. Un quatorzième résistant sera fusillé au fort du Hâ. Ils avaient entre 17 et 23 ans.
- L'Hermitage-Lorge (Côtes-d'Armor) : massacre de 36 résistants et otages, pendus ou fusillés par la Wehrmacht. Au total, 55 corps seront extraits du charnier de la Butte-Rouge. Les corps portaient pour la plupart des marques de torture.
- Le 15
- Bourg-Lastic (Puy-de-Dôme) : vingt-trois résistants y sont fusillés en représailles, après la mort de vingt-trois soldats allemands, par des éléments d'une colonne Jesser ; le lendemain, vingt-six personnes sont déportés au camp du Struthof[296].
- Veyrières (Corrèze) : des membres du Sicherheitsdienst impliqués dans les exécutions de Bourg-Lastic le même jour à l'aube, assassinent 3 résistants corréziens (balles dans le dos).
- Alleyrat et La Rochette (Creuse) situés à quelques kilomètres au nord d’Aubusson sont incendiés par le groupement Coqui.
- Le 16
- Vieugy : 8 maquisards et civils sont exécutés[105].
- Plougonver : Massacre de Garzonval, sept jeunes résistants victimes d'une rafle allemande à Saint-Nicolas-du-Pélem sont exécutés le au village de Garzonval en Plougonver.
- Le 18
- Signes (Var) : 29 résistants, principalement de Marseille, mais aussi des Basses-Alpes ou du Var, sont fusillés et enterrés, certains encore vivants, dans un vallon dénommé aujourd'hui Vallon des fusillés, entre le Camp et Signes dans le Var. Ces résistants, la plupart responsables régionaux (comme le colonel Robert Rossi), avaient été arrêtés à la suite d'une trahison (rapport Antoine) et torturés au siège de la Gestapo de Marseille[297]. Le Charnier de Signes, devenu nécropole nationale, ne sera découvert qu'après la Libération.
- Le 19
- Châtillon-d'Azergues (Rhône) : 21 détenus de la prison de Montluc sont exécutés par les Allemands.
- Le 20
- Vif (Isère) : en représailles à une embuscade, les Allemands exécutent 11 otages.
- Cormelles-le-Royal (Calvados) : les six membres d'une famille ayant décidé de rentrer chez eux malgré l'ordre d'évacuation allemand sont retrouvés et fusillés par les SS[298].
- Le 21
- Vassieux-en-Vercors (Drôme) : 82 habitants dont des femmes, des enfants et des vieillards, et 120 combattants des FFI, sont massacrés et le village est détruit à 97 %.
- Seyssinet-Pariset (Isère) : 10 Polonais et Français, raflés à Grenoble par la milice et la Gestapo, sont fusillés[299].
- Le 22
- Saint-Sozy (Souillac, Lot) : 8 résistants FFI pris en embuscade et abattus par la division SS das Reich.
- Le 23
- Saint-Gingolph (Haute-Savoie) : six otages dont l'abbé Louis Rossillon sont fusillés.
- Le 24
- Savigny-en-Septaine (Cher), Tragédie des Puits de Guerry : 1er massacre sur trois. 26 hommes réfugiés juifs d'Alsace-Lorraine, jetés un à un vivants dans un puits et écrasés sous des pierres[300]. Un seul survivra.
- Le 25
- Saint-Germain-d'Esteuil[301] (Gironde) : 3000 Allemands attaquent une centaine de FFI du maquis de Vigne Oudide. Une quarantaine de résistants sont tués sur place, certains, faits prisonniers, sont torturés et exécutés. Plusieurs témoignages font état d'exécutions sommaires d'habitants le lendemain dans le village de Liard par les troupes allemandes.
- Le 26
- Savigny-en-Septaine (Cher), Tragédie des Puits de Guerry : 2e massacre sur trois. 3 hommes sont assassinés, jetés dans un second puits de la ferme.
- Bayons (Basses-Alpes) : 21 résistants et 3 adolescents sont assassinés.
- Le 27
- Saligney (Jura) : La Wehrmacht, composée ce jour d'un détachement de Cosaques, sur des renseignements précis obtenus par des interrogatoires de la Gestapo, entoure le Mont Vassange près de Saligney (39) au petit matin pour piéger les membres du groupe Panthère de la résistance Franc-Comtoise dirigés par le lieutenant Mercier. Sur une quarantaine de résistants présents, 22 sont capturés, exécutés et pour la plupart mutilés[302]. Ce massacre a créé un grand émoi lorsque l'on sait que sur les 22 victimes, 16 avaient entre 17 et 22 ans[303].
- Saint-Germain-du-Salembre (Dordogne) : 29 maquisards et la quasi-totalité des habitants du hameau d'Espinasse sont massacrés par les Allemands.
- Grotte de la Luire (Drôme) : 35 blessés du maquis du Vercors sont assassinés.
- La Chapelle-en-Vercors : Le village est incendié et bombardé par l'armée allemande. Seize jeunes otages sont exécutés dans la cour d'une ferme (qui s'appelle aujourd'hui la Cour des Fusillés).
- Lyon : la Gestapo fusille 5 résistants place Bellecour.
- Chard (Creuse) : le village est attaqué par le groupement Coqui qui tue 6 FFI et fait 17 prisonniers qu’il fusille et achève.
- Roussines (Creuse) : Les résistants du maquis sont encerclés par la brigade Jesser : 23 maquisards sont exécutés, certains en déportation[304],[305] ;
- Gargilesse-Dampierre (Indre) : une compagnie de la colonne Stenger massacre 12 résistants et civils[306].
- Le 28
- Haute-Garonne
- Auterive : meurtre[307].
- Rouffiac-Tolosan : meurtres[307].
- Le 30
- Esvres-sur-Indre : Rafle du Château de Vaux-Esvres sur Indre.
- Le 31
- Bellegarde-Sainte-Marie (Haute-Garonne) : assassinats et destructions[307].
Août 1944
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Le 1
- Bourg-Lastic (Puy-de-Dôme) ;
- Sarrians (Vaucluse): un commando de collaborateurs du PPF, épaulé par des soldats allemands, mène une opération dans le village où deux civils sont abattus et deux résistants arrêtés, torturés et exécutés[308] ;
- Valmanya (Pyrénées-Orientales) : du 1er au : Une colonne allemande et des miliciens se dirigent vers le village et bien que la majorité des villageois ait réussi à fuir grâce à l'alerte donnée par les maquisards, 4 civils sont capturés, torturés puis abattus, une femme est violée devant ses enfants, une autre plus âgée est torturée et tabassée, le village est pillé puis incendié. À la suite des combats avec les maquisards, les Allemands capturent le résistant Julien Panchot, chef du maquis Henri-Barbusse, qu'ils torturent avant de le fusiller ;
- Fonsorbes (Haute-Garonne) : meurtres[307].
Le 2
- Barbarenque, hameau du Beaucet (Vaucluse): 2 civils, 1 réfractaire au STO et 2 résistants abattus ou fusillés par des soldats de la Division Brandenburg[309];
- Le 3
- Erquy (Côtes-d'Armor) : 5 otages et 6 résistants fusillés ;
- Pluduno (Côtes-d'Armor) : 3 civils abattus, dont 2 femmes.
- Le 4
- Le Vigeant (Vienne) : 12 jeunes résistants de Millac sont fusillés par des nazis et des miliciens ;
- Saint-Pol-de-Léon (Finistère) : 25 hommes, dont le maire et un adolescent de 17 ans, sont massacrés par la Wehrmacht[310].
- Le 5
- Quimper (Finistère) : les nazis incendient un commerce de Gourvily et fusillent les membres de la famille qui tentent de s’en échapper, Jean-Louis Lejeune, 67 ans ; son épouse Anna, 64 ans ; Marie-Renée Le Quillec, épouse Lejeune, 33 ans, qui attend un enfant, et Marianne Le Jeune, épouse Le Toullec, 32 ans[311] ;
- Moncontour (Côtes-d'Armor) : douze résistants sont fusillés au lieu dit La Belle Étoile[312] ;
- L'Épine (Marne), terrain militaire de la Folie : trois résistants (un du Front National de lutte pour l'indépendance de la France, deux FFI, dont l'un du réseau Éleuthère), condamnés à mort par le tribunal militaire allemand de Châlons-sur-Marne, y sont fusillés[54].
- Le 7
- Gouesnou (Finistère) : des hommes de la 3e brigade antiaérienne de la Kriegsmarine massacrent 42 habitants, dont des femmes et des enfants, au lieu-dit de Penguerec ;
- Langon (Ille-et-Vilaine) : 6 maquisards sont surpris par des soldats allemands au Port-de-Roche et fusillés[313],[314] ;
- Pleubian : 21 jeunes résistants, capturés au sémaphore de Crec'h Maout, sont fusillés. La veille, 4 passants avaient été abattus dans la commune voisine de Lanmodez ;
- Langrolay-sur-Rance (Côtes-d'Armor) : tir d’un obus sur la foule (8 victimes civiles) ;
- Saint-Yorre (Allier) : 11 résistants fusillés au lieu-dit « La Goutte Grandval ».
- Le 8
- Guipavas (Finistère) : Au lieu-dit Creac'h Burguy, sept hommes sont rassemblés dans le village puis abattus par des parachutistes allemands dont la division commandée par le général Ramcke venait d'arriver pour défendre Brest[315].
- Savigny-en-Septaine (Cher), Tragédie des Puits de Guerry : 3e massacre sur trois. 8 femmes sont jetées une par une vivantes dans un puits et écrasées par des pierres (soit 36 victimes juives avec celles des deux premiers massacres de juillet)[300]).
- Le 9
- Saint-Julien-de-Crempse (Dordogne) : 17 civils de 18 à 80 ans, ainsi que 11 maquisards, sont massacrés par les SS.
- Le 10
- Saint-Gaudens (Haute-Garonne) : exécutions, crimes de guerre et destructions le 10 et du 19 au [307] ;
- Vieugy : 7 maquisards et civils sont exécutés[105].
- Le 11
- Forteresse du Mont-Valérien, à Paris : 93 prisonniers du camp de Royallieu sont fusillés[316] ;
- Herran (Haute-Garonne) : meurtres[307] ;
- Saint-Jean-de-Sault (Vaucluse): un commando allemand exécute trois hommes, membres ou proches de la Section des atterrissages et des parachutages (SAP), alors qu’ils travaillent à la ferme du Castellet, tandis que d'autres personnes présentes parviennent à s’enfuir[317].
- Le 12
- Longny-au-Perche (Orne) : 5 otages pris au hasard dans le village sont fusillés ;
- Signes (Var) : au même endroit que le , 9 autres résistants sont fusillés par les mêmes individus et dans les mêmes conditions (rapport Antoine de la Gestapo de Marseille). Parmi eux, François Pelletier, officier parachuté chargé des liaisons maritimes à Saint-Tropez et l'officier américain Muthular d'Erecalde qui attendait son embarquement avec lui ;
- Périgueux (Dordogne), caserne Daumesnil : vingt-trois hommes y sont fusillés[226].
- Villenouvelle (Haute-Garonne) : vols, incendies et meurtres le 12 et du 16 au [307].
- Le 13
- Tourouvre (Orne) : 18 habitants sont massacrés et une cinquantaine de maisons sont détruites par des SS appartenant à une unité pas clairement identifiée. Longtemps attribué à la 2e panzerdivision SS Das Reich, le massacre aurait finalement peut-être été perpétré par des membres de la 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend[318] ;
- Montlaur (Haute-Garonne) : vols et massacres le 13, 15, 18, 20 et commis par des éléments de la 2e panzerdivision SS Das Reich[307].
- Le 14
- Juicq (Charente-Maritime) : exécution sommaire de treize résistants capturés lors de l'attaque du maquis retranché au lieu-dit Château Gaillard[319] ;
- Prémilhat (Allier) : massacre de la Carrière des Grises (42 otages de la prison de Montluçon sont fusillés)[320],[321] ;
- Grenoble (Isère) : 20 maquisards du Vercors sont fusillés ;
- Blasimon (Gironde) : bas du village - « Le , ici, après avoir été torturés, ont été lâchement assassinés par la gestapo allemande et par la milice de Vichy quatre soldats des Forces Françaises de l'Intérieur : Duprat René, Gonthier Marcel, Mescur Théophile, Schuster Albert.
- Le 15
- Villedieu-sur-Indre : maquis de Longeville : les troupes allemandes tuent 6 maquisards au combat et achèvent et brûlent 7 autres maquisards ;
- Boussens (Haute-Garonne) : meurtres le 15 puis le [307] ;
- Savignac-de-Duras (Lot-et-Garonne) : 4 jeunes maquisards atrocement torturés, assassinés puis pendus[322] ;
- Fusillés de l'Ariane (Nice) : 21 résistants, dont 3 femmes, et 2 collaborateurs sont fusillés à la mitraillette par les Allemands. Deux autres résistants avaient été fusillés au même endroit le ;
- Fusillés de la villa Montfleury à Cannes (Alpes-Maritimes) : 8 résistants, dont une femme, sont exécutés par la Gestapo ;
- Blasimon : « Ici, a été pendu le par la Gestapo allemande et par la milice de Vichy Teillet Roger, 25 ans, soldat des Forces Françaises de l'Intérieur. ».
- Le 16
- Écoyeux (Charente-Maritime) : exécution, au lieu-dit les Pinarderies, de cinq FFI capturés puis torturés à la suite de l'attaque du maquis de Château Gaillard à Juicq le [323] ;
- Saint Flovier (Indre) : un jeune combattant du maquis d'Epernon (René Cosson) et un fermier chez qui les allemands avaient pris leur quartier pour la nuit (Maurice Trotignon) sont exécutés au lieu dit "les Feuillards" ;
- Bonneville (Somme) : un jeune homme ayant tiré sur un sous-officier allemand sans l'atteindre est arrêté et sous la torture dénonce six de ses camarades ; ils sont arrêtés et torturés toute la nuit et à l'aube, les SS les fusillent dans un trou de bombe ;
- L'Isle-en-Dodon (Haute-Garonne) : meurtre commis par des éléments de la 2e panzerdivision SS Das Reich[307] ;
- Fusillés de la cascade du bois de Boulogne : 35 FFI et FTP, âgés de 17 à 22 ans sont fusillés par les Allemands dans la nuit du 16 au 17, peu avant les combats de la Libération de Paris.
- Le 17
- Sainte-Radegonde (Aveyron) : 30 personnes sont fusillées[324] ;
- Périgueux (Dordogne), caserne Daumesnil : seize hommes y sont fusillés[226] ;
- Pointis-de-Rivière (Haute-Garonne) : assassinat[307] ;
- Villefranche-de-Lauragais (Haute-Garonne) : meurtres, incendies et vols du 17 au 21 et le [307].
- Le 18
- Saint-Michel-de-Livet (Calvados) : une famille de 7 personnes est assassinée par des SS ;
- Nérondes (Cher) : une douzaine d’habitants sont massacrés et plus de trente maisons brûlées.
- Le 19
- Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne) : arrestation et assassinats le 19 et le [307] ;
- Farges (Ain) : incendie du hameau d'Asserans ; les habitants sont brutalisés et les frères Mathieu fusillés.
- Le 20
- Dompierre-sur-Mer (Charente-Maritime) : exécution d'un lieutenant FFI au lieu-dit le Bois Normandin[325] ;
- Massacre de Saint-Genis-Laval (Rhône) : 120 internés de la prison Montluc, dont des résistants et des Juifs, sont assassinés par la Sipo-SD et la Milice française[326],[327],[328],[329] ;
- Saint-Astier (Dordogne) : 21 otages sont fusillés le soir, au lieu-dit les Quatre-Routes, en représailles à des combats qui ont opposé des résistants aux allemands. 3 autres personnes sont exécutées dans les environs ;
- Villaudric (Haute-Garonne) : assassinats et vols le 20 et [307]. 15 civils et 4 FFI sont tués, 8 personnes sont blessées[330] ;
- Ligueil (Indre-et-Loire) : pour protéger leur fuite, des soldats allemands fuyant vers l'est ont pris en otage à Ligueil 3 personnes membres de la Croix-Rouge : Aimé Papillault, Albert Bertrend et Jean Poulin. Ils ont été accrochés par le maquis au lieu-dit « la Blanchardière », en bordure d'un petit bois, sur la route de Loches. Les trois otages ont été tués. Il existe une plaque commémorative sur la place de Ligueil ;
- Fort de Romainville, Les Lilas (Seine-Saint-Denis) : 11 personnes, dont une femme, sont exécutées[331] ;
- Chomelix (Haute-Loire) : exécution sommaire du capitaine Seigle, chef du maquis de Rougeac (FFI), et de Lucien Cornern dans le « petit bois » de Challes. Le capitaine Seigle avait œuvré dans les maquis de l'Ain et du Haut-Jura, sous les ordres de Jean-Pierre de Lassus Saint-Geniès. La véritable identité du capitaine Seigle reste inconnue à ce jour, malgré des recherches menées par plusieurs personnes depuis plus de 70 ans. Un blog est consacré à ces recherches[332].
- Le 21
- Mont-près-Chambord (Loir-et-Cher) : une colonne de la division Das Reich massacre 14 habitants du village, notamment au hameau de Plein[333] ;
- Massacres de Bron (Rhône) : 109 Juifs sont massacrés par les nazis ;
- Comblanchien (Côte-d'Or) : dans la nuit du 21 au , 52 maisons sont brûlées, 8 habitants sur 530 sont tués et 9 hommes déportés ;
- Bouloc (Haute-Garonne) : meurtres[307] ;
- Fronton : meurtre et vols[307] ;
- Rimont (Ariège) : après un accrochage avec des maquisards, les troupes allemandes exécutent un instituteur en vacances âgé de 28 ans et 10 habitants âgés de 44 à 78 ans ; le village est détruit par incendie[334].
- Le 22
- Creney-près-Troyes (Aube) : 49 détenus de la maison d'arrêt de Troyes sont exécutés par la Gestapo, dont plusieurs Français de la Gestapo de Rennes[335] ;
- Vaux et Maurens (Haute-Garonne) : meurtres et vols[307] ;
- Charmont (Val-d'Oise) : au lieu-dit la Fosse Rouge, les troupes allemandes en retraite fusillent 15 otages originaires des communes d'Aincourt, d'Arthies et de Charmont ;
- L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse): quatre otages civils sont fusillés par les Allemands en représailles de soldats tués par des maquisards FTPF[336]. Ces exactions s'inscrivent dans le contexte du replie général des troupes allemandes du sud de la France ;
- Les Beaumettes (Vaucluse): suite à des accrochages avec les FFI à la sortie d'Apt, une colonne blindée de la 11e Panzerdivision fait trois prisonniers et les utilise comme boucliers humains sur les véhicules de tête. Ils sont finalement torturés puis exécutés en arrivant au village des Beaumettes en représailles d'une énième attaque de Résistants[337]. Cette exaction s'inscrivent dans le contexte du replie général des troupes allemandes du sud de la France.
- Le 23
- Méré (Yvelines) : 4 civils sont tués à la baïonnette par des SS revenus dans le village après sa libération par les Américains[338] ;
- Valloire (Savoie) : 4 civils sont torturés et tués, avant l'incendie de l'infirmerie où ils se trouvaient sur le site du Télégraphe[339].
- Le 24
- Châteauvillain (Haute-Marne) : en représailles 17 fusillés dont des gendarmes dans le Parc aux daims, 5 otages sont emmenés et seront déportés dont 4 ne reviendront pas des camps ;
- Buchères (Aube) : 68 civils dont 35 femmes, 10 enfants de moins de 10 ans, des bébés de 6 à 18 mois et 5 vieillards de plus de 70 ans sont assassinés par les SS et le village est incendié par deux compagnies de la 51e brigade blindée de grenadiers SS[158] ;
- Montferrier-sur-Lez (Hérault) : 2 résistants FTP et 4 travailleurs sont torturés avant d'être fusillés par les membres d'une colonne de la Wehrmacht (11e Panzerdivision) au bord de la route, au carrefour du Fescau, contre le mur d'une grange. Un monument rappelle aux passants, sur la route de Mende, ce triste exploit de la Wehrmacht en fuite[340].
- Le 25
- Maillé (Indre-et-Loire) : 124 habitants, âgés de 3 mois à 89 ans, sont massacrés, et le village est incendié (entièrement détruit, il sera reconstruit quasiment à l'identique), vraisemblablement par des hommes du Feld-Erstatz-Bataillon (bataillon de réserve) de la 17e Panzer Grenadier Division SS Götz Von Berlichingen[341] ;
- Châtillon-sur-Indre (Indre) : des maquisards et des civils sont fusillés ;
- Cerizay (Deux-Sèvres) : bombardement par une colonne allemande, 5 victimes civiles et 173 maisons incendiés ;
- Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne) : À la veille de la Libération, des Allemands en retraite massacrent dans le bois de La Hotte[342] 11 jeunes Français appartenant à la résistance de Tournan, qui furent surpris et capturés à la Bretèche d'Hermières dans la maison de l'un d'entre eux, le garde des Eaux et Forêts Jambois : René Allais, Pierre Bisson, Lucien Cotel, André Dupré, Michel Haby, Roger Havard, Henri Jambois, Claude Kieffer, Roger Marty, Christian Michel et Christophe Planté. Le Monument aux fusillés de Villeneuve-Saint-Denis est inauguré le sur le lieu des exécutions ;
- Chatou (Yvelines) : l'affaire des 27 martyrs[343], moment tragique de la Libération qui a vu le massacre de 27 civils et résistants ;
- Chelles (Seine-et-Marne) : 13 personnes raflées et fusillées devant le mur de la Mairie (1 survivant mutilé) : Aimé Auberville (51 ans), Roger Barnadat (16 ans), Jean Bothorel (20 ans), Charles Castermant (29 ans), Lucien Closson (36 ans), Lucien Gallet (16 ans), Houssa Ouaïd (36 ans), René Levasseur (33 ans), Christian Mariey (17 ans), Wladislaw Pusz (18 ans), Georges Schoenfeld (30 ans) et André Verdeaux (16 ans).
- Le 26
- Le 27
- Col du Petit-Saint-Bernard (Savoie) : 28 hommes des villages de la Tarentaise sont fusillés par la Wehrmacht en repli vers l'Italie ;
- Ligueil (Indre-et-Loire) : 3 maquisards faits prisonniers sont fusillés par l’armée allemande et, le lendemain, un autre maquisard prisonnier, son épouse et ses 3 enfants de 11 à 15 ans sont exécutés ;
- La Celle-Guenand (Indre-et-Loire) : 10 victimes - 2 maquisards tués au bourg et 8 civils tués au lieu-dit Repinçay, sur la route de Saint-Flovier, par une colonne de la Wehrmacht, qui avait fait halte la veille au Grand-Pressigny (sans victime) ;
- Chalautre-la-Petite (Seine-et-Marne) : un contingent de la Wehrmacht, stationné dans le village, prend 22 habitants en otages, en représailles de la capture de deux des leurs par une patrouille américaine ; les otages, emmenés hors du village sur la route de Sourdun, sont fusillés ; treize d'entre eux meurent.
- Nuit du 28 au 29
- Boves (Somme), bois de Gentelles : dix-huit résistants (dont une femme), extraits de la citadelle d'Amiens, sont massacrés puis jetés dans un ancien abri sommaire de la Première guerre mondiale, le charnier est découvert le suivant.
- Le 29
- Chanas (Isère) : massacre de 11 habitants[345] ;
- Massacre de la vallée de la Saulx (Meuse) : 86 hommes sont tués par des Allemands de la 3e division de Panzer-Grenadiers, une unité de la Wehrmacht, lors de leur passage dans les villages de Couvonges, Robert-Espagne, Beurey-sur-Saulx, et Mognéville[158] ;
- Bengy-sur-Craon (Cher) : 7 personnes sont fusillées et des fermes sont incendiées ;
- Saint-Cyr (Vienne) : 6 civils français, Michel Dubois, Désiré Berger, Roger Moine et ses trois fils Jean, Roger et Claude, sont exécutés par des soldats allemands après qu'ils ont été réquisitionnés pour dégager des troncs d’arbres couchés sur une route. Quelques jours plus tard, plusieurs auxiliaires féminines de l'armée allemande faites prisonnières par des parachutistes français du 3e SAS[346],[347] sont confiées au Maquis comme otages. Elles seront fusillées en représailles, dans le cimetière du village, par leurs geôliers[348].
- Le 30
- Tavaux-et-Pontséricourt (Aisne) : 20 habitants, femmes, vieillards, enfants, sont massacrés par les SS. 86 maisons sont pillées et incendiées[349],[350].
- Le 31
- Plomion (Aisne) : quatorze habitants de 16 à 72 ans sont fusillés par les SS ;
- Bellengreville (Seine-Maritime) : 5 hommes sont fusillés par la Wehrmacht ;
- Ressons-le-Long (Aisne) au lieu-dit du Bois des Châssis : 14 personnes sont fusillées par des soldats allemands[351].
Septembre 1944
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- Le 1
- Tourcoing (Nord) : Départ du Train de Loos, qui emmène en déportation en Allemagne 871 prisonniers politiques détenus dans les prisons de Béthune, de Valenciennes et dans la Prison de Loos-lez-Lille. Seuls 275 survivants reviendront.
- Le 2
- Étreux (Aisne) : au hameau du Gard, à la suite d'une embuscade de la Résistance, les Allemands arrêtent et fusillent 36 hommes et brûlent de nombreuses maisons[352],[353],[354] ;
- Gard d’Étreux & Junière (Aisne) : En représailles à une embuscade, des SS tuent 36 civils et détruisent le hameau[355].
- Le 3
- Crécy-en-Ponthieu (Somme) : le jour de la libération du village, 6 hommes (gendarmes et civils) furent abattus par les Allemands après la reddition de la gendarmerie où étaient détenus des prisonniers de guerre allemands.
- Lorgies (Pas-de-Calais) : 14 habitants du village sont arrêtés par les Allemands et fusillés dans le bois Fréteur[356],[357].
- Le 4
- Laives (Saône-et-Loire) : 16 habitants du village sont raflés et fusillés par les Allemands, au cours de la retraite militaire de ceux-ci.
- Offin (Pas-de-Calais) : seize habitants sont fusillés par des soldats de la 245e division d’infanterie de la Wehrmacht[358].
- Le 5
- Mont-Bernanchon (Pas-de-Calais) : à la suite du tir d'un résistant de la dernière heure sur une colonne allemande qui était en train de repartir en Allemagne, huit habitants choisis au hasard dans leur domicile et emmenés à pieds à Saint-Venant pour être fusillés.
- Zegerscappel (Nord) : plusieurs FFI sont tués lors d'un combat ; les résistants survivants sont ensuite fusillés.
- Le 8
- Autun (Saône-et-Loire): 27 résistants sont fusillés par les Allemands dans les jardins d'une école de la ville, rue aux Raz.
- Le 10
- Angirey (Haute-Saône) : 7 résistants et 5 habitants sont exécutés, et 57 maisons incendiées.
- Le 16
- Bergues (Nord) : avant de se retirer vers Dunkerque, les Allemands minent préalablement une maison, qui explose quand son propriétaire veut rentrer chez lui ; il y a plusieurs dizaines de victimes civiles qui fêtaient leur libération dans la rue.
- Ferrières (Charente-Maritime) : les Allemands tuent 9 civils, dont le maire du village, et 15 maquisards du régiment Ricco. Ils incendient 7 maisons du hameau de Chanteloup[359],
- Le 18
- Magny-Danigon (Haute-Saône) : 40 résistants sont fusillés.
- Les 20 et 21
- Basse-sur-le-Rupt (Vosges) : 86 maquisards sont fusillés par les nazis.
Le 24
- Moussey (Vosges) (1 400 habitants en 1940) : la Résistance s'organise notamment à compter de l'été 1944 dans le cadre de l'Opération Loyton du Special Air Service (SAS). En représailles une première rafle a lieu le , 54 hommes ont été déportés (6 survivants) et 3 soldats commandos du SAS ont été abattus. Un peu plus tard, le , 187 personnes furent encore arrêtées et déportées ; 144 d'entre elles ne revinrent pas dont le maire, Jules Py, mort à Dachau. Le , 4 maquisards de Senones ont été arrêtés et abattus à Moussey. En un mois, Moussey qui comptait environ 1 400 habitants en 1939, aura enduré la déportation de 241 personnes dont 192 n’en sont jamais revenues.
- Le 26
- Offemont (Territoire de Belfort) : 20 résistants sont fusillés.
- Le 27
- Étobon (Haute-Saône) : 39 habitants sont fusillés par les SS et 27 autres sont emmenés puis, pour 9 d’entre eux, fusillés près de Belfort, et les 18 autres, déportés.
Sources
[modifier | modifier le code]Bibliographie
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- ↑ « L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), 22 août 1944 – Maitron » (consulté le )
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- ↑ (en) « Historien sans Frontière / je suis un historien sans histoire… », sur historien-sans-frontiere.com (consulté le ).
- ↑ Laurent Busseau, « Ma douloureuse enquête sur les Allemandes fusillées à Saint-Cyr », sur Rue89, nouvelobs.com (consulté le ).
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- ↑ Alain Nice, Tavaux 30-31 août 1944. Histoire d’une tragédie.
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- ↑ « Ressons-le-Long (Aisne), lieu-dit Bois des Châssis, 31 août - 1er septembre 1944 - Maitron », sur fusilles-40-44.maitron.fr (consulté le ).
- ↑ 2 septembre 1944 - Les martyrs du Gard d'Etreux, par Annick Morel, 1994, (ISBN 2-84126-087-9)
- ↑ « Description du monument d'Etreux »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?)
- ↑ page Internet sur Le massacre du Gard d'Etreux.
- ↑ « 2 septembre 1944, le massacre du Gard d'Etreux et de la Junière | Conseil départemental de l'Aisne », sur www.aisne.com, (consulté le ).
- ↑ http://www.mairie-lorgies.fr/souvenir.htm
- ↑ « Monument aux morts de Lorgies », sur pagesperso-orange.fr (consulté le ).
- ↑ Fabrice Leviel, « Offin : le spectre du massacre de 1944 est toujours présent dans les mémoires : Le 4 septembre 1944, seize personnes étaient fusillées par les troupes allemandes en déroute. Plus tôt, un soldat allemand avait été abattu lors d’un accrochage avec les résistants. Ce jeudi, une commémoration a lieu à Offin et à Hesmond », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ http://milleansabouhet.pagesperso-orange.fr/html/f-3945-11.htm
Lieux d'exécutions
[modifier | modifier le code]- Forteresse du Mont-Valérien : 1 014 prisonniers identifiés ont été fusillés par les Allemands de 1941 à 1944.
- Camp de Souge : 273 prisonniers identifiés ont été fusillés par les Allemands de 1941 à 1944.
- Stand de tir de Balard : 143 prisonniers y sont fusillés de 1942 à 1944.
- La Maltière, à Saint-Jacques-de-la-Lande : 83 prisonniers y sont fusillés de 1942 à 1944.
- Citadelle de Besançon : 100 résistants, condamnés à mort, sont fusillés entre et .