Saint Cornély

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Saint Cornély
Image illustrative de l’article Saint Cornély
Statue de saint Cornely à Carnac.
Saint
Naissance IIIe siècle
Décès IIIe siècle 
Fête 16 septembre
Saint patron Carnac, Languidic, Gourlizon

Dans le sud de la Bretagne, Saint Cornély (Sant Korneli en breton), dit aussi Carneli ou Korneli est le plus connu des saints protecteurs du bétail. Son nom est la forme bretonne de Corneille (en latin : Cornelius). Cornély est d'ailleurs connu sous ce nom de Corneille à la Chapelle-des-Marais, en Haute-Bretagne. En Cornwall, chez les Bretons d'outre-Manche, il existe une paroisse nommée « Cornelly » — maintenant en Tregony — dont l'église est sous le vocable de St. Cornelius, il en va de même pour la Communauté de « Corneli » dans le sud du pays de Galles.

Selon la légende bretonne, Cornély fut pape de 251 à 253. L'empereur romain Trébonien Galle le persécuta et il mourut en exil.

Selon cette légende que les enfants de Carnac aiment raconter, Cornély, pape à Rome, était poursuivi par des soldats païens. Deux bœufs l'accompagnaient qui portaient ses bagages. Un soir, il arriva devant la mer. Les soldats le serraient de près, rangés en bataille. Il se cacha dans l'oreille d'un bœuf et transforma ses ennemis en pierre. Telle serait l'origine des alignements mégalithiques de Carnac[1]. Il est ainsi protecteur des bêtes à cornes.

Culte[modifier | modifier le code]

Une chapelle qui date de 1768, se trouvant dans le village de Kerprat à Plouhinec, est dédiée au saint. Le pardon de cette chapelle a lieu chaque année le 2e dimanche de septembre. La fontaine dédiée au saint, construite en 1716, se trouve à proximité du village de Magouëro. Une chapelle Saint-Cornély existe dans l'église paroissiale de Carnac. À proximité de l'édifice on peut visiter une fontaine Saint-Cornely du XVIIIe siècle[2].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Des églises dédiées à saint Cornély existent aussi à Tourc'h et à Gourlizon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Éloïse Mozzani, Légendes et mystères des régions de France, Robert Laffont, , p. 57
  2. Michel Priziac, Michel Mohrt, Bretagne des saints et des croyances, Kidour, , p. 407.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]