Windhoek

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Windhoek
Blason de Windhoek
Héraldique
Windhoek
La statue du cavalier du Sud-Ouest (Reiterdenkmal/Rider Memorial) et l'église luthérienne
Administration
Pays Drapeau de la Namibie Namibie
Région Khomas
Maire Muesee Kazapua
Démographie
Gentilé Windhoekiens [1]
Population 296 000 hab. (2008)
Densité 459 hab./km2
Géographie
Coordonnées 22° 33′ 47″ sud, 17° 04′ 43″ est
Superficie 64 500 ha = 645 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Namibie

Voir sur la carte administrative de Namibie
City locator 13.svg
Windhoek

Windhoek (prononcer ˈvɪnt.hʊk, Windhuk en allemand) est une ville d'Afrique australe, capitale de la république de Namibie depuis son indépendance en 1990, après avoir été celle de la colonie allemande puis sud-africaine du Sud-Ouest africain. Située dans le centre de la Namibie à 1 700 mètres d'altitude, elle est la plus grande ville du pays et son centre politique, culturel, économique, financier et social.

Fondée vers 1844 par Jonker Afrikaner, Windhoek signifie « le coin du vent » en afrikaans.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le site où est situé Windhoek a connu au moins sept appellations différentes au cours de sa jeune histoire :

Histoire[modifier | modifier le code]

La région autour de Windhoek est déjà habitée par les San il y a plusieurs milliers d'années[2]. La présence de sources d'eaux chaudes jaillissant de roches volcaniques garantit un apport d'humidité dans une région aride. Jonker Afrikaner, chef des Oorlams, fuyant la colonisation de la région du Cap, fonde la ville de Winterhoek dans les années 1840[3]. Jonker Afrikaner quitte la région en 1852[4].

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les Boers, de la colonie du Cap, construisent une église en pierre pouvant accueillir jusqu'à 500 personnes et servant également d'école. A cette époque, Carl-Hugo Hahn et Franz Heinrich Kleinschmidt, de la Société des missions du Rhin, sont également actifs comme missionnaires à Windhoek. La jeune ville commence peu à peu à se développer, mais elle est détruite par la guerre entre les Namas et les Héréros. Lorsque Hugo Hahn visite Windhoek en juin 1885, il ne trouve « rien d'autre que des chacals et des pintades entre des arbres fruitiers négligés »[5].

Windhoek à la fin du XIXe siècle
Timbre pour l'Afrique du Sud-Ouest allemande, cachet de la poste de Windhuk

En 1878, le Royaume-Uni annexe les îles et les côtes autour de Walvis Bay, et les incorpore à la colonie du Cap en 1884, mais ne s'intéresse pas à l'arrière-pays. Grâce au travail de la Société des missions du Rhin et à l'acquisition de terres par Franz Adolf Eduard Lüderitz, un commerçant, tout un territoire de l'Afrique du Sud-Ouest allemande est proclamé zone sous protection allemande en 1884. Otjimbingwe est choisi comme siège administratif de cette colonie, dans un premier temps, mais dès 1891, Curt von François, alors capitaine des forces allemandes, décide d'établir Windhoek, situé au centre de la colonie, comme nouveau siège administratif. Windhoek est aussi considérée comme une zone tampon stratégique avec les ennemis Namas et Hereros. Curt von François, issu d'une vieille famille française huguenote émigrée en Allemagne après l'abolition de l'Édit de Nantes, fait construire un fort[6],[7]. Dès le début de son histoire, les populations blanche et noire vivent séparées. Avec l'afflux de la population rurale et l'augmentation de l'immigration, principalement en provenance de l'Empire allemand et de l'Afrique du Sud, la population passe à environ 11 000 habitants en 1916.

L'ère coloniale allemande se termine à Windhoek en mai 1915, pendant la Première Guerre mondiale. Les troupes sud-africaines, sous drapeau britannique, occupent la ville. Au cours des années suivantes, cette partie de l'Afrique alors appelée Sud-Ouest africain, est administrée par un gouvernement militaire, puis, à partir de 1921, par l'Union d'Afrique du Sud sous un Mandat de la Société des Nations, de type C[8]. La population allemande devient de plus en plus insignifiante dans la période d'après-guerre.

À la suite de la crise économique mondiale des années 1930, et de nouveau après 1955, de grands projets sont réalisés comme l'asphaltage des routes et la construction de barrages et de pipelines pour répondre à la demande croissante en eau. Un certain nombre d'écoles et d'hôpitaux sont également construits dans le cadre d'un système de ségrégation raciale. Beaucoup de ces projets sont réalisés par des travailleurs recrutés dans l'Ovamboland, une région du nord, proche de la frontière avec l'Angola. Après consultation avec l'administration du Sud-Ouest africain, mais sans consultation de la population locale, le gouvernement sud-africain, qui commence à mettre en place l'apartheid sur le territoire, décide de créer de nouvelles banlieues dans le nord-ouest de la ville et de reloger tous les habitants noirs de leurs quartiers résidentiels. Cette décision provoque des manifestations et des émeutes dans la première quinzaine de décembre 1959, avec plus d'une dizaine de morts au sein de la population noire, dont une femme, Anna Mungunda[4],[9],[10].

Ces événements, qui sont entrés dans l'histoire comme le soulèvement de Old Location (nom de l'ancien quartier vidé de sa population noire), ont été un point crucial dans l'histoire de la Namibie. De nombreux dirigeants comme Sam Nujoma, Moses Garoëb, ou encore Clemens Kapuuo y ont participé. Ces événements ont constitué une raison majeure, pour une partie de la population, de se libérer de la domination étrangère et d'acquérir son indépendance. Sam Nujoma est arrêté à la suite du soulèvement, puis contraint à l'exil. La SWAPO est fondée en 1960[9].

Immédiatement après le soulèvement, entre trois et quatre mille habitants quittent leurs maisons par crainte de nouvelles émeutes policières. Les structures de la vie sociale de l'ancien quartier, Old Location, sont détruites jusqu'à sa fermeture définitive en 1968, pour devenir le nouveau quartier de Hochland Park. La nouvelle banlieue noire au nord-ouest de Windhoek prend le nom de Katutura, ce qui signifie l'endroit où vous ne vivez pas.

En 1961 et 1963, les petits chantiers navals de Klein Windhoek et de Pokkiesdraai sont fermés et la politique d'apartheid du gouvernement se poursuit sans relâche[11].

Conformément aux négociations de la conférence de la Turnhalle (1975-1977), un parlement est élu au suffrage universel en 1978, l'apartheid aboli en 1979 et un gouvernement autonome mis en place en 1980.

Avec l'indépendance effective de la Namibie, obtenue en 1990, Windhoek demeure la capitale du nouvel État et le siège du premier gouvernement indépendant, sous l'égide de Sam Nujoma. Dès 1990, l'avenue principale de Windhoek, la Kaiserstrasse, est rebaptisée Independence Avenue[12]. La ville est alors toujours très ségréguée, la majorité de la population résidant dans le township de Katutura. Le nouveau maire, élu en 1992, est un blanc, Björn von Finckenstein.

L'indépendance du pays donne également à la ville un nouvel élan et un taux de croissance démographique important.

Géographie et démographie[modifier | modifier le code]

Située à 1 650 m d'altitude, la ville et son agglomération comptent 300 000 habitants (2009). Les blancs et les métis (basters en Namibie) forment 33,3 % de la population.

On y distingue le centre-ville, les quartiers principalement blancs, le quartier métis de Khomasdal et le township noir de Katutura où vivent la majorité des habitants de la ville.

Située au centre du pays, Windhoek est la porte d'entrée des touristes au carrefour des routes se dirigeant vers Swakopmund et les dunes du désert du Namib à l'ouest, vers le parc d'Etosha au nord, et vers Fish River Canyon et Lüderitz au sud.

Climat[modifier | modifier le code]

Windhoek est située dans une région semi-désertique. Les journées d'été sont très chaudes mais les nuits fraiches.

Les mois printaniers de juin, juillet et août sont les moins pluvieux.

Moyenne mensuelle des plus hautes et basses températures
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Aoû Sep Oct Nov Déc
Temp. les plus hautes °C 31 29 28 26 23 21 21 24 27 29 30 31
Temp les plus basses °C 18 17 16 13 9 7 7 9 12 15 16 17
Precip (mm) 78 80 79 38 7 1 1 1 3 12 27 42

Transport[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire de Windhoek

Windhoek dispose de deux aéroports.

L'aéroport international Hosea Kutako de Windhoek (code AITA : WDH • code OACI : FYWH), anciennement JG Strijdom, est situé à 42 km à l'Est de la ville. Il est accessible par des vols directs à partir de Londres, Paris, Francfort, Munich, Luanda et Johannesburg et quotidiennement desservi par les compagnies South African Airways, LTU et Air Namibia.

L'aéroport d'Eros (code AITA : ERS • code OACI : FYWE) de plus faible capacité traite les vols de courte distance et les vols charters.

Les trois routes d'accès principaux à Windhoek sont celles passant par Rehoboth, Gobabis et Okahandja.

La vieille gare coloniale du centre-ville est toujours en activité.

Artères principales et tourisme[modifier | modifier le code]

L'artère principale qui va du nord au sud est Independence Avenue (plus connue pendant 100 ans sous le nom de Kaiser-Strasse) et croise au centre de la ville l'artère secondaire, Sam Nujoma Drive (ancienne Curt von François). En 1928, Kaiser Strasse fut la première rue pavée de la capitale suivie 10 ans plus tard par Gobabis road.

Independence Avenue et la rue piétonne Post Str. concentrent les boutiques et les restaurants du centre ville (Gatheman Haus).

Tout proche, sur Robert Mugabe Av. (ex-Leutwein Strasse), l'église luthérienne (1910), véritable symbole de la capitale namibienne, domine la ville au côté du vieux fort allemand (Alte Feste) et de la statue équestre du cavalier du Sud-Ouest (Reiterdenkmal) datant de 1912. Aussi proche, le Tinten-Palast (1913) est le siège du parlement et du gouvernement. Plusieurs statues sont disséminées dans la ville dont celles de Curt von François (1965) et de chefs tribaux, anticolonialistes ou anti-apartheid comme Hendrik Witbooi, Hosea Kutako et Theofilus Hamutumbangela.

Dans les environs immédiats se succèdent des villas coloniales de type allemand (villa Lanvers), la cathédrale Ste Mary et la vieille gare de la ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La ville est dirigée par un conseil de quinze membres élus au suffrage universel. Depuis les élections des 26 et 27 novembre 2010, le conseil comprend onze membres de la SWAPO, trois du RDP et un de la NUDO.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

1909–? Gustav Voigts (1866-1934)
1911–1916 Peter Müller (1873-1934)
1916–1920 Johann Robert Schmalz (1871-1940)
1920–1922 Peter Müller
1927–1928 Joseph Wood
1928-1939 John Christian Theodor Meinert (1886-1946)
1941-1946 Marie Elizabeth May Bell
... ...
1954–1955 Willem Hendrik Immelman
1956–1957 Hermanus Johannes Steyn
1957–1961 Jacobus van Deventer Snyman
1961–1963 Stefanus Johannes Spies
1963–1965 Jack Louis Levinson
1965–1968 Samuel Davis
1968-1969 Con Katzke
1969–1971 Joachim Bernhard Hermann von Prittwitz und Gaffron (1929-2013)
1971-1973 J.J. Botha
1974–1976 Ernst Guenter Erich Kaschik
1976-1978 A.G.C. Yssel
1978-1979 J.van Taak
... ...
1988–1990 Abraham Bernard May
1990-1992 Petra Hamman (1935-2010)
1992-1993 Björn von Finckenstein
1993 Matheus Shikongo
1994-1999 Björn von Finckenstein
1999-2000 Immanuel Ngatjizeko
2000-2010 Matheus Shikongo
2010-2012 Elaine Trepper
2012-2014 Agnes Kafula
depuis 2014 Muesee Kazapua

Religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Archidiocèse de Windhoek.

Windhoek est le siège d'un archidiocèse catholique romain.

Odonymie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du centre-ville de Windhoek
Le Reiterdenkmal ou Rider Memorial inauguré en 1912 pour commémorer la victoire de la troupe coloniale allemande lors de l'insurrection des Hereros et des Namas. Il est considéré comme le monument le plus photographié de Windhoek avec l'église luthérienne.

Depuis 1990 et l'indépendance, de nombreuses rues de Windhoek ont été rebaptisées. Voici la liste des principaux changements intervenus, en commençant par l'ancien nom en italique :

Noms historiques Nouveaux noms adoptés depuis les années 1990-2011
Kaiser Strasse
P.A. De Wet Str.
Independence Avenue
Gammans Road
Khomas Hochland
Curt Von François
Gobabis Road
Dan Viljoen[13]
Sam Nujoma Drive
Attie Potgieter Str. Willibald Kapuenen Str.
Ausspannplatz garten
Ausspannplatz Str.
Agostinho Neto garden et street
Auswartz Str. Moses Garoëb street
Bülow Str. [14] Frans Indongo Street[15]
Charl Marais Str.[16] Hendrik Witbooi Drive
De Jager Str.
Dinter Str.[17]
Olof Palme Str.
Fanie du Plessis Str.[18] Seán McBride Str.
Frieden Str. Anton Lubowski Str.[19]
Gloudina Street Joseph Mukwayu Ithana Street[20]
Gold Str. Michelle McLean Str.[21]
Göring str. Daniel Munamava Street[22]
Hochland road David Hosea Meroro road[23]
Jaguar Str.
Central Avenue
Shanghai Str.
Joan Harrison
Leutwein St
Robert Mugabe Road
Kalk Str. A.B. May Str.
Kapuene St Attie Potgieter Str.
Klein Windhoek Road Nelson Mandela Drive
Koriaxab St. Peter Nanyemba St.[24]
Krupp Str. Andimba Toivo ya Toivo Str. [25]
Louis Botha Av. Axali Doeseb Str. [26]
Ludwigsdorf St. Kwame Nkrumah Str. [27]
Makalanie St Eliazer Tuhadeleni St[28]
Malcolm Spence Str.[29] Moses Tjidendero Str[30].
Neser Str. Rev Michael Scott St.[31]
Okahandja road
TV More
Hosea Kutako Avenue
Paul Kruger Str. Christa Davids Str.
Peter-Müller Strasse[32] Fidel Castro Avenue
Pioneer Road Bernt Carlsson road[33]
Populier str. Laurent Désiré Kabila St.
Rand St.
Pool Str.
Hostel Str.
Hans-Dietrich Genscher Str.
Republiek Road
Tal Street
Gamsberg Rd
Mandume Ndemufayo Avenue[34]
Reginald Walker Street Jason Hamuntenya Ndadi str. (Hamuntenya Wanahepo Ndadi)[35]
Sabbat Str. Clemens Kapuuo Str.
Smith Str. Anton Lembede Street[36]
Sterling Str. Mahatma Gandhi Str.
Stübel Str.[37] Werner List Street[38]
Trinitatis Str. Paul Mogagabe St.
Uhland Street. Dr Kenneth David Kaunda Street[39]
Volk Str. Hanganee Katjipuka Kavezeri St.[40]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/no_106_janv-mars_2009_cle446315.pdf
  2. (de) Klaus Dierks, « Vorgeschichtliche Zeit Chronologie der namibischen Geschichte », klausdierks.com/,‎ (lire en ligne)
  3. Jean-Louis Rougé, Windhoek, capitale de la Namibie. Changement politique et recomposition des périphéries, Éditions Karthala,
  4. a et b (en) « History of Old Location and Katutura », sur namibweb.com
  5. (en) « History »
  6. (de) « Die Alte Feste soll nicht sterben », Allgemeine Zeitung (Namibie),‎
  7. N. Mossolow, Windhoek; drei historische Wahrzeichen. Drie geskiedkundige kentekens: Three historical landmarks, P.O. Box 651, , p. 15
  8. Ingolf Diener et Olivier Graefe, La Namibie contemporaine — Les premiers jalons d'une société post-apartheid, Éditions Karthala, , p. 21 et suite
  9. a et b Christian Bader, La Namibie, Éditions Karthala, (lire en ligne), p. 113-115
  10. (en) Rukee Tjingaete, « Guerilla Movements' influence on the growth of the new Social Movements in the Periphery: a study of the SWAPO women », Namnet Digest, via Hartfort Web Publishing, vol. 95, no 11,‎ (lire en ligne)
  11. (en) Wade C. Pendleton, Katutura, a place where we stay: life in a post-apartheid township in Namibia : Katutura before and now, Gamsberg Macmillan,
  12. Christian Bader, La Namibie, Éditions Karthala, (lire en ligne), p. 168 et suite
  13. Daniel Thomas du Plessis Viljoen (1892-1972) était un enseignant, un fermier et un homme politique sud-africain, membre du Sénat et administrateur du Sud-Ouest africain de 1953 à 1963. Il est l'un des fondateurs du Daan Viljoen Game Park situé à l'ouest de Windhoek et destiné à préserver l'écosystème.
  14. Bernhard von Bülow (1849-1929) est un ancien secrétaire aux affaires étrangères et chancelier allemand. Il est à l'origine de la révocation de l'ordre de Lothar von Trotha d'exterminer les Hereros.
  15. Frans Aupa Indongo est un homme d'affaires issu d'un milieu pauvre, propriétaire de Continental Enterprises et président de Frans Indongo Trust.
  16. Magistrat et secrétaire au Sud-Ouest africain dans les années 50 et 60
  17. Kurt Dinter (1868-1945) était un botaniste allemand
  18. Stephanus ("Fanie") Johannes du Plessis (1930-2001) était un athlète sud-africain qui a participé aux jeux olympiques de 1956 et 1960. Il fut deux fois médaille d'or pour le lancer du disque aux jeux du Commonwealth en 1954 et 1958.
  19. Anton Lubowski (1952-1989) était un avocat né à Luderitz. Membre la communauté blanche du Sud-Ouest africain, il fut un élément emblématique pour la SWAPO souvent alors décrit comme un mouvement ovambo ou uniquement noir. Lubowski fut assassiné quelques mois avant l'indépendance de la Namibie
  20. Joseph Mukwayu Ithana (1938-2008) est un vétéran de la lutte armée pour l'indépendance de la Namibie et un membre de la SWAPO dont il fut le trésorier.
  21. Miss Namibie 1991 couronnée Miss Univers en 1992
  22. Ancien combattant pour l'indépendance de la Namibie
  23. Activiste politique anti-apartheid et anti-colonialiste, membre fondateur de la SWAPO
  24. Peter Nanyemba (mort dans un accident de voiture en avril 1983 en Angola) était le commandant militaire de l'Armée populaire de libération nationale de la Namibie (PLAN) et le secrétaire à la Défense de la SWAPO
  25. Né en 1924, Herman Andimba Toivo ya Toivo fut membre fondateur de l'Ovamboland People's Congress (OPC) en 1957 et incarcéré pendant plus de 20 ans sur l'île pénitencier de Robben Island pour ses activités en faveur de l'indépendance du Sud-Ouest africain. Libéré en 1984, il devint secrétaire général de la SWAPO, député à l'assemblée constituante de la Namibie (1989-1990) puis à l'Assemblée nationale (1990-2004), ministre de l'Énergie (1990-1999), ministre du Travail (1999-2002) et ministre des Prisons (2002-2006)
  26. Axali Doeseb, né en 1954, compositeur et musicien, est l'auteur de l'hymne national de la Namibie.
  27. Nam to honour Kwame Nkrumah
  28. Mort à Windhoek en 1997, Eliaser Tuhadeleni, membre de la SWAPO et combattant de l'armée populaire de libération nationale de la Namibie, incarcéré sur l'île pénitencier de Robben Island.
  29. Malcolm Clive Spence (1937-2010) était un athlète sud-africain, médaille de bronze au 400 m lors des jeux olympiques de Rome en 1960
  30. Moses Tjitendero (mort en 2006) fut membre de l'assemblée constituante et le premier speaker de l'assemblée nationale de Namibie après l'indépendance. Il exerça cette fonction de 1990 à 2005.
  31. Le révérend Michael Scott (1907–1983) était un activiste britannique anti-apartheid, pétitionnaire en 1958 aux Nations unies pour l'indépendance du Sud-Ouest africain au côté du chef Hosea Kutako et du Captain Hendrik Samuel Witbooi (1906-1978).
  32. Peter Müller (1873-1934) fut maire de Windhoek de 1911 à 1916 et de 1920 à 1922 ainsi que membre de l'assemblée législative (1926-1934)
  33. Bernt Carlsson (1938-1988) était un social démocrate suédois, conseiller d'Olof Palme, secrétaire général adjoint aux Nations unies et membre de la commission sur la Namibie (1987-1988). Il est mort dans l'attentat de Lockerbie
  34. Mandume Ndemufayo (1894-1917) était un roi Ovambo
  35. Vétéran de la SWAPO
  36. Anton Muziwakhe Lembede (1914-1947) était un activiste politique sud-africain, membre du congrès national africain.
  37. Oscar Wilhelm Stübel (1846-1921), chef de l'administration coloniale à Berlin (1900-1905) responsable du Sud-Ouest africain
  38. Karl Werner Rudolph List était un homme d'affaires de Windhoek, fondateur de South West Breweries et président de Ohlthaver and List Group, détenteur de Namibia Breweries Limited.
  39. Uhland Street Changes to Kenneth Kaunda Street Today, 4 novembre 2013
  40. Ancien commandant de l'Armée populaire de libération nationale de la Namibie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de)(en)(nl) N. Mossolow, Windhoek damals / Die Windhoek van weleer / This was old Windhoek, SWA, 1965, 143 p.
  • (en) Rolf Brockmann et Gunther Christoph Dade, Katutura : excursions into Windhoek's township, Klaus Hess Verlag, Windhoek, Göttingen, 2006, 183 p. (ISBN 978-3-933117-03-8)
  • (en) Ferdinand Lempp, Windhoek: 40 photos, Afrika-Verlag, Windhoek, 1957
  • (en) Christine Marais, Windhoek: our heritage, Gamsberg, 1986, 80 p. (ISBN 9780868482606)
  • (en) Marion Wallace, Health, power and politics in Windhoek, Namibia, 1915-1945, P. Schlettwein Publ., Bâle (Suisse), 2002, 312 p. (ISBN 978-3-908193-11-1) (texte remanié d'une thèse de doctorat de Sciences Humaines, University of London, 1997)
  • (en) Helmut Zur Strassen, Windhoek, Purnell, Le Cap, New York, 1975, 46 p.
  • (fr) Elisabeth Peyroux, Windhoek capitale de la Namibie : changement politique et recomposition des périphéries, Karthala, Paris ; IFRA, Johannesbourg, 2004, 373 p. (ISBN 2-84586-486-8) (texte remanié d'une thèse de doctorat de géographie, Paris-10, 2000)
  • (fr) Christophe Sohn, Changement gestionnaire et recompositions urbaines post-apartheid : la question foncière à Windhoek (Namibie), université Louis-Pasteur, Strasbourg, 2003, 733 p. (thèse de doctorat de géographie)

Liens externes[modifier | modifier le code]

L'église luthérienne de Windhoek, construite en 1910