École nationale supérieure des mines de Douai

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École Nationale Supérieure des Mines de Douai
Mines Douai
Image illustrative de l'article École nationale supérieure des mines de Douai
Informations
Fondation 1878 (École des Maîtres et Ouvriers-Mineurs)
1933 (École Technique des Mines de Douai)
1975 (École Nationale des Techniques Industrielles et des Mines de Douai)
1978 (École Nationale Supérieure des Techniques Industrielles et des Mines de Douai)
2012 (École Nationale Supérieure des Mines de Douai) (Statut Actuel)
Type École d'ingénieur (EPA)
Budget 35,6 millions d'euros (en 2010)[1]
Dotation 20,6 millions d'euros (en 2010)[1]
Localisation
Coordonnées 50° 22′ 31″ N 3° 04′ 04″ E / 50.3751862, 3.067792750° 22′ 31″ Nord 3° 04′ 04″ Est / 50.3751862, 3.0677927
Ville Douai
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Direction
Directeur Daniel BOULNOIS
Chiffres clés
Personnel 359 en 2011[1]
Enseignants-chercheurs 96 en 2011[2]
Étudiants 977 en 2011[3]
Doctorants 84 en 2011[1]
Niveau Bac+5 à bac+8
Diplômés/an 285 en 2011[3]
Divers
Affiliation Institut Mines-Télécom, CGE, CDEFI, Université Lille Nord de France
Site web http://www.mines-douai.fr

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
École Nationale Supérieure des Mines de DouaiMines Douai

L'École nationale supérieure des mines de Douai[4] ou ENSMD (aussi connue sous le nom Mines Douai ou École des Mines de Douai) est l'une des 210 écoles d'ingénieurs françaises habilitées à délivrer un diplôme d'ingénieur.

Placée sous la tutelle du Ministère chargé de l'Industrie, elle est située à Douai (près de Lille), membre de l'Institut Mines-Télécom, du Groupe des écoles des mines, de la Conférence des grandes écoles et du PRES Université Lille Nord de France.

Le cursus menant au diplôme d'ingénieur de l'École des Mines de Douai se déroule entre 3 ans. La première année est commune à tous les élèves à quelques cours à la carte près tandis que les deux dernières dépendent des choix des étudiants (majeure et mineure en deuxième année ainsi qu'une option et une filière professionnalisante complémentaire en dernière année). Le parcours est ponctué par 3 stages d'une durée totale théorique de 54 semaines soit environ 14 mois. La formation comprend également 3 projets à mener en groupe de 2 à 6 personnes.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'École des maîtres et ouvriers-mineurs a été fondée en 1878 pour former du personnel d'encadrement pour la mine parmi les mineurs. Il était alors exigé d'avoir effectué au moins 300 jours d'abattage au fond pour y être admis. Seuls trois privilégiés de chaque promotion, les trois premiers au classement de sortie (selon un décret de 1883) pouvaient alors accéder au titre de Contrôleur des mines (précurseur des ingénieurs de l'industrie et des mines) sans passer de concours.

Elle est renommée en 1933 École Technique des Mines de Douai.

Le 5 décembre 1937, elle obtient la reconnaissance de l'État en recevant la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur des mains de Paul Ramadier, Sous-Secrétaire d’État aux Travaux Publics.

Totalement détruite lors de la Seconde Guerre mondiale, l’École s'installe en 1954 sur le site Bourseul, qu'elle occupe encore aujourd'hui.

Le véritable tournant de son histoire, l’École le connaît dans les années 1960. Gravement touchée par la crise du charbon, illustrée par la grande grève des charbonnages de 1963, et vouée à disparaître, elle structure un nouveau projet pédagogique.

En 1960 est créée la section complémentaire (devenue depuis la formation continue diplômante), dont le modèle sera repris en 1974 au niveau national avec la création des formations FONTANET, qui vise à délivrer des diplômes d'ingénieur par la voie de la formation continue.

L’École démarre en 1965 la section de formation initiale d'ingénieurs. La durée des études est fixée à 4 ans, jalonnée de 5 stages obligatoires en entreprise, deux options étant proposées : bâtiments-travaux publics et mécanique-métallurgie. Le diplôme attribué par l’École est habilité dès 1966 par la Commission des titres d'ingénieur.

En 1971, pour la première fois dans l'histoire de l’École, une fille est admise comme étudiant. En 1975, l’École change de nouveau de nom et devient l’École Nationale des Techniques Industrielles et des Mines de Douai, avant de devenir en 1978 École Nationale Supérieure des Techniques Industrielles et des Mines de Douai.

Depuis plus de 20 ans, l’École évolue en permanence pour s'adapter aux exigences de l'industrie, des entreprises et de ses élèves ingénieurs. Dans les années 1970, elle initie une activité de recherche qui regroupe aujourd'hui plus de 350 personnes au sein de 5 départements.

En 1983, pour répondre aux besoins de l'industrie, l’École crée une option dédiée à la plasturgie puis, en 1985, une activité de recherche dans ce domaine. Aujourd'hui, 12 options sont proposées aux élèves.

En 1985, un incubateur technologique destiné à soutenir les projets de création d'entreprises innovantes voit le jour. L'École Supérieure de Métrologie est rattachée administrativement à l'École des Mines de Douai. Avec les années 1990, l’École s'impose dans la recherche en environnement. Elle est retenue aux côtés de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS) et du Laboratoire national de métrologie et d'essais pour créer le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l'Air, expert au service du ministère de l'Environnement.

En 1997, l’École participe à la création à Douai du Centre National de Recherche sur les Sites et Sols Pollués.

En 2001, les réalisations et les projets foisonnent : mise en place de la pédagogie par projets, e-learning avec la création d'un cursus de formation continue diplômante en partie à distance avec les Écoles des Mines d'Alès, d'Albi et de Nantes, création d'un grand pôle d'enseignement et recherche sur les systèmes d'information et de production…

En 2002, avec la création de deux filières d'enseignement supplémentaires, Management Stratégique de l'Entreprise et Expertise Juridique et Technique en Environnement, l'école continue de diversifier ses offres de formation. Elle met également en place un plan quinquennal de développement. Elle consacre ainsi depuis 2006, au travers du Groupe des Écoles des Mines notamment, une large place aux évolutions pédagogiques, en privilégiant par exemple les possibilités d'enseignement à distance, donne la priorité à l'international et se concentre sur des axes de recherche novateurs tels que les Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication.

Jusqu'en 2010, il existait un « Concours Sup », ouvert aux candidats de 1re année de classes préparatoires aux grandes écoles. Il permettait une admission en « année après sup » (AAS) de formation initiale. La promotion 2014 sera la dernière à sortir de l'école en l'ayant intégrée par ce système. Les élèves de classe préparatoires doivent désormais passer le concours en seconde année (math spé).

Le 1er mars 2012, l'École prend le nom officiel d'« École nationale supérieure des mines de Douai (Mines Douai) » lors de la création de l'Institut Mines-Télécom[5].

Le 9 octobre 2014, l'Usine Nouvelle annonce la fusion de Télécom Lille et de Mines Douai [6].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Formation d'ingénieurs[modifier | modifier le code]

L'école attache une très grande importance aux langues. Les élèves ont obligation de pratiquer l'anglais et une seconde langue qui peut être l'allemand, l'espagnol ou le chinois. Les élèves peuvent, sur la base du volontariat, suivre des cours d'autres langues vivantes comme l'allemand, l'espagnol, le chinois, le japonais, le russe, l'italien, le portugais, l'arabe… La validation du diplôme nécessite également l'obtention du TOEIC à 800 points. La possibilité d'effectuer une partie de son cursus à l'étranger demande l'obtention du TOEIC à 850 points.

Les élèves sont admis en 1re année de formation initiale après le « Concours Spé » (banque Mines-Ponts pour les filières MP/PC/PSI, banque PT pour la filière PT et Concours Commun Polytechniques pour la filière TSI, totalisant 145 places en 2012) ou admission sur titre (Licence, DEUG, DUT, Spé ATS, 15 places en 2012). 10 places sont offertes également pour les élèves passant le concours Mines-Ponts (pour les sections MP, PC et PSI).

L'école forme également les Ingénieurs de l'Industrie et des Mines (fonctionnaires de l'État de catégorie A). Ce sont des ingénieurs qui contribuent au développement économique, à la sécurité des personnes et des biens, à la sécurité des installations industrielles, à la protection de l’environnement, à la sécurité des transactions commerciales. Ils travaillent au sein des DRIRE, DREAL, DIRECCTE, de l'Autorité de sûreté nucléaire ou de certains ministères. Ils sont recrutés via le concours TPE/IVP (accessibles uniquement pour les élèves en MP, PC et PSI). Les élèves sont rémunérés pendant leur formation (1 250 € par mois) et doivent travailler ensuite 7 ans pour l'État.

Au début de la formation, l'école offre une formation autour d'un tronc commun autour d'enseignements généraux. Au second semestre, 72 h de Cours Electifs Scientifiques (CES) sont programmés. Chaque élève doit choisir 2 cours électifs scientifiques parmi 26. Ils offrent une large gamme de cours permettant l'ouverture sur un domaine et un approfondissement.

En deuxième année, le cursus est organisé de façon à permettre une souplesse et une individualisation des parcours tout en respectant la structuration par semestres. Dès la fin de la 1re année, les étudiants doivent établir un couple de choix mineure/majeure au nombre de 9. Le choix d’une Mineure (au nombre de 13) permet à l’élève de s’ouvrir vers au moins un autre domaine d’approfondissement dit Majeure (au nombre de 8) en acquérant la capacité de transposer ses connaissances d’un domaine d’activité à un autre. La formation comprend également un tronc commun

En dernière année, afin de compléter leur formation, les élèves-ingénieurs doivent choisir une option (en cohérence avec la majeure choisie l'année précédente) et une filière pour s'initier à des fonctions particulières au sein des entreprises.

Depuis 2010, au moins 6 mois de stages sont à faire à l'étranger.

  • S1 : 13 semaines en tant que technicien
  • S2 : 16 semaines en tant qu'ingénieur assistant (sujet en rapport avec la majeure choisie)
  • PFE : 25 semaines de Projet de Fin d'Études (PFE)

L'École des Mines de Douai assure également la responsabilité pédagogique de la formation par alternance d'ingénieurs spécialisés.

Mastères spécialisés[modifier | modifier le code]

L’École des Mines de Douai propose plusieurs mastères spécialisés (MS) accrédités par la Conférence des Grandes Écoles. Formations de 3e cycle d'une durée d'un an, ils sont principalement destinés à des diplômés de 2e cycle (ingénieur, diplôme de master, diplôme d'IEP…) ou à des titulaires d'une maîtrise expérimentés (au moins 3 ans d'expérience professionnelle).

  • Le mastère spécialisé en Systèmes de Mesure et Métrologie forme des cadres capables de concevoir et de mettre en œuvre des systèmes de mesure en relation avec la démarche qualité développée dans l’industrie.
  • Le mastère spécialisé Produits et Procédés de l’Industrie du Béton, réalisé en partenariat avec la Fédération de l’Industrie du Béton (FIB), a pour objectif de former des cadres spécialistes maîtrisant les outils et les méthodes du génie civil industriel, ouverts à la culture d’entreprise et aptes à mener des projets à la confluence de la production et des nouvelles technologies dans le domaine des bétons.
  • Le mastère spécialisé Bâtiment à Énergie Positive a trait à la maîtrise de l’énergie dans le domaine de la construction (thermique du bâtiment). Il vise à former des ingénieurs capables de concevoir des bâtiments à basse consommation (BBC) et à bâtiments à énergie positive (BEPOS).
  • Le mastère spécialisé Création d’entreprise et Entrepreneuriat, mené depuis 2008 en partenariat avec 3 autres grandes écoles régionales (SKEMA Business School, ENSAIT et Centrale Lille), aide les porteurs d’idées à faire aboutir leurs projets. Le but est de créer une entreprise par la formation et l’incubation. La formation se déroule à l’École Centrale de Lille[7].

École Supérieure de Métrologie (ESM)[modifier | modifier le code]

L'ESM forme des ingénieurs spécialisés français et étrangers de haut niveau aptes à :

  • Prendre en charge les préoccupations métrologiques des Industriels (détermination des incertitudes de mesure et respect des tolérances…) aussi bien en Conception qu'en Production
  • Choisir un Instrument de Mesure au regard de spécifications techniques
  • Concevoir un système de Mesure

Partenariats académiques[modifier | modifier le code]

L'École des Mines de Douai entretient des partenariats avec des universités françaises et étrangères de renom.

Les étudiants en formation initiale ont la possibilité d'effectuer une partie de leur cursus dans un établissement d’enseignement supérieur étranger: soit le 1er semestre de la 2e année en séjour académique, soit un semestre ou une année complète en 3e année (dans le cadre de la filière internationale) qui peut conduire à l’attribution d’un double diplôme ou d'un second diplôme.

Toujours pour les élèves en formation initiale, il est possible de terminer le cursus scolaire en France dans un établissement partenaire et éventuellement y obtenir un double diplôme.

La recherche[modifier | modifier le code]

Quelques alumni[modifier | modifier le code]

La vie extrascolaire[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations étudiantes existent au sein de l'École des Mines de Douai.

Débouchés, salaires et palmarès[modifier | modifier le code]

En 2010, l’École des Mines de Douai se classait en 7e position des écoles d’ingénieurs françaises pour le niveau de salaire annuel trois ans après l’embauche (50 k€)[8].

Au niveau des fonctions exercées, les ingénieurs s'orientent majoritairement vers la production (35,7 %). L’ingénierie d’affaires concerne 17,1 % des diplômés. Cette fonction, qui va au-delà des traditionnelles compétences de l’ingénieur, démontre assurément l’ouverture des jeunes ingénieurs. L’audit et le conseil (11,4 %), la qualité/sécurité (10 %) représentent également une part importante des débouchés tandis que les fonctions administratives et financières (7,1 %), l’informatique (4,3 %) et la R&D (2,9 %) arrivent dans un second temps[9].

L’École des Mines de Douai figure en 27e position du classement des Écoles d'ingénieurs après prépa 2012 de l'Étudiant (sur un total de 208 écoles référencées) , avec une note globale de 41, ce qui lui permet d’intégrer le groupe A.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]