Vert-le-Petit

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Vert-le-Petit
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Vert-le-Petit
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Évry
Canton Mennecy
Intercommunalité Communauté de communes du Val d’Essonne
Maire
Mandat
Laurence Budelot
2014-2020
Code postal 91710
Code commune 91649
Démographie
Gentilé Vertois
Population
municipale
2 682 hab. (2011)
Densité 393 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 04″ N 2° 21′ 58″ E / 48.551208, 2.366234148° 33′ 04″ Nord 2° 21′ 58″ Est / 48.551208, 2.3662341  
Altitude Min. 47 m – Max. 77 m
Superficie 6,83 km2
Localisation

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Liens
Site web vertlepetit.fr

Vert-le-Petit[1] (prononcé [vɛʁ lǝ pǝi ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à trente-quatre kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l'Essonne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Vertois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position de Vert-le-Petit en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 19,3 % 132,08
Espace urbain non construit 4,7 % 32,22
Espace rural 76,0 % 519,67
Source : Iaurif[3]

Vert-le-Petit est située à trente-quatre kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame[4], point zéro des routes de France, onze kilomètres au sud-ouest d'Évry[5], sept kilomètres au nord de La Ferté-Alais[6], dix kilomètres au sud-est d'Arpajon[7], onze kilomètres au sud-ouest de Corbeil-Essonnes[8], douze kilomètres au sud-est de Montlhéry[9], dix-huit kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[10], vingt kilomètres au nord-est d'Étampes[11], vingt kilomètres au sud-est de Palaiseau[12], vingt-six kilomètres au nord-est de Dourdan[13].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Un étang
Étang

L'Essonne coulant à l'est de la commune, de grands étangs s'étendent et offrent plusieurs attraits. Cela attire beaucoup de pêcheurs. Des sentiers de promenades entourent les étangs.

Ce lieu est attrayant aussi par le fait qu'il propose un espace de restauration, des bancs pour se reposer. Cela permet d'attirer des gens qui recherchent la détente et le calme. Il est possible d'y observer des hérons cendrés et des oies domestiques.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Leudeville Vert-le-Grand Écharcon Rose des vents
Saint-Vrain N Fontenay-le-Vicomte
O    Vert-le-Petit    E
S
Saint-Vrain Itteville Ballancourt-sur-Essonne

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Vert-le-Petit, située en Île-de-France, bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, et est régulièrement arrosée sur l'ensemble de l'année. Mais cette commune possède quelques spécificités en comparaison du climat de la région dû au relief avoisinant. Les étés sont doux mais aussi humides à cause de la proximité des étangs. Le vent dominant va du Sud-ouest vers Nord-Est. En moyenne annuelle, la température s'établit à 10,8 °C, avec une maximale de 15,2 °C et une minimale à 6,4 °C. Les températures réelles relevées sont de 24,5 °C en juillet au maximum et 0,7 °C en janvier au minimum. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés Celsius se fait sentir. L'ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec 1 798 heures par an. Les précipitations sont également réparties sur l'année, avec un total de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Données climatiques à Vert-le-Petit.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[14],[15].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom du lieu provient de l'appellation Valpetit, contraction de l'expression Vers-le-petit-val[16]. La commune fut créée en 1793 avec son nom actuel[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Les traces d’un foyer magdalénien (-12 000 ans environ), accompagnées de quelques silex taillés et d’éclats de taille, au bord de l’ancien sentier muletier de la Ferté-Alais à Corbeil, et un morceau de hache en silex poli (environ -5 000 ans), ramassé dans un champ, au-dessus du cimetière, témoignent très modestement d’une présence humaine, vraisemblablement temporaire, sur le territoire de la commune, à ces époques reculées.

Une pointe de framée, une lame d’épée rouillée, trouvées à proximité de l’antique chemin d’Étampes à Corbeil qui coupait en travers le territoire communal, nous prouvent que les Mérovingiens, à l’époque du roi Dagobert, eux aussi connaissaient les lieux. Mais si leur implantation permanente, à cette époque, est attestée à Itteville, Leudeville et Vert-le-Grand, rien ne prouve qu’il en soit de même ici. À moins que le lieu-dit « miseriacum » (Misery maintenant) dont il est question, en 829, dans un cartulaire de l’abbaye de Saint-Denis, qui signifie « les ruines », ne se rapporte à une ancienne Villa (ferme avec ses dépendances) mérovingienne, dont les ruines étaient encore très visibles au début du IXe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Il faut attendre le début du XIIe siècle et le cartulaire du prieuré Notre-Dame de Longpont, pour qu’il soit question d’une paroisse appelée Ver parvum, avec une église (pas celle de maintenant).

Ver parvum, en latin roman, signifie Ver le petit. Le premier terme vient du Gaulois : Verna, mot qui signifie Aulne. On rencontre plus souvent ce toponyme sous la forme : Verne ou Vergne.

Sensiblement à la même époque (XIIe siècle) de Bocheto (le Bouchet) apparaît comme un lieu habité.

Le territoire est alors sous la domination de seigneurs ecclésiastiques. Les archives des communautés religieuses, les mieux tenues et les plus complètes, à l’époque, nous apprennent, qu’au début du XIIe siècle, les trois sites habités de l’actuelle commune avaient pour seigneurs des établissements tenus par des religieux :

Le lien, entre les habitants de ces différents sites habités, était l’église paroissiale, ayant pour patron saint Martin de Tours. Construite sous le règne de Saint Louis (2e moitié du XIIIe siècle), c’est celle que nous connaissons.

Dans les annales de cette période, il est peu question du village. Comme tous ceux de la région, il eut beaucoup à souffrir des effets de la guerre de Cent Ans. À la fin de celle-ci, au début du règne de Louis XI, la paroisse ne comptait plus que huit foyers, soit une quarantaine d’habitants.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Au milieu du XVIe siècle, l’hôtel-Dieu de Paris vendit ce qu’il possédait au Bouchet à un seigneur laïc, Michel Tambonneau, un des présidents de la chambre des comptes de Paris.

Lui et ses descendants, membres de la noblesse de robe, procédèrent à de nombreuses acquisitions de terres situées à Verlepetit, pour agrandir leur propriété du Bouchet, profitant en particulier de la misère du temps, liée aux guerres de religion. De nombreux petits cultivateurs se retrouvèrent ainsi locataires, là où ils étaient propriétaires auparavant.

Cette même famille fit construire, vers la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle, un beau château de plaisance, comprenant un corps de bâtiment central, encadré de quatre pavillons d’angle, ceinturé de douves d’eaux vives, alimentées par la Juine.

À la même époque, Misery devint la propriété de riches bourgeois, tandis que François Jacquelot, procureur au Parlement, faisait l’acquisition du fief de Sainte-Catherine.

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

En 1637, Pierre Boucher, contrôleur de l’artillerie, sieur d’Essonville (à Brétigny), acheta le Bouchet à la famille Tambonneau avec les privilèges qui s’y rattachaient, en particulier le droit de haute justice.

En 1640, Pierre Boucher échangea, avec le prieuré de Longpont, des biens qu’il possédait à Brétigny contre ce que les moines détenaient à Ver le petit dont certains droits féodaux. Il réunit ainsi en une seule main, les fiefs du Bouchet et de Verlepetit. Quelques années plus tard, il acheta les biens de la famille Jacquelot dont ce qui composait le fief Sainte-Catherine. Ainsi, à partir du milieu du XVIIe siècle, les différents fiefs de la paroisse furent tenus par des laïques.

À la fin de l'année 1652, pendant les troubles de la Fronde qui ravagèrent la région, Pierre Boucher décéda. Il était alors criblé de dettes. Sa succession, saisie, en particulier tout ce qu’il possédait à Vert le petit, fut adjugée par décret, à messire Roland Gruyn, fils d’un riche cabaretier parisien, mais noble parce que « secrétaire du Roi », charge anoblissante et déjà détenteur de fiefs à Verlegrand.

En 1658, Messire Roland Gruyn obtint du roi Louis XIV, l’érection de ses différents fiefs, en « baronnie du Bouchet-Valgrand ». Verlepetit devint, à cette occasion : Valpetit, du moins dans les divers documents émanant des seigneurs. Pour les petits Vertois, et pour longtemps encore, ce fut toujours : Verlepetit.

Le nouveau baron fit réaliser d’importants travaux d’amélioration au château et dans le parc de celui-ci. Puis quelques années plus tard, il revendit « la baronnie du Bouchet avec ses circonstances et dépendances » au prince de Conti et à sa femme, Anne Martinozzi, une des nièces du cardinal Mazarin.

Le magnifique château du Bouchet-Valgrand, que l’on comparaît, à l’époque au premier Versailles, construit dans un superbe parc de 60 ha, n’a pourtant jamais été une demeure à laquelle se soit attachée une famille. Il s’agissait plutôt d’une résidence campagnarde, pour de riches et puissants seigneurs possédant déjà un grand hôtel particulier à Paris, qui ne firent que de courts séjours au Bouchet avant de revendre l’ensemble de la baronnie.

Le plus célèbre des propriétaires de cette époque (mais pas le plus riche, loin de là) fut Abraham Duquesne, lieutenant général des armées navales à qui, une royale dotation de 300 000 livres permit d’acquérir la baronnie du Bouchet-Valgrand, en récompense des « éminents services » rendus à sa majesté Louis XIV qui, pour les mêmes raisons érigea la baronnie en marquisat du Quesne. Mais, malgré ses mérites ainsi reconnus, Abraham Duquesne ne fut jamais promu amiral, parce qu’il était protestant en un temps où il fallait être catholique. C'est pour cette raison qu'en 1688, lors de son décès, il fut enterré quelque part, dans le parc de son château du Bouchet, sans aucun monument funéraire.

Après sa mort, ses héritiers ne purent pas conserver la propriété. Elle fut revendue quelques années plus tard à Marc-Antoine Bosc, beau-frère d'Henri Duquesne, le fils aîné d’Abraham. Lui non plus n’en resta pas très longtemps propriétaire, ses biens ayant été saisis pour dettes.

En 1720, Le Quesne fut vendu, une nouvelle fois, par décret en cette année. Le nouvel acheteur, Claude Lebas de Montargis, bénéficia, lui, du titre de marquis du Bouchet-Valgrand. Plus attaché, semble-t-il à son domaine que certains de ses prédécesseurs, il reprit une politique d’extension de son marquisat. À son décès, en 1741, celui-ci s’était accru des Renouillères à Saint-Vrain, de l’Épine à Itteville et de la ferme de Montaubert à Verlegrand.

Par le mariage de sa petite-fille, Anne Claude Louise d’Arpajon avec un membre de la famille Noailles-Mouchy, le marquisat du Bouchet entra alors dans le patrimoine de celle-ci.

En 1784, le château, inhabité depuis des années, fut vendu par la famille Noailles-Mouchy et démoli.

Révolution[modifier | modifier le code]

Plusieurs événements importants ont marqué, à cette époque, la vie du village : entre autres :

  • la mort tragique du curé de la paroisse, victime des massacres de Septembre 1792 ;
  • l’exécution, en 1794, de l’ancien marquis du Bouchet, le duc de Mouchy, guillotiné ainsi que sa femme ;
  • l’achat par Charles-Henri Sanson, bourreau de la Révolution, du presbytère vendu comme bien national.

Pendant la Révolution, le marquisat du Bouchet fut démembré, certaines parties vendues comme biens nationaux, d’autres séquestrées et utilisées par l’État (comme le moulin de Gommiers, transformé en manufacture d’armes). La plus grande partie fut vendue volontairement par les Noailles après leur retour d’émigration, sous le Consulat. Les Vertois profitèrent peu de ces ventes qui bénéficièrent surtout à de riches bourgeois.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En cette année 1801, Verlepetit comptait 463 habitants dont plus de 400 dans le bourg qui se présentait sous la forme d’un village-rue dont les chaumières, bordées de potagers s’étiraient de part et d’autre de la rue du Bouchet (actuelle rue du Général-Leclerc), de la rue de la Croix (rue de la Liberté) et de la rue d’enfer (rue Amand-Louis).

De place en place, on rencontrait des bâtiments plus importants : la grande ferme, la ferme de la croix, anciennement propriétés du seigneur et, bien sûr, l’église.

La commune connut pendant ce siècle, d’importantes mutations. Tout d’abord le nom du village changea d’orthographe. On rencontrait de plus en plus souvent : Vert-le-Petit au lieu de Ver-le-Petit, tout lien avec l’étymologie Ver = aulne, disparaissant alors. Ce changement fut définitif à partir de 1830.

En cette année 1820, une terrible explosion détruisit la poudrerie d’Essonne (et une bonne partie du bourg). Le gouvernement décida alors le transfert de l’établissement au Bouchet. Il acheta une partie de l’ancien parc du château, l’emplacement de celui-ci et ce qui constituait la manufacture d’armes du Bouchet pendant la Révolution et l’Empire soit environ 25 ha Au cours du siècle, d’autres acquisitions suivirent, portant la superficie de la poudrerie à plus de 60 ha en 1900.

En 1835, l’exploitation commerciale de la tourbe dans le fond de la vallée de l’Essonne transforma, en une soixantaine d’années, la prairie marécageuse en une succession d’étangs entourés d’espaces boisés. Une bonne partie de ces tourbières fut créée dans des marais appartenant, de temps immémorial, à la communauté des habitants, avant de devenir propriété privée de la commune. Les ventes successives du droit d’extraire la tourbe, consenti à des entreprises, fut alors une véritable manne pour Vert le Petit qui, pendant plusieurs décennies « vécut de ses rentes ».

La main d’œuvre employée dans les tourbières, le nombre croissant de Vertois travaillant à la poudrerie donnèrent à la commune un visage particulier. On y vit disparaître, plus tôt que dans la plupart des communes voisines, de nombreux petits cultivateurs et vignerons tandis que beaucoup d’anciens bâtiments à usage agricole furent transformés en logements. Dans le même temps, la tuile remplaçait le chaume sur les toitures.

Sans que le périmètre construit se soit beaucoup agrandi, la population de la commune se trouva portée à 849 habitants en 1901 (dont une compagnie de 152 artilleurs à la caserne du Bouchet).

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Celui-ci fut bien évidemment marqué par les deux guerres mondiales, compte tenu en particulier de l’existence de l'important centre militaire que constituait la poudrerie nationale.

Pendant la guerre de 1914-1918, ce furent 5 000 travailleurs, autant femmes qu’hommes, qui produisirent, au Bouchet, des quantités énormes de poudre et de munitions pour les besoins du front.

De 1920 à 1940, sans pour autant interrompre totalement la fabrication de munitions classiques, l’établissement orienta une grande partie de son activité vers de nouvelles technologies liées à l’hypothèse d’un conflit où seraient mis en œuvre des procédés chimiques, biologiques et bactériologiques. Pendant cette période, l’emprise des terrains utilisés pour les besoins de la poudrerie et de la station d’essais atteignit 100 ha.

Dans le même temps, les étangs de Vert-le-Petit devenaient le paradis des pêcheurs de la région.

De 1946 à 1971, dans une enclave de la poudrerie du Bouchet fut exploitée l'usine du Bouchet, la première usine française de traitement de minerai et de raffinage et conversion de l’uranium.

Dans les années 2000, la commune est connue par l’existence sur son territoire de plusieurs établissements, au Bouchet, tant de recherches que de fabrication de produits à haute valeur ajoutée qui regroupent un peu moins de 800 personnes (au lieu de 1 200, il y a une vingtaine d’années). Elle est connue aussi par le site pittoresque de la vallée de l’Essonne, dont une bonne partie, propriété de la commune, accueille, surtout à la belle saison, de nombreux promeneurs et randonneurs.

La population (environ 2 500 habitants au recensement de 1999) ayant pratiquement triplé en un siècle, le taux d’emploi sur place s’avère maintenant très insuffisant et le village a tendance à devenir une commune-dortoir parmi d’autres.

Le 29 juillet 2010, le conseil municipal est dissout en Conseil des ministres[18].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 682 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
393 463 414 510 627 640 647 640 696
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
731 791 726 790 782 802 739 744 770
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
849 779 818 948 762 816 912 753 1 138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 307 1 875 1 816 1 798 2 025 2 422 2 536 2 682 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Vert-le-Petit en 2009 en pourcentages[20].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,8 
3,3 
75 à 89 ans
4,0 
8,2 
60 à 74 ans
10,0 
23,7 
45 à 59 ans
20,3 
23,4 
30 à 44 ans
23,4 
18,7 
15 à 29 ans
19,9 
22,7 
0 à 14 ans
21,7 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune de Vert-le-Petit est rattachée au canton de Mennecy, représenté par le conseiller général Patrick Imbert (PR), lui-même intégré à l'arrondissement d’Évry et à la deuxième circonscription de l'Essonne, représentée par le député Franck Marlin (UMP).

L'Insee attribue à la commune le code 91 2 16 649[22]. La commune de Vert-le-Petit est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 106 499. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[23].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[24].
Période Identité Étiquette Qualité
2010 en cours Laurence Budelot   Podologue
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

= Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

  • Élections municipales de 2001 : données manquantes.
  • Élections municipales de 2008 : 577 voix pour Magali Chauvet (?), 575 voix pour Jackie Gargadennec (?), 68,96 % de participation[36].
  • Élections municipales de 2014[37] : 904 voix (79,02%) pour la liste « Renouveau Vertois », déclarée sans étiquette (qualifiée « Union Démocrates et Indépendants » par le ministère de l'Intérieur) conduite par Laurence Budelot, 240 voix (20,97%) pour la liste « Vert l'avenir » (Divers gauche) conduite par Luc Borg.

Référendums[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves de Vert-le-Petit sont rattachés à l'académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire de l'école maternelle Jules Ferry et de l'école élémentaire Alain Savary[40].

Santé[modifier | modifier le code]

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune dispose sur son territoire d'une agence postale[41].

Jumelages et partenariat[modifier | modifier le code]

La commune de Vert-le-Petit n'a développé aucune association de jumelage. Elle est engagée depuis 1974 dans un programme d'aide au développement avec la commune d'Ayorou au Niger[42].

Vie quotidienne à Vert-le-Petit[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.

La paroisse catholique de Vert-le-Petit est rattachée au secteur pastoral de Brétigny et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose de l'église Saint-Martin[43].

Médias[modifier | modifier le code]

L'hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville de Vert-le-Petit est le site d'accueil de deux centres de recherche de l'armée dirigés par la Délégation générale pour l'Armement (DGA). D'une part le Centre d'étude du Bouchet (ou CEB), regroupant un ensemble de laboratoires militaires chargés de l'étude des risques NBC. Et d'autre part deux sites de la SNPE.

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 017 €, ce qui plaçait la commune au 1 381e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages que compte le pays et au cent vingt-et-unième rang départemental[44].

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Vert-le-Petit 1,3 % 3,7 % 25,0 % 34,1 % 16,7 % 19,2 %
Zone d’emploi d’Évry 0,3 % 4,0 % 20,2 % 29,6 % 28,2 % 17,7 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Vert-le-Petit 1,9 % 21,1 % 4,7 % 6,8 % 40,9 % 5,5 %
Zone d’emploi d’Évry 0,9 % 13,5 % 5,4 % 14,6 % 16,2 % 6,9 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[45],[46],[47]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les berges de l'Essonne à l'est, les bosquets boisés et les champs répartis sur le territoire ont été recensés au titre des Espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne[48].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Caserne militaire
Ferme de Misery
Église Saint-Martin
Buste d'Abraham Duquesne
Ancien presbytère
Puits
Lavoir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Vert-le-Petit :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vert-le-Petit.

Les armes de Vert-le-Petit se blasonnent : Tranché : au premier de sinople au lion cousu de sable, au second d'azur aux quatre burèles ondées d'argent, un poisson du même nageant entre la troisième et la quatrième ; le tout flanqué en pal à sénestre de gueules chargé d'épis de blé d'or en faisceau liés du même.[49]

Vert-le-Petit dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Vert-le-Petit dans le Code officiel géographique sur le site de l'Insee. Consulté le 08/08/2012.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 12/04/2009.
  3. Fiche communale d'occupation des sols en 2008 sur le site de l'Iaurif. Consulté le 16/11/2010.
  4. Orthodromie entre Vert-le-Petit et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 28/11/2012.
  5. Orthodromie entre Vert-le-Petit et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 28/11/2012.
  6. Orthodromie entre Vert-le-Petit et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 28/11/2012.
  7. Orthodromie entre Vert-le-Petit et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 28/11/2012.
  8. Orthodromie entre Vert-le-Petit et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 28/11/2012.
  9. Orthodromie entre Vert-le-Petit et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 28/11/2012.
  10. Orthodromie entre Vert-le-Petit et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 28/11/2012.
  11. Orthodromie entre Vert-le-Petit et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 28/11/2012.
  12. Orthodromie entre Vert-le-Petit et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 28/11/2012.
  13. Orthodromie entre Vert-le-Petit et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 28/11/2012.
  14. « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur le site de lameteo.org (consulté le 9 août 2009)
  15. « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur infoclimat.fr (consulté le 18 août 2009)
  16. Michel de La Torre, Essonne, le guide complet de ses 196 communes, éd. Deslogis-Lacoste, 1992, (ISBN 9782739950917).
  17. a et b Notice communale sur la base de données Cassini. Consulté le 25/03/2009.
  18. Décret du 29 juillet 2010 portant dissolution du conseil municipal de la commune de Vert-le-Petit sur le site legifrance.gouv.fr, consulté le 4 août 2010.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  20. Pyramide des âges à Vert-le-Petit en 2009 sur le site de l'Insee. Consulté le 08/08/2012.
  21. Pyramide des âges de l’Essonne en 2009 sur le site de l’Insee. Consulté le 07/07/2012.
  22. Fiche communale sur le site de l'Insee. Consulté le 17/01/2010.
  23. Fiche entreprise de la commune de Vert-le-Petit sur le site verif.com Consulté le 23/04/2011.
  24. Liste des maires successifs sur la base de données mairesgenweb.org Consulté le 12/06/2009.
  25. Résultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 27/08/2009.
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  35. Résultats de l'élection cantonale 2008 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 27/08/2009.
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  37. « ESSONNE (91) - Vert-le-Petit », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 26 mars 2014).
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  40. Liste des écoles du département sur le site de l'Inspection académique de l'Essonne. Consulté le 28/09/2010.
  41. Coordonnées de l'agence postale de Vert-le-Petit sur le site de La Poste. Consulté le 15/05/2011.
  42. Fiche du partenariat avec Ayorou sur le site du ministère français des Affaires étrangères. Consulté le 13/12/2009.
  43. Fiche de la paroisse sur le site officiel du diocèse. Consulté le 13/12/2009.
  44. Résumé statistique national sur le site de l’Insee. Consulté le 26/10/2009.
  45. %5CCOM%5CDL_COM91649.pdf Rapport statistique communal sur le site de l'Insee. Consulté le 21/06/2010.
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  47. Rapport statistique national sur le site de l'Insee. Consulté le 05/07/2009.
  48. Carte des ENS de Vert-le-Petit sur le site du conseil général de l'Essonne. Consulté le 16/02/2013.
  49. Blasonnement sur le site de Gaso, la banque du blason. Consulté le 28/09/2009.