Arme nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique

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Explosion atomique de 14 kilotonnes lors de l'essai américain Buster-Jangle Charlie sur le site d'essais du Nevada en 1951.

Une arme nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC) , est dans le jargon militaire, une arme dite NBC qui est soit nucléaire, soit biologique, soit chimique, à laquelle suite à la montée du terrorisme, le terme « radiologique » fut ajouté pour désigner la dissémination de produits radioactifs contaminants, par exemple par une « bombe radiologique », qui est différent d'une explosion nucléaire. On parle donc de NRBC en français ou CBRN en anglais (termes officiels de l'OTAN selon le glossaire OTAN AAP15).

Ces armes font partie des armes dites armes de destruction massive, dans le sens où leurs effets sont difficiles à contrôler et à confiner en vertu de leur puissance ou de leur pouvoir de dissémination dans l'environnement. Elles sont aussi appelées armes non conventionnelles.

D'un point de vue civil, les organismes chargés de la sécurité civilepompiers, mais aussi police — ont des procédures d'intervention à mettre en œuvre, et qui outre les situations liées à la guerre et aux attentats, s'appliquent aussi aux accidents industriels.

Zonage[modifier | modifier le code]

Combinaison de protection en zone contaminée de pompier allemand.

Dans le cadre d'une intervention de sécurité civile, les secours mettent en place trois zones[1] :

  • une zone de danger liquide (ZDL), directement contaminée ; aucun soin n'est prodigué dans cette zone, on effectue une extraction d'urgence des éventuelles victimes ;
  • une zone de danger vapeur (ZDV), qui est en France de 500 m autour de la source de contamination ;
  • une zone contrôlée, 50 m autour de la zone d'exclusion ;
  • une zone de soutien, qui est l'extérieur de la zone contrôlée ; c'est dans cette zone que sont positionnés les personnels et matériel en attente d'engagement, ainsi que le point de rassemblement des victimes (PRV).

Le zonage prend en compte les conditions de terrain, en particulier l'effet du vent. Les zones contrôlée et dangereuse constituent la zone d'exclusion ; les personnels engagés dans cette zone doivent être équipés d'une tenue adaptée.

Les moyens de détections chimiques[modifier | modifier le code]

Le papier détecteur modèle F1 (PDF1), utilisé par l'armée française, réagit uniquement aux toxiques liquides. Il vire suivant les couleurs :

Le papier détecteur ne réagit pas aux toxiques sanguins.

Les appareils de détection utilisés en France sont :

Les moyens de protection[modifier | modifier le code]

Pour ces raisons, les militaires ont développé des moyens de protection collectifs, pour véhicules et bâtiments, et individuelle sous la forme d'une combinaison étanche dite « combinaison NBC » ou « NRBC » car permettant d'évoluer dans un environnement contaminé en limitant le risque d'exposition du porteur de l'équipement. Cette combinaison dispose d'un appareil respiratoire filtrant. Dans le cadre d'une opération de sécurité civile, les pompiers en tenue de feu avec appareil respiratoire isolant (ARI), en général premiers sur les lieux avant l'arrivée de la cellule adaptée (CMIC, CMIR), peuvent effectuer une reconnaissance de courte durée pour canaliser les victimes, avant d'être relevés par des personnels en tenue NRBC[2] ; la tenue de feu est inadéquate, mais assure une protection suffisante sur une dizaine de minute à condition de ne pas être en contact avec un matériau contaminant (liquide par exemple).

La combinaison[modifier | modifier le code]

  • la C3P : Combinaison de Protection à Port Permanent
  • la T3P : Tenue de Protection NBC à Port Permanent
  • la S3P : Survêtement de Protection NBC à Port Permanent (remplacé par la T3P)

L'appareil respiratoire filtrant ou masque anti-gaz[modifier | modifier le code]

L'appareil respiratoire filtrant ou masque anti-gaz utilisé au sein de l'armée française :

  • l'ANP : l'appareil normal de protection modèle 51M53

Composition :

  1. casque monobloc
  2. viseur
  3. soupape d'expiration
  4. soupape d'inspiration
  5. cartouche (joint caoutchouc, charbon actif, filtre contre aérosol)
  • L'ANP VP: L'appareil normal de protection à vision panoramique

Composition :

  1. casque
  2. visière panoramique
  3. dispositif d'expiration
  4. cartouche (charbon actif contre gaz, filtre papier contre aérosol et poussière)
  5. Prise d'alimentation liquide

La remise en condition physique[modifier | modifier le code]

Avant de retirer une telle combinaison, il est nécessaire d'en décontaminer l'extérieur au moyen d'une douche spéciale, éventuellement accompagnée d'un passage sous une lumière ultraviolette (dans le cas d'agents infectieux).

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.xmsa.fr/web/pdf/700.pdf ; http://www.sfmu.org/urgences2007/donnees/articles/fs_conf31_art01.htm
  2. http://www.pompiers.fr/index.php?id=10128

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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