Groupe SNPE
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Groupe SNPE
| Création | 1971[1] |
|---|
| Siège social | |
|---|---|
| Direction | Antoine Gendry[1] |
| Actionnaires | État (99,9 %)[1] |
| Produits | explosifs |
| Effectif | 2 912 le 31 décembre 2010[1] |
| Site web | www.snpe.fr |
| Fonds propres | 28 millions d'euros en 2010[1] |
|---|---|
| Dette | 19 millions d'euros en 2010[1] |
| Chiffre d’affaires | 543 millions d'euros en 2010[1] |
| Résultat net | 28 millions d'euros en 2010[1] |
Le Groupe SNPE (à l’origine Société nationale des poudres et des explosifs) est une entreprise française spécialisée dans la fabrication d'explosifs et de propergols solides pour la propulsion d'engins balistiques, à destination militaire et civile (aérospatial). Elle est à statut privé mais est encore détenue à plus de 99 % par l'État français. Elle est également un des tout premiers producteurs de charges actives pour airbags, et est ainsi présente dans la plupart des modèles européens d'automobiles.
La SNPE a été créée le 8 mars 1971 pour succéder au Service des poudres de l'Armée et elle est à ce titre l'héritière d'un monopole des poudres institué par l'État en 1336 et administré directement depuis l'institution de la Régie spéciale des Poudres et Salpêtres en 1775 sous Louis XVI.
Dans les années 2000, le groupe SNPE emploie aux alentours de 5 000 personnes (chiffres en baisse constante : 5 773 en 2002, 4 719 en 2005) et a un chiffre d'affaires aux alentours de 800 millions d'euros.
En 2007, les activités du groupe étaient filialisés dans quatre pôles :
- Matériaux énergétiques (Eurenco pour les poudres et explosifs, SME pour la propulsion, Roxel pour la propulsion tactique)
- Explosifs civils (Nobel Explosif France ou NEF)
- Chimie fine (Isochem)
- Spécialités chimiques (Bergerac NitroCellulose, Durlin)
Principaux sites: Saint-Médard-en-Jalles, Vert-le-Petit, Bergerac, Sorgues, Toulouse, Angoulême, Pithiviers, Pont-de-Claix et Gennevilliers.
Fin 2007, Nobel Explosif est racheté par un fonds d’investissement de la Banque Lazard[2].
En février 2010, la filiale Isochem est vendue aux fonds Aurélius[3]. En juin Durlin est cédée[4]. En 2011, Bergerac NC cède une partie de ses filiales et arrête son activité de production de nitrocellulose industrielle, fortement déficitaire[1]. La même année, SME (et sa filiale Roxel) est racheté par Safran puis est fusionnée avec Snecma Propulsion Solide pour créer Herakles[5].
Sommaire |
Présidents-directeurs généraux [modifier]
- Contrôleur général des Armées Guy-Jean Bernardy
- Général Bernard Philipponnat
- Émile Blanc
- Jean-Paul Béchat
- Jean Faure
- Jacques Loppion : octobre 2001 - juin 2004
- Jacques Zyss : juin 2004 - décembre 2008
- Antoine Gendry
À voir [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
- Rapport sur l'État actionnaire, sur www.ape.minefi.gouv.fr, 2011
- Didier Hugue, « Titanobel : naissance d'un géant des explosifs industriels », sur usinenouvelle.com, 14 janvier 2008
- Ana Lutzky, « La reprise d’Isochem (SNPE) par Aurelius entérinée ce vendredi », sur usinenouvelle.com, 15 février 2010
- Colette Goinère, « Durlin passe dans le giron de l’italien Chromavis », sur usinenouvelle.com, 20 avril 2010
- Astrid Gouzik, [Herakles (entreprise) « Safran rapproche ses filiales SME et Snecma Propulsion »], 30 avril 2012