Henri Guisan

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Henri Guisan
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Naissance 21 octobre 1874
Mézières
Décès 7 avril 1960 (à 86 ans)
Pully
Origine Drapeau de Suisse Suisse
Allégeance Suisse
Arme Armée suisse
Grade Général de l'armée suisse
Années de service 1894 - 20 août 1945
Conflits Seconde Guerre mondiale
Commandement Commandant en chef de l'Armée suisse
Statue de Guisan sur la place du Général Guisan à Ouchy (Lausanne)

Henri Guisan, né le 21 octobre 1874 à Mézières, canton de Vaud, Suisse, où son père exerçait la médecine et mort le 7 avril 1960 à Pully, fut le général commandant en chef de l'armée suisse durant la Seconde Guerre mondiale.

Sommaire

[modifier] Biographie

En 1893, il obtient le baccalauréat ès lettres après avoir fréquenté le collège classique cantonal et le gymnase à Lausanne. Henri Guisan tâte d'abord de la théologie et du droit à l'Université de Lausanne avant d'opter pour l'agronomie, qu'il étudie à Hohenheim, en Allemagne, et à Lyon. Durant ses études, il est membre actif de la Section Vaudoise de la Société Suisse des Étudiants de Zofingue. En 1896, il achète le domaine de Bellevue, à Chesalles-sur-Oron. Il fait son école de recrues d'artillerie à Bière. Promu lieutenant en 1894, il accède successivement à tous les grades militaires pour devenir commandant de corps en 1932.

Le 30 août 1939, l'Assemblée fédérale le désigne comme général, commandant en chef de l'armée suisse par 204 voix contre 21[falg 1], responsabilité qu'il assume durant toute la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). Il est l'auteur du concept du Réduit national, visant à replier l'armée dans l'arc alpin en cas d'invasion.

Le 25 juillet 1940, il tient au Grütli un rapport d'armée qui eut un grand retentissement tant dans le pays qu'à l'étranger. Henri Guisan est aussi aimé et respecté en Suisse alémanique, où il s'exprime dans une sorte de dialecte de synthèse, qu'en Suisse romande.

Le 20 août 1945, le général Guisan demande au Conseil fédéral de le décharger de ses responsabilités militaires. Entré dans la vie civile, le général s'installe au domaine de Verte-Rive, à Pully, aux portes de Lausanne.

En 1960, au lendemain de sa mort survenue le 7 avril 1960, plusieurs quotidiens lui rendent hommage. La Suisse écrit : « Il incarnait le citoyen suisse et par-dessus tout le citoyen soldat. Il a été l'homme et le chef de la situation dans une période troublée de notre histoire, où tant de forces contraires agissaient à l'intérieur du pays. » Dans La Liberté, on peut lire : « qu'il nous a quitté sans qu'une ombre, ni une défaillance ne vienne ternir la netteté. Henri Guisan fut de ces hommes que la Providence place sur le chemin des peuples qu'elle veut conduire, et qui s'incorporent si totalement à leur mission qu'ils paraissent avoir été de tout temps faits pour elle. » Quant au quotidien socialiste La Sentinelle, il note : « ce que les travailleurs et les soldats aimaient dans le général, c'était sa simplicité et son naturel. Sa justice était la même pour tous. En raison de ses qualités d'homme, le général Guisan avait su créer entre l'armée et le peuple un esprit nouveau. »

Ses funérailles ont donné lieu à un cortège suivi par plus de 300 000 personnes et ont en fait à cet honneur le défilé le plus suivi en Suisse.

Avec la levée du secret sur les archives, les historiens ont pu revoir, à la lumière des sources écrites de cette période, la trajectoire d’Henri Guisan. De l’historien Edgar Bonjour à la biographie de Willi Gautschi, ils ont été amenés à apporter quelques retouches à l’image un peu figée d’un général synonyme de résistance et d’unité inébranlables, notamment en mettant en avant une certaine germanophilie et des tendances antisémites[N 1]..

[modifier] Références

  1. Le journaliste suisse Daniel Monnat a par exemple illustrés ces traits de la personnalité de Guisan dans son documentaire L'honneur perdu de la Suisse (1997), en s'appuyant sur des documents d'archive (lettres personnelles de Guisan, ...) et des témoignages d'historiens. Les travaux modernes permettent ainsi peu à peu de remettre à plat l'image d'Épinal que la Confédération à voulu donner de son général en faveur d'un portrait plus contrasté.

[modifier] Famille

  • Son père Charles-Ernest et sa mère Louise, née Bérengier, de Vevey
  • Sa femme Mary Doelker
  • Deux enfants: Henri né le 13 février 1899, Myriam née le 2 décembre 1900

[modifier] Œuvres

  • En toute confiance… : correspondance du Général et de Madame Henri Guisan avec le Major Albert R. Mayer, 1er adjudant du commandant en chef de 1939 à 1941 : 1940-1959, Brugg, 1995
  • Entretiens accordés à Raymond Gafner à l'intention des auditeurs de Radio-Lausanne / Préf. de Otto Treyvaud, Lausanne, 1953

[modifier] Notes et références

  1. p. 201

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Bibliographie

[modifier] Liens externes

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