Henri Guisan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Guisan.
Henri Guisan
Image illustrative de l'article Henri Guisan

Naissance
Mézières
Décès (à 86 ans)
Pully
Origine Drapeau de Suisse Suisse
Allégeance Suisse
Arme Armée suisse
Grade Général de l'armée suisse
Années de service 1894
Conflits Seconde Guerre mondiale
Commandement Commandant en chef de l'Armée suisse
Statue de Guisan sur la place du Général Guisan à Ouchy (Lausanne), par Otto Bänninger

Henri Guisan, né le à Mézières, canton de Vaud, Suisse et mort le à Pully, fut le général commandant en chef de l'armée suisse durant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Charles-Ernest Guisan est médecin à Mézières. Sa mère Louise, née Bérengier, est originaire de Vevey.

En 1893, Henri Guisan obtient le baccalauréat ès lettres après avoir fréquenté le collège classique cantonal et le gymnase à Lausanne. Henri Guisan tâte d'abord de la théologie et du droit à l'Université de Lausanne avant d'opter pour l'agronomie, qu'il étudie à Hohenheim, en Allemagne, et à Lyon. Durant ses études, il est membre actif de la Section Vaudoise de la Société Suisse des Étudiants de Zofingue. En 1896, il achète le domaine de Bellevue, à Chesalles-sur-Oron. Il fait son école de recrues d'artillerie à Bière. Promu lieutenant en 1894, il accède successivement à tous les grades militaires pour devenir commandant de corps en 1932.

Le , l'Assemblée fédérale le désigne comme Général de l'armée suisse (grade existant uniquement en cas de risque de guerre) soit commandant en chef de l'armée suisse par 204 voix contre 21[falg 1], responsabilité qu'il assume durant toute la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). Il est l'auteur du concept du Réduit national, visant à replier l'armée dans l'arc alpin suisse en cas d'invasion. Une convention militaire secrète passée avec la France en 1939, tomba aux mains des Allemands en 1940. Ce fut pour lui et la Confédération suisse un sérieux danger.


Le , il tient au Grütli un rapport d'armée qui eut un grand retentissement tant dans le pays qu'à l'étranger. Henri Guisan est aussi aimé et respecté en Suisse alémanique, où il s'exprime en suisse allemand, qu'en Suisse romande.

Le , le général Guisan demande au Conseil fédéral de le décharger de ses responsabilités militaires. Entré dans la vie civile, il s'installe au domaine de Verte-Rive, à Pully, aux portes de Lausanne.

Au lendemain de sa mort, survenue le , plusieurs quotidiens lui rendent hommage. La Suisse écrit : « Il incarnait le citoyen suisse et par-dessus tout le citoyen soldat. Il a été l'homme et le chef de la situation dans une période troublée de notre histoire, où tant de forces contraires agissaient à l'intérieur du pays. » Dans La Liberté, on peut lire : « qu'il nous a quitté sans qu'une ombre, ni une défaillance ne vienne ternir la netteté. Henri Guisan fut de ces hommes que la Providence place sur le chemin des peuples qu'elle veut conduire, et qui s'incorporent si totalement à leur mission qu'ils paraissent avoir été de tout temps faits pour elle. » Quant au quotidien socialiste La Sentinelle, il note : « ce que les travailleurs et les soldats aimaient dans le général, c'était sa simplicité et son naturel. Sa justice était la même pour tous. En raison de ses qualités d'homme, le général Guisan avait su créer entre l'armée et le peuple un esprit nouveau. »

Ses funérailles ont donné lieu à un cortège suivi par plus de 300 000 personnes et sont en fait à cet honneur le défilé le plus suivi en Suisse.

Il était marié à Mary Doelker (1875-1964) dont il eut deux enfants, Henri né le 13 février 1899, et Myriam née le 2 décembre 1900.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • En toute confiance… : correspondance du Général et de Madame Henri Guisan avec le Major Albert R. Mayer, 1er adjudant du commandant en chef de 1939 à 1941 : 1940-1959, Brugg, 1995
  • Entretiens accordés à Raymond Gafner à l'intention des auditeurs de Radio-Lausanne / Préf. de Otto Treyvaud, Lausanne, 1953

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. p. 201

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]