Diocèse de Sion

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Diocèse de Sion
(la) Diocoesis sedunensis
Image illustrative de l'article Diocèse de Sion
Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption, siège du diocèse
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Église Catholique
Rite liturgique Romain
Type de juridiction Diocèse
Création IVe siècle
Siège Sion
Conférence des évêques Directement sujet du Saint-Siège
Titulaire actuel Mgr Jean-Marie Lovey
Langue(s) liturgique(s) Français et allemand
Calendrier Grégorien
Paroisses 158
Prêtres 232
Religieux 148
Religieuses 575
Territoire Majeure partie du Canton du Valais et presque tout le district d'Aigle (canton de Vaud)
Superficie 5 589 km2
Population totale 320 000
Population catholique 225 000
Pourcentage de catholique 75 %
Site web www.cath-vs.ch
Notice sur hierarchy catholic : Consulter
Image illustrative de l'article Diocèse de Sion
Localisation du diocèse

Le diocèse de Sion (en latin : diocoesis Sedunensis ; en allemand : Bistum Sitten) est une église particulière de l'Église catholique en Suisse. Son siège est à Sion, la capitale du canton du Valais. Il couvre la majeure partie de ce canton et du district d'Aigle. Exempt, il relève immédiatement du Saint-Siège.

Territoire[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Sion confine : au nord, avec ceux de Lausanne, Genève et Fribourg et de Bâle ; à l'est, avec ceux de Coire et de Lugano ; au sud-est, avec celui de Novara ; au sud, avec celui Aoste ; et, à l'ouest, avec celui d'Annecy.

Il couvre :

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2013, le diocèse de Sion est divisé en cent cinquante-huit paroisses : quatre-vingt huit dans la partie francophone du diocèse et soixante treize, dont deux personnelles, dans le Haut-Valais, la partie germanophone du diocèse[2]. Elles sont réparties entre trente-cinq secteurs pastoraux, eux-mêmes répartis entre douze décanats.

Secteur pastoral Décanat Langue Canton
Obergoms Ernenle allemand Valais
Untergoms Ernen allemand Valais
Mörel Brigue (Brig) allemand Valais
Brigue (Brig) Brigue (Brig) allemand Valais
Simplon Brigue (Brig) allemand Valais
Viège (Visp) Viège (Visp) allemand Valais
Stalden Viège (Visp) allemand Valais
St. Niklaus Viège (Visp) allemand Valais
Saastal Viège (Visp) allemand Valais
Zenmatt Viège (Visp) allemand Valais
Löschental Rarogne (Raron) allemand Valais
Rarogne (Raron) Rarogne (Raron) allemand Valais
Schattenberge Rarogne (Raron) allemand Valais
Leukenbad Loèche (Leuk) allemand Valais
Loèche (Leuk) Loèche (Leuk) allemand Valais
Turtmann Loèche (Leuk) allemand Valais
Noble et louable contrées Sierre français Valais
Sierre ville Sierre français Valais
Sierre plaine Sierre français Valais
Anniviers Sierre français Valais
Sion Sion français Valais
Rive droite Vex français Valais
Hérens Vex français Valais
Nendaz Vex français Valais
Coteaux du soleil Ardon français Valais
Deux Rives Ardon français Valais
Bagnes Martigny français Valais
Entremont Martigny français Valais
Martigny Martigny français Valais
Saint-Maurice Monthey français Valais
Haut-Lac Monthey français Valais
Monthey Monthey français Valais
Illiez Monthey français Valais
Aigle Aigle français Vaud
Loèche ouest (Leuk West) Loèche (Leuk) allemand Valais

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondé à la fin du IVe siècle, son siège fut d'abord à Octodure, l'actuelle Martigny. La plus ancienne mention du diocèse remonte à 381 où l'évêque d'Octodure participa au concile d'Aquilée. C'est Théodore, plus connu sous le nom de « saint Théodule » et connu pour la fondation du culte de saint Maurice, qui y assista.

Ce n'est qu'au VIe siècle que le siège fut déplacé à Sion, probablement à la suite d'incursions lombardes le long de la route stratégique du Grand-Saint-Bernard.

En 975, le concile de Francfort crée la province ecclésiastique de Tarentaise comprenant les évêchés de Moûtiers, de Sion et d'Aoste.

En 999, l'évêque de Sion devint comte du Valais. Durant tout le Moyen Âge, il luttera pour maintenir son contrôle face à la menace étrangère (les Zähringen, puis la Savoie) et face au désir d'émancipation des notables valaisans (les La Tour, puis les dizains représentés par la Diète).

Armoiries du diocèse de Sion

Le Valais, en même temps que le reste du royaume de Bourgogne, est intégré en 1032 au Saint-Empire romain germanique. Au bénéfice de l'immédiateté impériale, l'évêque, en tant que comte du Valais, devient prince d'Empire. Il est désormais connu sous le titre de prince-évêque.

Durant les guerres d'Italie, le cardinal Matthieu Schiner (1465-1522) joua un rôle important dans la mobilisation de troupes suisses contre la France.

Alors que depuis sa création, l'évêché était subordonné à l'évêché métropolitain de Vienne, Matthieu Schiner obtint du pape de dépendre directement de Rome.

À la même époque (XVIe siècle), l'évêché de Sion est le plus riche des évêchés sous la coupe des princes de Savoie - mais son revenu annuel de 6 000 livres reste inférieur à la moyenne de 8 000 livres de revenus des évêchés français[3].

Cathédrale et basilique mineure[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame (en allemand : Kathedrale Unserer Lieben Frau) de Sion, dédiée à sainte Marie, est l'église cathédrale du diocèse[4].

La basilique Notre-Dame de Valère est une basilique mineure[5].

Évêques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des évêques de Sion.

Lors de la vacance du siège épiscopal, il faut nommer un nouvel évêque à la tête du diocèse. Dans le diocèse de Sion, ce dernier est librement nommé par le Saint-Siège. Toutefois, dans une lettre du 30 décembre 1918, le pape Benoît XV informe que le Saint Siège tiendra compte de l'avis du Grand Conseil et ne nommera comme évêque qu'un candidat pour lequel ce dernier aura donné son aval[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Géographie (consulté le 23 juin 2013)
  2. (fr) Statistiques (consulté le 23 juin 2013)
  3. Les papes d'Avignon et la maison de Savoie, 1309-1409. Bruno Galland. Ecole française de Rome, 1998. p. 322.
  4. (en) Cathédrale Notre-Dame du Glarier (consulté le 23 juin 2013)
  5. (en) Basilique Notre-Dame de Valère (consulté le 23 juin 2013)
  6. « Comment un évêque est-il élu ? », sur eveques.ch,‎ 2010 (consulté le 6 septembre 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]