Vidame

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Représentation héraldique de la couronne de vidame : quatre croix dont trois visibles

Vidame (composé de vice et du latin dominus, « seigneur ») est un titre de noblesse français assez rare.

Le vidame est à l'origine celui qui mène l'armée d'un évêque et exerce au nom de celui-ci un certain nombre de droits féodaux. À l'époque moderne, le titre de vidame est intégré à la hiérarchie nobiliaire considéré comme équivalent à celui de vicomte. Certains titres de vidames étaient attachés à des fiefs, d'autres étaient héréditaires. En Suisse, on utilise le terme de vidomne pour celui qui tenait les terres d'un évêché ou d'une abbaye.

France[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

En France on connaît les vidamés

On le trouve également comme titre de courtoisie. Ainsi le titre de vidame de Limoges est porté fin XVIIIe par les du Mas, marquis de Payzac[4].

Communes[modifier | modifier le code]

Personnages de romans[modifier | modifier le code]

Saint-Empire romain germanique[modifier | modifier le code]

Dans l'archevêché de Mayence, le vidame (Vizedome) était à l'origine un employé de l'administration centrale. Comme la souveraineté de l'archevêque s'étendait à des territoires morcelés, il était nécessaire de déconcentrer l'administration : l’archevêque Adalbert Ier de Sarrebruck (1112-1137) nomma par conséquent en 1120 quatre vidames pour les fiefs de Mayence-Rheingau, Aschaffenburg, Eichsfeld-Hesse et Erfurt. Ils étaient une instance intermédiaire entre le gouvernement et les administrations locales.

Il n'y avait pas de délimitation claire du diocèse géré par un vidame. L'autorité du vidame se définissait selon le degré d’autonomie des villes telle que l'appréciait l'archevêque Siegfried III von Eppstein (1230-1249).

À Erfurt comme dans le cas du Rheingau, les titulaires finirent par racheter l’office de vidame à l'archevêché (1342). Par la suite, l'administration fut exercée par des curateurs épiscopaux ; le titre de vidame n'avait pas disparu, mais avait perdu sa signification initiale pour devenir un titre de courtoisie. Il ne devait reprendre sa signification concrète de représentant territorial qu'en 1664, puis en 1675 on institua un gouverneur.

Les domaines de compétence du vidame embrassaient avant tout les affaires judiciaires et militaires, pour lesquels il y avait des sièges séparés. Le vidame fut par contre très tôt (au XIVe siècle) dessaisi des affaires d'État (le contrôle des marchandises et des impôts) lors de la création du Hofrat.

Venise[modifier | modifier le code]

La République de Venise, au XVe siècle avait un magistrat à Ferrare, avec le titre de vidame (visdomino) pour défendre les intérêts de ses sujets en territoire étranger[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • (en) Vidame sur le site Heraldica de François Velde

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://fr.geneawiki.com/index.php/60271_-_Gerberoy
  2. Courcelles Histoire généalogique des pairs de France, volume II, page 16
  3. Mon père acheta ce fief [la Ferté-Arnauld] dans Chartres qui est le vidamé, et m'en fit porter le nom, que j'ai fait après porter à mon fils (Louis de Rouvroy, duc de SAINT-SIMON, 59, 242)
  4. Dumas de Peysac en Limousin porte in hoc signo vinces [...] de cette maison est Joseph François Dumas, chevalier, seigneur, marquis de Peysac, vidame de Limoges, sous-lieutenant au régiment des Gardes, fils de François, brigadier des armées, Waroquier de Combles [Louis, Charles, comte de], Traité des devises héraldiques, (Paris, veuve Duchesne, 1783-1784, 2 parties in-12 : 277 p.), et (la Gazette de France 1786, p. 290). Ce titre est également porté par son fils Charles-Odet du Mas (1749-1821).
  5. Article Visdomino sur Wikipedia italien