Edmond Bille

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Edmond Bille est né le 24 janvier 1878 à Valangin (canton de Neuchâtel) et décédé le 8 mars 1959 à Sierre (Valais).

Biographie[modifier | modifier le code]

Edmond Bille passe une partie de son enfance à Dombresson, avant de s’inscrire, en novembre 1894, à l’école des beaux-arts de Genève (1895-1897), où il est l’élève doué de Menn, Bodmer et Hugues Bovy. Il perfectionne sa formation à Paris à l'École d'Arts décoratifs et Académie Julian[1]. En 1899, il travaille à Neuchâtel dans l'atelier du peintre Heaton.

C’est à la fin 1899 que son destin va basculer avec la découverte du village de Chandolin, dans le Val d'Anniviers. Désormais, dès 1904, le Valais devient son pays d’élection : Bille se construit une somptueuse demeure à Sierre ainsi qu’un chalet à Chandolin

En 1901, Edmond Bille est reçu membre de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses (SPSAS).

Il épouse, en 1904, Elisa Mayor de Clarens, ils s’installent à Sierre. En 1911, Elisa Mayor décède. Edmond Bille se remarie en 1912 avec Catherine Tapparel. Naissance de Stéphanie Bille connue sous le nom de S. Corinna Bille, de René-Pierre Bille et d'André décédé en 1985[2].

Pendant la Première Guerre mondiale, Bille a une grande activité. Il s’engage à travers des publications critiques sur la politique suisse de ce temps[3]. Dans sa résidence sierroise, il reçoit des personnalités françaises antibellicistes : Romain Rolland, Pierre Jean Jouve ou René Arcos.

Durant l’entre-deux-guerres, Edmond Bille met son activité de peintre de chevalet en veilleuse, découvrant la technique de la gravure et s’adonnant à la pratique du vitrail. Il réside au Portugal de 1935 à 1942.

Son œuvre de peintre est montrée dans les plus importantes expositions de son temps, aussi bien dans les grands rendez-vous internationaux (Pittsburgh, Venise, Munich) que nationaux.

L'artiste[modifier | modifier le code]

Edmond Bille est à la fois peintre et verrier. Il utilise diverses techniques telles que la gouache, l'aquarelle et la gravure. Il pratique aussi le vitrail et la mosaïque. Il a participé à plus de 250 expositions au cours de sa vie[4],[5],[6] et continue encore d'être exposé[7],[8],[9]

En 1907, il illustre Le Village dans la montagne de Charles-Ferdinand Ramuz[10].

Il publie, en 1915, Au pays de Tells, volume de dessins satiriques[11].

Il lance avec Paul Budry, Victor Gottofrey, Charles Cléments et Maurice Hayward une revue satirique et pacificiste, l'Arbalète (1916-1917)[11].

Publication du recueil d'estampes, Une Danse macabre[11].

Il a créé les vitraux du déambulatoire de la cathédrale de Lausanne et en 1935 les vitraux et les peintures de l'église de Fully avec l'aide de Joseph Gautschi, Albert Chavaz[12] et Paul Monnier. On peut aussi trouver ses œuvres monumentales dans plusieurs églises, notamment à Sierre, Chamoson, Chandolin, Saint-Pierre de Clages, Saint-Blaise.

Association Edmond Bille[modifier | modifier le code]

Le but de cette Association est de faire connaître le peintre Edmond Bille et son œuvre, notamment par l'organisation d'expositions, de conférences et par des publications.

L'Association compte une centaine de membres, dont la plupart des descendants d'Edmond Bille.

Prix[modifier | modifier le code]

  • 1924, Diplôme d'honneur de l'Exposition du livre de Leipzig[13]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Littérature consacrée à Edmond Bille[modifier | modifier le code]

  • Claude-Alain Künzi, Edmond Bille à la recherche d'une identité artistique. Stratégies d'exposition d'un peintre suisse au début du XXe siècle, mémoire de licence, Université de Neuchâtel, 2001
  • Claude-Alain Künzi, Edmond Bille : l'œuvre monumental. Catalogue général des vitraux, des peintures murales et des mosaïques, Moudon: Acatos, 2003.
  • Pascal Ruedin, D'Edmond Bille à Kirchner. Ruralité et modernité artistique en Suisse (1900 - 1930), cat expo, Sion, Musée cantonal des beaux-arts, 18.10.2003 - 4.1.2004, Moudon: Acatos, 2003.
  • Edmond Bille, une biographie, Bernard Wyder, Éditions Slatkine, 2008

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. www.edmond-bille.ch
  2. Nouvelliste 8.06.1985
  3. L'Arbalète, Lausanne
  4. Paris, “ Exposition Universelle et Internationale de Paris 1900 ”, Grand Palais, 15.4 - 12.11.1900.
  5. Münich, “ 10. Internationale Kunstausstellung ”, Glaspalast, jusqu’à fin octobre.
  6. Paris, “ Exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne ”, pavillon suisse, 25.5 - 25.11.1937.
  7. Lausanne, “ Rétrospective Edmond Bille ”, exposition particulière, 36e Salon des Antiquaires, Palais de Beaulieu, 19.11 - 27.11.2005.
  8. Sion, “ D’Edmond Bille à Kirchner. Ruralité et modernité artistique en Suisse (1900 - 1930) ”, Musée Cantonal des Beaux-Arts, 18.10.2003 - 4.1.2004.
  9. Lausanne, “ 19 - 39. La Suisse romande entre les deux guerres ”, Musée Cantonal des Beaux-Arts.
  10. C.-F Ramuz, Le Village dans la montagne,1908, Lausanne: Payot & Cie.
  11. a, b et c Pascal Ruedin, D'Edmond Bille à Kirchner. Ruralité et modernité artistique en Suisse (1900 - 1930), cat expo, Sion, Musée cantonal des beaux-arts, 18.10.2003 - 4.1.2004, Moudon: Acatos, 2003.
  12. Albert Chavaz : Accueil
  13. Écrivains contemporains, Isabelle Quinodoz, Almanach du Valais, 1948