Soudaine-Lavinadière

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Soudaine-Lavinadière
Le village de Soudaine-Lavinadière.
Le village de Soudaine-Lavinadière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Canton Treignac
Intercommunalité Communauté de communes de Vézère Monédières
Maire
Mandat
Josette Nouaille
2014-2020
Code postal 19370
Code commune 19262
Démographie
Gentilé Vinadièrois
Population
municipale
173 hab. (2011)
Densité 7,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 28″ N 1° 44′ 27″ E / 45.5577777778, 1.74083333333 ()45° 33′ 28″ Nord 1° 44′ 27″ Est / 45.5577777778, 1.74083333333 ()  
Altitude Min. 332 m – Max. 526 m
Superficie 21,86 km2
Localisation

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Soudaine-Lavinadière

Soudaine-Lavinadière (Sodena en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Limousin.

Les habitants de Soudaine-Lavinadière s'appellent les Vinadièrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Massif central située sur le plateau de Millevaches dans le parc naturel régional de Millevaches en Limousin, elle est bordée au sud par la Vézère. Elle est arrosée par son affluent, la Soudaine, et le ruisseau de la Cassière, affluent de la Soudaine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Soudaine-Lavinadière
Chamberet Chamberet Saint-Hilaire-les-Courbes
Chamberet Soudaine-Lavinadière Treignac
Rilhac-Treignac Treignac Treignac

Histoire[modifier | modifier le code]

Soudaine-Lavinadière résulte de la fusion, en 1782, de deux paroisses : Soudaine et Lavinadière.

En 1783, l’église de Soudaine, seule et isolée, tombe en ruine et l’église de Lavinadière située dans le bourg de Lavinadière à environ 700 mètres de la précédente est en bon état mais aucune ne possédait de sacristie ni de presbytère. Après une longue délibération il fut décidé de la démolition de l'église de Soudaine et de son cimetière, de la création d'un cimetière à Magoutière et la construction d'une sacristie et d'un presbytère.

L'église de Lavinadière fut réparée avec la construction d'un petit beffroi ou fut mis en place la cloche de l'église de Soudaine, coulée en 1677 par les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem. Cette cloche a été brisée lors d'un mariage le 21 janvier 1875[1]

Toutefois, à l’origine seule la paroisse de Soudaine (ou Soudeine, Soudène) existait, Lavinadière n’étant qu’un village de celle-ci. Ce n’est que lorsque l’Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem s’y installa que La Vinadière a été détachée de Soudaine et érigée en paroisse vers 1275.

En avril 1941, Georges Guingouin "prend le maquis", se réfugiant dans une sapinière de la commune de Soudaine-Lavinadière. Cette commune fût un fief de la résistance et du communisme rural corrézien. Le maire PCF est André Plantadis (1983-2001), depuis juillet 2012 Josette Nouaille est maire PCF de la commune.

Soudaine[modifier | modifier le code]

L’évêque de Limoges était le collateur du curé de Soudaine.
L’église de Soudaine était construite au centre de la paroisse mais elle était isolée au milieu de la lande et des pacages.

Par ailleurs, la présence sur le territoire de Soudaine du prieuré de Masgoutière, donc d’une chapelle prieurale, dont le prieur était nommé par le chapitre des chanoines d’Uzerche était problématique.

Toutefois si la cure de Soudaine était toujours pourvue soit par l’évêque de Limoges soit par l’abbé d’Uzerche, l’église de Lavinadière était inoccupée, si bien que le curé de Soudaine fut chargé des deux paroisses. Cependant l’église de Soudaine fut délaissée et périclita rapidement au profit de celle de Lavinadière plus pratique qui avait en outre un logement à proximité, .

En 1783, l’église de Soudaine, seule et isolée, tomba en ruine.


Lavinadière[modifier | modifier le code]

La Vinadière devenue par la suite Lavinadière.
Vers 1275 l’Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem s’installe à La Vinadière, et érige une commanderie détachant ainsi La Vinadière de Soudaine.
Le curé de Lavinadière était nommé par le commandeur de l’Ordre de Malte successeur de l’Ordre de Jérusalem.
L’église de Lavinadière était vaste et bien entretenue par l’ordre de Malte. Toutefois le commandeur de Lavinadière ayant négligé de nommer un curé dépendant de lui pendant de nombreuses années trouva la place squattée .
En 1751, le curé en place décéda et fut remplacé par un abbé nommé par l’ordre de Malte qui s’occupa lui aussi des deux paroisses.
En 1783, l’église de Lavinadière est située dans le bourg de Lavinadière qui n'a cessé de s'agrandir. En 1782 les paroisses de Soudaine et Lavinadière sont réunies.

Prieuré de Masgoutière[modifier | modifier le code]

Le prieuré de Masgoutière ou Masgoutier, fondé en 1117[2] sur le territoire de Soudaine, dépendait de l'abbaye d'Uzerche.

En 1705, l'abbaye d'Uzerche céda le prieuré de Masgoutière au collège de Jésuites de Limoges.

En 1773, quand les jésuites furent supprimés le prieuré retourna à l'abbaye d'Uzerche. Le dernier prieur fut Henri Pradel de Lamase[3] curé de Saint Nicolas d'Uzerche. À la Révolution ce prieur preta serment mais, suspect, il fut incarcéré en 1793. Sorti de prison il revient à Soudaine-Lavinadière ou il continua d'excercer jusqu'à sa mort le 1er nivose an 07 à l'âge de 70 ans.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Soudaine-Lavinadière Blason Écartelé, au 1 et 4 de gueules au lion d'or couronné de même, au 2 et 3 de vair plain.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2001 André Plantadis PCF  
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Plantadis    
mars 2008 juillet 2012 Bruno Gaugnion[4] DVD  
juillet 2012 en cours Josette Nouaille [5] PCF  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 173 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
679 611 748 800 858 877 903 902 911
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
921 901 887 841 818 900 925 892 839
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
794 827 819 656 659 584 541 502 452
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
364 319 271 233 229 193 204 205 178
2011 - - - - - - - -
173 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église.
  • Les vestiges du prieuré de Masgoutière.
  • Ancienne commanderie de l'ordre du Saint-Sépulcre classé monument historique le 13 juin 2003[8].

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Borzeix, Le Pays de Treignac autrefois, Treignac, éditions de l'Esperluette, 2011.
  • Genèse et développement de la Résistance en R5, 1940-1945 (sous la direction de Pascal Plas), Treignac,éditions "Les Monédières",2003 (dont le témoignage de Georges Cueille, premier maquisard de Corrèze, par Daniel Borzeix).
  • Plas (Pascal, dir.), Genèse et développement de la Résistance en R5, 1940-1943, Actes des colloques de Brive-la-Gaillarde (septembre 1998) et de Soudaine-Lavinadière (septembre 2001), Treignac, éditions Les Monédières; Brive-la-Gaillarde, Centre Edmond Michelet, 2003, 339 p.
  • Collectif, Le XXe siècle en Limousin, Treignac,éditions "Les Monédières", 2001 (dont Eric Moratille, Evolution politique du canton de Treignac ; Jean-Pierre Plantadis, son témoignage de maire).
  • Monique Borzeix, Histoire des écoles du canton deTreignac, Treignac, éditions de L'Esperluette, 2013 (750 pages).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lemouzi N° 194 (2e trim 2010)
  2. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1920_num_6_32_2154?_Prescripts_Search_tabs1=standard& Chronique d'histoire régionale page 375]
  3. Ecrit Henri Pradel de Lamaze sur son acte de décès
  4. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  5. « Josette Nouaille élue Maire », "La Montagne" 15 juillet 2012.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. « Ancienne commanderie de l'ordre du Saint-Sépulcre », base Mérimée, ministère français de la Culture consulté le 26 septembre 2011