Cheissoux
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| Cheissoux | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Limousin |
| Département | Haute-Vienne |
| Arrondissement | Limoges |
| Canton | Eymoutiers |
| Code commune | 87043 |
| Code postal | 87460 |
| Maire Mandat en cours |
Thierry Ménucelli 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Portes de Vassivière |
| Site web | cheissoux.fr |
| Démographie | |
| Population | 201 hab. (2008) |
| Densité | 20 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 334 m — maxi. 548 m |
| Superficie | 10,21 km2 |
Cheissoux (Chaisson la Chapèla en occitan) est une commune française, située dans le département de la Haute-Vienne et la région Limousin.
Les habitants de la commune s'appellent les Cheissois et les Cheissoises [1].
Sommaire |
[modifier] Géographie
La commune de Cheissoux (1021 ha) a un relief de plateau, au sous-sol formé de roches métamorphiques. Ce plateau n'est pas « vraiment » plat, comme en donne pourtant l'impression la route qui traverse la commune, qui est la partie la plus occidentale du plateau de Millevaches.Le territoire communal est ainsi fait d'une vaste partie centrale, entre 430 et 460 m d'altitude: le plateau est parsemé de petites collines, et fortement entaillé à l'est par le vallon du ruisseau de Cheissoux. Au nord-est au contraire, le relief s'élève au-dessus de 500 m : le point culminant est à 547 m. Les monts d'Auriat, ici le versant sud, sont un véritable château d'eau. On trouve ainsi quelques cours d'eau, dont le plus important – le "ruisseau de Cheissoux"- limite la commune à l'est. La présence de l'eau est plus spectaculaire encore avec les nombreuses sources, dont l'importance est perceptible dans la toponymie (voir article spécifique). Les paysages, très verdoyants, alternent bois, prairies et champs. On est ici au "pays de l'arbre et de l'eau". Les résineux dominent la partie nord, montueuse et accidentée. Peu de champs aujourd'hui, les sols étant pauvres. Le climat est un dégradé du milieu atlantique, avec déjà des nuances de pré-montagne : relativement rude l'hiver (moyenne de janvier : 0 °) et très humide (environ 1100 à 1200 mm de pluies annuelles). L'évolution climatique va vers un type plus doux (étés autour de 22° en moyenne) et plus sec et une réduction notable du nombre de jours avec chutes de neige (en moyenne : 12 à 16). Sources : cartes géologiques et topographiques (I.G.N.) Atlas agroclimatique du Limousin (Météo-France)
[modifier] Histoire
- L'occupation humaine de la commune est très ancienne, comme l'atteste la petite église romane. Le site municipal donne tous les détails marquants d'une histoire simple mais séculaire. Voir aussi les splendides photos et le très "pointu" article sur la toponymie, où est détaillée l'origine de chaque nom de lieu (48 au total) [2].
- On connaît peu de textes pour la période médiévale si ce n'est une donation (1130) : les terres et l'église étaient données par le prieur d'Aureil à celui de Saint Léonard. L'existence d'une paroisse est attestée en 1318. Ensuite, elle fut alternativement intégrée soit dans celle de Bujaleuf (v. 1558), puis de Champnètery [Pierre de Bruxelles, curé en 1780], et à nouveau de Bujaleuf (1825). Elle redevint autonome en 1869.
Par contre, avec l'apparition des registres paroissiaux (fin XVIIè siècle), on peut voir se développer une micro-société assez banale, dans la cadre de paroisses successives. Curieusement, on trouve pas mal de mariages avec des habitants de Royère-en-Poitou (aujourd'hui Royère-de-Vassivière), en amont, et Saint Léonard (aujourd'hui Saint-Léonard-de-Noblat), en aval. Il semble que Cheissoux ait été une étape importante sur la route des "maçons creusois" vers l'Angoumois et l'Aquitaine.
- La fin du XIXè siècle voit la création de deux écoles, non mixtes. En 1896, il y avait 136 élèves (66 garçons, 70 filles). J.Dubois donne la liste des instituteurs, dont le couple Chapoulaud en 1888.
- Comme partout, la guerre de 1914-1918 fut très meurtrière : 25 noms figurent sur le monument aux morts dédié "à nos enfants victimes de la guerre". Tous ces "poilus" étaient des 2è classe. Le plus jeune avait 20 ans, le plus âgé 39. L'un est même mort après l'armistice, en captivité, le 12 décembre 1918. Pour 10 d'entre eux, on n'a pas retrouvé leurs corps. Ils ont été déclarés décédés par décision de justice.
[modifier] Blasonnement
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Les armoiries[3] de Cheissoux se blasonnent ainsi : |
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | Thierry Menucelli[5] | PS | ||
| 1983 | Alain Ohier | PC | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2007 | 2008 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 235 | 261 | 259 | 210 | 192 | 209 | 211 | 207 | 201 |
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | ||||||||
Répartition des villages au XIXè siècle : (1896) : Villemonteix 164 hab., le bourg 138 hab., Villetelle 56 hab., La Tessonière 22 h., La Combe 12 h., Le moulin de Cheissoux 6 h., ... (chiffres cités dans l'ouvrage de Joseph Dubois).
[modifier] Lieux et monuments
- Chapelle du XIIIe siècle et sa croix monumentale[7]. Un panneau explicatif est visible à l'entrée à droite. Simple et clair, on découvre l'essentiel. La restauration des fresques murales a mis en valeur des œuvres sobres, et surtout d'une grande beauté. Pas besoin d'être croyant pour apprécier [photos dans le site internet de la mairie]
- Le Puy des Roches, hauteur surmontée d'un énorme bloc granitique. Beau site, panorama magnifique, sans oublier de très jolies légendes[2] Un circuit pédestre passe à proximité. Il existe en effet trois magnifiques circuits, en grande partie forestiers, au relief très "sportif". On peut les suivre séparément, ou en boucle.
- Le monument aux morts[8] : Erigé en bas du bourg, près de l'église, il ne présente a priori pas de caractéristiques remarquables. Il ressemble à la grande majorité des monuments limousins. Sur un grand bloc de granite, en forme d'obélisque, sont gravés 25 noms de soldats « morts pour la France » (selon la terminologie officielle). Seule figure l'initiale du prénom. On y trouve deux décors assez banals : un rameau avec feuilles de palmes et deux « croix de guerre ». En observant plus attentivement, on peut s'apercevoir que quelques feuilles de chêne ont été ajoutées; il s'agit d'une marque identitaire assez originale (pas de trace ailleurs dans le canton, et même au-delà sur le Plateau de Millevaches). Les distinctions militaires sont une concession à un modèle assez classique, et ne veulent pas signifier un quelconque militarisme. Aucun casque, aucune arme, encore moins de représentation d'un soldat en pied. Par contre, l'inscription est plus originale. Elle apporte une nette connotation pacifiste, comme nombre de monuments dans l'est de la Haute-Vienne : « La commune de Cheissoux à ses enfants victimes de la guerre ». C'est bien le mot « victime» qui est ici important. Les élus des années 1920 ont décidé de souligner le sacrifice plutôt que l'héroïsme. On conviendra que cette nuance n'est pas très apparente, l'ensemble du monument, sans référence religieuse, se voulant avant tout consensuel.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- notables sous l'Ancien Régimesortis des archives paroissiales, voici Georges Maumot, notaire, Georges Rideau, notaire-praticien, Georges Mommot, chirurgien (1633, tous au bourg). Léonard de La Regondie était seigneur du lieu en 1674. En 1768, la communauté d'habitants - sorte de conseil municipal avant la lettre - élisait deux syndics : Léonard Depert et Georges Goumot de Labesse.
- Georges Guingouin (1913-2005), personnage (héros) de la Résistance française. « Lo grand » n'a pas de rapport direct avec la commune, mis à part le fait qu'il y avait des amis pour l'hébergement durant les plus durs moments de la lutte contre l'envahisseur nazi. Par contre, le chef du maquis eut à prendre une décision lourde de conséquences. Le capitaine Kampf, SS de la division Das Reich, capturé le 9 juin 1944, à La Bussière (commune de St Léonard de Noblat) fut ensuite amené et « planqué » à Cheissoux. Cet officier important aurait pu être une monnaie d'échange capitale. Mais le 10 juin, ses « collègues » perpétraient l'effroyable massacre d'Oradour-sur-Glane. L'apprenant, Georges Guingouin donna l'ordre d'exécuter l'officier allemand. On n'a jamais retrouvé son corps, même si une pierre tombale lui est consacrée dans un cimetière militaire en Charente.
[modifier] Notes et références
- Nom des habitants sur www.habitants.fr. Consulté le 20 mars 2011
- site officiel de la mairie de Cheissoux
- Les armoiries de la commune sur blason-des-villes.e-monsite.com. Consulté le 27 mars 2011.
- Les maires de la commune. Consulté le 20 mars 2011 .
- Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
- Cheissoux sur le site de l'Insee
- Mérimée : Eglise avec croix de parvis sur www.culture.gouv.fr. Consulté le 20 mars 2011 .
- Mérimée : Monument aux Morts sur www.culture.gouv.fr. Consulté le 20 mars 2011 .
- Joseph Dubois : le canton d'Eymoutiers (1900, réédité en 1996).
- notes de l'association culturelle "Patrimonia".