Tarnac

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le village de Tarnac. Pour l'affaire judiciaire, voir Affaire de Tarnac.
Tarnac
L'église Saint-Georges.
L'église Saint-Georges.
Blason de Tarnac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze
Arrondissement Ussel
Canton Plateau de Millevaches
Intercommunalité Communauté de communes Bugeat - Sornac - Millevaches au Cœur
Maire
Mandat
Marie-Rose Bourneil
2014-2020
Code postal 19170
Code commune 19265
Démographie
Population
municipale
315 hab. (2012)
Densité 4,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 52″ N 1° 56′ 52″ E / 45.6811111111, 1.9477777777845° 40′ 52″ Nord 1° 56′ 52″ Est / 45.6811111111, 1.94777777778  
Altitude Min. 533 m – Max. 878 m
Superficie 67,46 km2
Localisation

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Tarnac (Tarnac en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Massif central située au nord du département de la Corrèze, sur le plateau de Millevaches, à 11 km au nord de Bugeat, 30 km au nord-ouest de Meymac et 25 km à l'est d'Eymoutiers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Peyrelevade, Saint-Merd-les-Oussines, Bugeat, Toy-Viam, Viam et Lacelle en Corrèze, Rempnat dans la Haute-Vienne, Faux-la-Montagne en Creuse.

Selon le classement établi par l’Insee en 1999[1], Tarnac est une commune rurale non polarisée, qui ne fait donc partie d’aucune aire urbaine ni d’aucun espace urbain.

Topographie[modifier | modifier le code]

Le bourg de Tarnac se trouve à une altitude d'environ 715 m. Dans un paysage semi-montagneux, aux flancs couverts de forêts de conifères (Douglas), parfois habillés de feuillus natifs (chênes, hêtres, châtaigniers), la commune présente aussi une partie de landes typiquement limousines.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le bourg se situe au centre de la commune. Une cinquantaine de villages ou hameaux, pour la plupart résidences secondaires mais quelques-uns encore habités en permanence, se partagent le territoire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gauloise[modifier | modifier le code]

Le territoire de l'actuelle commune de Tarnac est habité environ depuis le Ier siècle av. J.-C. En témoignent les quelque 27 tertres funéraires identifiés sur une ligne de crête partant du Puy Besseau au sud et remontant jusqu'aux Grands-Champs au nord. Les datations au carbone 14 effectuées sur deux de ces tertres ont donné des résultats compris entre 55 av. J.-C. (+ ou - 135) pour le plus ancien et 200 (+ ou - 85) pour le plus récent. La persistance, en pleine époque gallo-romaine, de ce type d'inhumation est passablement surprenante et semble témoigner du maintien tardif de la culture antérieure par au moins une partie de la population.

Pourtant, le lion du Theillet, visible dans l'église et d'époque gallo-romaine indique, lui, que la pénétration du mode de vie romain a été bien réelle, au moins pour l'aristocratie foncière.

Le toponyme de Tarnac est lui-même d'origine gallo-romaine, voire celtique. D'après Marcel Villoutreix[2], Tarnac est issu d'un nom d'homme gaulois ou latin, Tarinus ; d'après Jean-Paul Savignac[3] du théonyme Taranus, plus connu sous la forme de Taranis, dieu gaulois du tonnerre. De toutes façons, un troisième auteur, Xavier Delamarre[4] rattache aussi bien Tarinus que Taranus à une racine « taro » signifiant « qui traverse ». Il est vrai qu'à proximité de Tarnac, la vallée de la Vienne est très encaissée et donne l'impression de traverser la montagne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'existence de Tarnac est attestée à l'époque carolingienne, d'abord sous la forme in centena Tarninense en 832, puis sous la forme in vicaria cujum est vocabulum Tarnacensem en 871[5]. Ces deux appellations ne correspondent pas toutefois à celle utilisée couramment à l'époque mais à leur transcription en latin, langue administrative d'alors. La seconde est, selon toute vraisemblance, plus proche de la langue vulgaire que la première. Le terme vicaria n'a rien d'ecclésiastique, mais désigne une subdivision d'un comté carolingien (en l'occurrence, le comté de Limoges). Cette désignation tend à prouver que Tarnac a été l'un des plus vieux ancrages de population sur le plateau de Millevaches, alors que celui-ci semble avoir connu un déclin démographique important depuis le milieu du IIIe siècle.

L'église de Tarnac est d'ailleurs l'une des plus anciennes du plateau de Millevaches et remonte au XIIe siècle.

Également d'époque médiévale, les fortifications du Puy Murat, dont subsistent quelques vestiges, et la grange templière du hameau de Champeau. Marius Vazeilles signale également les traces d'un donjon entre les hameaux de la Chapelle et de la Berbeyrolle.

17-18 è sièclese siècle[modifier | modifier le code]

La paroisse de Tarnac jouait un rôle économique et social central sous l'Ancien Régime. De par ses dimensions (2,5 fois celle de Bugeat), le nombre de villages, et sa situation d'une part. A savoir la proximité des bourgs appartenant aujourd'hui à la Creuse (Faux-la-Montagne) ou la Hte Vienne (Rempnat,Nedde), sans compter le corréziense Peyrelevade. Je crois pouvoir ajouter le poids essentiel de plusieurs familles de notables ou nobles très influents (Mercier, Chauzeix, Pichard, notamment), bien au-delà du secteur géographique (la géographie des mariages est parlante). Le petit groupe de religieux (curé et vicaires) gérait également la paroisse du Toy (écrit soit Touet, soit Toit, ce qui indique bien l'origine étymologique). Cette dernière possédait son église et son propre cimetière. Ses différents actes et sacrements figurent sur les registres paroissiaux de Tarnac, où on peut les retrouver assez facilement. D'après les relevés opérés par les curés dans ces mêmes registres, et les taux de natalité-mortalité admis pour l'époque, on peut résumer la démographie par ces quelques chiffres :soixantaine de naissances (baptêmes) annuels et 50 décès, une dizaine de mariages. Hors périodes de crises, fréquentes aux environs de 1700 (règne le Louis XIV). Avec une grande variabilité annuelle : de 25 à 70 B, de 4 à 25 M, de 30 à 85 S. ce qui permet une estimation de 1500 habitants vers 1700 (dont 600 pour le bourg), à comparer aux 500 de Bugeat à même date. Un déclin assez net au 18 è siècle (1200 vers 1800) et un maximum de 2180 en 1886. Une paroisse-commune très importante donc à l'échelle du plateau de Millevaches. L'importance – prestige social, intérêt économique - déjà soulignée peut aussi se repérer au poids proportionnel des paroisses voisines dans les mariages hors-paroisse (1/3, alors que le « réservoir » local de conjoints était pourtant élevé)Tarnac représentait avant la Révolution 35 % du canton actuel, aujourd'hui seulement 20 %.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire de Tarnac.

Le village devient le centre d'une enquête sur des sabotages visant Réseau ferré de France à partir du 11 novembre 2008, date de l'arrestation de plusieurs membres d'une communauté autonome.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Tarnac (La Grange de Tarnac)

Les armes de Tarnac, adoptées en 1986, peuvent se blasonner ainsi :

de gueules au franc-quartier d'hermine accompagné de trois merlettes d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1967 1992 Louis Philippe Brondel PCF  
1992 mars 2008[6] Jean Plazanet[6] PCF[6]  
mars 2008 mars 2014 Bernard Leduc[7]    
mars 2014 en cours Marie-Rose Bourneil[8] Apparentée PCF  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 315 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 005 1 191 1 198 1 421 1 582 1 732 1 846 1 960 1 935
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 990 1 880 1 863 1 886 1 973 2 089 2 180 2 006 1 996
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 990 1 812 1 564 1 324 1 217 1 243 1 266 1 020 808
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
681 546 506 472 403 356 331 327 315
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au sommet du Puy-Murat se trouvent les ruines, à peine visibles, d'une forteresse médiévale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Page INSEE [1]
    Cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection
  2. Marcel Villoutreix Les noms de lieux du Limousin, témoins de l'Histoire d'une région, Association des Antiquités Historiques du Limousin, Limoges 2002
  3. Jean-Paul Savignac, Merde à César, La Différence, Paris, 2000, p. 57
  4. Xavier Delamarre Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, Paris, 2003
  5. Guy Lintz, Carte archéologique de la Gaule - La Corrèze, Académie des inscriptions et belles lettres, Paris, 1992
  6. a, b et c Rémi Noyon, « Tarnac : "Pourquoi donc ont-ils tous des capuches ?" », Rue89, 19 mars 2014.
  7. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  8. CP Marie-Rose Bourneil Maire De Tarnac
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  11. http://krapooarboricole.wordpress.com/2009/05/11/les-chenes-de-tarnac-correze/

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Regards croisés sur Tarnac (Gabrielle Coutaud, Brigitte Favrie-Banette, Pierre Malthieux, Yvette Marsaleix-Plazanet, Annie Marsaleix, Michèle Torchin), éditions "Les Monédières", 2010.
  • S.I. de Bugeat, Circuits des croix de la Montagne limousine, éditions "Les Monédières", 1993.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]