Fête de la Sainte Trinité

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La Sainte Trinité est une fête chrétienne célébrée par les catholiques le dimanche qui suit la Pentecôte, c'est-à-dire le huitième dimanche après Pâques (donc entre mi-mai et mi-juin). Les orthodoxes la fêtent le jour même de la Pentecôte. Elle a pour but de rendre un culte solennel à Dieu en exaltant sa nature divine unique mais distincte en ses trois personnes (le Père, le Fils et le Saint-Esprit) ; dogme aussi connu sous le nom de mystère de la Très Sainte Trinité. En effet, ce dernier est considéré comme étant, par son importance, le premier des mystères divins chrétiens.

Célébration de l'Église catholique romaine[modifier | modifier le code]

Cette célébration est appelée la solennité de la Très Sainte Trinité par l'Église catholique romaine. Avant le concile Vatican II, elle marquait pour les catholiques la fin d'une période de trois semaines pendant laquelle les mariages étaient interdits. Cette période commençait le dimanche des Rogations (cinquième dimanche après Pâques). Cette pratique continue pour les personnes suivant la forme extraordinaire du rite romain.

Depuis le Xe siècle, certaines églises avaient pris la liberté de réciter l'Office de la Sainte Trinité composée par l'Évêque Étienne de Liège. Au XIIe siècle, Thomas Becket fut ordonné Archevêque de Canterbury le dimanche après la Pentecôte (l'Angleterre était encore catholique). Son acte premier fut de souhaiter que le jour de sa consécration devienne une nouvelle fête en honneur de la Sainte Trinité. Son vœu ne tarda pas à se réaliser et à s'étendre à toute la chrétienté. Ensuite, la solennité de la Très Sainte Trinité fut établie en tant que double de la seconde classe par le pape Jean XXII ; puis elle fut instituée double de la première classe, le 24 juillet 1911, par le pape Pie X.

Dans l'Office Divin traditionnel (le Brevarium Romanum), c'est-à-dire pour les chanoines et le clergé séculier, le Symbole de Saint-Athanase (Quicunque vult) est récité à l'office de Prime. Avant 1960, il était lu à l'office de Prime, les dimanches après l'Épiphanie et après la Pentecôte qui ne tombaient sur une octave ou sur une célébration de "double" ou supérieure. Une réforme mineure de 1960 a donc réduit sa récitation au seul dimanche de la Très Sainte Trinité. La solennité suivante, la Fête-Dieu, est célébrée le jeudi suivant (soit soixante jours après Pâques).

Célébration de l'Église anglicane[modifier | modifier le code]

Célébration de l'Église orthodoxe[modifier | modifier le code]

L'Église orthodoxe et les Églises catholiques orientales appellent tout simplement Dimanche de la Trinité le Dimanche correspondant à la Pentecôte (de fait, le dimanche après la Pentecôte correspond à leur Toussaint). Le lundi suivant le Dimanche de la Trinité porte le nom de Lundi du Saint Esprit ; et, le mardi, est ainsi connu comme étant le Troisième Jour de la Trinité. Bien qu'il n'y ait pas de couleurs liturgiques précises dans les rites orientaux, certaines églises utilisent néanmoins le vert pour le Dimanche de la Trinité et gardent celui-ci pendant une semaine.

Dictons associés[modifier | modifier le code]

Cette fête mobile donne lieu à de nombreux dictons, tels[1] :

  • « S'il pleut pour la Trinité, le blé diminue de moitié. »
  • « S'il pleut le jour de la Trinité, il pleut tous les jours de l'année », « s'il pleut le jour de la Trinité, c'est quarante jours sans arrêter » ou « s'il pleut à la Trinité, il pleuvra sept dimanches durant. »
  • « À la Pentecôte, fraises on goûte ; à la Trinité, fraises au panier. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Leduc, Les dictons et les proverbes c'est malin : Météo, jardinage, vie quotidienne, art de vivre, Quotidien Malin Éditions,‎ 2013, p. 67-68