La Bernerie-en-Retz

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La Bernerie-en-Retz
Image illustrative de l'article La Bernerie-en-Retz
Blason de La Bernerie-en-Retz
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Bourgneuf-en-Retz
Intercommunalité Communauté de communes de Pornic
Maire
Mandat
Thierry Dupoué
2014-2020
Code postal 44760
Code commune 44012
Démographie
Gentilé Berneriens
Population
municipale
2 586 hab. (2011)
Densité 425 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 04′ 56″ N 2° 02′ 10″ O / 47.0822222222, -2.03611111111 ()47° 04′ 56″ Nord 2° 02′ 10″ Ouest / 47.0822222222, -2.03611111111 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 47 m
Superficie 6,08 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-labernerie.fr/

La Bernerie-en-Retz est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

Ses habitants s'appellent les Berneriens et les Berneriennes.

La Bernerie-en-Retz comptait 2 586 habitants au recensement de 2011.

La commune est une station balnéaire à caractère familial.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Bernerie-en-Retz se situe à 36 km au sud de Saint-Nazaire et 46 km au sud-ouest de Nantes.

Les communes limitrophes sont Pornic (section du Clion-sur-Mer) et Les Moutiers-en-Retz.

La Bernerie est une commune urbaine ; elle forme avec Les Moutiers-en-Retz une agglomération dite non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

La commune est traversée par l'axe Guérande-Saint-Nazaire-Pornic-Bourgneuf appelé la Route Bleue, par la voie ferrée Nantes-Pornic et par l'itinéraire cyclable Vélocéan.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans l'ensemble - ou presque - de la Baie de Bourgneuf, le climat de La Bernerie-en-Retz est de type supraméditerranéen Csb (voir le climat de Pornic et Bourgneuf-en-Retz) car les températures restent douces toute l'année et l'été connait une saison sèche.

Site et activités[modifier | modifier le code]

À l'extérieur de la ville, on trouve un paysage de bocage avec des pâturages, des cultures maraîchères et des vignobles.

La côte est très découpée avec ses falaises de schistes et ses rochers dans l'océan.

Situation de la commune de La Bernerie-en-Retz dans le département de la Loire-Atlantique

Il y a des pêcheries sur le littoral de la Baie de Bourgneuf avec leurs grands filets carrés qui permettent la pêche aux crevettes, soles ou plies. La pêche à pied est pratiquée pour les crustacés et les coquillages. Marché le mardi et le vendredi (l'été). La transformation récente du site portuaire en plan d'eau de loisirs permet la baignade en toute sécurité et à toute heure de la journée (sans être tributaire des marées). Ce plan d'eau est unique sur la Côte de Jade et alimente un tourisme de proximité dès les premiers beaux jours.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de La Bernerie-en-Retz vient de berne : “drap”. Selon la légende, vers 1270, époque de la dernière croisade, le comte Pierre, inapte aux combats, chantait les faits d'armes des croisés. Accueilli, puis chassé du Château de Prigny par la princesse Yolande, dont il était épris, le comte Pierre erra jusqu'au lieu-dit La Sennetière. Décidant de rester à proximité de celle qu'il aimait, il s'installa là, dans une masure, en gardant l'espoir de reconquérir le cœur de sa belle. Mais la princesse Yolande retrouva son croisé de fiancé, et le comte Pierre, dépité, se mit alors à tisser des bernes (c’est-à-dire des draps). De cette activité il tira le surnom de “Bernier”. C'est ainsi que ce Pierre “Bernier” devint le fondateur d’une bernerie (endroit où l'on fabrique des bernes), village de drapiers et voiliers qui se vit nommé La Bernerie. Cette touchante mais invraisemblable légende a sans doute pris corps au XIXe siècle, quand La Bernerie en quête de notoriété rivalisait avec Les Moutiers pour obtenir le déplacement de la mairie des Moutiers vers sa succursale devenue plus florissante.

La Bernerie possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Bèrneriy (écriture ELG)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans ses premiers temps, les villages autour de la Bernerie ne sont que des écarts de la paroisse-mère, Les Moutiers-en-Retz. Dès le XVIe siècle, le village de La Bernerie devint prospère grâce à son port de pêche et ses chantiers navals. Dans ces chantiers étaient construites la plupart des chattes de la Baie (bateaux inspirés des anciens navires vikings, sans proue ni poupe et à fonds plats, idéal pour le Marais breton au sud). Les étiers (grands fossés dans les marais) étant très étroits, lorsque les chattes arrivaient au bout, elles ne pouvaient faire demi-tour. Alors les pêcheurs enlevaient le gouvernail de l'arrière pour l'installer à l'avant et ainsi, repartir dans l'autre sens. Les chattes étant construites et réparées à La Jaginière, on les transportait sur des billes de bois de l'atelier au port et inversement. Une rue de La Bernerie rappelle cette époque, c'est la rue de la Montée à la Chatte. Ces embarcations firent de La Bernerie « le point le plus important du Comté nantais pour le commerce maritime et la pêche », comme l'affirmait l'intendant Louis Béchameil de Nointel en 1688.

Le village, auparavant dépendant des Moutiers-en-Retz, devint commune autonome le 23 mars 1863. L'histoire raconte que les élus berneriens devaient emprunter le petit pont du Port Royal (aujourd'hui disparu) pour se rendre aux séances du conseil municipal des Moutiers. Un jour, un conseiller qui passait sur le pont, avec ses dossiers sous le bras, tomba à l'eau. À la suite de cet incident, La Bernerie aurait demandé son indépendance. La réalité est plus prosaïque, ou démographique : le village, qui n'a eu sa première chapelle qu'au XVIIe siècle, a cru en importance, au point de devenir paroisse dès 1840. La Bernerie par son poids démographique en imposait aux Moutiers, où se succédaient les maires berneriens qui demandaient le transfert de la mairie chez eux : la rupture était devenue inévitable.

Après une renommée faite grâce à la découverte de sources ferrugineuses, la commune vit ses curistes se transformer en baigneurs. L'une des sources, aujourd'hui disparue, se trouvait au lieu-dit La Beltière. On peut voir l'autre en se promenant entre la plage Maxence et la plage de la Rinais, elle n'est malheureusement plus en activité.

Vers le milieu du XIXe siècle, de riches Nantais firent de la Côte de Jade leur lieu de villégiature. Jean-Simon Voruz, grand industriel nantais (fonderie), édifia une villa au bord de la falaise, à Roche-Grise, près de Crève-Cœur.

En 1875, la ligne ferroviaire Nantes-Pornic fut ouverte. Et à partir de ce moment-là, la commune deviendra l'une des stations balnéaires les plus fréquentées de la côte, station balnéaire qualifiée de familiale.

La Bernerie essuya un bombardement naval, pendant la dernière guerre mondiale.

La Bernerie est renommé La Bernerie-en-Retz le 6 décembre 1949.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la croix de sable chargée en abîme d'une tour d'argent maçonnée aussi de sable, surchargée d'une moucheture d'hermine du même ; au chef d'azur chargé d'une chatte soutenue d'une divise ondée, le tout d'argent.
Commentaires : La chatte est une petite embarcation de la baie de Bourgneuf ayant la particularité de pouvoir mettre son gouvernail à l'avant comme à l'arrière pour remonter la marée : la proue et la poupe sont identiques (Nuvola apps important square.svg Attention : l'embarcation représentée ici est une simple nef et non une chatte). La partie inférieure évoque le blasonnement du pays de Retz : d'or à la croix de sable, rappelant l'appartenance de La Bernerie-en-Retz au pays de Retz. La moucheture d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Bernard Roy (délibération municipale du 21 avril 1929), enregistré le 17 mars 1971.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de La Bernerie-en-Retz : Pictonum Virtus Britonum Fides.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1863 1870 Nicolas Aucam    
1870 1874 Armand Goyaud    
1874 1881 Pierre Louérat    
1881 1889 Alfred Lucas    
1889 1896 Auguste Métiveau    
1896 1921 Benjamin Lacroix    
1921 1926 Alfred Guingeard    
1926 1945 Louis Gautier    
1945 1953 Yvonne Wilson    
1953 1968 Paul Turpeau    
1968 1968 Gilbert Burlot    
1968 1983 Guy Pressensé    
1983 1989 Maurice Giros    
1989 1995 Yves Saudray    
1995 2002 Laurent Chiffoleau    
2002 2008 Serge Gimard    
2008 en cours Thierry Dupoué[Note 1] Divers droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est créée en 1863, à partir des Moutiers-en-Retz.

En 2011, la commune comptait 2 586 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 020 1 023 1 060 1 067 1 122 1 085 1 243 1 239 1 285
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 373 1 348 1 489 1 510 1 607 1 764 1 739 1 593 1 683
1975 1982 1990 1999 2006 2011 - - -
1 735 1 799 1 828 2 141 2 499 2 586 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (45,4 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,6 %) est supérieur au taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à La Bernerie-en-Retz en 2009 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,2 
90 ans ou +
3,0 
11,3 
75 à 89 ans
17,2 
29,8 
60 à 74 ans
27,9 
20,4 
45 à 59 ans
19,0 
13,3 
30 à 44 ans
13,6 
9,0 
15 à 29 ans
7,6 
15,0 
0 à 14 ans
11,8 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Port St Jacques (Maison de Maïté)(horaires variables suivant saisons)
  • Église Notre-Dame-de-Bon-Secours (XIXe siècle)
  • Plan d'eau de loisirs
  • La Grande plage de sable fin protégée par un cordon de roches plates. Toute la côte est composée de petites criques avec falaises schisteuses.
  • Pêcheries
  • Villa Sainte-Croix, construite vers 1890 par l'abbé Alexandre Écomard.
  • Villa La Garenne, grosse bâtisse construite au XIXe siècle surplombant les falaises de la Patorie. Elle a été vendue vers 1920 à Hippolyte Écomard fils, de Sainte-Pazanne, qui en fait une pension de famille, cédée dans les années 1980 à l'association Vie et Créativité La Garenne qui reçoit des classes de mer et des familles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Simon Voruz ; cet industriel fondeur nantais avait une maison de famille à La Bernerie, la Voruzerie. Au pied de laquelle il avait fait bâtir un port privé pour son bateau à vapeur.
  • Edgard Maxence, peintre symboliste français né à Nantes en 1871, est décédé à La Bernerie le 24 août 1954, en sa propriété des Mérudières surplombant la plage Maxence.
  • Louis Lacroix (1879 - 1965), capitaine au long cours. Né à La Bernerie le 7 janvier 1877, descendant d'une longue lignée de marins du pays de Retz ou de notaires, comme son père Benjamin Lacroix ; après une longue carrière de bourlingueur il débute une carrière d'historien maritime vers 1935. Mariée à Germaine Lorfray en 1910, décède à La Bernerie le 27 octobre 1958.
  • Pierre Écomard (1895, Sainte-Pazanne - 1946, La Bernerie-en-Retz), historien du pays de Retz, il écrivait dans Le Courrier de Paimbœuf (fondé en 1946).
  • Victor-Lucien Tapié (1900 - 1974), spécialiste du baroque et de l'Europe danubienne, professeur à la Sorbonne, ancien membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques), quoique nantais, se considérait comme un Bernerien d'adoption.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Boutin (Émile) Les Moutiers-en-Retz ; Prigny, La Bernerie, Le Collet, Bourgneuf. Nantes, Siloë, 1998 (ISBN 2-84231-074-8)
  • Boutin (Émile) Histoire religieuse du pays de Retz. Nantes, Siloë, 1999, 277pp (ISBN 2-84231-118-3)
  • Gautier (Louis) La Bernerie, son histoire. Nantes, imprim. Heron-Mesnier, 1912, 75pp
  • Lacroix (Louis) La Bernerie, son histoire à travers les âges. Luçon, imprim. Pacteau, 1953, 121pp
  • [Gallois (Jean-Pierre)] Victor-Lucien Tapié. Exposition à La Bernerie-en-Retz, 1976. Nantes, imprim. Chiffoleau, 1976.
  • Mounès (Jean) Rivage oublié : Prigny, Les Moutiers, Bourgneuf et Saint-Cyr au Moyen Âge. Paimbœuf, éditions du pays de Retz, 1960.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. « Résultats du recensement de la population - La Bernerie-en-Retz - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  5. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).