Famille de Talhouët

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Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille de Talhouët.
Famille de Talhouët
Armes de la famille.
Armes de la famille : Famille de Talhouët
Blasonnement D’argent à trois pommes de pin versées de gueules[1].
Devise « Nil altius[1]. »
Branches Talhouët de Bonamour
Talhouët de La Grationnaye
Talhouët de Boisorhand
Talhouët-Roy
Période XVe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Drapeau du duché de Bretagne Duché de Bretagne
Preuves de noblesse
 - Montres réf. et montres de 1427 à 1536 (paroisse de Pluherlin, Questembert et Sixte, évêché de Vannes)
 - Réformation de la noblesse 1671 (huit générations)
 - Autres Extraction chevaleresque

Originaire du duché de Bretagne, la famille de Talhouët remonte sa filiation au XVe siècle. Elle est titrée marquis d'Acigné (par union au XVIIIe siècle), dite « de Talhouët » et a fourni des illustrations politiques et militaires.

Généralités[modifier | modifier le code]

Famille bretonne noble depuis le XVe siècle, les Talhouët sont maintenus dans leur noblesse d'ancienne extraction en 1671, titrés marquis d'Acigné, marquis de Talhouët, comtes de Talhouët de la Grationnaye, comtes de Sévérac, comtes de Bonamour, comtes de Villayer, barons de la Hunaudaye, comte et baron d'Empire. Ils comptent notamment un commandeur et trois chevaliers de Malte, deux commandants de places, deux généraux, trois députés, un pair de France, un sénateur, un ministre[2].

D'autres familles du même nom n'ont pas subsisté[3].

Origines[modifier | modifier le code]

Originaire de l'évêché de Vannes en Bretagne, la famille de Talhouët est anciennement noble. Elle est dite d'ancienne extraction, ou extraction chevaleresque, remontant sa filiation noble jusqu'en 1426[4].

Généalogie[modifier | modifier le code]

Les branches[modifier | modifier le code]

Familles alliées[modifier | modifier le code]

Les Talhouët se sont alliés notamment à la famille du Cambout, à la famille Le Clerc de Juigné, à la famille Chabot, à la maison de Crussol d'Uzès, aux Roy, à la famille d'Acigné, à la famille de Rouvroy de Saint-Simon, à la famille de Nompère, aux Lagrange, aux familles de Quistinic, de Feydeau de Vaugien, de Renusson d'Hauteville.

Titres[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Image Armoiries de la famille de Talhouët
Blason fam fr de Talhouët de Bonamour.svg Talhouët (branches de Bonamour, de La Grationnaye)

D’argent à trois pommes de pin versées de gueules.[1],[5]

Blason à dessiner.svg Talhouët (branche de Kerdren)

D'argent, à trois pommes de pin de gueules, les queues en haut.[5]

Blason à dessiner.svg Talhouët (branche du Lude)

Écartelé : aux 1 et 4, d'argent, à trois pommes de pin au naturel ; au 2, d'azur, à une épée haute d'argent garnie d'or; au 3, d'argent, à trois têtes de loup arrachées de sable (Baude de La Vieuville).[5]

Ou 
Écartelé: aux 1 et 4, d'argent, à trois pommes de pin au naturel; aux 2 et 3, d'argent, à trois têtes de loup arrachées d'azur (Baude de La Vieuville).[5]
Orn ext baron de l'Empire OLH.svg
Blason à dessiner.svg
Orn ext Marquis (baron-pair) GOLH.svg
Blason fam fr de Talhouët de Bonamour.svg
Auguste-Frédéric de Talhouët (1788-1842)', baron de Talhouët et de l'Empire

Écartelé, au premier et quatrième d'argent à trois pommes de pin au naturel, au deuxième des barons tirés de l'armée ; au troisième d'argent à trois têtes de loups arrachées d'azur.[6]

Le même, marquis de Talhouët, baron-pair,

D'argent à trois pommes de gueules, la tige en bas.[5],[7]

  • Couronne : De marquis sur l'écu, et couronne de baron sur le manteau[7]

Quelques membres[modifier | modifier le code]

La famille de Talhouët comporte notamment les personnalités suivantes :

Les ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

Les militaires[modifier | modifier le code]

Les politiques[modifier | modifier le code]

Nos contemporains[modifier | modifier le code]

  • Antoine de Talhouët-Roy, directeur du Haras des Sablonnets (Le Lude, créé en 1864, 5e génération d'éleveurs[11])
  • Bertrand de Talhouët, X - ENA, directeur général de Indev, structure d’investissement en fonds propres de l'association familiale Mulliez, ancien président de La Redoute (vente par correspondance).
  • Emmanuel de Talhouët de Boisorhand[12] (né le 14 avril 1961 - Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine), polytechnicien, directeur général (« Chief Executive Officer ») Axa-Belgique[13]
  • Geoffroy de Talhouët, prêtre[réf. nécessaire]
  • Gilles de Talhouët, musicien[réf. nécessaire]Gilles de Talhouët débute la flûte traversière auprès de Roger Bourdin. Il complète ses études musicales au CNR de Boulogne-Billancourt et y obtient un « Premier Prix à l’Unanimité » (classe de Pierre-Yves Artaud). Il découvre parallèlement les instruments anciens et commence à jouer de la flûte traversière baroque. Il est reçu peu après au Conservatoire de Paris et y obtient son « Premier Prix ». Il se perfectionne ensuite pendant deux ans auprès de Barthold Kuijken au Conservatoire Royal de La Haye (Pays-Bas).

Gilles de Talhouët a donné de nombreux concerts en soliste et en musique de chambre grâce au soutien des fondations Beracasa et Menuhin et participé aux tournées organisées par les Jeunesses Musicales de France. Il a par ailleurs joué et créé plusieurs oeuvres contemporaines dans le cadre des cours d’été (Ferienkurse) de Darmstadt (Allemagne) et a été lauréat à ce titre du Kranichstein Musik Preis.

Gilles de Talhouët a participé pendant trois années à plusieurs productions et enregistrements de l’orchestre Les Musiciens du Louvre (Marc Minkowski). Il s’est produit depuis avec les ensembles Continuum, Philidor et Tamino (instruments anciens), le Trio Diabelli (répertoire romantique pour flûte, alto et guitare), le Trio Lindaraja (musique du XXe siècle pour flûte, alto et harpe) ainsi qu’au sein de l’Ensemble Utopik (musique contemporaine) dont il est l’un des membres fondateurs.

Gilles de Talhouët est titulaire du CA de flûte traversière et du CA de musique ancienne.
Il a enseigné au Conservatoire National de Région de Lille entre 1988 et 1999.
Il est à présent professeur au Conservatoire à Rayonnement Régional de Nantes.

Galerie de portraits[modifier | modifier le code]

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Châteaux, seigneuries, terres[modifier | modifier le code]

Les possessions des Talhouët se sont étendues à diverses parties de la Bretagne, rarement dans d'autres régions.

Châteaux[modifier | modifier le code]

  • Le château de Talhouët[8] (XVIe-XVIIe et XIXe siècles) à Pluherlin, berceau de la famille Talhouët (mentionnée au milieu du XIVe siècle). Propriété de Jehan Talhouët en 1427, de Jamet Talhouët en 1464 et de Jehan Talhouët en 1481. Suite au mariage d'Isabeau de Talhouët, en 1531, il devient propriété de la famille du Bot (de La Ville-Pelotte). À noter que le domaine est toujours mentionné comme étant la propriété d'Isabeau de Talhouët en 1536.
  • Château du Plessis (Saint-Dolay) ;
  • Châteaude Lourmois (Nivillac) ;
  • L'ancien château de Bodeuc (Nivillac) ;
  • L'ancien château de la Grée (Nivillac) ;
  • Le manoir du Couëdic (Nivillac) ;
  • Château du Lude ;
  • Château d'Ablois ;
  • Château du Porteau à Pressigny (Deux-Sèvres) ;
  • Château de Brignac (XVe-XVIe siècle) à Saint-Guyomard (vers 1697) ;
  • Château de Baville dont Henri de Talhouët de Boishorand est le copropriétaire actuel ;
  • Château de Montigny le Gannelon (Eure-et-Loir) ;
  • Château du Bois de la Roche.

Terres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, t. III (lire en ligne)
  2. Saint-Houardon 2007, p. 363-365.
  3. Saint-Houardon 2007, p. 364.
  4. Saint-Houardon 2007, p. 363.
  5. a, b, c, d et e Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen,‎ 1884-1887 « et ses Compléments », sur www.euraldic.com (consulté le 23 décembre 2011)
  6. a et b « BB/29/967 page 394. », Titre de baron, accordé par décret du 15 août 1809, à Auguste, Frédéric de Talhouet. Palais de Trianon (13 août 1810)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  7. a et b « De Talhouët (Auguste-Frédéric Bonamour, marquis) », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. VIII,‎ 1827 [détail de l’édition] (lire en ligne), p. 279-180
  8. a, b, c et d Roger Frey[le lien externe a été retiré], « Histoire, Patrimoine et Noblesse de Bretagne », Pluherlin, sur www.infobretagne.com (consulté le 9 janvier 2012)
  9. « Talhouët (Augustin-Marie-Gabriel Bon-Amour, marquis de) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  10. « Talhouët-Roy (Georges de) », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1940-1958), La Documentation française, 1988-2005 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  11. « Le portail de l'élevage - France Sire », Haras des Sablonnets (Antoine Talhouet Roy (De)), sur www.france-sire.com (consulté le 9 janvier 2012)
  12. « Emmanuel de Talhouët », Emmanuel Alain Marie Guilhem de Talhouët, sur roglo.eu (consulté le 9 janvier 2012)
  13. [PDF]« Note de nomination », Nomination dun nouveau directeur général d'Axa en Belgique, sur www.axa.com, Axa (consulté le 9 janvier 2012)
  14. « Yves de Talhouët », sur roglo.eu (consulté le 9 janvier 2012)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean de Saint-Houardon, Noblesse de Bretagne, histoire et catalogue de la noblesse bretonne subsistante, Versailles, Mémoire et documents,‎ 2007 (ISBN 978-2-914611-52-7), p. 363-365. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, t. III (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Prosper Jean Levot, Biographie bretonne : recueil de notices sur tous les Bretons qui se sont fait un nom soit par leurs vertus ou leurs crimes, soit dans les arts, dans les sciences, dans les lettres, dans la magistrature, dans la politique, dans la guerre, etc., depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours, vol. 2, Cauderan,‎ 1857 (lire en ligne) ;

Liens externes[modifier | modifier le code]

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