Morêtel-de-Mailles

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Morêtel-de-Mailles
Image illustrative de l'article Morêtel-de-Mailles
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
(Grenoble)
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Canton de Goncelin
(Goncelin)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Michel Crouteix
2014-2020
Code postal 38570
Code commune 38262
Démographie
Gentilé Moretelins
Population
municipale
402 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 41″ N 6° 00′ 01″ E / 45.3614, 6.0003 ()45° 21′ 41″ Nord 6° 00′ 01″ Est / 45.3614, 6.0003 ()  
Altitude Min. 250 m – Max. 1 178 m
Superficie 6,7 km2
Localisation

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Morêtel-de-Mailles

Morêtel-de-Mailles est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Moretelins (Moretelines).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Morêtel-de-Mailles appartient au canton de Goncelin. Elle est située sur la départementale 525 qui relie Goncelin à Allevard. Son altitude varie entre 366 m (hameaux des Teppes) et 850 m (hameau du Verney). Sa superficie est de 671 hectares, ce qui en fait une des plus petites du canton. Tournée vers la vallée du Grésivaudan, elle est dominée au sud par le crêt du Saint-Genis (1 178 m).

Une de ses particularités est la dispersion des habitations en de nombreux hameaux. Il y en a 31 recensés, mais certains ne sont plus habités[1]. Les deux agglomérations principales sont Les Fontaines, sur un faux plat au sud, en aval de la gorge du Fay et Mailles sur un piton dominant la gorge au nord. La mairie (construite en 1856) et l'église (construite en 1868) se trouvent à mi-chemin de ces deux villages, à la sortie amont des gorges du Fay, au lieu-dit Le Champ du Pont. Une zone de loisirs est aménagée autour du « lac ».

Les hameaux[modifier | modifier le code]

Leurs noms gardent le souvenir d'anciennes familles, comme Chapelat, Mailles, Le Trait, Perrot, Perrin[2], ou d'une activité (Maladière), d'une fortification (Le Fort), ou signalent une particularité géographique (Beauregard, Les Fontaines, Le Fontanil, Rossand). Ils se situent sur la rive droite (Section de Mailles) ou gauche (Section de Morêtel) du ruisseau du Fay.

Rive droite, sur les pentes de Bramefarine
  • L'Arrolay
  • Beauregard
  • Le Chapelat (ancienne famille recensée au XIVe siècle)
  • Les Charrières
  • Le Crey
  • Essodey
  • Le Fontanil
  • Grangebert
  • Les Granges
  • Mailles (maison forte des seigneurs de Mailles)
  • Marabet (ancien site de la gare du Tacot et démarrage du plan incliné vers Le Cheylas
  • Le Pitrolas
  • Le Replat
  • Rossand
  • Le Trait (famille des seigneurs du Trait ou Dutrait)
  • Le Vernay
  • Les Valloires
Rive gauche, sur les pentes du Saint Genis
  • Bouthière (ancienne maison forte des Guiffrey de Boutières)
  • Carrajat (ancienne famille recensée au XIVe siècle)
  • Le Champ du Pont
  • Les Chavannes
  • Consignere
  • Le Fort (emplacement du château de la famille de Morêtel, éteinte en 1482. Il est démoli sur ordre de Lesdiguières à partir de 1595[3])
  • Les Fontaines, dominées par le « château de Moretel » (Maison de Belledone)
  • Freydure
  • La Maladière (site d'une léproserie au Moyen Âge)
  • Mont Galland
  • Les Peillots (ancienne famille)
  • Les Perrins (ancienne famille)
  • Les Teppes
  • Le Truc

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La première trace de l'existence de Morêtel date du XIe siècle. Un Pierre et un Guillaume de Morêtel sont répertoriés en 1009. Une chapelle (capella de Morestello) est mentionnée dans les cartulaires (1080-1132) de saint Hugues. Le lieu est appelé Maurestellum aux siècles suivants. Au XIVe siècle, la paroisse (Parrochia Morestelli) compte 50 feux, une église, Saint-Michel-de Morestello, qui dépend du prieuré de Saint-Pierre-d'Allevard[4]. En 1260, le mandement de Morêtel recouvrait les paroisses de Morêtel, Goncelin et Le Cheylas (Saillaz). En 1339, la Parrochia Morestelli comportait quatre hameaux : Malliis (Mailles), Boteiras (Boutières), Fontanil et Preiram (peut-être Les Perrins)[5]. En 1393, le hameau des Fontaines (Fontana) existe aussi. À cette époque, il y a 24 maisons fortes dans le « mandement de Moretel ». Un recensement datant de 1367 indique que 294 personnes habitaient Morêtel[2]. Les familles nobles du mandement ont régulièrement prêté hommage au Dauphin. Chabert de Moretel cède la terre et le château de Morêtel (un « donjon de forme circulaire dans lequel se trouve un bâtiment à deux étages ») au Dauphin Humbert II en 1341[6].

La commune prend le nom de Morêtel-de-Mailles en 1932, pour mettre fin aux confusions avec Morestel. Le décret est daté du 30 décembre[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2007 Jean-Claude Jolly    
2008 2014 Jean-Claude Jolly    
2014   Michel Crouteix    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 402 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
415 422 413 415 421 427 448 406 429
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
385 378 377 353 372 348 324 304 320
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
279 262 250 233 201 175 182 175 182
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
155 151 126 189 260 304 327 335 388
2011 - - - - - - - -
402 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Fakhoury, Mémoires de Morêtel-de-Mailles, Grenoble, Éditions de Belledonne,‎ 1998, 197 p. (ISBN 9-782911-148415, résumé)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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