Vascons

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Vascons
Image illustrative de l'article Vascons
Le territoire des Vascons et des peuples voisins vers la moitié du Ier siècle av. J.-C.. Il existe certaines correspondances avec des divisions administratives contemporaines.

Langue(s) Proto-basque
Villes principales Pompaelo, Calagurris, Oiasso
Région d'origine Navarre, nord-ouest de l'Aragon, nord de La Rioja.
Région actuelle une partie de La Rioja, Navarre et nord-ouest de l'Aragon
Frontière Aquitains ? Vardules ?

Les Vascons (du latin : gens vasconum) était le nom donné par les Romains durant l'Antiquité au peuple de la Péninsule Ibérique dont le territoire s'étendait au Ier siècle av. J.-C. entre le cours supérieur de la rivière Èbre et sur le versant péninsulaire des Pyrénées occidentales, une région qui correspond à l'époque contemporaine à la quasi-totalité de la Navarre, les aires du nord-ouest de l'Aragon, du nord-est et du centre de La Rioja[1] et du nord-est du Guipuscoa.

Les Vascons, qui atteignirent un degré élevé d'intégration dans le monde romain, particulièrement dans les plaines, le long des rives de la rivière Èbre et dans les aires autour des cités romaines de Pompaelo et Oiasso, peuplèrent la région la plus au Nord et la plus montagneuse, connue comme le Vasconum Saltus, pendant la crise économique et sociale qui accompagna la décomposition de l'Imperium et la pression causée par les invasions barbares des peuples germaniques et asiatiques (Huns, Alains, Taïfales) au début du Ve siècle. Ils entrèrent par la suite en conflit à diverses occasions avec les royaumes des Wisigoths et des Francs qui sont installés sur les deux versants des Pyrénées.

Après l'invasion musulmane de la péninsule ibérique au début du VIIIe siècle, qui a abouti à la dissolution du Royaume wisigoth et au retrait partiel des gouverneurs francs au nord de l'Aquitaine, les descendants des Vascons, qui avaient adopté le christianisme durant le Bas Empire romain, se réorganisèrent vers le IXe siècle autour des entités féodales du duché de Vasconie en Gascogne et de celle du royaume de Pampelune. Cette dernière entité donnera naissance durant le Moyen Âge au Royaume de Navarre.

Le territoire[modifier | modifier le code]

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Portrait de Tite-Live, à qui on doit la première notice historiographique, qui reste conservée de l'Antiquité sur le peuple des Vascons.

La description du territoire que les Vascons[2] occupaient durant l'époque antique entre le Ier siècle av. J.-C. et le IIe siècle, nous est arrivé à travers les textes d'auteurs classiques, tels Tite Live, Strabon, Pline l'Ancien et Ptolémée. Ces textes ont été pris comme des sources de référence[3], bien que certains propos manquent de cohérence, et parfois induisent une contradiction des informations ou une mauvaise interprétation, en particulier avec les sources issues de Strabon[4].

La notice historiographique la plus ancienne[5] correspond à Tite-Live (59 av. J.-C. - 17 ap. J.-C.) qui, dans un bref passage du fragment du livre XCI de son œuvre sur la campagne de 76 av. J.-C. lors de la guerre sertorienne, raconte comment Sertorius remonte l'Èbre et passe par la civitas de Calagurris Nasica, traverse le territoire des Vascons (ou Vasconum agrum) jusqu'aux limites de ses voisins immédiats, les Berones[6]. Avec une étude comparée des autres parties du même fragment, il est possible de déduire que ces voisins se trouvaient à l'ouest, car au sud les Vascons étaient les voisins de la cité celtibère de Contrebia Leucade[7].pn

L'adjectif[modifier | modifier le code]

Par généralisation, on applique l'adjectif « vascon » à l'aire présumée bascophone dans l'Antiquité et aux traits culturels partagés par ces régions.

La région présumée bascophone, du fait de son onomastique basque, correspond aux deux versants pyrénéens entre Ebre et Garonne jusqu'au haut Pallars.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. des auteurs classiques, comme Tite-Live citent Calagurris, Cascantun et Grakurris comme vascones, mais comme ces cités se situent à la frontière, elles sont quelques fois celtibères.
  2. Alicia Mª Canto, « La Tierra del Toro. Ensayo de identificación de ciudades vasconas ».
  3. Adolf Schulten, « Las referencias sobre los Vascones hasta el año 810 después de J.C. » ; José Mª Blázquez Martínez, « Los vascos y sus vecinos en las fuentes literarias griegas y romanas de la Antigüedad » ; Alicia Mª Canto, « La Tierra del Toro: Ensayo de identificación de ciudades vasconas » ; José María Gómez Fraile, « Sobre la adscripción étnica de Calagurris y su entorno en las fuentes clásicas ».
  4. Javier Arce, « Vascones y romanos: las deformaciones de la historiografía antigua » ; José María Gómez Fraile, « Sobre la adscripción étnica de Calagurris y su entorno en las fuentes clásicas », p. 28
  5. Adolf Schulten, « Las referencias sobre los Vascones hasta el año 810 después de J.C. », p. 226 ; José Mª Blázquez Martínez, « Los vascos y sus vecinos en las fuentes literarias griegas y romanas de la Antigüedad », p. 2.
  6. Tite-Live, Histoire romaine: livre XLV (fragments).
  7. José Mª Blázquez Martínez, « Los vascos y sus vecinos en las fuentes literarias griegas y romanas de la Antigüedad », p. 3.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Revue[modifier | modifier le code]

  • (es) Javier Arce, « Vascones y romanos:las deformaciones de la historiografía antigua». Antiqua, numéro 6, 1999. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (es) Agustín Azkarate, « Los Pirineos occidentales durante el periodo franco-visigótico ». Historia de Euskal Herria. Historia general de los vascos, Ed. Lur, Bilbao, 2004, p. 88-114. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (es) Agustín Azkarate, « ¿« Reihengräbelfelder » al sur de los Pirineos? ». Homenaje al Prof. Thilo Ulbert, Antigüedad y Cristianismo, Murcie, 2004, p. 389-413.