Henri de Bourbon-Verneuil

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Henri de Bourbon, duc de Verneuil (27 octobre 1601 - 28 mai 1682), est un fils naturel du roi Henri IV et de sa maîtresse Catherine Henriette de Balzac d'Entragues, marquise de Verneuil.

Il fut légitimé en 1603.

Le siège d'évêque de Metz lui avait été réservé dès son plus jeune âge. Il lui fut refusé par le pape à la mort de Charles de Lorraine (1607).

Anne de Peruse d’Escars de Givry fut alors désigné à cette place avec l'objectif que celui-ci démissionne quand Henri atteindrait sa majorité[1].

Il obtint le bénéfice de la grâce expectative, une procédure du droit canon qui permettait au pape d’accorder un titre non encore vacant, et une pension de 10 000 livres[2].

Le roi fut assassiné en 1610, la régence échut à la reine Marie de Médicis et le cardinal de Givry mourut en 1612. Il obtint cette charge d’évêque, bien qu’il ne fût pas ecclésiastique et qu’étant encore un enfant de 11 ans, grâce à une dispense du pape Paul V accordé à la demande de son demi-frère le roi[1]. Il fut aussi abbé de Saint-Germain-des-Prés.

Il étudia à Paris au collège de Clermont. L'évêché fut administré par le chapitre jusqu'à sa majorité puis par le suffragant Pierre Bédacier ou le princier Claude Bruillard de Coursan. Henri de Bourbon n'a pas été ordonné prêtre[2] et ne s'est jamais rendu à Metz[3].

Il résigna en 1652 de sa charge d'évêque en faveur de Jules Mazarin. Cette opération ne fut pas reconnue par le pape et il fut déclaré démissionnaire en 1659[2].

Il fut fait chevalier de l'ordre du Saint-Esprit le 31 décembre 1661, puis duc de Verneuil et pair de France en 1663. En 1665, on l'envoya comme ambassadeur extraordinaire en Angleterre et il obtint en 1666 la charge de gouverneur du Languedoc.

Le 29 octobre 1668, il épousa Charlotte Séguier de Villemor (1622-1704), fille du chancelier Pierre Séguier et veuve de Maximilien III de Béthune, duc de Sully (petit-fils de Sully).

Il mourut sans postérité et fut inhumé au Carmel de Pontoise.

Une rue de Paris lui est dédiée.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Mémoires de Sully, principal ministre de Henri-le-Grand p445 Sully Maximilien de Béthune, 1814
  2. a, b et c Les évêques dans l’histoire de la France, p264, Jean Julg, 2004 (ISBN 2740311354)
  3. http://catholique-metz.cef.fr/index.php?doc=accueil/article&numero_article=168
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