Andrew Leamy

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Andrew Leamy, pioneer industrialist.
Andrew Leamy, pionnier industriel

Andrew Leamy (1810, Drom, Comté de Tipperary-Nord, en Irlande - 21 avril 1868 à Hull, Québec) était un pionnier industriel et leader de la communauté de la ville de Wrightstown, Bas-Canada, qui est devenu Hull, maintenant secteur intégré à la ville de Gatineau dans la Région de la capitale nationale (Canada).

Biographie[modifier | modifier le code]

Andrew Leamy était le fils de Michael Leamy et Margaret Marshall, qui ont émigré à Wrightstown avec Andrew, ses deux frères James et Michael et ses deux sœurs Catherine et Anne entre 1820-1830.

Le nom d'Andrew Leamy est aussi couramment associé au développement industriel de la ville de Hull que le nom de Philemon Wright. Comme la plupart des illustres autres noms des pionniers de cette époque – des noms tels que Nicholas Sparks et John Rudolphus Booth – Andrew Leamy a commencé sa vie professionnelle en tant qu'employé de Wright, en 1830, vivant et travaillant sur la Ferme Columbia de Philemon Wright où il apprenait le métier de son patron.

En 1833, les liens étroits avec la famille Wright – et, sans doute, avec Nicholas Sparks – ont contribué au mariage qui s'ensuivit avec la fille de Philemon Wright fils, Erexina, qui elle-même était devenue la fille adoptive de Nicholas Sparks après la mort de Philemon Wright fils, en 1821.

En 1835, après quelques années de frugalité et bonne économie au service de Wright, Leamy avait économisé suffisamment d’argent pour faire l’achat de 200 hectares de terres appartenant à Philemon Wright – un terrain qui comprenait la Ferme Gatineau, la première ferme de Wright. En 1853, Leamy a démarré sa propre entreprise en construisant une scierie à vapeur sur la rive sud du lac appelé Columbia Pond et devenu par la suite le Leamy Lake. Ensuite, Leamy a creusé un canal pour relier le lac à la Rivière Gatineau pour faciliter le transport de billes de bois à sa scierie. Le moulin, qui était la première scierie à vapeur dans la région – une des deux seules ayant jamais fonctionné – fut plus tard détruit par l'explosion de la chaudière à vapeur et n'a jamais été reconstruit.

Andrew Leamy a également été un fervent catholique et, dans la tradition de la famille Wright, a donné beaucoup de son temps au développement social et culturel de Wrightstown. Il a travaillé en concert avec le Père Reboul pour réaliser l'émancipation du système scolaire pour le comté de Hull. Le résultat fut la création de la Commission scolaire indépendante en 1866, dont Leamy a été élu le premier président.

La ferme Leamy, y compris la maison, comprenait plusieurs bâtiments situés sur le côté nord du lac Leamy entre le lac et la Rivière Gatineau. Le long chemin qui menait de la ferme allait jusqu'à l'intersection de Chelsea Road (aujourd'hui, le boulevard St-Joseph) et Brigham Road (aujourd'hui, le boulevard Saint-Raymond). Presque tout ce chemin existe aujourd’hui, même si une bonne partie est interdite à la circulation, mais il se termine maintenant au boulevard de la Carrière. À une date inconnue, quand plus personne n'habitait Leamy Road, le nom du chemin a été francisé en Chemin du Lac-Leamy, et changé encore une fois en 2010 à la rue Atawe, malgré les objections de plusieurs citoyens.. Jusqu'au milieu des années 1950, il était encore identifié par le nom Leamy Road dans tous les répertoires de la ville jusqu'à ce que la maison de Leamy ait été soulevée de ses fondations et transportée à un endroit inconnu dans la ville de Hull. Aujourd'hui, le lac, le parc et le Casino du Lac Leamy portent encore son nom.

Les fondations de sa maison ont été enfouies puis ont fait l'objet d'une fouille archéologique en 2006, commandée par la Commission de la capitale nationale qui a mis au jour une structure importante, tout à fait remarquable en raison de la largeur importante des murs de pierres.

Une habitation en rondins, qui était encore debout en 1884 sur la ferme de Leamy, a été probablement le premier domicile de Philemon Wright construit sur les rives de la rivière Gatineau lors de son arrivée dans la région en 1800. Cette maison était nommée « The Wigwam »[1] par la famille Wright. Une autre fouille archéologique sur ce site a conclu que les fondations de cette maison dataient du début des années 1800. L'emplacement a été enfoui de nouveau pour sa préservation et sa protection et la CCN envisage une future commémoration du site[2].

Andrew Leamy est mort, la nuit du 21 avril 1868 à Leamy Road, la route qui mène à son domicile, dans des circonstances suspectes, qui en dépit d'une enquête, sont restées enveloppées de mystère pendant plus de dix ans. Dans un article paru dans le Toronto Globe, le 15 août 1878 et reproduit dans le New York Times quatre jours plus tard, on apprit qu'un certain Henry Maxwell et son beau-frère avaient été arrêtés pour l'assassinat et le vol d'Andrew Leamy[3].

Andrew Leamy est enterré dans le terrain qu'il avait donné à l'Église dans le but de créer le cimetière Notre-Dame à Gatineau. Son tombeau donne sur le lac qui porte aujourd'hui son nom.

Citation[modifier | modifier le code]

Anson A. Gard, auteur et historien, a écrit au sujet d’Andrew Leamy :

« On raconte, comme preuve de sa force et de son endurance, que, lorsque des réparations étaient nécessaires à la scierie, il montait son cheval et portait à la main la pièce - souvent une pièce de fonte - jusqu'à Montréal, la faisait réparer et sans s'arrêter pour se reposer, revenait à Hull, effectuant un trajet pénible de 240 miles à travers un pays sauvage. »

« J'ai récemment rencontré un vieux du canton, qui se souvenait de nombreux pionniers. C'était l'un de ceux qui semblait ne se souvenir que des qualités des hommes qu'il avait connus. “Andy Leamy était un homme de cœur”, a t-il déclaré. “Je l'ai vu sur la route avec un chargement de fournitures pour son camp de bûcherons, et passant la masure d'une famille dans le besoin, se débarrasser d'un baril de farine et de continuer son chemin comme si rien ne s’était passé. Andy ne se présentait pas comme un saint, mais il a fait un tas de bonnes choses tout de même”[4] »

John Lowry Gourlay a écrit:

« Un homme de ferveur, (révérend) Burwell, a déclaré à son peuple de la chaire, du salon, de la boutique et du magasin, son point de vue nouvellement découvert qui a frappé la plupart des gens avec la force de toutes les idées nouvelles. Son succès à Hull semblait considérable, plusieurs personnes influentes devenant obéissantes à la nouvelle foi. … Néanmoins, la foule à Hull a entrepris de dicter aux nouveaux convertis, ou du moins de perturber fortement leurs réunions. … Feu Andrew Leamy, un vieux guerrier célèbre, a pris parfois une main active dans ces troubles. Débutant par des paroles de haine et de colère ils sont allés aux coups de poing, marquant les visages de façon très pittoresque. »

« Le révérend Adam Hood Burwell propageait ces notions avec beaucoup d’éloquence, et une ou deux familles presbytériennes ou chefs de famille ont été convaincus du point de vue qu’il proposait et sont devenus des fidèles. Ruggles M. Wright s'est opposé à ses opinions et a refusé l’entrée à sa salle pour leur prédication. M. Alonzo Wright ne prenait pas parti, mais il était farouchement opposé à la foule, parfois entraîné par son oncle, M. Andrew Leamy qui leur a bien bousculée[5]. »

Le dernier mot demeure à William Pittman Lett, premier Greffe de la Ville d'Ottawa, qui a écrit ceci en 1874 :

Et Andrew Leamy, de son passé,
En tête de quelques « Shines » bien brassé,
Un homme d’éminence sans doute, on disait,
Où le bien et le mal dans lui combinaient,
Un équilibre ou ni un ni l’autre ne dominait.
Disparu! Sa tête repose sous le gazon,
La Muse le traitant en douceur d’illusion[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bertha Wright Carr-Harris, The White Chief of the Ottawa, William Briggs, Toronto, 1903, p. 28.
  2. Fouilles archéologiques et collections sur les terrains de la CCN
  3. The New York Times, 15 août 1878
  4. Anson A. Gard, « Pioneers of the Upper Ottawa Valley and Humors of the Valley », section "Genealogy of the Valley", The Emerson Press, Ottawa, 1906, p. 34.
  5. Gourlay, J.L.: History of the Ottawa Valley, pages 215 et 217. Éditeur inconnu 1896.
  6. Lett, William Pittman: Recollections of Bytown and its Old Inhabitants, pages 55 et 56. Ottawa "Citizien" Printing and Publishing Company; Sparks Street, 1874.

Liens externes[modifier | modifier le code]