Terrebonne

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Terrebonne
Terrebonne
Vue du Vieux-Terrebonne
Vue du Vieux-Terrebonne
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Lanaudière
Comté ou équivalent Les Moulins
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Jean-Marc Robitaille
2009 - 2013
Fondateur Terrebonne 1810 (Heriot, George (1759-1839))
Constitution 27 juin 2001
Démographie
Gentilé Terrebonnien, Terrebonnienne
Population 106 322 hab.[1] (2011)
Densité 684 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 01″ N 73° 38′ 50″ O / 45.700177, -73.647333 ()45° 42′ 01″ Nord 73° 38′ 50″ Ouest / 45.700177, -73.647333 ()  
Superficie 15 544 ha = 155,44 km2
Divers
Langue(s) Français
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif 450
Code géographique 24 64008
Localisation

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Terrebonne
Liens
Site web http://www.ville.terrebonne.qc.ca/

Terrebonne est une ville du Québec (Canada), de la banlieue nord de Montréal située dans la MRC Les Moulins dans Lanaudière[2]. Entre 1986 et 2011, sa population s'est accrue de 24 864 à 106 322[3] habitants (Notamment grâce à la fusion avec les villes de Lachenaie et de La Plaine le 22 août 2001).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Ce nom provient du nom de la seigneurie de Terrebonne, dont l'existence a précédé celle de la ville. Il existe trois hypothèses pour expliquer son origine :

  1. La première, retenue par la Commission de toponymie du Québec, voudrait que le sieur Daulier Deslandes aurait donné ce nom à cause de la fertilité des terres à cet endroit[4]. Le problème avec cette hypothèse, c'est qu'André Daulier Deslandes n'a jamais mis les pieds en Amérique, alors il n'aurait pas pu savoir si la terre était fertile, d'autant plus que la seigneurie n'a pas du tout été colonisée à cette époque.
  2. Une deuxième, parfois mise de l'avant par les guides touristiques de l'île des Moulins, voudrait que cette appellation ait été choisie pour des fins « publicitaires », car les colons seraient attirés par un endroit dont le nom suggère que les terres pourraient y être fertiles. C'est similaire à cette idée qu'Erik le Rouge aurait nommé le Groenland (Pays vert) ainsi pour donner aux gens l'envie d'y aller.
  3. Une troisième a le mérite d'expliquer pourquoi dans son acte de concession, la seigneurie est orthographiée « Terbonne ». À cette époque, Jean-Baptiste Tavernier, un célèbre voyageur français avec qui Daulier a voyagé, a fini par devenir le baron d'Aubonne (aujourd'hui dans le canton de Vaud, mais à l'époque, pays sujet du canton de Berne, Confédération des XIII cantons). Cela sonne comme « eau bonne », bien qu'étymologiquement, cela vienne du nom de la rivière l'Aubonne, qui vient du celte albona, qui signifie « rivière blanche » (alba, blanche et ona, rivière)[5]. C'est sans doute pour imiter son ami Tavernier et sa baronnie à l'orthographe particulière que le nom de Terbonne aurait été choisi, tout en remplaçant l'« eau » par la « terre », pour en faire l'antithèse de la baronnie d'Aubonne[6],[7].

Histoire de la ville[modifier | modifier le code]

Terrebonne[modifier | modifier le code]

C'est en 1673 que la seigneurie de Terrebonne fut concédée pour la première fois à un notable français, André Daulier Deslandes, secrétaire général de la Compagnie des Indes Occidentales. Il ne vint jamais habiter ses terres. En 1720, c'est l'abbé Louis Lepage de Sainte-Claire qui en devient le seigneur. Joseph Masson acquit la seigneurie en 1832 et en développa l'activité commerciale et industrielle. Vingt ans après vient la construction du premier pont de Terrebonne, un pont en bois inauguré en 1834. Ce pont relie Terrebonne et l'île Jésus, passant au-dessus de la rivière des Mille Îles.

On retrouve deux entités sur le territoire : un pôle commercial, Terrebonne, et un pôle agricole, Saint-Louis de Terrebonne. En 1985, ces deux entités fusionnent.

L’histoire de la nouvelle ville de Terrebonne correspond à celle de la colonisation et de l’expansion des trois secteurs qui la composent : Lachenaie, La Plaine et Terrebonne, auparavant trois villes distinctes.

Lachenaie[modifier | modifier le code]

L'aînée des trois villes, Lachenaie, fut fondée en 1683 par le seigneur Charles Aubert de Lachenaye. Son histoire remonte donc à plus de 300 ans. La colonisation du territoire débute véritablement en 1647 alors que Lachenaie est intégrée à la seigneurie de Repentigny[8].

Transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

A25-Terrebonne
L'autoroute 25 nord à la sortie 22, vers le boulevard des Seigneurs et la route 344.

L'autoroute 25 constitue la pierre angulaire du réseau routier terrebonnien, car elle relie la ville à Laval et Montréal. Les sorties 20 (boulevard des Milles-Îles), 21 (île Saint-Jean), 22 (route 344, boulevard des Seigneurs), 23 (route 337, Boul. Moody, La Plaine, 24 (route 125) et 25 (autoroute 640) relient la 25 à Terrebonne. L'autre autoroute de la ville est l'autoroute 640, desservant le nord de la ville. Les sorties 35 (boulevard des Seigneurs), 38 (route 337), 42 (autoroute 25), 44 (rang Charles-Aubert), 45 (mtée Dumais) et 51 vers Lachenaie relient la 640 à Terrebonne. Les autres routes provinciales de la ville sont les routes 125 (montée Masson, traverse le cœur même de Terrebonne, se poursuit vers le sud vers Laval et vers le nord vers Mascouche), la route 337 (Chemin Gascon, se continue vers le nord-ouest vers La Plaine) et la route 344 (Côte de Terrebonne et Chemin Saint-Charles, suit la rive nord de la rivière Terrebonne). Les autres artères de la ville sont les rues et chemins Hauteville, Comtois, sainte-Claire et Laurier [9].

Aéroport[modifier | modifier le code]

La ville de Terrebonne est desservie par l'aéroport de Mascouche, situé au nord-est de l'échangeur 25/640.

Éducation[modifier | modifier le code]

On retrouve six écoles secondaires dans la ville de Terrebonne :

  • Armand-Corbeil
  • de l’Odyssée
  • Des Rives
  • des Trois-Saisons
  • l’Envolée
  • Léopold-Gravel

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1986 1991 1996 2000
24 864 30 216 37 914 46 512
Après fusion avec les villes de Lachenaie et La Plaine
2001 2006 2007 2008 2011
80 531[10] 94 703 98 403 101 558[11] 106 322


Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

L'Île-des-Moulins[modifier | modifier le code]

Le Moulin Neuf

L'Île-des-Moulins[12] est classée site historique d'intérêt national en 1973 par le gouvernement du Québec.

Le complexe préindustriel de l'Île-des-Moulins était l'un des plus importants au Québec au cours du XIXe siècle. Il en subsiste cinq bâtiments en pierre. Le curé Louis Lepage, quatrième seigneur de Terrebonne, fit bâtir sur l'île le premier moulin à farine en 1721 et un moulin à scie vers 1725. Au cours des décennies suivantes, vinrent s'ajouter un moulin à carder, un moulin à fouler, un moulin à scier la pierre et un second moulin à farine. Incendiés ou vétustes, certains furent reconstruits. Trois moulins subsistent actuellement.

L'île devint un centre de production important avec notamment, forge, boulangerie, manufacture d'étoffes, manufacture de clous, fours à sécher le grain et tonnellerie. Les moulins de l'île équipés de turbines étaient considérés les plus beaux et les plus productifs du pays.

Quelques autres dates :

  • 1673 : création de la seigneurie de Terrebonne,
  • 1803 : création de la boulangerie,
  • 1804 : construction du moulin à scie actuel,
  • 1846 : construction du moulin à farine actuel,
  • 1850 (vers) : construction du bureau seigneurial,
  • 1850 ; construction du moulin neuf,
    Article détaillé : Moulin neuf de l'île des Moulins.
  • 1967 : aménagement d'un parc de maisons mobiles sur l'île

Plusieurs espaces ont été aménagés : dès le passage sur l'île devant le bureau seigneurial, la zone muséale. En arrière, des zones récréatives avec un théâtre de verdure et diverses sculptures dont une remarquable par sa blancheur dans l'eau au nord de l'écluse des moulins.

On vient aussi à l'Île-des-Moulins pour y observer des oiseaux[13]. En effet, il est possible d'observer plus de 200 espèces d'oiseaux sur la Rivière des Mille Îles. Certains y sont rares comme le canard mandarin, l'harelde kakawi, la grande aigrette, l'arlequin plongeur ou encore le pluvier argenté.

Barrage du Moulin-Neuf[modifier | modifier le code]

Barrage du Moulin-neuf

Le barrage du Moulin-Neuf[12] de type déversoir, permet de réguler le cours de la Rivière des Mille Îles et de contrôler les glaces au printemps.

En 1721, dès l'installation du premier moulin à farine sur l'Île-des-Moulins, un premier barrage est construit à 150 m en amont de l'actuel barrage pour garder un niveau d'eau minimum dans la rivière et dans l'écluse des moulins. Il relie l'île des Moulins à l'île Saint-Jean en passant par l'île aux Moutons. Le barrage permettait le fonctionnement des moulins à carder et à fouler tous deux remplacés en 1850 par le moulin neuf. Un canal est alors aménagé pour diriger l'eau sous la voûte du moulin.
En 1872 les Masson font construire un barrage à peu près à l'emplacement de l'actuel barrage.
En 1890 le barrage est reconstruit en béton.
En 1972, inquiet du risque d'inondations dû à la faiblesse de l'écluse des moulins, le propriétaire du lieu dynamite le barrage du moulin neuf. L'ouvrage subit d'importants dommages. Dans le but de préserver l'environnement, la ville de Terrebonne entreprend les démarches pour acquérir l'île et la faire classer site historique. Ce sera chose faite en 1973.

En 1979, le Ministère des Richesses naturelles du Québec fit reconstruire le barrage du Moulin-Neuf. Une passerelle piétonnière y est ajoutée.

Rivière des Mille Îles à Terrebonne
De gauche à droite : île Saint-Jean, île aux moutons et île-des-Moulins

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

Église Saint-Louis-de-France
  • Église Saint-Louis-de-France au Vieux-Terrebonne. La paroisse a été fondée en 1723 par Louis Lepage de Sainte-Claire, prêtre du diocèse de Québec, curé de la paroisse de l’île Jésus et seigneur de Terrebonne. Elle appartient au Diocèse de Saint-Jérôme. L'église paroissiale Saint-Louis-de-France (1878) possède un orgue Casavant (1946). L'actuelle église construite autour de 1878, est la troisième depuis la fondation.

En 1880, le « bon monsieur Piché », curé, a fait exhumer les corps inhumés dans le sous-sol de la vieille église pour les placer dans la crypte de la nouvelle.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Le monument-aux-Morts. Il est situé en bordure du boulevard des Braves, dans le petit Parc des Braves agrémenté d'un kiosque et de bancs permettant d'admirer l'Île-des-Moulins par-delà l'écluse des moulins.
  • l'ex-église anglicane St-Michael, située rue Saint-Louis dans le Vieux-Terrebonne. Convertie en édifice à bureaux.

Galerie[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Les Jardins Vitré
  • Drapeau de la France Vitré (France) depuis 1983.
    Depuis 1983, des échanges se font régulièrement entre des familles de Vitré et des familles de Terrebonne. Une portion de la rocade de Vitré se nomme « Avenue de Terrebonne ». À l’occasion du 25e anniversaire de ce jumelage, Terrebonne a nommé un de ses parcs « Les Jardins Vitré » et y a installé une plaque explicative.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Terrebonne (ville), Profils des communautés, Statistiques Canada, consulté le 8 février 2012
  2. Gouvernement du Québec, « Terrebonne », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  3. Statistique Canada : Terrebonne
  4. Fiche de Terrebonne sur le site de la Comission de toponymie du Québec
  5. KRAEGE, Charles et Gilbert KÜNZI. Rivières romandes : à la source de leurs noms, Saint-Gingolph, Éditions Cabédita, 1999, 133 p.
  6. MASSON, Henri. La Seigneurie de Terrebonne sous le Régime français, Montréal, publié à compte d'auteur, 1982, 205 p.
  7. MARTEL, Claude. « Les origines de Terrebonne - Paroisse fondée en 1723 », La Revue de Terrebonne, (Terrebonne), Cahier spécial 50 ans, pp. 21, 23
  8. Toponymie : Lachenaie
  9. MapArt 2008, p. 447
  10. La population a quasiment doublé lors de la fusion avec les villes de Lachenaie et La Plaine
  11. Données provisoires pour 2009
  12. a et b Panneau d'interprétation du circuit historique de l'Île-des-Moulins
  13. Panneau du Club d'ornithologie de la région des moulins

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • MapArt, Canada back road atlas / atlas des rangs et chemins, Oshawa, Ontario, MapArt Publishing,‎ 2008, 702 p. (ISBN 978-1-55368-614-9).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Sophie,
Sainte-Anne-des-Plaines
Saint-Lin–Laurentides, Saint-Roch-de-l'Achigan, Mascouche Repentigny Rose des vents
Blainville N Charlemagne
O    Terrebonne    E
S
Lorraine, Bois-des-Filion Laval Montréal