Antifascisme

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L'antifascisme est l'opposition organisée au fascisme et, plus largement, à l'extrême droite[1].

Il prend forme dans les années 1920 et se développe conséquemment à la montée du fascisme en Europe. Il a connu un très fort développement au cours des années 1930, étant à l'origine de la formation des Fronts populaires, puis pendant la Seconde Guerre mondiale au sein des résistances contre les dictatures fasciste et nazie ainsi que les régimes de collaboration.

L'antifascisme peut désigner dans une acception plus large une idéologie tendant à s'opposer également à la droite dite « dure ». Certains historiens reprochent à l'antifascisme une instrumentalisation par le mouvement communiste[2].

L'antifascisme des origines à la défaite de Hitler[modifier | modifier le code]

L'antifascisme est un mouvement visant à s'opposer au fascisme et, par extension, aux idéologies et pratiques issues des régimes mussolinien et hitlérien. Ce mouvement est né en Italie, et pendant la Guerre d'Espagne, comme le mouvement qu'il combat.

Les principales forces sociales antifascistes sont[réf. souhaitée] :

Selon Enzo Traverso, l'antifascisme comprend des courants différents mais qui se revendiquent tous des Lumières et du pacifisme. L'antifascisme défend « les principes d'égalité, de démocratie, de liberté et de citoyenneté[4]. »

En France, le courant antifasciste s'incarne d'abord dans le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, le Front populaire[5][réf. insuffisante], puis dans la Résistance, dont les gaullistes, les socialistes et le PCF prennent la tête.

La tactique du front populaire consiste à former des gouvernements unissant les partis de la bourgeoisie libérale et de la gauche, pour contrer la menace fasciste. Cette tactique a été appliquée en France et en Espagne. En France le Front populaire a rempli son rôle, comme le démontrera Léon Blum lui-même lors de son procès à Riom sous Vichy.[réf. nécessaire] Par contre en Espagne le Frente popular fut destitué par le coup d'État militaire franquiste.

Pour le trotskisme, et l'anarchisme des amis de Durruti, le véritable antifascisme ne peut pas se baser sur la tactique du Front populaire, mais sur l'action directe et révolutionnaire des masses ouvrières, et éventuellement sur le Front unique de leurs organisations. C'est faute de ce Front unique entre parti communiste et social-démocratie que Hitler l'emporte en Allemagne, selon Trotsky[6]. Par ailleurs, les staliniens ont instrumentalisé l'antifascisme assez systématiquement pour discréditer leurs opposants (les anarchistes devenant « anarcho-fascistes », etc.) depuis les années 1930 jusqu'aux années 1980.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les antifascistes ont joué un rôle important dans la Résistance contre les nazis dans les divers pays d'Europe. Des antifascistes italiens, allemands et espagnols en exil, notamment, ont participé à la résistance anti-nazie en France. On a ainsi assisté à un affrontement avec d'un côté des français pro-nazis alliés à la Gestapo et collaborant avec l'occupant allemand, et de l'autre des allemands anti-nazis luttant contre l'armée allemande aux côtés de la Résistance française[précision nécessaire].

L'antifascisme de l'Allemagne et de l'Italie après la guerre[modifier | modifier le code]

Les pays où étaient nés le fascisme et le nazisme ont adopté après la guerre une position antifasciste, rejetant leurs doctrines défaites quitte à exagérer rétrospectivement l'importance de l'antifascisme dans leur traditions politiques.

L'Italie d'après-guerre[modifier | modifier le code]

L'antifascisme a pu jouer un rôle majeur pour assurer l'unité nationale dans le régime italien à ses débuts. Cette question a été étudiée par l'historien italien Ernesto Galli della Loggia dans l'article « Formes et fonctions de l’antifascisme dans la vie politique italienne : légitimité ou légitimation ? » paru dans XXe siècle[7]. Selon Galli della Loggia, les premiers dirigeants de la jeune république italienne doivent résoudre un double problème de légitimité : le nouveau régime n'a pas d'histoire et ne s'est pas fait seul mais avec l'aide des Américains qui ont contribué à renverser le régime fasciste. Dès lors, l'antifascisme servira selon l'auteur aux forces politiques du pays pour « s’inventer une tradition », celle d'un pays qui a majoritairement lutté contre le fascisme : « Ce n’est qu’au travers de la lutte contre le fascisme, dont la Résistance a représenté le point culminant, que les nouvelles forces démocratiques et républicaines pouvaient, en effet, légitimer leur rôle ainsi que la rupture politique et institutionnelle qu’elles se préparaient à instaurer. »[8] Pour Galli della Loggia, il y une « nationalisation » de l'antifascisme[9]. Mais en plaçant l'antifascisme comme fondement, les nouveaux dirigeants ont évacué complètement le concept de nation, qui a disparu du paysage politique pour l'auteur.

L'historien Renzo De Felice, communiste jusqu'en 1956 et spécialiste du fascisme, avait développé une position proche de celle de Galli della Loggia plus tôt; il critique ce qu'il appelle le « mythe de la résistance », vulgata resistenziale[10]. L'Italie a selon lui soutenu majoritairement le fascisme et il ne faut pas exagérer l'importance de l'antifascisme. L'historien Claudio Pavone reprit des idées proches, dans son ouvrage de 1991, Una guerra civile. Saggio storico sulla moralità nella resistenza. L'auteur, qui a pris part directement à la résistance italienne, relativise l'importance de cette dernière et l'honorabilité des motifs de ceux qui y ont pris part. Ses thèses ont été mieux accueillies dans le cadre d'un débat historiographique renouvelé dans les années 1990[11].

Les positions de Galli della Loggia a été attaquée par l'historien Eric Vial dans la même revue. De même, celle de Renzo de Felice a été critiquée avec virulence. Ils ont en particulier été accusés de fournir une réhabilitation posthume du fascisme.

La République démocratique allemande[modifier | modifier le code]

Un autre cas, celui de l'Allemagne de l'Est, a été étudié par Alan L. Nothnagle, professeur d'histoire à l'Université européenne Viadrina dans Building the East German Myth: Historical Mythology and Youth Propaganda in the German Democratic Republic, 1945-1989. Il estime que le Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED), principal parti d'Allemagne de l'Est, a construit sa stabilité et, partant, celle du régime, sur quatre « mythes » pour assurer sa légitimité. Nothnagle fait de l'antifascisme du SED le second de ces mythes. Pour l'auteur, la mythologie du régime faisait, de façon exagérée, du parti communiste allemand le fer de lance d'une résistance antifasciste populaire, pour attribuer au parti et donc au régime qu'il dirigeait la légitimité d'avoir résisté au nazisme[12].

L'antifascisme contemporain[modifier | modifier le code]

Graffiti antifasciste sur un mur de Sarajevo.
Le logo de la mouvance Action antifasciste.

L'antifascisme contemporain n'est pas à proprement parler un mouvement unifié et structuré. Selon Gilles Vergnon, professeur d’histoire contemporaine à l’Institut d'études politiques de Lyon et auteur de l’Antifascisme en France : « le mouvement antifasciste n’est plus du tout organisé au niveau national comme c’était le cas dans les années 90 »[13].

Actuellement, l'héritage de la tradition antifasciste est revendiqué par des mouvements souvent situés à l'extrême-gauche : REFLEXes, SCALP-No Pasaran, Francs-tireurs partisans, Coordination antifasciste de Belgique, etc.

Cet antifascisme spécifique, qui se réclame souvent de l'expérience antifasciste allemande des années 1930 inspirée notamment par le propagandiste Serge Tchakhotine, apparait dans les années d'après-guerre, puis se développe à partir des années 1960 et 1970. Il ne s'oppose plus uniquement aux groupes fascistes et nazis, mais étend son action à toute les politiques dite de « droite dure », qu'elle soit sécuritaire, conservatrice ou nationaliste, voire « néo-libérale ».

Ainsi certains hommes politiques de droite comme Nicolas Sarkozy en France ou Oskar Freysinger en Suisse, ou leurs partis, sont fortement critiqués par les mouvements antifascistes actuels[14].

La mouvance antifasciste actuelle est aussi fortement liée à la scène « skinhead de gauche » par le biais des organisations type RASH (Red and Anarchist SkinHead), Redskin (skinhead communistes) et SHARP (Skinheads Against Racial Prejudice), ainsi qu'à une partie de la mouvance altermondialiste et anticapitaliste qui sont à l'origine des groupes « Antifa », un acronyme créé au début des années 1980 qui définit, en particulier, l'antifascisme de la gauche radicale et autonome.

Action antifasciste[modifier | modifier le code]

Issue des affrontement physiques avec l'extrême-droite dans les années 1980[15] (voir Antifa, chasseurs de skins), la mouvance actuelle des groupes autonomes Action antifasciste s'inspire directement de l’Antifaschistische Aktion allemande, dont elle à notamment emprunté le logo qui représente, en son centre, deux drapeaux parallèles : le rouge pour le communisme et le noir pour l’anarchisme.

En France, en Belgique et en Suisse, liés par réseaux sociaux interposés, indépendants les uns des autres, les groupes, souvent affinitaires, forment une mouvance plus qu'un véritable mouvement traditionnel organisé. Le politologue Nicolas Lebourg précise que « C’est assez typique d’une nouvelle forme de militantisme qui se construit loin d’un parti monolithique ou d’un léninisme d’une seule teinte »[16].

Action antifasciste Paris-Banlieue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Action antifasciste Paris-Banlieue.

Créée en 2012[16], Action antifasciste Paris-Banlieue serait le groupe qui compterait le plus de militants antifa à Paris, avec beaucoup d’anciens de la tribune Auteuil du Parc des princes[17]. L'Action antifasciste Paris-Banlieue a été médiatisée, en juin 2013, par l'affaire Clément Méric[18] et agit en coordination étroite avec le Collectif antifasciste Paris Banlieue[19].

Critiques de l'antifascisme[modifier | modifier le code]

L'instrumentalisation par le mouvement communiste[modifier | modifier le code]

À l'échelle italienne, le débat sur l'antifascisme a animé la communauté des historiens depuis une trentaine d'années : il avait été ouvert par l'historien du fascisme Renzo De Felice dans son Intervista sul fascismo., livre entretien qui avait ouvert alors un débat historiographique intense[20]. En particulier, il estime que le fascisme est un phénomène daté, qui a disparu. Pour lui, le maintien d'un mouvement antifasciste n'a pas de sens et l'antifascisme est un mythe qui a pour fonction de légitimer le parti communiste italien.

Le débat s'est poursuivi avec d'autres travaux : Galli della Loggia écrit ainsi dans XXe siècle : « très tôt, et de plus en plus, l’antifascisme devint un simple outil de parti communiste dans sa lutte contre ses ennemis, périodiquement accusés d’œuvrer au rétablissement d’un régime autoritaire[21] ». Galli della Loggia d'ajouter que le parti communiste italien chercha volontairement à exagérer la menace fasciste pour se donner une légitimité « le parti communiste orienta donc son action politique et culturelle [..] en construisant l’image d’un fascisme éternellement menaçant »[22].

Un tel débat s'est tenu, plus tardivement en France : l'historienne Annie Kriegel a soulevé cette question en 1990 dans un article "Sur l'antifascisme" paru dans la revue Commentaire. L'ouvrage de François Furet, Le Passé d'une illusion est celui qui a le plus diffusé ces idées, en 1995. Ainsi, Furet, ancien militant du PCF stalinien, d'écrire que les mouvements communistes ont nourri une assimilation volontaire et erronée entre fascisme et anticommunisme. Pour lui, cette confusion sciemment voulue aurait bloqué toute analyse critique du communisme, puisque faire cette analyse reviendrait à défendre le fascisme. François Furet applique en particulier cet antifascisme de face au stalinisme[23]. L'essayiste Jean Sévillia parle ainsi de terrorisme intellectuel concernant l'instrumentalisation manichéenne de l'antifascisme par les communistes français qui amalgamaient tout anticommunisme au fascisme : « Avant-guerre, sous le mot fascisme, la propagande communiste englobait le nazisme, le régime mussolinien, les États nationaux-catholiques ou la droite nationaliste des pays libéraux. Cette dialectique amalgamait en réalité des courants politiques, des philosophies et des situations historiques radicalement différentes. (...) Quel rapport entre un hitlérien et un patriote français de droite ? Aucun. Pour un marxiste, il y en a un : tous deux sont anticommunistes. (...) Après-guerre, les communistes resservent à l'envi cette thématique antifasciste. (...) Immense sophisme, mais d'une puissance d'attraction considérable ; qui ne serait pas révulsé par Hitler ? Cette haine rétrospective jette abusivement des milliers de braves gens dans les bras du Parti communiste[24]. »

D'autres auteurs comme Stéphane Courtois dans Le Livre noir du communisme se sont intéressés à ces thématiques. L'historien écrit par exemple page 32 de l'ouvrage : « L'antifascisme est devenu, pour le communisme, un label définitif et il lui a été facile, au nom de l'antifascisme, de faire taire les récalcitrants. […] Furent ainsi prestement escamotés les épisodes gênants au regard des valeurs démocratiques, comme les pactes germano-soviétiques de 1939 ou le massacre de Katyn. »

Là encore ces thèses ne font pas l'unanimité et Enzo Traverso en particulier a été critique des thèses de ces auteurs[réf. souhaitée].

En France, le Parti communiste a plusieurs fois été accusé d'instrumentaliser l'antifascisme. Par exemple, en 1947, le ministre de l'Intérieur socialiste Jules Moch, pourtant incarcéré pendant la guerre dans un camp de concentration fut insulté en étant traité de « nazi » parce qu'il réprimait des grèves. De la même façon, en 1958, le retour au pouvoir du général de Gaulle, pourtant ancien chef de la France libre, fut accueilli par des commentaires comme « le fascisme ne passera pas »[25]. L'historien Georges-Henri Soutou parle d'une stratégie du PCF de capitalisation sur l'antifascisme dans l'immédiat après-guerre[26].

Critiques de l'antifascisme contemporain[modifier | modifier le code]

Dans ses Écrits corsaires (1975), Pier Paolo Pasolini écrit : « Une bonne partie de l'antifascisme d'aujourd'hui, ou du moins ce qu'on appelle antifascisme, est soit naïf et stupide soit prétextuel et de mauvaise foi. En effet elle combat, ou fait semblant de combattre, un phénomène mort et enterré, archéologique qui ne peut plus faire peur à personne. C'est en sorte un antifascisme de tout confort et de tout repos. Je suis profondément convaincu que le vrai fascisme est ce que les sociologues ont trop gentiment nommé la société de consommation[27]. »

En France, Lionel Jospin qui fut le premier secrétaire du Parti socialiste en 1981 et durant tout le premier septennat de François Mitterrand, puis ministre du gouvernement sous le second, déclara en 2007 que : « Pendant toutes les années du mitterrandisme nous n'avons jamais été face à une menace fasciste donc tout antifascisme n'était que du théâtre, nous avons été face à un parti – le Front national – qui était un parti d'extrême droite, un parti populiste aussi à sa façon mais nous n'avons jamais été dans une situation de menace fasciste et même pas face à un parti fasciste[28]. »

Certains analystes reprochent au mouvement antifasciste contemporain des combats à géométrie variable : pour Pierre-André Taguieff, philosophe et politologue, l'indignation des antifascistes vis-à-vis de certaines dictatures serait davantage motivée par des motifs politiques que par un réel intérêt pour le sort des populations sous le joug de dictateurs. Il écrit ainsi que « depuis les années 1970, les "antifascistes" les plus résolus ne se mobilisent jamais contre les dictateurs en exercice dans le monde et ne semblent pas s'indigner devant les multiples régimes tyranniques qui privent de liberté des millions d'hommes »[29]. Pour Taguieff, l'antifascisme tombe dans le manichéisme avec ses « figures sacrées » comme Fidel Castro ou Mao et ses obsessions comme les États-Unis ou l'extrême droite. Ainsi, selon lui, « la posture antifasciste à force de se rigidifier, se confond avec le simplisme manichéen de la mentalité libertaire la plus sectaire et obtuse »[30]. Alain Finkielkraut considère que l'antifascisme a été corrompu en instrument politique par le communisme[31].

Critiques socialistes[modifier | modifier le code]

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Pour Amadeo Bordiga et les bordiguistes, l'antifascisme est une « idéologie bourgeoise », visant à mêler les intérêts du prolétariat à ceux de la bourgeoisie, pour sauvegarder le capitalisme en crise[32]. Ils rejettent aussi bien le Front populaire que le Front unique. Pour eux, le fascisme est un phénomène typique, mais non extra-ordinaire, de la contre-révolution victorieuse après l'écrasement des ouvriers consécutif à la Première Guerre mondiale et à l'échec de la vague révolutionnaire des années 1920. La contre révolution se caractérise par la montée du fascisme et du stalinisme en Europe. Ce phénomène aboutit à la deuxième guerre impérialiste mondiale. C’est donc un phénomène historique et mondial que l'on doit combattre, mais pas par la défense de la démocratie ou des libertés avec les bourgeois libéraux. C'est une politique du capitalisme dans sa phase de crise historique.

Selon George Orwell, dans Les Pieds dans le plat espagnol, le mouvement anti-fasciste a surtout servi une « démocratie bourgeoise », et a été soutenu par des communistes devenus dans les faits des contre-révolutionnaires[33][citation nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Serge Cosseron, Dictionnaire de l'extrême gauche, Paris, Larousse, 2007, p. 77-79.
  2. L'historien François Furet lui reproche d'avoir « été instrumentalisé par le mouvement communiste », et pour cette raison avoir « ajouté à son rôle nécessaire un effet néfaste », à savoir une grande difficulté à apprécier convenablement les régimes communistes. Dans Fascisme et communisme, François Furet, Ernst Nolte, Hachette, 1998, p. 37.
  3. Voir Serge Audier, Le socialisme libéral, La Découverte, 2006, ou Philippe Nemo, Histoire du libéralisme en Europe, PUF, 2007, 3e partie
  4. Enzo Traverso, 1914-1945. La guerre civile européenne, Hachette-Pluriel, 2009, pp. 315-316.
  5. Caroline Bégaud, Éric Lafon et Laure Pitti, sous la coordination de Tramor Quemeneur, 100 fiches d'histoire du XXe siècle, Bréal, 2004, p. 126.
  6. Léon Trotsky, « Aux Bolcheviks-Leninistes de l'URSS », 17 août 1934.
  7. Ernesto Galli della Loggia, « Formes et fonctions de l’antifascisme dans la vie politique italienne : Légitimité ou légitimation ? », Vingtième siècle. Revue d'histoire, 2008(4), n° 100, pp. 69 à 78.
  8. Galli della Loggia, art. cit., p.69
  9. Galli della Loggia, art. cit., p. 71.
  10. John Whittam, Review Article Fascism and Anti-Fascism in Italy: History, Memory and Culture, in Journal of Contemporary History, 2001, vol 36(1), p. 163 et suivantes.
  11. Manlio Graziano, « (Ne pas) enseigner la nation (italienne) », Outre - Terre, 2005(3) (no 12), pp. 23 à 43.
  12. Alan L. Nothnagle, Building the East German Myth: Historical Mythology and Youth Propaganda in the German Democratic Republic, 1945-1989, University of Michigan Press, 1999
  13. Tiphaine Le Liboux, « Les antifascistes, des survivants des années 90 », Libération, 6 juin 2013.
  14. Bündnis Alle gegen Rechts : « Das Bündnis "Alle gegen Rechts" bekämpft nicht "nur" die NazischlägerInnen auf den Strassen und den wiederaufkeimenden Faschismus und Antisemitismus in der Politik und an den Stammtischen. Unser Kampf richtet sich auch gegen alle anderen unterdrückerischen und ausbeuterischen Strukturen und Systeme (Staat, Patriarchat, Kapitalismus, Sexismus…) mit denen eine freie, emanzipierte, selbstbestimmte und solidarische Gesellschaft nicht möglich ist! » (« L'Alliance "tous contre la droite" ne combat pas "que" les nazis dans les rues et le retour du fascisme et de l'antisémitisme dans la politique et dans les bistrots. Notre combat se dirige aussi contre tous les systèmes et structures oppressifs et productifs (État, patriarcat, capitalisme, sexisme, etc.) avec lesquels une société libre, émancipée, autogérée et solidaire n'est pas possible »)
  15. Samuel Laurent, « Les agressions entre “skins” et “antifa”, résurgence des années 1980 », Le Monde.fr, 6 juin 2013.
  16. a et b Matthieu Goar, La galaxie des nouveaux antifascistes, 20 Minutes, 11 juin 2013.
  17. Tiphaine Le Liboux, Les antifascistes, des survivants des années 90, Libération, 6 juin 2013.
  18. Action antifasciste Paris-Banlieue dans Le Monde, Le Figaro, Libération.
  19. Willy Le Devin, Quentin Girard, Skins et antifas : l’après-Méric fait bouger les lignes, Libération, 13 septembre 2013.
  20. Michael A. Ledeen, "Renzo de Felice and the Controversy over Italian Fascism", Journal of Contemporary History, 11 (1976), pages 269-283
  21. Résumé de l'article par la revue XXe siècle.
  22. Galli della Loggia, op. cit., p. 69
  23. François Furet le Passé d'une illusion, Robert Laffont/Calmann-Lévy, 1995
  24. Jean Sévilla Le terrorisme intellectuel, éditions Perrin, 2004
  25. Éric Zemmour, « Le casse-tête de la droite », Le Figaro Magazine, semaine du 1er juin 2012, pages 46-48.
  26. Georges-Henri Soutou, La Guerre de cinquante ans. Les relations Est-Ouest 1943-1990, Fayard 2001, p. 144
  27. Pasolini, Ecrits corsaires - Texte lu
  28. L'antifascisme n'était que du théâtre, France Culture, 29 octobre 2007
  29. Pierre-André Taguieff, Les contre réactionnaires, 2005, p. 27.
  30. Taguieff, ibid., p. 29.
  31. « Ce n'est pas un des moindres crimes du communisme, en effet, que d'avoir manipulé l'enfer et transformé l'antifascisme en instrument d'oppression. », Alain Finkielkraut, Mgr Stepinac et les deux douleurs de l'Europe, Le Monde 07/10/1998
  32. L'ANTIFASCISME DEMOCRATIQUE: UN MOT D'ORDRE ANTI-PROLETARIEN QUI A DEJA FAIT SES PREUVES et NOUVELLES ATTAQUES CONTRE «AUSCHWITZ OU LE GRAND ALIBI»
  33. Dans le ventre de la baleine, Éditions Ivrea, pp. 38-48.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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