Amour libre
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Le terme d’amour libre est utilisé depuis la fin du XIXe siècle pour décrire un mouvement social qui rejette le mariage, perçu comme une forme d'esclavage social, surtout pour les femmes. Une grande partie de la tradition de l'amour libre est un produit de l'anarchisme civique, qui recherche la non-ingérence de l'État ou de l'Église dans les relations humaines[1]. Même si cette notion est souvent rapprochée du droit au plaisir ou à des relations multiples, historiquement ce mouvement revendiquait plutôt l'absence de régulation par la loi des relations amoureuses engagées librement.
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Caractéristiques [modifier]
L'amour libre n'est pas que le rejet du mariage, même si la critique du mariage (et la notion d'esclavage) est au centre de cette démarche. Selon ce concept, l'union libre d'adultes est une relation légitime qui devrait être respectée. Le mouvement hippie fut, dans les années 1960, un promoteur de l'amour libre au point que l'expression lui est souvent associé. La sexualité, en particulier, n'y est plus perçue uniquement comme moyen de reproduction.
Notes et références [modifier]
Bibliographie [modifier]
- ARMAND E. 1906 « Les « Colonies » communistes », L’Ere Nouvelle. Revue d’Émancipation intégrale et de Communisme pratique
- GERVAIS L. 1907 « L'amour libre », L'Anarchie, no 111
- LODE T. 2006 La guerre des sexes chez les animaux, O Jacob
- VANEIGEM R 1967 Traité de savoir vivre à l’usage des jeunes générations, Gallimard.
- ZAÏKOVSKA S. 1913 « Le féminisme », La Vie anarchiste no 12, 1er mai 1913
- BRIX M, L'Amour libre. Brève histoire d'une utopie, Éditions Molinari, 2008