Anarcha-féminisme

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L'anarcha-féminisme ou féminisme libertaire, qui combine féminisme et anarchisme, considère la domination des hommes sur les femmes comme l'une des premières manifestations de la hiérarchie dans nos sociétés. Le combat contre le patriarcat est donc pour les anarcha-féministes partie intégrante de la lutte des classes et de la lutte contre l'État, comme l'a formulé Susan Brown : « Puisque l'anarchisme est une philosophie politique opposée à toute relation de pouvoir, il est intrinsèquement féministe. »[1].

L'anarcha-féminisme peut apparaître sous forme individuelle, comme aux États-Unis, alors qu'en Europe il est plus souvent pratiqué sous forme collective[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Couverture du journal vers 1895.
Virginia Bolten (1870-1960).
L’Idée libre d'avril 1926.

Édité en Argentine de 1896 à 1897 (neuf numéros), La Voz de la Mujer (La Voix de la Femme) est la première publication anarcha-féministe au monde[3]. En épigraphe : « Ni dios, ni patron, ni marido » (soit « Ni dieu, ni patron, ni mari »). La figure de proue en est Virginia Bolten, féministe révolutionnaire et communiste libertaire. Ce n’est pas le premier journal féminin en Amérique latine, mais c'est le premier journal féministe et révolutionnaire au sein de la classe ouvrière[4].

L'anarcha-féminisme s'inspire d'écrivaines de la fin du XIXe siècle telles Emma Goldman, Lucy Parsons et Voltairine de Cleyre.

L'idéologie est pour la première fois mise en pratique, en 1936-1939, lors de la révolution sociale espagnole, par la fédération Mujeres Libres (Femmes Libres).

Les anarcho-féministes critiquent certains théoriciens anarchistes traditionnels, comme Pierre-Joseph Proudhon ou Mikhaïl Bakounine, pour avoir minoré le problème du patriarcat, rendu une simple conséquence du capitalisme, ou pour l'avoir soutenu. Proudhon, par exemple, considérait la famille comme une société sous sa forme première, où les femmes avaient la responsabilité de remplir le rôle traditionnel (voir Proudhon et les femmes). Daniel Guérin (communiste libertaire et fondateur, avec entre autres Christine Delphy et Françoise d'Eaubonne, du Front homosexuel d'action révolutionnaire) en livre une critique acerbe dans son texte Proudhon, un refoulé sexuel[5].

Cette subordination de la lutte féministe à celle des clas­ses est caractéristique de nombreux mouvements révolu­tionnaires et militants. Durant les décennies 1960 et 1970, beaucoup de féministes les quitteront à cause de cela afin de former de petits collectifs autonomes ou faire alliance avec les organisations féministes beaucoup moins contestataires de l’ordre social mais non mixtes.

Les années 1960 et 1970[modifier | modifier le code]

Les féministes libertaires américaines, les « anarcha-féministes » comme elles se nomment, soulèvent des débats importants au sujet du pouvoir alors que le mouvement féministe est en pleine effervescence dans les années 1960 et 1970. Elles critiquent les féministes libérales et sociales-démocrates (ou socialistes), qui défendent l’accession des femmes au pouvoir et qui inscrivent leur action au sein d’un mouvement dirigé par une élite : « Ni un État des travailleurs ni un système matriarcal ne permettra la fin de l’oppression pour tous et toutes. L’objectif, donc, n’est pas de "s’emparer du pouvoir", comme les socialistes exhortent à le faire, mais bien d’abolir le pouvoir. »[6]

Années 2000[modifier | modifier le code]

L'anarcha-féminisme continue sous de nouvelles formes comme le collectif bolivien Mujeres Creando, le collectif Ainsi Squattent-Elles ! au Québec ou le squat espagnol Eskalera Karakola.

Thèmes[modifier | modifier le code]

Un des aspects principaux de l'anarcha-féminisme est son opposition aux conceptions traditionnelles de la famille, de l'éducation et du rôle des sexes[7], opposition traduite notamment dans sa critique de l'institution du mariage[7]. De Cleyre affirme que le mariage freine l'évolution individuelle[8], tandis que Goldman écrit : « Le mariage est avant tout un arrangement économique [...] la femme le paye de son nom, de sa vie privée, de son estime de soi et même de sa vie.[7] » L'anarcha-féminisme défend donc une famille et des structures éducatives non-hiérarchiques, comme les Écoles modernes, basées sur les idées de Francisco Ferrer[9].

De nos jours, l'anarcho-féminisme a une forte influence sur l'écoféminisme : « Les écoféministes doivent remarquer qu'à part les anarcho-féministes, aucun mouvement féministe ne s'est préoccupé de la division nature/culture. »[10] Les rassemblements anarcha-féministes modernes les plus notables sont Mujeres Creando en Bolivie, Radical Cheerleaders aux États-Unis, et la conférence annuelle La Rivolta! à Boston.

L'anarcho-primitivisme est une autre forme d'anarchisme à impliquer une idéologie féministe. Inspirés des travaux d'anthropologistes tels Jared Diamond[11] et Eleanor Leacock, qui décrivent dans certaines sociétés passées une relation égalitaire entre hommes et femmes, les anarcho-primitivistes soutiennent que l'agriculture a donné naissance non seulement à la distinction des classes, mais également au patriarcat et au sexisme[12].

Presse[modifier | modifier le code]

Selon l'historienne Marianne Enckell[13], ce courant s'est exprimé au travers de plusieurs journaux :

Portraits[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Anarchisme et liberté sexuelle.

Emma Goldman[modifier | modifier le code]

Emma Goldman vers 1911.

Infirmière de formation, Emma Goldman (1869-1940) s'est engagée toute sa vie en faveur de la contraception, de l’amour libre, du droit à la libre maternité, de l’homosexualité ou de l’égalité économique hommes-femmes[14].

Bien qu'elle soit hostile au féminisme des suffragettes et à ses objectifs en matière de droit de vote des femmes, elle s'est battue passionnément pour la liberté des femmes, et elle est aujourd'hui reconnue comme l'inspiratrice de l'anarcha-féminisme, qui s'oppose au patriarcat comme à une domination à combattre au même titre que l'État ou le capitalisme[15].

Elle est une pionnière de l'éducation des femmes à la contraception, qu'elle définit comme une « étape de la lutte sociale ». Comme de nombreuses féministes de son époque, elle voit l'avortement comme une conséquence tragique de la misère sociale et la contraception comme une alternative émancipatrice. Elle est aussi une fervente militante de l'amour libre et une opposante radicale au mariage.

En 1896, dans L’anarchisme et la question sexuelle, elle aborde la question de la prostitution en ces termes : « Toutes les unions artificielles qui ne sont pas consacrées par l’amour relèvent de la prostitution, qu’elles soient sanctionnées ou non par l’Église et la société. De telles unions ne peuvent avoir qu’une influence dégradante à la fois sur la morale et la santé de la société »[16].

Elle juge les premières féministes bourgeoises bridées par les forces sociales du puritanisme et du capitalisme. Elle écrit : « Ce qu’il nous faut, c’est nous dégager des vieilles traditions, des habitudes désuètes, puis aller de l’avant. Le mouvement féministe n’a accompli que le premier pas dans cette direction. Il faut espérer qu’il gagnera assez de force pour en faire un second. Le droit au vote, aux capacités civiques égales peuvent constituer de bonnes revendications, mais l’émancipation réelle ne commence pas plus à l’urne qu’à la barre. Elle commence dans l’âme de la femme. [...] par sa régénération intérieure [...] le droit le plus vital c’est celui d’aimer et d’être aimée. Si l’émancipation féminine partielle doit se transformer en une émancipation complète et véritable de la femme, c’est à condition qu’elle fasse litière de la notion ridicule qu’être aimée, être amante et mère, est synonyme d’être esclave ou subordonnée. Il faut qu’elle se débarrasse de l’absurde notion du dualisme des sexes, autrement dit que l’homme et la femme représentent deux mondes antagonistes. »[17]

En 1897, elle écrit : « Je réclame l'indépendance de la femme, son droit à gagner sa vie ; de vivre pour elle-même ; d'aimer qui elle veut et autant de personnes qu'elle veut. Je réclame la liberté pour les deux sexes, liberté d'action, liberté d'aimer et liberté d'enfanter »[18]. À un journaliste qui lui demande « Est-ce qu’une personne peut en aimer plusieurs en même temps ? », elle répond : « Je ne vois pas pourquoi pas - si ils trouvent les mêmes qualités qu’ils aiment dans plusieurs personnes. Qu’est-ce qui pourrait les empêcher d’aimer les mêmes choses dans tous ? [...] Si nous cessons d’aimer l’homme ou la femme et que nous trouvons quelqu’un d’autre, comme je l’ai dit avant, nous en parlons et nous changeons tranquillement notre mode de vie. Les affaires privées de la famille n’ont pas besoin d’être exposées dans les tribunaux et ne deviennent pas publiques. Personne ne peut contrôler les sentiments, c’est pourquoi il ne devrait pas y avoir de jalousie. »[19]

Dans son essai sur l'école moderne, elle a également traité des questions de l'éducation sexuelle. Elle s'élève contre le fait que « Les éducateurs connaissent également les résultats sinistres et démoniaques de l'ignorance en matière sexuelle. Pourtant, ils n'ont ni assez de compréhension ni d'humanité pour casser les barrières que le puritanisme a construit autour du sexe. Si au cours de l'enfance on apprenait aux hommes et aux femmes une belle camaraderie, cela neutraliserait la condition hyper-sexualisée des uns et des autres et aiderait l'émancipation des femmes bien plus que toutes les lois sur leur statut et leur droit de vote »[20].

Madeleine Vernet[modifier | modifier le code]

À la même époque, en France, Madeleine Vernet (1878-1949) pose les mêmes questions : « Si vous défendez avec tant d’ardeur les droits politiques de la femme, c’est que vous voyez pour celle-ci la libération de son esclavage sexuel, je me permets de vous poser une question : « Quand la femme sera électeur et éligible, le problème de la prostitution sera t-il résolu ? » Et j’entends bien, n’est-ce pas, la prostitution sous toutes ses formes. [...] En carte ou sans carte, soumises ou insoumises, connues ou inconnues, nombreuses sont les femmes qui doivent, pour vivre, avoir recours à la prostitution. Depuis la mondaine que des revers de fortune firent déchoir dans le demi-monde, jusqu’à l’ouvrière qui subit les exigences d’un patron ou d’un contremaître pour sauvegarder l’emploi qui assure le pain à ses petits ; depuis la jeune fille riche qui se vend au mariage pour racheter une faute jusqu’à la pauvre jeune fille que cette même faute mènera au ruisseau (pour employer la commune expression), nombreuses, excessivement nombreuses sont les formes de prostitution. »[21]

Nelly Roussel[modifier | modifier le code]

Nelly Roussel en 1911.

Et Nelly Roussel (1878-1922) écrit : « Nul n’est plus que moi - vous le savez peut-être - partisan de l’union libre. Mais « union libre » n’est pas malheureusement synonyme de « union illégale ». L’union véritablement libre - basée uniquement sur l’amour et n’ayant point d’autre raison d’être que lui, - l’union idéale que nous rêvons et que nous travaillons de toutes nos forces à rendre un jour réalisable, cette union-là n’existe pas, ne peut pas exister actuellement pour la femme, - ou tout au moins pour la plupart des femmes. Car, vous le savez aussi bien que moi, il n’est guère de métier où elle ne puisse, même par le travail le plus acharné, subvenir complètement à ses besoins et à ceux de ses enfants. Et ce qui fait son esclavage, ce sont moins peut être les chaînes légales, l’injurieux article du Code lui prescrivant l’obéissance, que la nécessité où elle se trouve, neuf fois sur dix, de recourir à un homme qui l’aide à vivre et qui souvent abuse de sa situation pour l’humilier et l’asservir. Mariage régulier, union illégitime, ou « galanterie »... au fond, c’est toujours la même chose pour la femme, toujours la même situation, aussi périlleuse qu’humiliante : livrer son corps à l’homme en échange du pain quotidien. Si l’amour se glisse au foyer, c’est par hasard et par exception. Eh bien, c’est cela que nous ne voulons plus ! »[22]

Mujeres Libres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mujeres Libres.

En avril 1936, Lucia Sanchez Saornil, Mercedes Comaposada et Amparo Poch y Gascón fondent Mujeres Libres (Femmes Libres), la première organisation féministe autonome prolétarienne en Espagne. Son but est de mettre au fin au « triple esclavage des femmes : l’ignorance, le capital et les hommes ». Si quelques-unes des fondatrices exerce des professions libérales, la vaste majorité de ses membres (20 000 environ en juillet 1937) sont issues des classes ouvrières. Les femmes de Mujeres Libres visent à la fois à surmonter les obstacles de l’ignorance et de l’inexpérience qui les empêchent de participer en tant que égales à la lutte pour une société meilleure, et à combattre la domination des hommes au sein même du mouvement libertaire[23].

L'organisation se bat sur deux fronts : pour la libération des femmes et pour la révolution sociale. Dans l'Espagne révolutionnaire des années 1936-1937, les Mujeres Libres s'opposent au sexisme de leurs camarades militants et elles veulent s'émanciper du statut marginal qui leur est réservé au sein d'un mouvement libertaire qui prétend abolir la domination et la hiérarchie. Pour elle, l'émancipation des femmes est inséparable de l'émancipation sociale. Si pour les anarchistes, les moyens mis en œuvre dans la lutte révolutionnaire inspirent la société future, elles affirment que l'égalité des femmes ne suivra pas automatiquement la révolution sociale si elle n'est pas mise en pratique immédiatement. Mujeres Libres prépare les femmes à des rôles de meneuses dans le mouvement anarchiste, elle organise des écoles, des groupes de parole réservés aux femmes, tout ceci afin que les femmes puissent acquérir l'estime de soi et la confiance en leurs capacités.

Mujeres Libres publie un journal éponyme où est abordé l'éducation sexuelle, définie selon les termes de l'époque, comme « la connaissance du fonctionnement physiologique de notre organisme, plus spécialement l'aspect eugénique et sexologique ». À Barcelone, l'association est à l'origine de la création de la Casa de la dona treballadora et de la campagne en faveur de la réinsertion des prostituées dans les Liberatorios de prostitucion. La prostitution est fermement combattue. Leur but n'est pas de l'aménager mais de l'éradiquer, en rendant les femmes économiquement indépendantes et en réalisant une profonde révolution sociale et morale. Elles se désolent d'ailleurs de voir nombre de leurs camarades hommes fréquenter les maisons de passe[24].

Amparo Poch y Gascón[modifier | modifier le code]

Amparo Poch y Gascón, docteure en médecine et propagandiste de la liberté sexuelle est une des trois fondatrices des Mujeres Libres. Dans La Vie sexuelle de la femme (1932), elle incite les femmes à s'épanouir par l'amour libre et la pratique de la bisexualité. Elle est responsable, en 1936, des Liberatorios de prostitución, maisons destinées aux prostitués, où elles peuvent recevoir des soins de santé, de la psychothérapie et une formation professionnelle pour leur permettre d'acquérir une indépendance économique par des moyens socialement acceptables. En décembre 1937, elle est responsable d'un lieu d'échange et d'éducation pour les femmes nommé Casal de la Dona Treballadora[25].

Lucía Sánchez Saornil[modifier | modifier le code]

Lucía Sánchez Saornil est une des trois fondatrices des Mujeres Libres. Elle est ouvertement lesbienne[26]. Dés son plus jeune âge, elle écrit de la poésie et est associée au mouvement littéraire des ultraïstes. En 1919, elle a déjà été publiée dans de nombreux journaux comme Los Quijotes, Tableros, Plural, Manantial et La Gaceta Literaria. Grâce à son pseudonyme masculin, elle peut explorer des thématiques lesbiennes[27] à une époque où l'homosexualité est criminalisée, sujette à la censure et à la répression. Profondément déçue par les préjugés chauvinistes des républicains, elle se ligue avec deux camarades, Mercedes Comaposada et Amparo Poch y Gascón pour former Mujeres Libres en avril 1936. Elle rejette le point de vue, dominant chez les anarchistes, que l'égalité des sexes découlera naturellement d'une société sans classes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Susan Brown, The Politics of Individualism: Liberalism, Liberal Feminism and Anarchism, Montreal, Black Rose Books, 1993, p.208.
  2. Judy Greenway, Feminism: Anarchist
  3. Libcom, No God, no boss, no husband : The world’s first anarcha-feminist group, texte intégral en anglais, Ni dieu, ni maître, ni mari : La Voz de la Mujer - Argentine 1896-97, texte intégral en français, 3 janvier 2012.
  4. Joël Delhom, La voix solitaire de la femme anarchiste argentine à la fin du XIXe siècle, colloque international Les représentations des relations amoureuses et des sexualités dans les Amériques, HCTI, Université de Bretagne-Sud, avril 2011, texte intégral.
  5. Daniel Guérin, Proudhon, un refoulé sexuel, in Essai sur la révolution sexuelle après Reich et Kinsey, Paris, Belfond, 1963, texte intégral.
  6. Louise Boivin, Les anarcha-féministes, in Relations, Actualité de l’anarchisme, n°682, février 2003, texte intégral.
  7. a, b et c Emma Goldman, Marriage and Love
  8. Voltairine de Cleyre, They Who Marry Do Ill (1907)
  9. Paul Avrich, The Modern School Movement: Anarchism and Education in the United States
  10. Nacy Tuana & Rosemarie Tong, Feminism and Philosophy, Westview Press (1995)
  11. Jared Diamond, The Worst Mistake In The History Of The Human Race
  12. John Zerzan, Patriarchy, Civilization, and the Origins of Gender
  13. Marianne Enckell, Y en a pas une sur cent, Réfractions, n°24, printemps 2010, texte intégral.
  14. Vanina, Libération sexuelle et émancipation sociale, Courant alternatif, n°5, 2000, texte intégral.
  15. Marshall, p. 409.
  16. Emma Goldman, L’anarchisme et la question sexuelle, The Alarm, 27 septembre 1896, texte intégral.
  17. Emma Goldmann, « La tragédie de l’émancipation féminine », revue Agone, n°28, 2003, lire en ligne.
  18. Quoted in Wexler, Intimate, p. 94.
  19. Emma Goldman, L’anarchie apporte à la femme plus qu’à n’importe qui d’autre, elle lui apporte tout ce qu’elle n’a pas : la liberté et l’égalité, interview publiée dans le Sunday Magazine Post Dispatch de Saint Louis, 24 octobre 1897, en français, en anglais.
  20. Emma Goldman. "The Social Importance of the Modern School"
  21. Madeleine Vernet, Une question à Mme Madeleine Pelletier, Le Libertaire, 28 juillet 1908, texte intégral.
  22. Nelly Roussel, Féminisme, Le Libertaire, 13 février 1904, texte intégral.
  23. Martha A. Ackelsberg, « Séparées et égales » ? Mujeres Libres et la stratégie anarchiste pour l’émancipation des femmes, Feminist studies, vol. 11, n°1, printemps 1985, pp. 63-83, texte intégral
  24. Jean-Paul Salles, Mujeres Libres, des femmes libertaires en lutte. Mémoire vive de femmes libertaires dans la Révolution espagnole, Revue Dissidences, Bibliothèque de comptes rendus, septembre 2011, 11 juin 2011, texte intégral.
  25. L'Éphéméride anarchiste : Amparo Poch y Gascon.
  26. Helena Andrés Granel, Mujeres Libres (1936-1939) : Una lectura feminista, Seminario Interdisciplinar de Estudios de la Mujer, Universidad de Zaragoza, 2006, page 24.
  27. Juan Fernandez, Tener referentes serios de lesbianas elimina estereotipos, El Pais, 6 décembre 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. BNF : notice.
  2. Sudoc : notice.
  3. WorldCat : notice.