Fellowship of the New Life

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La Fellowship of the New Life (en français : les Compagnons de la nouvelle vie) était un groupe de réflexion politique et sociale britannique au XIXe siècle dont fit scission la Fabian Society.

Fondation[modifier | modifier le code]

La Fellowship of the New Life fut fondée à l'été 1883 par le philosophe écossais Thomas Davidson. Celui-là quitta dès la scission fabienne de janvier 1884 et retourna vivre aux États-Unis où il se consacra à l'éducation populaire dans les quartiers les plus pauvres de New York[1].

Après le départ du fondateur, la Fellowship fut maintenue en vie grâce aux efforts de Maurice Adams et J. F. Oakeshott[1].

Idées[modifier | modifier le code]

En cultivant le meilleur en chacun et en montrant l'exemple avec une vie simple, ils désiraient transformer la société en général. La plupart des membres étaient pacifistes, végétariens[2].

Les idées de la Fellowship influencèrent Patrick Geddes[3].

Scission[modifier | modifier le code]

La scission se produisit quand une partie des membres désira s'impliquer dans l'action politique pour transformer la société. Ils partirent fonder la Fabian Society. L'adhésion à la Fellowship et à la Fabian society n'était pas exclusive. Cependant, la Fellowship finit par se séparer au début des années 1890.

Déménagement[modifier | modifier le code]

En 1889, la Fellowship déménagea pour la ville de Croydon afin d'étendre son assisse géographique, jusque là confinée au centre de Londres. Elle fonda alors, à l'initiative de Maurice Adams et J. F. Oakeshott, le magazine trimestriel The Sower qui fut rebaptisé dès le second numéro Seed-Time. En 1893, créa aussi la Fellowship Gild afin de regrouper les sympathisants. Ce fut à cette occasion qu'elle attira quelqu'un comme Edward Carpenter[1].

Membres principaux[modifier | modifier le code]

La Fellowship compta parmi ses membres, à un moment ou à un autre de son histoire : les poètes Edward Carpenter et John Davidson, le défenseur des droits des animaux Henry Stephens Salt[4], le sexologue Havelock Ellis, la féministe Edith Lees (qui ensuite épousa Havelock Ellis), la romancière Olive Schreiner[5] et les futurs Fabiens Edward R. Pease, Frank Podmore, Hubert Bland et son épouse Edith Nesbit. Ramsay MacDonald y adhéra brièvement. Il écrivit que la Fellowship s'inspirait de Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Kenneth Manton, « The Fellowship of the New Life: English Ethical Socialism Reconsidered. », History of Political Thought., vol. 24, no 2,‎ 2003.
  • Bruce Philip Smith, The Dilemmas of Ethical Socialism: the Fellowship of the New Life and the Emergence of the Fabian Society, 1883-1889. Williams College, Dept. of History, 1986.
  • (en) Steven Yeo, « A New Life: The Religion of Socialism in Britain. 1883-1896. », History Workshop., vol. 4,‎ automne 1977.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Manton 2003, p. 285
  2. Colin Spencer, The Heretic's Feast:A History of Vegetarianism, Fourth Estate, pg. 283 (1996).
  3. Elisee Reclus and Patrick Geddes: Geographies of the Mind [1]
  4. George Hendrick, Henry Salt: Humanitarian Reformer and Man of Letters, University of Illinois Press, pg. 47 (1977).
  5. Jeffrey Weeks, Making Sexual History ,Wiley-Blackwell, pg. 20, (2000).
  6. MacDonald, quoted on pg. XV of Henry S. Salt's Life of Thoreau, University of Illinois Press, (2000).