Jules-Albert de Dion

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Jules-Albert de Dion
Jules-Albert de Dion sur un tricycle.
Jules-Albert de Dion sur un tricycle.
Fonctions
Parlementaire français
Député 1902-1923
Sénateur 1923-1940
Gouvernement IIIe République
Groupe politique Indépendants (1902-1923)
ANRS (1923-1940)
Biographie
Date de naissance Nantes
Date de décès (à 90 ans) Paris
Résidence Loire-Inférieure
Automobile, caricature par Guth publié dans Vanity Fair en 1899.

Jules-Albert de Dion est un pionnier de l'industrie automobile en France et un homme politique français, né le à Nantes[1],[2] et mort le à Paris.

D'abord comte, puis marquis (à la mort de son père Louis Albert Guillaume Joseph de Dion de Wandonne en 1901), sa sépulture se trouve au cimetière du Montparnasse à Paris ; une plaque commémorative est apposée dans la chapelle funéraire de la famille, au hameau de Wandonne (commune d'Audincthun) dans le Pas-de-Calais. Il résidait au château de Maubreuil à Carquefou.

L’homme politique[modifier | modifier le code]

Le constructeur d'automobile et d'autorails[modifier | modifier le code]

Article détaillé : De Dion-Bouton.

De Dion, avec son associé Georges Bouton (en) et Charles Trépardoux, a fondé la société des automobiles De Dion-Bouton à Puteaux en 1883, qui fut, pendant une petite période, le plus grand fabricant automobile au monde, puis, après la Première Guerre mondiale, le principal fabricant français d'autorails. Il collabore notamment avec Raoul Perpère, ingénieur, géologue, et inventeur, qui met au point le premier embrayage de l'histoire de l'automobile.

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Sports automobiles et mécaniques[modifier | modifier le code]

Dès le 28 avril 1887, trois tricycles à vapeur de Dion-Bouton roulent entre le Pont de Neuilly et Versailles. Georges Bouton arrive le premier après plus de 30 kilomètres parcourus à près de 30 kilomètres de moyenne horaire, au bout d'un peu plus d'une heure de route[4].

Le comte Jules de Dion entre dans l'histoire automobile sept ans plus tard, en remportant le deuxième prix de la première compétition automobile de l'histoire, de Paris à Rouen le , sur une De Dion-Bouton. Il participe aussi au Paris-Bordeaux-Paris en 1895 et au Paris-Marseille-Paris en 1896. Il termine également second du Paris-Dieppe le 24 Juillet 1897 (vainqueur de classe) ainsi que quatrième du Paris-Trouville le 18 août de la même année[5].

Il est le fondateur du Salon de l'auto en 1898, ainsi que le cofondateur de l'Automobile Club de France et de l'Aéro-Club de France la même année.

Il crée le journal L'Auto en 1900. Il devient durant la même année du 14 mai au 16 octobre le vice-président de la Commission d'exécution des concours, dans le cadre Automobilisme (voiture, voiturettes et motocycles notamment) des Sports de l'Exposition Universelle de 1900 -non reconnus officiellement par le comité olympique-, durant l'année des Jeux olympiques d'été de 1900, incluant durant 4 jours en juillet la course de vitesse Paris-Toulouse-Paris[6]. Il y obtient une plaquette d'or de l'Exposition en "poids légers" (des voitures légères de livraison) le 16 octobre, les épreuves s'étant déroulé du 17 au 22 septembre, ainsi que deux autres plaquettes d'or en "poids lourds" avec un omnibus et un camion à vapeur (concours du 8 au 13 octobre).

Anecdote[modifier | modifier le code]

  • À la fin du mois de mai 1898, le pilote Panhard Gilles Hourgières se bat en duel à l'épée dans sa propriété de Puteaux, en prenant le comte pour témoin[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives municipales de Nantes (5e canton, vue 21/75, n° 116)
  2. Fiche d'Jules-Albert de Dion sur geneanet.org
  3. « Anciens sénateurs IIIe République : Albert de Dion », sur http://www.senat.fr (consulté le 6 mai 2010)
  4. Charles-Armand Trépardoux (An. 1868) (Frédéric Champlon, avec le soutien de l'Amicale de Dion-Bouton); Les premières courses automobiles, lettre de René Ville Président de l'Amicale de Dion-Bouton, sur le site de celle-ci, auteur de l'ouvrage La grande époque des De Dion-Bouton, à l'Amicale.)
  5. 1897 Grand Prix and Paris Races sur Teamdan.com
  6. Rapport officiel des JO 1900 part.2, p.316.
  7. Duel de Mr Huillier (dans La Presse, le 27 mai 1898 et reproduit sur Gallica).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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