Pérouse (Territoire de Belfort)

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Pérouse
Vue sur la commune
Vue sur la commune
Blason de Pérouse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Canton de Danjoutin
Intercommunalité Communauté d'agglomération Belfortaine
Maire
Mandat
Christian Houille
2014-2020
Code postal 90160
Code commune 90076
Démographie
Gentilé Perousiens
Population
municipale
1 112 hab. (2011)
Densité 227 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 11″ N 6° 53′ 28″ E / 47.6363888889, 6.891111111147° 38′ 11″ Nord 6° 53′ 28″ Est / 47.6363888889, 6.8911111111  
Altitude Min. 354 m – Max. 443 m
Superficie 4,90 km2
Localisation

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Liens
Site web perouse.eu/

Pérouse est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Franche-Comté. Elle fait partie du canton de Danjoutin. Ses habitants sont appelés les Perousiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 3 km de Belfort, sur la route D 419, la Route de Bâle. Son territoire, qui couvre 497 hectares, est traversé par l'autoroute A36 reliant la Franche-Comté à l'Alsace. Autrefois était exploité sur le territoire de la commune le minerai de fer en grains que l'on trouve dans le sous-sol des terrains jurassiques de la région.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Denney Bessoncourt Rose des vents
Belfort N Chèvremont
O    Pérouse    E
S
Danjoutin Vézelois

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • In Pago Pefferauga (792), Curtem Pheterhusen (1241), Perouse (1295), Pheterhusen (1394), Perrusen et Pherusen (1394), Pfetterhusen et Pfetterusen (1427), Perus (1576), Pfefferhausen [1], Perouze (1793).

Le nom du village parait procéder du latin petrosa qualifiant un endroit pierreux ou rocailleux ou encore de la via petrosa, une voie romaine empierrée semblable à celle qui passait dans le village voisin d'Offemont[2]. La forme germanique Pheterhusen que l'on rencontre dans les archives en 1241 est peut-être liée à une confusion avec Pfetterhouse (Phetterhusen 1296) issue également de Petrosa et qui a aussi donné sa forme française de Pérouse, aujourd'hui délaissée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge existait une colonge, propriété rurale exploitée par un colon, appartenant à l'évêque de Bâle. Pérouse forma par la suite avec Offemont une mairie rattachée à la prévôté d'Angeot. Au partage de la succession de Jeanne de Montbéliard, Pérouse, comme une grande partie de la région, échut à sa fille Ursule qui en 1350 vendit ses domaines à son beau-frère Albert II d'Autriche, comte de Ferrette par son mariage. Le village resta fief de la maison d'Autriche jusqu'en 1659, à la fin de la Guerre de Trente Ans qui fut pour la contrée une période de misère. En 1573 le village regroupait une centaine d'habitants et possédait une église filiale de la paroisse de Phaffans. Ce n'est qu'en 1774 que Pérouse devint paroisse autonome, l'église Saint-Mathieu ayant été reconstruite en 1756. Le 20 janvier 1782, la réorganisation des limites entre évêchés fait passer Pérouse du diocèse de Bâle à celui de Besançon.

La proximité de Pérouse et de la place forte de Belfort a fait que le village fut ravagé plus souvent que ses voisins. Ne pouvant abattre Belfort, les soudards s'en prenaient aux populations civiles qui leur tombaient sous la main. C'est ainsi que le village fut détruit ou fortement endommagé vers 1630, en 1815 par les Autrichiens et en 1871 par les Prussiens.

Lors des combats du 18 juin 1940 qui ont vu la chute de la place forte de Belfort, Pérouse fut défendue par la 4e compagnie du 428e régiment de pionniers, commandé par le lieutenant Paul Hugot et par une compagnie du 4e bataillon de chasseurs pyrénéens, commandé par l'aspirant Landry avec pour mision d'interdire l'accès par la route de Vézelois.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Pérouse

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

de sable au lion d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 en cours Christian Houille ...  


Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 112 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
330 395 395 384 401 401 463 466 493
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
425 450 445 444 481 465 480 468 471
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
504 531 571 552 562 577 576 544 625
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
619 590 633 727 800 901 929 938 1 084
2011 - - - - - - - -
1 112 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'augmentation de la population depuis les années 1960 s'explique par la proximité de Belfort, où travaille nombre de nouveaux habitants.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Mathieu, côté sud
La tour d'église

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  2. L'adjectif latin petrosa (féminin) a donné l'ancien français pe(r)reuse (cf. Landepereuse), devenu pierreuse, par attraction du mot pierre.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011