Arbouans

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Arbouans
Mairie d'Arbouans
Mairie d'Arbouans
Image illustrative de l'article Arbouans
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Audincourt
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays de Montbéliard
Maire
Mandat
Nathalie Hugenschmitt
2014-2020
Code postal 25400
Code commune 25020
Démographie
Gentilé Arbouannais, (historiquement : Ours)
Population
municipale
973 hab. (2011)
Densité 737 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 29″ N 6° 48′ 40″ E / 47.4913888889, 6.81111111111 ()47° 29′ 29″ Nord 6° 48′ 40″ Est / 47.4913888889, 6.81111111111 ()  
Altitude Min. 312 m – Max. 352 m
Superficie 1,32 km2
Localisation

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Arbouans

Arbouans est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Arbouans est un petit village situé dans le Doubs (25) en Franche-Comté édifiée au pied de la route qui mène de Montbéliard à Audincourt sur la base du versant droit bordant la vallée du Doubs (rivière) largement étendue en plaine. La côte calcaire est à 330-340 m d'altitude et la plaine à 316 m.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montbéliard Exincourt Rose des vents
Courcelles-lès-Montbéliard N Audincourt
O    Arbouans    E
S
Voujeaucourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

Arbouans viens du gaulois (ou gallique) arbois signifiant broussailles et du suffixe -ans (village en ancien allemand) que l'on retrouve dans bon nombre de noms de localités du nord de la région (Trévenans, Semondans...). Arbouans est ainsi le village aux broussailles[1], ce qui serait très bien corroboré par la situation du village à proximité du passage du Doubs avec d'éventuels marécages.

Histoire[modifier | modifier le code]

Arbouans appartenait au comté de Montbéliard qui fut rattaché à la France en 1793.

Plusieurs trouvailles anciennes ont été faites sur le territoire d'Arbouans. En 1877, dans les terrains alluviaux au bord du Doubs (rive droite), à l'extrémité de la forge d'Audincourt, furent trouvées de nombreuses poteries en terre grossière appartenant à la civilisation des Champs d'Urnes du Bronze final II. Quelques années auparavant, entre 1870 et 1874, on mit à jour un ossuaire de forme carrée « sous Châtillon » avec un mobilier « mérovingien » du Ve siècle au VIIe siècle.

Le village est mentionné pour la première fois en 1294. À cette époque les seigneurs de Cusance y tenaient une portion de fief d'Aimé de Faucogney sire de Villersexel, vassal du comte de Montbéliard. Ce fief revient au domaine comtal en 1471. La comtesse Henriette en 1431 et le comte Frédéric en 1584 affranchirent les sujets mainmortables du fief et ceux qui dépendaient de l'abbaye sécularisée Belchamp.

La proximité de Montbéliard a valu au village d'Arbouans de subir avec rigueur toutes les guerres des XVe siècle, XVIe siècle et XVIIe siècle siècles. Les Ecorcheurs, les Lorrains et les belligérants amis ou ennemis y commirent les pires excès.

Si bien que le village incendié fut réduit à presque rien après 1635-1636. En 1688, il n'y avait encore que cinq feux, cinq maisons et trente-deux habitants qui possédaient alors seulement six chevaux et vingt-trois bovins. Les habitants étaient soumis vis-à-vis du prince de Montbéliard à la taille et aux prestations accoutumées dues par les sujets taillables et corvéables.

En 1770 des travaux d'irrigation transformèrent une vaste prairie de 84 ha, nommée « la Champagne », et une partie de la forêt seigneuriale du Chênois au nord fut convertie en champs. Aux XIXe siècle et XXe siècle, le village a suivi le sort de Montbéliard et d'Audincourt par suite du développement prodigieux des industries les plus variées dans ces deux centres et également dans le village lui-même.

Un barrage a été installé sur le Doubs en aval de Belchamp et relié à une petite station électrique située sur Voujeaucourt. Une société de construction de matériel d'alimentation édifia une usine en 1930 qui occupa vite plus de cent ouvriers.

On peut encore mentionner depuis 1959, un atelier de chaudronnerie, mais l'essentiel de la population, qui est ouvrière, dépend des usines Peugeot toutes proches depuis la fermeture de la Forge d'Audincourt[2].

Arbouans se trouve imbriquée dans la communauté d'agglomération du pays de Montbéliard.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1910 1913 Eugène Mettez    
1913 1919 Frédéric Depoutot    
1919 1921 Gustave Rigoulot    
1921 1922 Paul Hatiep    
1922 1923 Paul Peugeot    
1923 1943 Émile Chenus    
1943 1945 Aristide Beley (maire désigné)    
1945 1952 Georges Carray    
1952 1965 Robert Laurent    
1965 1977 Émile Pellegrini    
1977 1995 Daniel Jacquet    
1995 2008 Claude Besançon    
2008 en cours Nathalie Hugenschmitt[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 973 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
97 90 123 128 129 153 142 141 145
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
145 149 160 152 152 139 147 134 153
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
157 148 165 289 459 622 618 619 686
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 040 1 019 1 047 942 1 185 1 096 1 021 997 1 006
2011 - - - - - - - -
973 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Arbouans
La fresque de la chapelle.

Les réalisations artistiques de la chapelle sont l'œuvre de Olivier Calame (1921-2002). Le fronton de la façade, réalisé vers 1950, est situé au-dessus de l'entrée et symbolise le sacrifice de l'agneau par l'intermédiaire de carreaux de céramique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dr. Etienne Muston, Histoire d'un village. Beaucourt : Supplément aux volumes I et II, vol. 3, Le Livre d'histoire,‎ 1882 (ISBN 978-2-7586-0075-6)
  2. Atelier du Patrimoine Pays de Montbéliard
  3. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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