Saint-Maurice-Colombier

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Saint-Maurice-Colombier
Image illustrative de l'article Saint-Maurice-Colombier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Isle-sur-le-Doubs
Intercommunalité Communauté de Communes des Trois Cantons
Maire
Mandat
Jacques Demangeon
2014-2020
Code postal 25260
Code commune 25524
Démographie
Population
municipale
902 hab. (2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 34″ N 6° 38′ 43″ E / 47.4428, 6.645347° 26′ 34″ Nord 6° 38′ 43″ Est / 47.4428, 6.6453  
Altitude Min. 292 m – Max. 491 m
Superficie 13,29 km2
Localisation

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Saint-Maurice-Colombier

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Saint-Maurice-Colombier

Saint-Maurice-Colombier est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Les habitants de Saint-Maurice-Colombier sont appelés les Saint-Maurice et les Colombier-Châtelot.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-Echelotte (Sancto Mauricio en 1040, 1143 ; Saint Moris, Saint Moris sur Doux en 1298 ; Sainct Moris en 1520, 1593 ; Saint Mauris en 1633, Saint Maurice en 1670 ; Echelotte en 1598, 1690). Associée depuis le 1er janvier 1973 à Colombier-Châtelot (Colombier en 1187 ; Colombier devant le Chestellat en 1350 ; Colombier devant le Châstelot en 1389, 1434 ; Colombier le Chastelot en 1544 ; Collombié le Chastellot en 1621 ; en patois : Coulombie-Tchaitelot)[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Prétière Colombier-Fontaine Rose des vents
N
O    Saint-Maurice-Colombier    E
S
Blussangeaux

Blussans

Sourans Villars-sous-Ecot

Localisation et accessibilité[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-Colombier est située dans située dans le nord du Doubs, à 7 km de L'Isle-sur-le-Doubs par la route, ainsi qu'à 20 km de Montbéliard. Le village se situe donc sur un axe de communication entre L'Isle-sur-le-Doubs et Montbéliard, et plus généralement, dans un axe Rhin - Rhône. Cela se traduit par un axe routier (D663, autoroutier (A36), ferroviaire et anciennement fluvial (canal) important qui profite au village. Ce réseau de transport voué à une desserte régionale ou nationale est situé au nord du village. Voué à une desserte locale et départementale, les D 297 et D 421 irriguent des communes plus à l'intérieur du département.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-Colombier est baignée par le Doubs, et s'installe donc dans son bassin versant. En parallèle, le ruisseau du Bié draine les reliefs au sud et s'écoule dans le village.

Histoire[modifier | modifier le code]

Échelotte est un hameau proche de Saint-Maurice-Colombier, ancien chef-lieu de la seigneurie du Châtelot. Le territoire du hameau, fondé en 1690, faisait partie du fief de Beutal et de Bretigney que tenait Jean-Marie de Seubert, agent diplomatique du prince de Montbéliard. Jean-Marie Seubert avait fait venir des cultivateurs de la région de Neuchâtel (Suisse) afin de défricher les terres d'Échelotte et d'y construire des habitations. Parmi ces colons se distinguait Jacques Jacquot, (? - 1724), originaire de Combes-du-Locle, qui devint propriétaire de plus de seize hectares. Après le décès sans héritiers de Jean-Marie Seubert, le comte de Montbéliard, Léopold-Eberhard de Wurtemberg, réunit le fief à son domaine et l'intégra à la seigneurie du Châtelot le 8 octobre 1702[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Maurice-Colombier Blason D’azur au pont d’une arche alésé et abaissé d’argent, accompagné en chef à dextre d’une tout d’or et à senestre d’une église aussi d’argent et en pointe d’une tierce en pal alésée et ondée aussi d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Alain Galliot[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 902 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350 414 424 481 494 596 593 623 622
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
606 599 575 550 558 526 476 470 404
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
374 363 378 360 320 322 291 286 299
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
314 344 598 742 729 719 849 886 902
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Frossard, journaliste et essayiste français né à Colombier-Châtelot.
  • Le groupe scout du Châtelot (EEUdF), basés dans la grange du presbytère.
  • Paul Élie Dubois, peintre orientaliste français, né à Colombier-Châtelot.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les villages ruinés du comté de Montbéliard, avec quelques autres d'origine moderne, Charles Duvernoy, 1847, p.  39 à 40. Google livres

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 1, 5, BESANÇON, CÊTRE,‎ 1983, 1986
  2. Les villages ruinés du comté de Montbéliard
  3. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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