Colombier-Fontaine

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Colombier-Fontaine
Église de Colombier-Fontaine
Église de Colombier-Fontaine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Pont-de-Roide
Intercommunalité siège de la Communauté de Communes des Trois Cantons
Maire
Mandat
Danièle Lefèvre
2014-2020
Code postal 25260
Code commune 25159
Démographie
Population
municipale
1 374 hab. (2011)
Densité 179 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 27′ 12″ N 6° 41′ 25″ E / 47.4533333333, 6.69027777778 ()47° 27′ 12″ Nord 6° 41′ 25″ Est / 47.4533333333, 6.69027777778 ()  
Altitude Min. 298 m – Max. 474 m
Superficie 7,66 km2
Localisation

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Colombier-Fontaine

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Colombier-Fontaine

Colombier-Fontaine est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Les habitants de Colombier-Fontaine sont appelés les Cros.

Géographie[modifier | modifier le code]

Colombier-Fontaine se trouve à 14 km de Montbéliard, 36 km de Belfort et 70 km de Besançon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lougres, Bavans Rose des vents
Longevelle-sur-Doubs N Étouvans
O    Colombier-Fontaine    E
S
Saint-Maurice-Colombier Villars-sous-Écot Écot

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières traces d'habitation[modifier | modifier le code]

De nombreuses trouvailles archéologiques ont été faites sur le territoire communal depuis le XIXe siècle ; celles-ci montrent que ce lieu a été colonisé par l’homme depuis plus de 2000 ans.

  • Au pied des Roches, au sud du village, on découvrit en 1876 divers objets de l’époque néolithique (silex taillés, pointe de flèche) avec un site probablement d’abri sous roche.
  • La période romaine a donné des vestiges plus abondants aux Neufs Prés le long de la voie romaine (Vesontio – Epomanduodurum : Besancon-Mandeure). Cette voie est portée sur les cartes dès le XVIIIe siècle (Cassini) et sur les cartes d’état-major. Les premiers témoignages furent trouvés lors du creusement du canal du Rhône au Rhin en 1825, près du village (restes de construction, tuileaux, lacrymatoire en verre contenant un anneau d’or, objets en bronze, fer et médailles). Vers 1885, sur le chemin d’Etouvans, à 1 km, des fouilles ont révélé de nouvelles constructions (avec chaudière en terre, une monnaie de l’empereur Antonin et une petite amphore - musée de Montbéliard).
  • En 1870, près du moulin Rayot (usine de filature), on découvrit quelques sépultures barbares isolées, éléments d’un cimetière mérovingien - burgonde probablement plus vaste.

L'origine du nom[modifier | modifier le code]

Colombier-Fontaine est d'abord nommé Colombier (Colombir et Colombeur dans les chartes du XIIe siècle), Colombier-Supérieur puis Colombier-Savoureux (qui signifie "habitations sur l'eau") et enfin Colombier-Fontaine à partir du XVIIe siècle tout ceci pour le différencier de Colombier-Châtelot[1]. Il semble que les premiers habitants de Colombier-Fontaine, ainsi que ceux de Villars-sous-Ecot soient originaire des tribus bourguignonnes qui s'étaient installées dans la plaine de Mathay[1].

Première mention du village[modifier | modifier le code]

Selon les historiens, la plus vieille charte mentionnant Colombier-Fontaine serait datée de 1141. Nous n’avons pas retrouvé ce document, mais il parait sûr qu’à cette époque, le village a été du ressort du comté de Montbéliard fondé aux IXe et Xe siècles. Par ailleurs, le 8 janvier 1147, l’archevêque de Besançon, par une charte, y confirme les possessions du prieuré de Lanthenans de l’ordre de saint Augustin[1]. Cette maison religieuse est située entre Colombier-Châtelot et le Lomont, à une distance de 8 km au sud-ouest. Le document dit ceci : « terram de Colombeyr superiori cum molendino », attestant de plus l’ancienneté des moulins sur le petit ruisseau. Un peu plus tard, le 4 mai 1177, une bulle du pape Alexandre III assure les mêmes possessions au même prieuré et désigne « ecclesiam de Colombier cum capella sua de Villar », c’est-à-dire l’église de Colombier avec sa chapelle de Villars-sous-Ecot[1]. Il en ressort que Villars-sous-Ecot était à cette époque un hameau peu considérable, dépendant de Colombier-Fontaine[1]. Et il semble bien qu’une paroisse était constituée à Colombier, Villars en était la filiale et l’église-mère devait avoir une certaine importance dès le XIIe siècle, d'ailleurs le patronage de celles-ci bénéficiait aux seigneurs de Neuchâtel qu'ils transmirent en 1316 à Girard et Jacques de Guemonhans, aujourd'hui Goumois (Doubs), puis en 1370 au nouvel hôpital de Blamont[1].

Dix ans après, en 1187, le pape Grégoire VIII confirme également par une autre bulle les biens de l’abbaye de Lieu-Croissant (près de L'Isle-sur-le-Doubs) sur la demande de l’archevêque bisontin Humbert et en particulier des terres « terras in territorio de Colombiers »...

Le fief de Colombier-Fontaine[modifier | modifier le code]

Colombier-Fontaine fit partie en 1282 du démembrement du comté de Montbéliard qui constitua la seigneurie du Châtelot jusqu’en 1790[2].

À la différence de Colombier-Châtelot qui n’avait pas de fief. Colombier-Savoureux a été très convoité durant le Moyen Âge par les vassaux des Neuchâtel-Bourgogne, et un château y existait qui fut démoli après 1587[1]. Mais, avant eux, avant la formation de la seigneurie du Châtelot, Thierry et Renaud de Trémoins (70) fils de Guillaume, tenaient déjà un fief comtal à Colombier-Fontaine en 1273. En 1298, Wuillemin de Trémoins tenait toujours ce fief, malgré la formation de la seigneurie du Châtelot en faveur des sires de Neuchâtel-Bourgogne en 1282.

On sait aussi que Richard de Neuchâtel-Bourgogne, fils aîné de Thiébaud Ier épousa Marguerite de Montfaucon qui possédait déjà en 1273 Lougres, Etouvans et Colombier-Fontaine. Il est possible que ces terres formèrent sa dot.

En 1284, Humbert de Longevelle écuyer, fils d’Eudes, chevalier, reprit de Thiébaud III de Neuchâtel-Bourgogne un fief à « Colombier-Saveroux » qu’il avait acquis de Simon de Falon, et ce qu’il tenait en fief de Perrin de Montbéliard. Un peu plus tard, en 1299, Villemenet, fils de Joly de Trouvans, reprit du même sire de Neuchâtel ce qu’il avait à «Logres» à «Colombier Saveroux» et à Etouvans. D’autres vassaux des Neuchâtel apparaissent au XIVe siècle avec les seigneurs de Saint-Maurice[3]. Ainsi Jean Sauvageot de Saint-Maurice, chevalier, reprit de Thiébaud IV ce qu’il avait à Colombier-Savoureux, Saint-Maurice, Montussaint et Villars-sous-Ecot, en 1336[1]. Un autre document le mentionne en 1340 et on suit sa descendance en 1380 avec un Jean de Saint-Maurice qui confirma au XIVe siècle l'achat des terres qu'il avait fait auprès du seigneur de Neuchâtel pour Saint-Maurice et colombier-Fontaine[1]. Mais la branche mâle de la famille s’éteignit en 1490 et l’héritage échut à deux filles qui transmirent leurs biens à leurs héritiers.

En 1368, il y avait aussi la famille de Vaîtes. Jehan de Vaîtes et sa femme Marguerite, fille de Thiébaud de Roches, vendirent le meix qu’ils possédaient à Colombier-Fontaine à Thiébaud VI de Neuchâtel[1]. Catherine de Dampierre, épouse de Richard de Scey, donna toutes ses dîmes qui lui revenaient de l'église de Colombier-Fontaine à la chapelle de la Vraie-Croix à L'Îsle[1]. Au début du XVe siècle, deux vassaux des Neuchâtel, les nobles Henri de Villers et Thiébaud Berchenet tenaient des biens à Colombier. D’autres seigneurs en bénéficièrent encore aux XVe et XVIe siècles avant leur réunion au domaine direct du comte de Montbéliard dans le cadre de la seigneurie du Châtelot en 1561.

La réforme[modifier | modifier le code]

Le XVIe siècle fut marqué par l’introduction de la Réforme, ainsi en 1602 le duc Frédéric de Montbéliard institua Daniel Barthol pasteur à Colombier[2], et par la terrible invasion des Guise pendant l’hiver 1587-1588. D’horribles excès par le pillage, l’incendie et la torture, furent commis par les reîtres du duc de Lorraine. Les mêmes horreurs se répétèrent de 1633 à 1637 pendant la guerre de Trente Ans et durant 3 ans de 1635 à1638, la peste anéantit la population du village, tant et si bien que la paroisse de Colombier mais aussi celles de Belverne et de Goumois (Doubs) furent supprimées faute d'une population suffisante[2].

Le pays tenta de se reconstruire mais de nouvelles menaces apparaissaient à l’horizon avec la conquête par la France de la Franche-Comté en 1674. Cela entraîna pour Colombier-Fontaine et la seigneurie du Châtelot des tribulations à la fois politiques et religieuses et qui se traduisirent de toute manière par une annexion française «de facto» en avril et mai 1700[4]. Dès lors, sur le plan administratif et souverain, le droit du roi prévalut sur le droit du prince de Montbéliard qui, après une période de séquestre jusqu’en 1748, ne retrouva que les droits utiles, mineurs, d’un vassal vis-à-vis d’un suzerain tout puissant.

L'annexion à la France[modifier | modifier le code]

En 1789, le prince de Montbéliard, seigneur du Châtelot, perdit tous ses droits seigneuriaux avec leurs revenus. En 1790, la seigneurie fut également supprimée et la commune de Colombier-Fontaine entra dans le département du Doubs et dans le canton de Mathay. Ce canton fut transféré à Écot en 1800, celui-ci fut supprimé le 19 octobre 1801 et remplacé par le canton de Pont-de-Roide. Les biens ecclésiastiques qui demeuraient à Colombier-Fontaine ceux de l’hôpital de Valentigney, ceux du prieuré de Lanthenans, furent vendus comme biens nationaux vers 1793-94.

Les invasions de 1814 et de 1815 furent néfastes à Colombier-Fontaine qui dut satisfaire à de nombreuses réquisitions et au logement de troupes chez l’habitant. Par contre la guerre de 1870 causa moins d’ennuis au village. Le pont sur le Doubs, construit en pierre en 1863, sauta (3 arches) comme tous les autres de la région en 1870, ce qui protégea d’une certaine manière Colombier-Fontaine et les villages de la rive gauche du Doubs où les Prussiens ne passèrent pas et où restèrent jusqu’en janvier-février 1871 des soldats français. Le pont fut rebâti par l’État en 1873.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Colombier-Fontaine fut marqué par plusieurs faits de résistance en relation avec la «bataille du rail». Entre Voujeaucourt et Colombier, la ligne de chemin de fer fut plusieurs fois coupée par le maquis en juillet et août 1944. Le pont sur le Doubs sauta encore au moment de la Libération, les 15 et 16 novembre 1944, à la suite des durs combats de Saint-Maurice. Il ne fut reconstruit qu’en 1950.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Colombier-Fontaine Blason D’argent à la croix de gueules cantonnée au 1) d’une combe contournée du même et au 2) d’une colombe aussi de gueules[5].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 juin 2013 Claude Villard[6]   décédé en cours de mandat
juillet 2013 en cours Danièle Lefèvre[7]   ex-première adjointe
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 374 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
315 313 331 388 414 409 432 413 415
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
388 442 504 505 509 469 502 486 490
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
444 497 673 787 863 938 990 887 955
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 172 1 236 1 371 1 370 1 523 1 482 1 422 1 408 1 374
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Colombier-Fontaine possède une gare SNCF.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Messagier peintre a vécu dans la commune voisine de Lougres, dans un ancien moulin au lieu-dit les Trois Cantons au pied du pont de la combe Charrot qui enjambe le Doubs. Son fils le poète Matthieu Messagier y vit toujours.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire des diocèses de Besançon et de saint-Claude, volume 2, Jean-François Nicolas Richard, 1851, p. 380.
  • Nobiliaire universel de France ou recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, volume 6, Nicolas Viton de saint-Allais, Bureau du nobiliaire universel de France, 1815, p. 180.
  • Précis historique de la réformation et des églises protestantes dans l'ancien Comté de Montbéliard et ses dépendances, Georges-Frédéric Goguel, 1841, p. 81, 92, 168.
  • Recherches historiques et statistiques sur l'ancienne seigneurie de Neuchâtel, au comté de Bourgogne, Jean François N.Richard, 1840, p. 66, 67, 69, 122, 138, 160, 167, 168, 182, 400, 426.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k recherches historiques et statistiques sur l'ancienne seigneurie de Neuchâtel
  2. a, b et c Précis historique de la réformation
  3. Nobiliaire universel de France
  4. Histoire des diocèses de Besançon
  5. http://colombierfontaine.fr/
  6. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  7. [1]
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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