Blamont

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Blamont
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Hérimoncourt
Intercommunalité Les Balcons du Lomont
Maire
Mandat
Claude Perrot
2008-2014
Code postal 25310
Code commune 25063
Démographie
Population
municipale
1 113 hab. (2010)
Densité 111 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 11″ N 6° 50′ 56″ E / 47.3863888889, 6.84888888889 / 47.3863888889; 6.8488888888947° 23′ 11″ Nord 6° 50′ 56″ Est / 47.3863888889, 6.84888888889 / 47.3863888889; 6.84888888889  
Altitude Min. 403 m – Max. 603 m
Superficie 10,06 km2
Localisation

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Blamont

Blamont est une commune française, située dans le département du Doubs et la région Franche-Comté.

Sommaire

Géographie[modifier]

Blamont est situé sur le Plateau de Blamont (Lomont), à environ 600 m d'altitude. Les communes limitrophes, appartenant également au Plateau du Lomont, sont Roches-lès-Blamont, Pierrefontaine-lès-Blamont, Ecurcey et Villars-lès-Blamont.

Histoire[modifier]

Blason : D'argent à trois monts d'azur

Il semble que l'étymologie de Blamont soit celtique, blan signifie cime et mon source[1].

En 1283 la seigneurie de Blamont avec celle du Clémont et du Châtelot furent retranché des possessions des comtes de Montbéliard afin d'être remises à Thiébaud IV de Neuchâtel-Bourgogne qui était le petit-fils de Thierry III de Montbéliard ; en 1377 ce fut le tour de celle d'Héricourt de les rejoindre[2].

Au XIVesiècle il sera fait le bornage des terres de Blamont pour éviter des frictions avec les Montbéliard, le seigneur de Neuchâtel-Bourgogne était représenté à Blamont par Esme Peurresey, écuyer, en qualité de châtelain et Huguenin de Willafans, seigneur de Fay comme bailli[2].

La seigneurie se composait de 13 paroisses en plus de la petite ville de Blamont. Celle-ci était le siège d'un commandement, d'un bailliage, d'une église, de halles, d'un château[3], d'un hôpital fondé en 1351 par le seigneur de Neuchâtel-Bourgogne avec le patronage et les dîmes de plusieurs églises pour subvenir à ses besoins[4] et d'une perception comme en témoigne la présence de Jehan Luclat de Blamont, cité comme receveur du seigneur de Neuchâtel-Bourgogne lors d'une vente le 28 décembre 1396[5]. Parmi les terres que Blamont administre sont celles de Soyhières avec ses dépendances et son château, les droits sur les moulins de Laufon et les territoires de Porrentruy et de Beurnevésin, tout cela fut donné le 26 septembre 1402 par Thiébaud VIII de Neuchâtel à Jean et Thiébaud de Blamont: Nous Thiebaut seigneur de Nuefchastel et conte de Blancmont... donnons, baillons, cedons et transportons a tous iour maix a jehan et a thiebaut de Blancmont frere, nos bien amez escuiers, fils de feu Perrin de Roiche, jadix escuier...touz les droits, actions, raisons et réclamations quelconques, que nous houons, pouhons et deibuons hauoir es villes, finaige et territoires de Pourrentrui et de Burneuesin du dyocese de besancon, au chaistel et fourteresce de Soyeres du dyocese de Basle, et a toute la terre, appartenance et appendisses audit chaistel et fourteresce...et sur les molins de la ville de Loffons dudit diocese de Basle...que feu Jehan Henri de Dele escuier tenoit... Ce fief sera renouvelé le 15 décembre 1403[5].

Sa charte de franchise lui avait été remise en décembre 1308 par Thiébaud IV de Neuchâtel-Bourgogne[6]. Ce dernier, en décembre de cette année, fait plusieurs concessions aux habitants, tant à ceux du bourg de la halle, qu'à ceux du bourg-dessus qu'il déclare francs de toutes espèces de mainmorte, servitude, exactions, tailles, corvées et charuages[4].

La ville subit des bourguignons un long siège en juillet 1475[3], le 31 août de cette année ils prirent d'assaut la place forte qu'ils firent sauter ainsi que le château[4]. Le 28 mai 1477 un traité était conclu à Zurich entre la duchesse Marie de Bourgogne et les princes des états confédérés, il est décidé qu'Héricourt et Châtelot serait à l'archiduc Sigismond tandis que Blamont et Clémont reviendrait à l'évêque de Bâle. Ce dernier les restituera en 1478 aux Neuchâtel-Bourgogne[5].

À la mort de Guillaume de Neuchâtel-Bourgogne, l'empereur Maximilien en qualité de comte de Bourgogne, ordonnait en 1506 que son procureur-général au bailliage d'Amont se déclare comme propriétaire du fief de Blamont en totalité pour en empêché la main mise d'Ulric VI de Wurtemberg-Montbéliard[4]. malgré cela les comtes de Montbéliard reprirent la seigneurie et firent reconstruire le château de Blamont en 1546 qu'ils utilisèrent comme résidence d'été[4]. À partir de 1699 le roi de France s'empara de Blamont et y installa une garnison[4].

Administration[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Claude Perrot[7]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier]

En 2010, la commune comptait 1 113 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
615 543 533 641 679 675 698 718 686
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
624 645 720 646 694 641 655 669 671
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
632 563 514 417 512 583 594 533 724
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
731 728 1 045 1 021 1 026 1 042 1 131 1 097 1 113
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[8] puis Insee à partir de 1968[9].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier]

Personnalités liées à la commune[modifier]

  • Charles-Nicolas Méquillet (1728-1802) ,général des armées de la République,né à Blamont ,décédé à Bondeval
  • Jean-Nicolas Méquillet (1736-1822) ,général des armées de la République ,né à Blamont,décédé à Héricourt (Haute-Saône)
  • Albert Perronne, scientifique suisse (1891-1982)
  • Charles-François-Philibert Masson, (1761-1807), scolarité à Montbéliard puis part travailler dans l'horlogerie à Neufchâtel, plus tard il se rend en Russie où il devint l'instituteur des enfants du comte Solhkol, ministre de la guerre, il est admis à la cour du Tsar de Russie. Suite à ses sympathies pour les révolutionnaires français, il est expulsé, s'installe quelque temps en Allemagne puis revient en France où il publie Mémoires secrets sur la Russie, le poème les Helvétiens, le roman la nouvelle Astrée, des odes dont l'une sur la fondation de la république a été couronnée par l'Institut en 1802, une statistique du département de Rhin et Moselle, un cours mémorial de géographie, les jardins de Samboursky[4].
  • Le marquis de Sade y situe une partie de l'action de son roman Aline et Valcour.

Voir aussi[modifier]


Sources[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Annuaire départemental du Doubs, 1842, p. 64.
  • Ephéméride du comté de Montbéliard, charles Leopold Eberhard Duvernoy, 1832,
  • Géographie universelle, tome 5, Anton Friedrich Büsching, p. 591.
  • Mémoires et documents inédits pour servir à l'histoire de la Franche-Comté, volume 1, Jacquin, 1838, p. 469.
  • Monuments de l'histoire de l'ancien évêché de Bale, volume 5, Joseph Trouikllat, 1867, p. 188, 189, 190, 701, 863, 865.
  • Recherches historiques sur la ville, la principauté et la république de Mandeure (Epomnaduodurum), Euglene Augustin Bouchey, 1862, p. 344, 363, 364.

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

  1. annuaire départemental
  2. a et b Recherches historiques sur la ville de Mandeure
  3. a et b Géographie universelle
  4. a, b, c, d, e, f et g Ephéméride du comté de Montbéliard
  5. a, b et c Monuments de l'histoire
  6. Mémoires et documents
  7. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

Liens externes[modifier]