Auxelles-Haut

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Auxelles-Haut
Vue d'Auxelles-Haut
Vue d'Auxelles-Haut
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Giromagny
Intercommunalité Communauté de communes la Haute Savoureuse
Maire
Mandat
Chantal Bergdoll
2014-2020
Code postal 90200
Code commune 90006
Démographie
Gentilé Quichelots
Population
municipale
313 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 38″ N 6° 46′ 26″ E / 47.7438888889, 6.77388888889 ()47° 44′ 38″ Nord 6° 46′ 26″ Est / 47.7438888889, 6.77388888889 ()  
Altitude Min. 510 m – Max. 1 140 m
Superficie 6,48 km2
Localisation

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Auxelles-Haut

Auxelles-Haut (en franc-comtois Ossarre-Hât) est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Franche-Comté.

Auxelles-Haut est administrativement rattachée au canton de Giromagny.

Ses habitants sont appelés les Quichelots.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est construit sur le revers méridional du massif des Vosges et domine la Trouée de Belfort. La commune se situe dans le département du Territoire de Belfort, au nord-ouest de celui-ci, où elle jouxte le département de la Haute-Saône. Elle est entourée par les communes de Lepuix, Giromagny, Auxelles-Bas, Plancher-Bas, Plancher-les-Mines. C'est un village parmi les plus montagnards du département, à l'ambiance pittoresque.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • village datant que du XVIe siècle, il portait le nom de Village-Neuf, Neudorf ou Oberdorf (Revue d'Alsace, VIII, 25).
  • En allemand: Ober-Assel[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ober-Assel comme on l'appelait à l'époque autrichienne doit son existence à l'exploitation minière qui s'est développée dès la fin du XIVe siècle dans tout le nord du département. La commune d'Auxelles se divisa en 1569 pour donner naissance à Auxelles-Haut et Auxelles-Bas.

Des mineurs venus du Tyrol et de Saxe immigrent dans le sud des Vosges au XIVe siècle pour travailler au creusement des puits et des galeries et à l'extraction du minerai de plomb, de cuivre et d'argent. Les noms germaniques apportés par cette population se retrouvent à Auxelles-Haut dans la toponymie (Gesellschaft, Teuschgrund, Pfennigthurm...) et bien sûr dans les patronymes, bien que très souvent francisés. Les puits et galeries portent la plupart du temps un nom de saint : Saint-Jean-Fundgruben, Saint-Philippe...

L'exploitation des mines d'Auxelles-Haut était complexe et dangereuse en raison de l'instabilité des terrains. Elle était encore compliquée par la présence de grandes quantités d'eau qu'il fallait extraire des mines. Des machines hydrauliques perfectionnées furent installées dans les années 1670-1680, utilisant la force motrice de l'eau de surface amenée aux mines grâce à un système de petits barrages et de canaux parcourant la montagne, et introduite dans les galeries par des conduites forcées. À l'intérieur de la mine Saint-Jean, en particulier, une immense salle accueillait une roue hydraulique de près de 10 mètres de diamètre ce qui était un exploit technologique pour l'époque. La mine Saint-Jean était l'une des trois grandes mines du Rosemont (la région dont Giromagny est le chef-lieu), avec celles du Phanitor et de Saint-Pierre au Montjean. Elle ne produisait que du plomb, qui était utilisé pour séparer le cuivre de l'argent issu des autres mines. La production d'argent assurait des revenus importants ce qui explique que l'on ait réalisé des investissements considérables notamment pour mettre au point des machines hydrauliques très perfectionnées.

L'exploitation des mines a cessé à la fin du XVIIIe siècle, les filons les plus rentables ayant été épuisés. Au XIXe siècle, un tissage mécanique entraîné par la force de l'eau est construit par l'industriel Boigeol. On peut encore voir les ruines de deux petits barrages qui portent son nom, au nord du village dans le vallon du Rhôme, et qui étaient utilisés comme réserve d'eau permettant d'alimenter le moteur hydraulique. Il est probable que ces barrages aient été établis sur ceux servant à l'alimentation des machines hydrauliques des mines, aux siècles précédents.

On peut encore voir à différents endroits les vestiges de l'activité minière : galeries de mines et déblais dans le village, haldes dans la lande du Mont Ménard.

Cette activité industrielle très ancienne a laissé une marque profonde dans la structure de l'habitat : on voit à Auxelles-Haut quantité de maisons de mineurs et d'ouvriers, petites et serrées les unes contre les autres, près des mines, contrairement à ce que l'on voit à Auxelles-Bas où la maison typique est la grosse ferme paysanne.

L'église du village date de 1841, elle est située sous le cimetière établi près du piton rocheux où s'élevait autrefois le château médiéval, dont on voit encore les fossés, selon un plan circulaire typique de la motte castrale. À proximité, on peut voir un ancien puits de reconnaissance réalisé par EDF pour la recherche d'uranium dans les années 70 du XXe siècle.

Plusieurs monuments entretiennent le souvenir de la Résistance contre l'occupant pendant la seconde guerre mondiale, et des combattants de l'ombre tués par les Allemands dans le village.

Au Mont Ménard, la Vierge des Auxelles a été installée pour la remercier d'avoir protégé la population. Un autre lieu emblématique de la commune est la Chaume du Querty, pâturage communal où se maintiennent deux chalets associatifs et où montent les Quichelots pour cueillir les myrtilles ou brimbelles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie-école
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2007 en cours Chantal Bergdoll DVG  


Population et société[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-Auxiliatrice
L'autel d'église

La commune se distingue par le maintien de traditions vivantes, une certaine qualité de vie, et de nombreuses animations.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 313 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650 636 692 745 932 1 004 948 960 969
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
813 916 919 950 928 912 942 1 010 866
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
824 796 714 537 523 456 410 315 315
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
301 256 228 220 252 305 307 304 310
2011 - - - - - - - -
313 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants sont accueillis à l'école communale dans le cadre d'un regroupement pédagogique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'une des célébrités d'Auxelles-Haut est le pilote Camille Plubeau, as français de la Seconde Guerre mondiale, qui y est né le 6 janvier 1910.
  • Joseph Briot, né à Auxelles-Haut le 3 février 1888, inventa en 1936 à Louviers la première meuleuse semi-automatique de verre optique, "L'universelle". Elle permettait de dégrossir les verres de lunettes à partir de gabarits et ce avant une finition manuelle. C’est la première machine – connue – capable de ce genre de travail. L'entreprise Briot, établie à Pont-de-l'Arche, a été rachetée par le groupe Luneau technology operation en 2010.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune conserve une petite activité industrielle (métaux) et de restauration, ainsi que des gîtes pour l'accueil des touristes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Auxelles-Haut est maintenant un joli village bien situé pour être le point de départ de sentiers qui conduiront notamment le randonneur, par des crêtes plantées de beaux hêtres, au sommet de la Planche des Belles Filles, à 1 148 mètres d'altitude, d'où il aura une vue superbe sur toute la Trouée de Belfort, la Forêt-Noire vers l'Est et, si le temps est dégagé, les pics des Alpes au-delà des crêtes du Jura, et particulièrement, le mont Blanc. Plus près, la lande du Mont-Ménard, très facilement accessible depuis le cœur du village, ou la Chaume du Querty, plus éloignée, offrent aussi de beaux panoramas et un grand dépaysement. Plusieurs sentiers balisés et entretenus par le Comité départemental de la randonnée et le conseil général du Territoire de Belfort offrent de belles possibilités de promenades, courtes ou longues.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011