Dambelin

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Dambelin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Pont-de-Roide
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Pont-de-Roide
Maire
Mandat
Marcel Jeannerot
2014-2020
Code postal 25150
Code commune 25187
Démographie
Population
municipale
484 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 22′ 33″ N 6° 40′ 35″ E / 47.3758333333, 6.6763888888947° 22′ 33″ Nord 6° 40′ 35″ Est / 47.3758333333, 6.67638888889  
Altitude Min. 397 m – Max. 815 m
Superficie 12,43 km2
Localisation

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Dambelin est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Les habitants de Dambelin sont appelés les Dambelinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Domnus Benignes en 1147 ; Dom Benigno en 1178 ; Dambelin en 1275 ; Dompnobelino à la fin du XVIe siècle - Fusionnée depuis 1973 avec Mambouhans (Maymbœns en 1147 ; Manbouhan en 1312 ; Mamboans en 1371 ; Maimbouhans au XVe siècle et en 1614)[1].

La Ranceuse, affluent du Doubs, prend sa source à Dambelin.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Goux-lès-Dambelin Rose des vents
Hyémondans N Rémondans-Vaivre
O    Dambelin    E
S
Vyt-lès-Belvoir Valonne Solemont

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine[modifier | modifier le code]

Il est possible que des habitants de Mandeure se soient aventurés dans la région de Dambelin et soient à l'origine du lieu-dit Combe-d'Hians qui serait la transformation de Combe-de-Diane (vallis Dianae). Ce nom lui est donné dans d'anciens manuscrits et dans les registres de la paroisse. Ainsi ce lieu aurait été habité depuis l'époque romaine[2].

Première mention du village[modifier | modifier le code]

L'étymologie du nom de la commune pourrait être Dominus Benignus (saint Bénigne) ou dam (vallon) et bal ou bel (rivière). Toujours est-il que dans tous les anciens titres il est fait mention de "ecclesia sancti Benigni et Sancti Deicoli" ce qui privilégierait l'origine religieuse. En 970 le roi Lothaire mentionne dans un texte le "Domnus Benignus" et il peut ici s'agir aussi de Dambenoît. Mais au Xe siècle et XIe siècle, Bénigne se traduisait par Balain, Belin ou Barrain qui devait être le vocable utilisé pour Dambelin et qui est orthographié Dom-Balain et Damp-Belin dans des titres du XVe siècle et XVIe siècle[2].
Le village apparaît pour la première fois dans une charte d'Humbert de Scey, archevêque de Besançon en 1147 qui en confirme quelques droits au prieuré de Lanthenans ainsi qu'en 1178 dans une bulle du pape Alexandre III qui citait Dambelin et son église comme appartenant à l'abbaye de Lure. L'origine ancienne de Dambelin pourrait s'expliquer par le défrichage de sa partie supérieure dès le VIIe siècle ou VIIIe siècle, époque où existait déjà le monastère de Lanthenans[2].

Les seigneurs de Neuchâtel[modifier | modifier le code]

Dambelin était une possession des seigneurs de Neuchâtel et faisait partie de la ""fermetey"" ainsi que Pont-de-Roide, Vermondans, Ortières, Rémondans et le bourg de Neuchâtel. Ce nom était donné aux villages fermés, c'est-à-dire entourés de grandes forêts.

Sur le village les Neuchâtel possédaient une grande ferme composée d'une maison de maître (dite Maison-Monsieur qui était située devant l'église) et de logements pour les fermiers, avec un jardin et plusieurs prés. À cela il faut ajouter les vastes forêts et les terres des alentours.

Les habitants de Dambelin étaient "taillable et corvéable deux fois par an, à la volonté du seigneur", de plus ils devaient assurer la garde au château de Neuchâtel. Ainsi il est dit qu'ils devaient "la clôture et l'ouverture des portes, le guet et garde au château, la garde, même de jour lorsqu'elle était commandée, le lost (service militaire à pied) et la chevaulchie (service à cheval) en temps de guerre". Ils étaient aussi astreints à la "géiste aux chiens" (le logement et la nourriture aux chiens) transformée en une rente de seize sous estevenants annuellement lorsque le seigneur partait chasser. Au XIVesiècle Thiébaud de Neuchâtel affranchissait quelques villageois à Dambelin mais gardait sur eux le pouvoir de justice ainsi que les devoirs militaires. À la St Valentin 1372 il affranchit Besançon dit Caillet, ainsi que Vuillin son fils. Le 4 avril 1375 ce fut le tour de Guillemin et Jeannin dit les Guez, qui étaient tourneurs. Puis Guillaume Boulevaulx en 1388. En 1411 c'est le tour de Girard dit Quallay d'être affranchi. Puis en 1421 c'est au tour de Jacquot Perrin et Jean Cacherdet d'acheter leurs franchises. Ces franchises n'étaient pas gratuites car les individus devaient les acheter. On connait d'autres noms de familles de Dambelain en 1398 : Voudrémont, Boulevaux, le Faivre, Payrnot dit le Pelletier, Girard dit Ledru, Maillechot[2].

En 1622 les habitants voulurent relever le presbytère qui avait été détruit pendant les guerres du XVe siècle. Pour les y aider le seigneur de Neuchâtel les dispensa de rembourser une somme d'argent qu'il leur avait prêtée sept ans auparavant[2].

Les chevaliers de Dambelin[modifier | modifier le code]

Henry de Senecey avait légué à sa fille Jeanne de Senecey (épouse d'Hugues de Grandson) les biens qu'Étienne, comte de Montbéliard lui avait cédé à Dambelin. Alors qu'elle avait renoncé à ses possessions sur le village en faveur de ce comte, elle les repris en 1390 sur la demande du comte Henri de la Roche, de Gérard de Cusance et Jean de Villersexel. En 1330 Perrenin de Dambelin reprenait une partie du fief de Thiébaud V de Neuchâtel-Bourgogne ainsi que les dîmes de Mignavillers et de Crevans[3]. Déjà au siècle précédent existait une maison de Dambelin car une donation à l'abbaye de Lieu-Croissant avait été faite par Joseph, Simon, Guy et Jeannon seigneurs de Dambelin et chevaliers[4]. À cette époque le village était partagé entre plusieurs familles noble dont Guille de Loray, veuve d'Othes d'Accolans, qui possédait à Dambelin trois familles (Pierre le Boulevot ainsi que ses deux fils Jeannin et Simonin)[2] ainsi qu'Hugues de Faucogney qui, en 1226, donna ses droits sur trois familles au religieux de Bithaine[3]. Jean ou Jeannon de Dambelin, chevalier, repris certains fiefs de Guy de Granges, seigneur de Grammont[4] ainsi que d'Eudes de Pierrefite, abbé de Cherlieu, pour ce qu'il avait à Betaucourt[3] et épousa en 1338 Alix de Raincourt. en 1380 Marguerite de Dambelin, peut-être la fille de Jean et dernière à porter le nom, épousait Jean de Saint-Mauris Sauvaget, chevalier. À partir de cette date les fiefs de Dambelin seront tenus par la Famille de Saint-Mauris-en-Montagne, ce qui expliquerait la disparition de la maison de Dambelin des textes et archives de l'époque[4]. Les armes des seigneurs de Dambelin étaient: "d'or, à trois macles de sable"[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Dambelin Blason D'or à trois macles de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 2008 Louis Climent    
mars 2008 2014 Marcel Jeannerot[5]    
Les données manquantes sont à compléter.


Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 484 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
490 409 448 467 507 552 555 527 550
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
497 445 460 391 385 359 360 352 364
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
305 313 304 268 288 267 244 301 285
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
303 300 368 405 403 386 461 483 484
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Abbé Richard, curé de Dambelin, historien, membre de l'Académie de Besançon. A notamment publié "Essai sur l'histoire de la Maison et Baronie de Montjoie", 1860, impr. chez J. Jacquin, Besançon.

Fontaines, église, chapelle, moulin et de nombreux bâtiments en pierre.

  • Église Saint-Desle et Saint-Bénigne : construite en 1726. L'édifice se trouve dans le Diocèse de Belfort-Montbéliard, au sein de l'ensemble de paroisses n°36. Le curé est M. l'abbé Jean-Marie Duboz.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire universel de la noblesse de France, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Bureau général de la noblesse de france, 1821, p.366, 367.
  • Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne: avec des notes historiques et généalogiques sur l'ancienne noblesse de cette province, volume 1, Jean Baptiste Guillaume, 1757, p.97, 105, 321.
  • Recherches historiques et statistiques sur l'ancienne seigneurie de Neuchâtel, au comté de Bourgogne, Jean François N.Richard, 1840, p.18, 23, 25, 26, 34, 132, 156, 160, 172, 173, 175, 181, 185, 191.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, BESANÇON, CÊTRE,‎ 1983
  2. a, b, c, d, e et f Recherches historiques et statistiques sur l'ancienne seigneurie de Neuchâtel
  3. a, b et c Histoire généalogique de sires Salins au comté de Bourgogne
  4. a, b, c et d Dictionnaire universel de la noblesse de france
  5. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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