François-Henry Laperrine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
François-Henry Laperrine
Naissance 29 septembre 1860
Castelnaudary, France
Décès 5 mars 1920 (à 60 ans)
Sahara
Origine Drapeau de France France
Arme Unités sahariennes françaises
Grade général français
Années de service 1883 - 1920
Conflits Première Guerre mondiale
Commandement Commandant des territoires sahariens

Marie Joseph François Henry Laperrine d'Hautpoul est un officier général français du début du XXe siècle, né le 29 septembre 1860 à Castelnaudary, mort le 5 mars 1920 dans le Tanezrouft (Algérie). Il était général de division et ami de Charles de Foucauld.

Sommaire

[modifier] Biographie

Fils de Alphonse Laperrine d'Hautpoul, receveur des finances à Castelnaudary. Il entre à Saint-Cyr en octobre 1878. Capitaine au 2e régiment de dragons en novembre 1891, attiré par l’aventure, il est volontaire pour servir en Afrique. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en avril 1892.

En 1897, il recrute et organise les Compagnies méharistes sahariennes, qui ne deviendront officielles que le 30 mars 1902, par décret, tout en restant des troupes semi-régulières. En 1901, il est nommé commandant supérieur des oasis.

Il fait découvrir le Sahara à Charles de Foucauld lors d’une « tournée d’apprivoisement » des populations du grand Sud. Les deux saint-cyriens se connaissent depuis longtemps. L’un veut gagner les Sahariens à la France, l’autre à la cause du Christ. Peut-être Laperrine s'imagine-t-il que grâce à l'aide du missionnaire et à celle de Moussa ag Amastan, il pourra mettre en place « une confédération targuie du Sahara, sorte de royaume franc du Centre-Afrique, à dominante chrétienne, socle de la colonisation africaine ». C'est oublier que Moussa ag Amastan, bien qu'il ait fait par réalisme le choix de pactiser avec les Français, est un musulman pieux et sincère[1],[2], ce qui lui valait d'ailleurs l'estime de Foucauld[3].

En 1904, alors que Laperrine est commandant supérieur des oasis sahariennes, son subordonné le capitaine Métois, chef de l'annexe du Tidikelt, fait signer au chef des Touareg Kel Ahaggar, l'amenokal Moussa ag Amastan, une sorte de traité qui fixe à celui-ci « les conditions dans lesquelles le Gouvernement Français accepte sa collaboration »[4]. Mais Laperrine, le supérieur hiérarchique de Métois, interprète ce traité comme une soumission de Moussa ag Amastan et le lui fera comprendre l'année suivante. Son action au Sahara lui vaudra le surnom de « pacificateur du Sahara ».

Général de brigade en 1912, il participe aux batailles d'Ypres et de Verdun.

En 1917, il est appelé au Sahara par le général Lyautey. Il exige que ses officiers parlent parfaitement arabe et montent à dos de chameau. Il est nommé général de division en 1918.

Ayant appris à piloter un avion, il part à la recherche de la tombe de son ami Charles de Foucauld assassiné le 1er décembre 1916. Victime d'une panne, à court de carburant, il doit se poser dans le Tanezrouft, en plein désert et, après plusieurs jours sans nourriture, meurt d'épuisement le 5 mars 1920. Son corps est ramené à Tamanrasset ; il est inhumé le 26 avril 1920 à Carcassonne (cimetière Saint Michel).

En 1935, l'avenue du Général-Laperrine dans le 12e arrondissement de Paris, près du Musée des colonies, prend son nom en hommage. La 143e promotion de Saint-Cyr (1956-1958) porte son nom, de même qu'un fort à Tamanrasset. Une rue de Nice, perpendiculaire au boulevard Gorbella, porte également son nom.

[modifier] Distinctions

[modifier] Bibliographie

[modifier] Sources

[modifier] Notes et références

  1. Paul Pandolfi, 1997.« Sauront-ils séparer entre les soldats et les prêtres ? », sur l’installation du Père de Foucauld dans l’Ahaggar, Journal des Africanistes 67 (2) : 49-71.
  2. Dominique Casajus, 1997, Charles de Foucauld et les Touaregs, Rencontre et malentendu, Terrain 28 : 29-42
  3. Dominique Casajus, 2009, Charles de Foucauld. Moine et savant, Paris, CNRS Éditions : 112
  4. Paul Pandolfi, 1998, In Salah 1904 – Tamanrasset 1905 : la double soumission des Touaregs Kel-Ahaggar, Cahiers d’études africaines 38 (1), n° 149 : 41-83.
Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils