José Millán-Astray

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José Millán-Astray y Terreros
José Millan-Astray jeune officier, vers 1900, avant d'être défiguré.
José Millan-Astray jeune officier, vers 1900, avant d'être défiguré.

Naissance
La Corogne
Drapeau de l'Espagne Royaume d'Espagne
Décès (à 74 ans)
Madrid
Drapeau de l'Espagne Espagne
Allégeance Espagne
Arme Légion espagnole
Autres fonctions Fondateur de Radio Nacional de España

José Millán-Astray y Terreros est un militaire espagnol né le à La Corogne, et mort le à Madrid.

Biographie[modifier | modifier le code]

José Millán-Astray y Terreros participe à la guerre contre l'indépendance des Philippines et il enseigne l'art militaire à l'académie d'infanterie. Envoyé au Maroc, il commande des unités indigènes et participe à plusieurs opérations militaires, au cours desquelles il perd un bras et un œil.

Il fonde en 1920, avec l'appui du haut commissaire du Maroc, le général Dámaso Berenguer, la Légion espagnole, dont les caractéristiques sont similaires à celles de la Légion étrangère française, dans laquelle s'incorporent de jeunes militaires, tel Francisco Franco.

En 1921, pendant la guerre du Rif, la Légion vient, sous son commandement, rompre le siège de Melilla par des troupes marocaines. Pendant cette guerre, il est grièvement blessé à la poitrine, à la jambe, au bras gauche (qui sera amputé après un début de gangrène) et à l'œil droit (qu'il perdra). Des problèmes de personnalité l'éloignent du commandement des troupes. Il participe au soulèvement militaire de 1936 qui débouche sur la guerre civile, mais il ne participe pas à la conspiration.

Il est l'auteur du cri de ralliement franquiste pendant la guerre d'Espagne « Viva la muerte ».

Il aurait lancé aussi « À mort l'intelligence ! » (ou, plutôt, « À mort l'intellectualité traîtresse ! »[1],[2] ), cri de guerre prononcé en octobre 1936 contre le philosophe Miguel de Unamuno à l’université de Salamanque, dont il était le recteur.

Il meurt le 1er janvier 1954 à Madrid, d'une défaillance cardiaque. C'est son médecin, le docteur Mauro-José Rodríguez Rey, qui était aussi son ami intime et son élève à la légion, qui se charge d'annoncer en personne son décès à Franco. Il est enterré au cimetière de l'Almudena, à Madrid.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Unamuno sin leyenda », par Lola Galán, El País, 18 oct. 2009.
  2. « Muera la intelectualidad traidora », voir « Filosofía, deconstrucción, fenomenología y religión en la crisis de nuestro mundo transmoderno », Juan Carlos Moreno Romo, Escritos, vol. 19 n° 43 Bogotá, 2011.