Wu Peifu

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Wu Peifu

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Wu Peifu vers 1925

Naissance 22 avril 1874
Penglai, Chine
Décès 4 décembre 1939
Pékin, Chine
Nationalité chinoise
Pays de résidence Chine
Profession
maréchal
Activité principale
seigneur de la guerre
Formation
académie militaire de Baoding, Pékin

Wu Peifu (Wu P'ei-fu (Wade-Giles) ; chinois simplifié : 吴佩孚 ; chinois traditionnel : 吳佩孚 ; pinyin : Wú Pèifú) (18741939), était un des principaux seigneurs de la guerre qui dominèrent la République de Chine de 1916 à 1927, « l'un des derniers généraux-lettrés de la vieille Chine[1] ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans la province du Shandong en Chine de l’Est, Wu reçu une éducation Chinoise traditionnelle. Il fut admis plus tard à l’académie militaire de Baoding (保定軍校) à Pékin et devint militaire de carrière. Ses talents d’officier furent rapidement reconnus par ses supérieurs et il monta en grade rapidement.

Wu rejoignit la Nouvelle Armée (新軍) (renommée l’Armée de Beiyang en 1902) créée par le général Yuan Shikai, modernisateur de la dynastie Qing. Après la chute des Qing en 1911, après que Yuan Shikai fut devenu président de la République de Chine, et après son essai désastreux de s'auto-proclamer empereur, le pouvoir politique en Chine se retrouva rapidement dans les mains de diverses autorités militaires, inaugurant une nouvelle ère de seigneurs de la guerre.

Zhang Zuolin, Zhang Zongchang, Wu Peifu, le 28 juin 1926

Après la mort de Yuan en 1916, son armée de Beiyang se sépara en plusieurs cliques hostiles qui bataillèrent pour la suprématie durant plusieurs années. Les factions principales comprenaient la clique de l’Anhui de Duan Qirui ( 皖系 Wanxi), la clique du Fengtian de Zhang Zuolin ( 奉天系 ; en ce qui s’appelle maintenant la province du Liaoning), et la clique du Zhili de Feng Guozhang ( 直系 Zhixi). La clique du Zhili fut prise en 1919 par Cao Kun, Wu Peifu et Sun Chuanfang. En 1920 la clique de l’Anhui, qui était accusée de collaborer avec le Japon fut vaincue par Cao Kun. Les deux autres groupes du Zhili et du Fengtian, se heurtèrent en 1922 et 1924. Après le premier heurt, Zhang Zuolin déclara son indépendance, suivi par de nombreux gouverneurs militaires qui gouvernèrent indépendamment de Pékin maintenant dominé par la clique de Cao Kun.

Après que Cao Kun eut forcé le parlement à le nommer président en 1923, le gouverneur du Zhejiang, Lu Yongxiang (盧永祥), forma une alliance avec Zhang Zuolin et Sun Yat-sen et menaça de prendre la ville de Shanghai. Wu Peifu envoya Sun Chuanfang, gouverneur du Jiangsu, pour amadouer Lu Yongxiang, mais au même moment Zhang Zuolin attaqua les armées du Zhili de Wu dans le nord.

Wu Peifu, nommé le "Maréchal de Jade" (玉帥) et généralement reconnu comme le stratège le plus capable de son temps, devait gagner et ce faisant mettre un terme aux autorités régionales quasi indépendantes. Cent mille hommes combattirent dans cette bataille entre l’armée du Fengtian de Zhang Zuolin et les forces du Zhili de Wu Peifu. À un moment clé, un des alliés principaux de Wu, Feng Yuxiang, déserta le front et marcha sur Pékin, renversant le gouvernement et proclamant un nouveau gouvernement légèrement progressif. La stratégie militaire de Wu Peifu fut ébranlée et il fut vaincu par les armées de Zhang près de Tientsin (Tianjin aujourd'hui). Après la victoire de la clique du Fengtian, Duan Qirui fut élu chef d’état et proclama un gouvernement provisoire.

Wu maintint une base dans les provinces du Hubei et du Henan en Chine centrale jusqu’à sa confrontation avec l’armée du Guomindang au cours de l’expédition du Nord en 1927. Avec les armées des alliés du Guomindang qui contrôlaient le Nord-Ouest, Wu fut obligé de se retirer à Zhengzhou dans la province du Henan.

En 1923, Wu cassa une grève du chemin de fer de Hankéou à Pékin d’une manière impitoyable en envoyant des troupes pour éliminer les grévistes et leurs chefs. Les soldats tuèrent trente-cinq ouvriers et en blessèrent beaucoup plus. La réputation de Wu en souffrit au sein du peuple chinois, bien qu’il ait gagné les faveurs des Britanniques et des Américains qui avaient des intérêts commerciaux en Chine.

Après l’éclatement de la Guerre sino-japonaise (1937-1945), Wu refusa de collaborer avec les Japonais. En 1939, quand les Japonais l’invitèrent à être le chef d’un gouvernement fantôme en Chine du nord, Wu accepta d’être à nouveau le chef de la Chine du Nord si tous les soldats japonais sur le sol chinois se retiraient et rentraient au Japon. Il se retira de la vie publique et mourut dans des conditions que certains croient suspectes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Guillermaz, Histoire du parti communiste chinois, « Petite Bibliothèque Payot », 1975, p. 14

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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