Garéguine Njdeh

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Garéguine Njdeh.

Garéguine Njdeh ou Garéguine Ter-Haroutiounian (en arménien Գարեգին Նժդեհ) (1er janvier 1886, Nakhitchevan21 décembre 1955, Sibérie) est un homme d'État arménien, membre des unités irrégulières, et penseur politique. Ex-membre du Dashnak, il s'est impliqué dans des activités révolutionnaires en Arménie, en Bulgarie et en Russie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Garéguine Njdeh est né le 1er janvier 1886 dans le village de Kznut (ou Kyuznut) au Nakhitchevan. Il est le cadet des quatre enfants du prêtre du village. Njdeh est éduqué en russe à Nakhitchevan et poursuit ses études à Tiflis (l'actuelle ville de Tbilissi).

En 1912, il forme avec Andranik Toros Ozanian un bataillon arménien incorporé à l'armée bulgare, en lutte contre l'Empire ottoman durant la Première Guerre balkanique. Après son retour en Arménie, il commande diverses unités militaires. Il joue ainsi un rôle majeur lors de la bataille de Karakilisa en 1918. Résolument anti-bolchévik, il organise la défense du Zanguezour contre le mouvement insurrectionnel bolchévik au sein de la Première République d'Arménie, ce qui se serait notamment accompagné de l'expulsion de la minorité azérie locale[1].

Lorsque la République de l'Arménie montagnarde se déclare indépendante de la République socialiste soviétique d'Arménie, il en est proclamé premier ministre et ministre de la Défense. Il fuit l'Arménie après la victoire bolchévique et est impliqué dans des activités révolutionnaires en Iran, en Turquie et en Bulgarie.

Il visite les États-Unis et le Canada, y encourageant les communautés arméniennes qui s'y sont établies, et fonde en 1933, à Boston, un mouvement de jeunesse, le Tseghakron (en arménien Ցեղակրոն, ce qui signifie « religion de la race »), affilié à la FRA et plus tard rebaptisé Armenian Youth Federation.

En 1944, Garéguine Njdeh est arrêté par des agents du SMERSH en Bulgarie. Il meurt dans une prison soviétique à Vladimir.

Son nom a été donné à une station du métro d'Erevan.

Plaque sur la dernière demeure de Njdeh à Sofia, où il fut arrêté en 1944

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Ma parole - Pourquoi j'ai combattu l'armée soviétique, 1923
  • Quelques pages de mon journal intime, 1924
  • Lettre ouverte à l'intelligentsia arménienne, 1926
  • Ma réponse, 1937

Références[modifier | modifier le code]

  1. (ru) « Garegin Njdeh et le KGB : compte rendu d'interrogatoire d'Ohannes Hakopovich Devedjian », 28 août 1947.