Agnès Souret

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Agnès Souret

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Agnès Souret à Londres, en 1921.

Naissance 21 janvier 1902
Bayonne[1] (Pyrénées-Atlantiques)
Décès 1928 (à 26 ans)
Argentine
Nationalité Drapeau de la France France
Profession

Agnès Souret, née à Bayonne le 21 janvier 1902, habitante d'Espelette lors de son élection et morte en Argentine en 1928, est un mannequin français. Elle est la première Miss France, élue en 1920, alors appelée « la plus belle femme de France ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Agnès Souret est née le 21 janvier 1902 à Bayonne, au no 32 Remparts Lachepaillet[réf. nécessaire]. Elle est la fille illégitime de Marguerite Souret, âgée de 20 ans, sans profession, non mariée, domiciliée dans cette même ville. On note une mention marginale sur l'acte de naissance : « Jeanne Germaine Berthe Agnès Souret, Illégitime, décédée en République argentine en septembre 1928 » (sans précision du jour). Autre mention : « Par acte passé devant Nous, Jeanne Germaine Berthe Agnès dont la naissance est constatée ci contre, a été reconnue pour sa fille naturelle par Marguerite Souret, sa mère à Bayonne le 10 octobre 1907 »[2].

Agnès Souret porte le patronyme de son grand-père maternel, Henri Souret, un Béarnais agent des douanes dans le village de Bidarray, époux de Jeanne Carrica native du hameau d'Etxavé, au village d'Ossès. Agnès Souret, au moment de son élection, habitait avec sa mère le village d’Espelette, où elle est d’ailleurs inhumée.

Le concours de Miss France[modifier | modifier le code]

En 1920 est créé le concours Miss France, appelé alors celui de « la plus belle femme de France ». Agnès Souret envoie donc une photo d'elle, en communiante avec une courte lettre : « Je n'ai que 17 ans, dites-moi si je dois traverser la France pour courir ma chance »[1]. Il y a alors 2 063 candidates avant les éliminatoires et 49 après.

Agnès Souret est élue par 115 000 voix[1] (ou selon d'autres sources 198 000). Dans Le Figaro, Hervé Lauwick dit d'elle « Le ciel lui avait donné, outre une beauté éblouissante qu'on pouvait ne pas aimer, mais certaine, infiniment de sagesse et de bonté ; elle avait ce don précieux et rare entre tous les dons : un heureux caractère, que nul mouvement d'humeur n'a jamais troublé. Nous ne connaissons guère, pour être dans ce cas, qu'une seule femme illustre par sa beauté, à laquelle on pourrait peut-être en ajouter deux, mais surement pas trois, dans le monde entier. C'est si dangereux d'être trop belle ; et l'orgueil vient si vite au cœur humain ! »[3].

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

Comme son idole Sarah Bernhardt, Agnès Souret rêve de la scène. Sa première tentative au cinéma est un premier rôle dans le film Le Lys du Mont Saint Michel[1], qui est un cuisant échec.

Elle travaille alors comme modiste chez Madeleine et Madeleine. Elle poursuit après sa carrière artistique dans le domaine de la danse. Elle devient alors, comme sa mère avant elle, danseuse au Ballets de Monte-Carlo (qui n'est encore que l'Opéra de Monte-Carlo). Elle est ensuite meneuse de revue aux Folies Bergère, à Paris. La maison de famille d'Espelette est pendant ce temps renommée Ederrena (la plus belle) : entre ses revues et tournées, Agnès Souret revenait de temps à autres dans son Pays basque natal. Elle aimait alors se promener sur la croisette de Biarritz, à cheval ou avec son chien Cricri[3].

Marcel Périn dit d'elle, en 1929 : « son beau corps si souple, si élégant, ses gestes si gracieux, si chastes, tout en elle permettait la floraison d'une grande artiste »[1].

Mort[modifier | modifier le code]

Agnès Souret meurt d'une péritonite en 1928, alors qu'elle fait une tournée en Argentine. Pour rapatrier sa dépouille et lui offrir un caveau à Espelette, sa mère Marguerite Souret vend alors tous ses biens, dont la maison Ederrena[3]. Il y a un médaillon du sculpteur Lucien Danglade sur le tombeau.

Postérité[modifier | modifier le code]

Il y a quelques années, le maire d'Espelette, alors André Darraïdou, invite l'architecte des bâtiments de France, pour inscrire la tombe à l'inventaire des monuments historiques et donc la restaurer. En 2002, une fête est organisée sur le thème d'Agnès Souret, avec une exposition sur sa vie ; une Miss France est même invitée[3].

Apparence[modifier | modifier le code]

Agnès Souret avait le teint clair, des yeux bruns et des cheveux châtains. Elle mesurait 1 mètre 68[1].

Citation[modifier | modifier le code]

« La lauréate du premier concours de beauté en France fut, en 1920 je crois, une béarnaise : Agnès Souret. Je sais bien qu'à l'époque la mode n'était pas encore aux jeunes filles « sophistiquées ». Mais celle-là manquait vraiment de caractère. Une modiste de sous-préfecture ; et c'est bien à quoi elle continua de ressembler quand on tenta de la produire au music-hall. On promenait cette pauvre fille au-dessus de la salle des Folies Bergères dans une nacelle garnie de roses. Elle avait l'air de ne rien comprendre à ce qui lui était arrivé. Sa carrière au cinéma fut aussi brève, bien qu'un metteur en scène avisé eût découvert qu'elle avait un type propre à interpréter un personnage tiré d'un roman de Delly ! Et puis on appris qu'elle était morte. À Buenos Aires. Cette petite fille était trop grande pour elle », in Cinquante ans de panache, André Becq de Fouquières, 1951, Pierre Horay, page 246.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Classement final[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Miss France 1920.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Journal Sud-Ouest du 6/12/2000
  2. État civil de Bayonne, année 1902, naissances, acte no 35
  3. a, b, c et d Article du journal Sud-Ouest
Précédée par
première élue
Miss France
1920
Suivie par
Pauline Pô