Gynocentrisme

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Le gynocentrisme (formé sur le grec gyno-, « femme, femelle ») est un mode de pensée, conscient ou non, consistant à contre-balancer l'androcentrisme , et à réfuter l'idée que hommes et femmes seraient identiques, ou égaux, en se focalisant sur les différences entre eux, et en faisant du point de vue des femmes le point de référence ou le prisme à travers lequel sont analysées ces différences.

Linda J. Nicholson distingue trois tendances au sein de ce mouvement.

La première met l'accent sur l'oppression des femmes. Les analyses qui en résultent présentent la femme comme une victime, et amènent à une forme de « séparatisme » au sein de nombreuses communautés féministes radicales des années 1970.

La seconde tendance tend à décrire les différences hommes/femmes en termes plus neutres, en mettant l'accent à la fois sur les conséquences positives et négatives sur la vie des femmes.

La troisième tendance s'appuie sur une analyse vu au travers du point de vue des femmes pour comprendre la société et pour développer une « vision libératrice »[1].

Idéologiquement, le gynocentrisme milite pour une prédominance hiérarchique des femmes, qui est son objectif primordial, auquel tout le reste est subordonné. Le gynocentrisme considère que la pratique démontre une absolue prééminence des femmes : dans les relations interpersonnelles, culturellement, historiquement, politiquement, ou encore socialement dans des contextes plus larges, comme dans les représentations populaires (films, BD, art).[réf. nécessaire][Informations douteuses]

Le gynocentrisme est l’opposé symétrique de l’androcentrisme.[réf. nécessaire]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Linda J. Nicholson, The second wave: a reader in feminist theory, Routledge, 1997 (ISBN 978-0-415-91761-2), p. 147 [.

Sources[modifier | modifier le code]