Joan Wallach Scott

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Joan Wallach Scott, née le à Brooklyn (New York), est une historienne américaine dont les travaux, initialement consacrés au mouvement ouvrier français, se sont orientés à partir des années 1980 vers l'histoire des femmes dans une perspective du genre.

Parcours académique[modifier | modifier le code]

Joan Scott sort diplômée de l'université de Brandeis en 1962. En 1969, elle obtient son doctorat de l'Université du Wisconsin. Puis elle enseigne successivement à l'Université de l'Illinois à Chicago, à l'université Northwestern, à l'université de Caroline du Nord à Chapel Hill, à l'université Rutgers et à l'université Johns-Hopkins. Après avoir brièvement occupé en 1984 le poste de directeur d'études associé à l'École des hautes études en sciences sociales, elle obtient en 1985 la chaire Harold F. Linder de l'Institute for Advanced Study[1]. En janvier 2006, elle intègre le comité de rédaction de The Journal of Modern History.

Travaux[modifier | modifier le code]

Publié en 1986 dans l'American Historical Review (en), son article « Le genre : une catégorie utile de l'analyse historique » (Gender : a useful category of historical analysis) joua un rôle majeur dans l’émergence de l'histoire des femmes et du genre. Son ouvrage Gender and the politics of history est venu deux ans plus tard développer cet effort initial.

Elle s'est intéressée dans La citoyenne paradoxale, paru en 1996 aux États-Unis, à l'histoire du féminisme français. Elle y met notamment en exergue la tension irréductible entre la valorisation de l'identité féminine et la revendication de l'égalité dans le positionnement stratégique des mouvements féministes à partir de la fin du XVIIIe siècle. Les femmes, bien que privées de droits politiques au nom de leur prétendue « nature », n'avaient souvent d'autres choix que de s'appuyer sur les qualités « naturelles » qu'on leur prêtaient pour revendiquer un statut égal à celui des hommes.

Ouvrages traduits en français[modifier | modifier le code]

  • Parité ! : l'universel et la différence des sexes, Paris, Albin Michel, 2005. Trad. de Parité ! Sexual equality and the crisis of french universalism, 2005
  • La citoyenne paradoxale : les féministes françaises et les droits de l'homme, Paris, Albin Michel, 1998. Trad. de Only paradoxes to offer. French Feminists and the Rights of Man, Harvard University Press, 1996.
  • Les verriers de Carmaux. La naissance d'un syndicalisme, Paris, Flammarion, 1982. Trad. de The glassworkers of Carmaux, Harvard university press, 1974[2].
  • avec Louise A. Tilly, Les femmes, le travail et la famille, Paris, Rivages, 1987, Rééd. 2002. Trad. de Women, work, and family, 1978.
  • Théorie critique de l'histoire. Identités, expériences, politiques, Paris, Éditions Fayard, coll. "à venir", 2009.
  • De l'utilité du genre, Paris, Éditions Fayard, 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pour plus de précision, voir le CV de Joan Scott
  2. L'éditeur précise que l'ouvrage a obtenu, en 1974, le prix Herbert Baxter attribué par l'Association des historiens américains

Liens externes[modifier | modifier le code]