Louis-Georges Tin

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Louis-Georges Tin en 2009.

Louis-Georges Tin (né en 1974 en Martinique) est un militant français impliqué dans la lutte contre l'homophobie et le racisme. Il est actuellement le président Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) et du cercle de réflexion République et Diversité, dont il est le fondateur. Ancien élève de l'École normale supérieure, il est agrégé et docteur ès lettres. Il est actuellement maître de conférences à l’École supérieure du professorat et de l'éducation d’Orléans et ancien enseignant à l'École des hautes études en sciences sociales où il a donné un cours intitulé « Comment peut-on être hétérosexuel ? ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'un couple d'enseignants martiniquais. Son père est le petit-fils de Pierre Tin, Il est aussi l'arrière petit-neveu de Victor Sévère, avocat et homme politique, réputé opposant à l'amiral Robert pendant la période vichyste, prédécesseur d'Aimé Césaire à la mairie de Fort de France.[réf. nécessaire]

En 1997, Louis-Georges Tin cofonde une association étudiante à l'École normale supérieure, « Homonormalités ».

En 2003, il dirige le Dictionnaire de l'homophobie, livre collectif rassemblant 75 auteurs, publié aux Presses universitaires de France, avec une préface de Bertrand Delanoë. Les articles réunis analysent l'homophobie à travers les théories utilisées (de la théologie à la psychanalyse en passant par la biologie ou l'anthropologie), les principales figures de l'homophobie, qu'il s'agisse des victimes (comme Oscar Wilde ou Matthew Shepard) ou au contraire des homophobes notoires, les milieux sociaux où l'homophobie agit de manière particulière (famille, école, police, sport, etc.), les thèmes ordinaires de la rhétorique homophobe (anormal, débauche, sida, stérilité, etc), les divers pays ou régions du monde.

En 2004, Louis-Georges Tin adhère au Capdiv (Cercle d'action et de promotion de la diversité en France), et lance l'idée d'une fédération des associations noires de France. Le 26 novembre 2006, est lancé à l'Assemblée nationale le CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France), dont il devient porte-parole et vice-président. Le mouvement s'engage très activement contre les discriminations raciales en promouvant notamment l'usage des « statistiques de la diversité » et en relançant le débat en France sur cette question.

Le 18 décembre 2008, une campagne du Comité IDAHO aboutit à une déclaration à l'Assemblée générale des Nations unies sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre visant à la dépénalisation de l'homosexualité.

En 2008, il publie, dans la collection dont il est lui-même directeur, un ouvrage intitulé L'invention de la culture hétérosexuelle. Comme il l'affirme lui-même, il désire faire sortir l'hétérosexualité de l'« ordre de la Nature » pour la faire entrer dans l'« ordre du Temps », c'est-à-dire dans l'Histoire. Ce livre entend démontrer comment la culture hétérosexuelle s'est construite socialement à partir du XIIe siècle dans l'Occident chrétien.

En 2009, en tant que président du Comité IDAHO, il lance une campagne contre la « transphobie », avec un appel signé par plus de 300 ONG issues de 75 pays à travers le monde, texte signé aussi par trois prix Nobel, Elfriede Jelinek, Luc Montagnier, Françoise Barré-Sinoussi. À la veille de la Journée contre l'homophobie et la transphobie, Roselyne Bachelot annonce que le « transsexualisme » sera retiré de la liste des maladies mentales, la France devenant le premier pays à agir en ce sens.

En 2011, Louis-Georges Tin figure dans les 25 personnalités de l'année 2011 pour le magazine Têtu.

En novembre 2011, Louis-Georges Tin est élu président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN)[1].

En juin 2012, il entreprend une grève de la faim pour réclamer une résolution de l'ONU pour la dépénalisation de l'homosexualité dans le monde[2].

En 2010, Louis-Georges Tin crée le groupe de réflexion « République et Diversité »[3], qu’il préside également.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, Louis-Georges Tin participe au Monde des livres, pour lequel il rédige un article hebdomadaire[4].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Dom Juan de Molière. Étude du texte, Louis-Georges Tin, Breal 1998.
  • La guerre de Troie n'aura pas lieu de Jean Giraudoux. Étude du texte, Louis-Georges Tin, Breal, 1998.
  • Séquence bac français 2e 1re histoire littéraire, Louis-Georges Tin, Breal, 2000.
  • Homosexualités. Expression/répression, Louis-Georges Tin et Geneviève Pastre, Stock, 2000.
  • Dictionnaire de l'homophobie sous la direction de Louis-Georges Tin, Puf, 2003.
  • Anthologie de la poésie du XVIe siècle (en collaboration avec Jean Céard), Gallimard, 2005.
  • Vivre à midi de Jean-Louis Bory, préface de Louis-Georges Tin, H&o, 2006.
  • Le Théâtre catholique en France (en collaboration avec Henry Phillips et Aude Pichon), Champion, 2006.
  • L'Invention de la culture hétérosexuelle, Éd. Autrement, 2008.
  • Homosexualité : aimer en Grèce et à Rome, Sandra Boehringer et Louis-Georges Tin, Belles Lettres, 2010.
  • Le Pacte pour l'égalité et la diversité, sous la direction de Louis-Georges Tin, Ed. Autrement, 2012.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 2005 : prix Homoedu de l'homme de l'année
  • 2005 : Golden Tupilak Award (Stockholm)
  • 2006 : Tolerantia Award (Berlin)
  • 2006 : Grizzly Award (Moscou)
  • 2008 : prix de l'homme de l'année (Moscou)
  • 2010 : prix de la Slavic Pride (Moscou)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Christophe Martet, « Louis-Georges Tin est élu président du Conseil représentatif des associations noires », sur yagg.com,‎ 23 novembre 2011
  2. Marie Bonnisseau, « Louis-Georges Tin en pleine grève de la faim : un lobbyiste gay (trop?) radical », Les Inrockuptibles,‎ 6 juillet 2012 (lire en ligne)
  3. http://republiqueetdiversite.fr/qui-sommes-nous-2/equipe/
  4. - Article du 21 octobre 2011 de Louis-Georges Tin

http://www.liberation.fr/societe/2013/04/21/le-debat-sur-le-mariage-pour-tous-n-a-ete-qu-un-revelateur_897909]

  1. (fr) Christophe Martet, « Louis-Georges Tin est élu président du Conseil représentatif des associations noires », sur yagg.com,‎ 23 novembre 2011
  2. Marie Bonnisseau, « Louis-Georges Tin en pleine grève de la faim : un lobbyiste gay (trop?) radical », Les Inrockuptibles,‎ 6 juillet 2012 (lire en ligne)
  3. http://republiqueetdiversite.fr/qui-sommes-nous-2/equipe/
  4. - Article du 21 octobre 2011 de Louis-Georges Tin

http://www.lemonde.fr/education/article/2013/04/19/diversite-egalite-sexualite-les-manuels-scolaires-veulent-se-mettre-a-la-page_3162831_1473685.html]

  1. (fr) Christophe Martet, « Louis-Georges Tin est élu président du Conseil représentatif des associations noires », sur yagg.com,‎ 23 novembre 2011
  2. Marie Bonnisseau, « Louis-Georges Tin en pleine grève de la faim : un lobbyiste gay (trop?) radical », Les Inrockuptibles,‎ 6 juillet 2012 (lire en ligne)
  3. http://republiqueetdiversite.fr/qui-sommes-nous-2/equipe/
  4. - Article du 21 octobre 2011 de Louis-Georges Tin

http://www.lexpress.fr/actualite/manifs-pour-tous-le-moment-de-la-paix-est-venu_1243771.html]

  1. (fr) Christophe Martet, « Louis-Georges Tin est élu président du Conseil représentatif des associations noires », sur yagg.com,‎ 23 novembre 2011
  2. Marie Bonnisseau, « Louis-Georges Tin en pleine grève de la faim : un lobbyiste gay (trop?) radical », Les Inrockuptibles,‎ 6 juillet 2012 (lire en ligne)
  3. http://republiqueetdiversite.fr/qui-sommes-nous-2/equipe/
  4. - Article du 21 octobre 2011 de Louis-Georges Tin

http://www.spiegel.de/politik/ausland/schwulenhetze-in-frankreich-nimmt-zu-a-895928.html]

Lien externe[modifier | modifier le code]