E.T. l'extra-terrestre
| Titre québécois | E.T. l'extraterrestre |
|---|---|
| Titre original | E.T. the Extra-Terrestrial |
| Réalisation | Steven Spielberg |
| Scénario | Melissa Mathison |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Universal Pictures Amblin Entertainment |
| Pays d’origine | |
| Genre | Science-fiction |
| Durée | 115 minutes |
| Sortie | 1982 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
E.T. l'extra-terrestre (orthographié E.T. l'extraterrestre au Canada[1]), plus connu sous son titre abrégé E.T. (prononcer [i.ti] comme la prononciation en anglais [iː.tiː]) (E.T. the Extra-Terrestrial) est un film de science-fiction américain de Steven Spielberg, sorti en 1982.
Le film raconte l'histoire d'Elliott, un petit garçon solitaire qui se lie d'amitié avec un extra-terrestre abandonné sur Terre. Avec son frère et sa sœur, Elliott va le recueillir puis l'aider à reprendre contact avec ses congénères, tout en essayant de le garder caché de leur mère et du gouvernement américain.
Sorti le par Universal Pictures, E.T. a connu un succès immédiat, dépassant La Guerre des étoiles pour devenir le film le plus rentable de tous les temps – un record qu'il a tenu pendant onze ans jusqu'à Jurassic Park, un autre film de Spielberg, qui l'a surpassé en 1993. E.T. est cependant resté le film le plus rentable des années 1980.
Acclamé par le public, encensé par la critique, E.T. est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands films jamais réalisé du cinéma international, et est devenu un film culte des années 1980, notamment de part l'une de ses scènes (le vélo d'Elliott s'envolant dans les airs) et une réplique de l'extra-terrestre (« téléphone maison ! ») ; il a notamment obtenu quatre Oscars en 1983. Il a été réédité en 1985, puis de nouveau en 2002 à l'occasion de son 20e anniversaire, avec des plans modifiés et des scènes supplémentaires.
En France, le film est sorti en avant-première lors de la cérémonie de clôture du Festival de Cannes le , avant sa sortie nationale le . Il a été diffusé pour la première fois à la télévision le [2] sur Canal+.
Le film a lancé la carrière de l'actrice Drew Barrymore et de l'acteur Henry Thomas, qui avaient respectivement 6 et 10 ans lors du tournage.
Sommaire
Synopsis[modifier | modifier le code]
Un appareil extra-terrestre vient d'atterrir en pleine nuit dans une forêt, dans les environs d'une petite ville près de Los Angeles. Ses étranges petits occupants, botanistes, envoyés sur Terre en mission d'exploration, recueillent quelques plantes. L'un d'eux s'éloigne du groupe et explore la forêt avant de découvrir, fasciné, les lumières de la ville au loin.
Mais soudain, un groupe d'hommes, des agents du gouvernement américain, débarquent en voitures et traquent la créature imprudente, qui tente alors de rejoindre ses semblables. Ces derniers, voulant éviter le contact avec les êtres humains, font décoller le vaisseau et quittent finalement la Terre en toute hâte, avant que leur congénère égaré n'ait pu les rejoindre. L'extra-terrestre, désormais seul et apeuré, arrive à semer les agents dans la forêt et à se frayer un chemin vers la ville, dans un quartier résidentiel où vit une famille en crise : Mary, mère divorcée, et ses trois enfants, Michael, Elliott et Gertie.
Elliott, 10 ans, est moqué par son frère aîné, Michael, et ses amis Greg, Steve et Tyler. Sortant dehors pour aller chercher une pizza commandée, Elliott découvre l'extra-terrestre abandonné, qui s'enfuit aussitôt, effrayé. Le lendemain, malgré l'incrédulité de sa famille à qui il a raconté sa mésaventure, Elliott essaie de retrouver l'extra-terrestre en l'attirant avec des bonbons laissés dans les bois, le retrouve enfin et l'attire dans sa chambre. Avant de s'endormir, Elliott commence à communiquer avec l'extra-terrestre en imitant ses gestes.
Le lendemain matin, Elliott fait semblant d'être malade pour éviter d'aller à l'école, afin de pouvoir jouer avec l'extra-terrestre. L'après-midi, son frère aîné Michael et sa petite sœur Gertie découvrent à leur tour l'extra-terrestre, ce qui déclenche des scènes comiques de frayeurs réciproques. Elliott, Michael et Gertie cachent à leur mère Mary la présence de la créature dans un placard. Michael et Gertie promettent à Elliott de garder secrète la présence de l'extra-terrestre. Les enfants essaient ensuite de découvrir son origine. L'extra-terrestre désigne le ciel, fait léviter des balles qui semblent représenter son système solaire, et démontre ses pouvoirs en faisant revivre un pot de fleurs mortes.
Le lendemain, à l'école, Elliott commence à expérimenter une connexion psychique avec l'extra-terrestre resté seul à la maison. La créature explore le réfrigérateur et boit de la bière, ce qui a pour conséquence de rendre ivre Elliott en classe. Elliott libère ensuite les grenouilles dans une classe de dissection. Alors que l'extra-terrestre regarde John Wayne embrasser Maureen O'Hara dans L'Homme tranquille à la télévision, cela amène Elliott à embrasser pareillement la fille de sa classe qui l'aime.
Plus tard, l'extra-terrestre commence à apprendre à parler en répétant ce que la petite Gertie prononce quand elle regarde à la télévision l'émission enfantine Sesame Street. Elliott le baptise « E.T. » (pour « Extra-Terrestre »). Elliott aide E.T. à construire un appareil de communication afin d'entrer en contact avec ses semblables (E.T. prononce les mots « téléphone maison »), en utilisant des appareils électriques et quelques jouets électroniques des enfants. Michael commence à remarquer que la santé d'E.T. se détériore. Le soir d'Halloween, Michael et Elliott déguisent E.T. en fantôme afin qu'il puisse se faufiler hors de la maison et en le faisant passer pour Gertie. Elliott conduit ensuite E.T. en vélo vers la forêt – E.T. fait s'envoler le vélo dans les airs dans la nuit grâce à ses pouvoirs, scène culte du film –, où E.T. installe son appareil pour appeler ses semblables. Cependant, le lendemain matin, Elliott se réveille seul dans la forêt à côté de l'appareil, et E.T. a disparu. Elliott retourne donc seul chez lui, où sa famille, inquiète de sa disparition nocturne, a appelé la police. Michael part à son tour dans la forêt en vélo et retrouve E.T. mourant, pendant qu'Elliott, malade, développe les mêmes symptômes que la créature. Mary prend peur lorsqu'elle découvre la maladie de son fils et l'existence de l'extra-terrestre mourant dans la salle de bain. Les agents du gouvernement, qui ont fini par repérer la présence d'E.T., envahissent alors la maison.
Les scientifiques, dont un homme surnommé Keys car il porte des clés à la ceinture, créent une installation médicale dans la maison, mettant en quarantaine Elliott et E.T. Après des heures de soins, Elliott récupère et E.T. meurt, ce qui rompt le lien psychique entre le garçon et l'extra-terrestre. Elliott, triste, reste un instant seul avec la créature morte, lui dit qu'il l'aime, ce qui a pour effet de faire revivre le pot de fleurs, et E.T. revient finalement à la vie, en s'exclamant « téléphone maison ! ».
Elliott comprend donc que les congénères d'E.T. ont finalement bien reçu le message et s'apprêtent à revenir sur Terre pour récupérer leur semblable. Elliott et Michael volent le camion dans lequel E.T. a été placé, et s'ensuit une course-poursuite entre le camion et la police et les scientifiques à travers la ville. Elliott, Michael et E.T. sont rejoints par Greg, Steve et Tyler, et tous s'enfuient en vélo pour se rendre dans la forêt – E.T. fait une nouvelle fois s'envoler leurs vélos dans les airs. Dans la forêt, à la tombée de la nuit, le vaisseau spatial arrive enfin, devant les yeux émerveillés d'Elliot, Michael, Greg, Steve et Tyler, rejoints par Mary, Gertie et l'agent Keys. E.T. fait ensuite ses adieux émouvants à Gertie, à Michael, et enfin à Elliott en larmes, à qui il déclare « je suis toujours là » en indiquant le front du garçon de son doigt lumineux. Puis E.T. monte enfin dans le vaisseau, avec dans ses mains le pot de fleurs ressuscitées offert par Gertie, et tous assistent avec émotion au départ de l'engin, qui disparait à jamais dans le ciel en laissant un arc-en-ciel.
Fiche technique[modifier | modifier le code]
- Titre original : E.T. the Extra-Terrestrial
- Titre français : E.T. l'extra-terrestre (en France) et [1] E.T. l'extraterrestre (au Canada)
- Réalisation : Steven Spielberg
- Scénario : Melissa Mathison
- Direction artistique : James D. Bissell
- Décors : Jackie Carr
- Photographie : Allen Daviau
- Son : Charles L. Campbell ; Ben Burtt (créateur de la voix d'E.T.)
- Effets spéciaux : Dale Martin ; Carlo Rambaldi (créateur d'E.T.)
- Effets visuels : Dennis Muren pour Industrial Light & Magic ; Bill George (édition spéciale)
- Montage : Carol Littleton
- Musique : John Williams
- Production : Steven Spielberg, Kathleen Kennedy et Melissa Mathison
- Sociétés de production : Universal Pictures, Amblin Entertainment
- Société de distribution : Universal Pictures
- Budget : 10 500 000 $
- Pays d'origine :
États-Unis - Langue originale : anglais
- Format : couleurs (Deluxe - Technicolor) - 35 mm (Panavision) - 1,85:1 - Son stéréo Dolby
- Édition spéciale : couleurs (Kodak) - Son stéréo DTS / SDDS / Dolby Digital Surround Ex
- Genre : science-fiction, aventure, drame
- Durée : 115 minutes
- Lieux de tournage : Laird international studios de Culver City (Californie), Porter Ranch[3], Tujunga[4], Crescent city[5]
- Dates de tournage[6] : septembre à novembre 1981 - janvier et février 1982 (scènes additionnelles)
- Dates de sortie[7] :
France : (première mondiale au Festival de Cannes), (sortie nationale)
États-Unis : [8]
Royaume-Uni :
- Dates de ressortie :
États-Unis : (reparution 20e anniversaire)
Royaume-Uni : (reparution 20e anniversaire)
France : (reparution 20e anniversaire)
- Interdictions :
Acteurs principaux[modifier | modifier le code]
Légende : Doublage de la version originale (1982) / Doublage de l'Édition Spéciale (2002)
- Pat Welsh (VF : Marie Francey / Perrette Pradier) : E.T. l'extra-terrestre
- Dee Wallace (VF : Arlette Thomas / Catherine Favier) : Mary
- Henry Thomas (VF : Damien Boisseau / Olivier Martret) : Elliott
- Peter Coyote (VF : Pierre Hatet / Patrick Bethune) : l'homme aux clés (Keys en V.O.)
- Robert MacNaughton (VF : Franck Baugin / Tony Marot) : Michael
- Drew Barrymore (VF : Fabienne Godet / Anna Fouché) : Gertie
- K.C. Martel (en) (VF : ? / Alexandre Nguyen) : Greg
- Sean Frye (en) : Steve
- C. Thomas Howell : Tyler
- Erika Eleniak : la jolie fille
- David M. O'Dell : un écolier
- Richard Swingler : le professeur de sciences
- Frank Toth : un policier
Box-office[modifier | modifier le code]
| Pays | Box-office | Nbre de sem. | Classement TLT[11] | Source |
|---|---|---|---|---|
| Box-office Mondial | 792 910 554 $ | - | 16e | - |
| Box-office |
435 110 554 $ | - | 4e | - |
| Box-office |
9 413 001 entrées | 49 sem. | 17e | [2] |
| Box-office Paris | 1 903 583 entrées | 54 sem. | 1er en 1982 | [3] |
Le film bat le record de la seconde semaine à Paris avec 309 836 entrées, battant ainsi le record de Rien que pour vos yeux[12].
Distinctions[modifier | modifier le code]
Récompenses[modifier | modifier le code]
- Los Angeles Film Critics Association Awards 1982 : Meilleur film et Meilleur réalisateur (Steven Spielberg)
- Oscars 1983 :
- Saturn Awards 1983 :
- Japanese Academy Awards 1983 : Meilleur film étranger et Meilleure interprétation (E.T.)
- BAFTA Awards 1983 : Meilleure musique (John Williams)
- Blue Ribbon Shou 1983 : Meilleur film en langue étrangère
- Boston Society of Film Critics Awards 1983 :
- Meilleur film
- Meilleur réalisateur : Steven Spielberg
- Meilleur photographie : Allen Daviau
- Prix Círculo de Escritores Cinematográficos 1983 : Meilleur film étranger
- Prix David di Donatello 1983 : Meilleur film étranger
- Premios Fotogramas de Plata 1983 : Meilleur film étranger
- Golden Globes 1983 :
- Goldene Leinwand 1983
- Grammy Awards 1983 : Meilleur album de musique de film (John Williams)
- Kansas City Film Critics Circle Awards 1983 : Meilleur film et Meilleur réalisateur (Steven Spielberg)
- Kinema Junpo Awards 1983 : Meilleur film étranger
- Golden Reel Award 1983 : Meilleur mixage
- National Society of Film Critics Awards 1983 : Meilleur réalisateur (Steven Spielberg)
- People's Choice Awards 1983 : Film préféré des américains
- Premios Sant Jordi 1983 : Meilleur film pour enfants (Steven Spielberg)
- Writers Guild of America Awards 1983 : Meilleur scénario original (Melissa Mathison)
- Young Artist Awards 1983 :
- Meilleur film familial
- Meilleur jeune acteur : Henry Thomas
- Meilleur jeune acteur dans un second rôle : Robert MacNaughton
- Meilleure jeune actrice dans un second rôle : Drew Barrymore
- Saturn Awards 2003 : Meilleure édition DVD d'un classique
- Le film a été sélectionné par le "National Film Preservation Board" pour figurer dans le National Film Registry en 1994.
- Steven Spielberg et Kathleen Kennedy sont entrés dans le Hall of Fame de la Guilde des producteurs américains en 2000 pour la production de ce film.
Nominations[modifier | modifier le code]
- Oscars 1983 :
- Saturn Awards 1983 :
- Eddie Awards : Meilleur montage (Carol Littleton)
- BAFTA Awards 1983 :
- Meilleur film
- Meilleur réalisation : Steven Spielberg
- Meilleur acteur débutant dans un rôle principal : Henry Thomas
- Meilleure actrice débutante dans un rôle principal : Drew Barrymore
- Meilleur scénario : Melissa Mathison
- Meilleure photographie : Allen Daviau
- Meilleure direction artistique : James D. Bissell
- Meilleur montage : Carol Littleton
- Meilleur son : Charles L. Campbell, Gene S. Cantamessa, Robert Knudson, Robert Glass (en), Don Digirolamo
- Meilleurs effets spéciaux : Dennis Muren, Carlo Rambaldi
- Meilleurs maquillages : Robert Sidell
- César 1983 : Meilleur film étranger
- Directors Guild of America Award 1983 : Meilleur réalisateur (Steven Spielberg)
- Golden Globes 1983 :
- Meilleur acteur débutant : Henry Thomas
- Meilleur réalisateur : Steven Spielberg
- Meilleur scénario : Melissa Mathison
- Prix Hugo 1983 : Meilleur film dramatique
- Golden Trailer Awards 2002 : Meilleur film familial
Sorties cinéma[modifier | modifier le code]
France : (Festival de Cannes 1982), (sortie nationale) ; (édition spéciale 20e anniversaire)
États-Unis : (version originale) ; (ressortie) ; (édition spéciale 20e anniversaire)
Canada : (édition spéciale 20e anniversaire)
Belgique : (édition spéciale 20e anniversaire, Festival international du film fantastique de Bruxelles), (sortie nationale)
Édition spéciale[modifier | modifier le code]
- Le film est ressorti en salles pour son 20e anniversaire. À cette occasion, il a subi quelques changements :
- une nouvelle scène montre E.T. et Elliot dans la salle de bains. Cette scène n'avait pas été retenue en 1982 car Spielberg avait jugé insuffisante la qualité des effets spéciaux de l'époque ;
- pour un certain nombre de scènes incluant E.T. tout au long du film, les mouvements de ses lèvres ainsi que certaines de ses expressions faciales ont été améliorés par ordinateur ;
- la séquence d'Halloween est plus longue ;
- les armes des policiers et des agents gouvernementaux poursuivant E.T. et Elliot ont été remplacées par des talkies-walkies ;
- une phrase prononcée par la mère a été modifiée : le mot « terroriste » est remplacé par « baba-cool » ;
Ces changements ont été dénoncés par Trey Parker et Matt Stone dans l'épisode satirique de South Park : Bérets gratos (saison 6, épisode 9).
En juin 2012, Spielberg confia dans une interview qu'il regrettait les changements de l'Édition spéciale de 2002, et qu'il conseillerait désormais aux gens n'ayant jamais vu le film de regarder la version cinéma originale de 1982[13]. En conséquence, le blu-ray ne proposera que la version originale[Passage à actualiser][réf. souhaitée].
E.T. dans la culture populaire[modifier | modifier le code]
Clins d'œil à George Lucas et liens avec Star Wars[modifier | modifier le code]
Le film présente deux clins d'œil de Steven Spielberg à son ami George Lucas et à Star Wars :
- une scène dans laquelle Elliott montre à E.T. des figurines représentant des personnages de Star Wars (Greedo, Hammerhead, Walrus Man, Snaggletooth, Lando Calrissian et Boba Fett),
- une scène dans laquelle Elliot, Michael et E.T. déguisé en fantôme croisent dans la rue un enfant déguisé en Yoda pour la fête d'Halloween.
Dans la chambre d'Elliott et Michael, on aperçoit aussi en arrière-plan plusieurs jouets à l'effigie de vaisseaux de Star Wars.
Touché, George Lucas ajoutera en caméo un groupe de trois individus de l'espèce d'E.T., membres du Sénat galactique, dans le film Star Wars, épisode I : La Menace fantôme en 1999. Depuis, l'espèce d'E.T. a d'abord été nommée Children of the Green Planet (« Enfants de la Planète Verte ») dans la nouvelle E.T : The Book of the Green Planet, puis officialisée comme faisant partie de l'univers Star Wars, sous le nom « d'Asogiens », venant d'une planète nommée Brodo Asogi, dans le secteur Perinn de la Bordure Extérieure de la Galaxie où se déroule l'histoire de Star Wars. L'un des trois sénateurs de cette espèce s'appelle Grebleips (Spielberg écrit à l'envers).
Autres clins d'œil et parodies[modifier | modifier le code]
- Le film Mac et moi (Mac and Me) de Stewart Raffill (1988) est une parodie d'E.T. : l'histoire décrit un extra-terrestre nommé Mac (pour Mysterious Alien Creature) qui a échappé à des scientifiques de la NASA et qui se lie d'amitié avec un jeune garçon dans un fauteuil roulant. Ensemble, ils essaient de trouver la famille de Mac, dont il a été séparé.
- Dans le film Y a-t-il un flic pour sauver le président ? (1991), le faux Dr Meinheimer traverse une fenêtre en fauteuil roulant et passe devant la Lune durant sa chute, volant à la manière de la scène culte d'E.T.
- Dans le film Last Action Hero (1993), Danny Madigan esquive la voiture de Benedict et vole vers le ciel, volant à la manière de la scène culte d'E.T., avant de traverser une maison et tomber sur le trottoir.
- Dans le film Wild Wild West (1999).[Quoi ?]
- Dans le jeu vidéo Banjo-Tooie (2000), Kazooie demande à des extra-terrestres si leur problème n'est pas de « téléphoner » chez eux (comme E.T). Ceux-ci répondent qu'ils ont un portable pour ça.
- Dans le film Le Retour de la momie (2001), on voit le dirigeable de Rick O'Connell passer devant la Lune, à la manière de la scène culte d'E.T., à la 58e minute.
- Dans la série Ma famille d'abord (2001-2005), Kady vole sur son vélo devant la Lune, volant à la manière de la scène culte d'E.T., avec son vélo et la peluche d'E.T. dans son panier.
- Le film Koi... Mil Gaya de Rakesh Roshan (2003) (clone du cinéma indien de Bollywood) est une parodie d’E.T. et d’Alien.
- Une scène de la cérémonie des Jeux Olympiques de Londres de 2012, montre un vélo volant à la manière de la scène culte d'E.T.
- Dans la série télévisée d'animation Les Simpson, le 5e épisode de la saison 19, intitulé Simpson Horror Show XVIII (2007) est une parodie d'E.T. : Bart et Lisa Simpson aident un extra-terrestre nommé Kodos à obtenir des objets pour retourner sur sa planète, mais les intentions de l'extra-terrestre sont plus dangereuses qu'on ne le croit.
- Dans le film Brice 3 (2016), on peut voir Brice à bord d'un deux roues passer devant la Lune à la manière de la scène culte d'E.T.
- Dans l'émission Les Guignols de l'info[Quand ?], un sketch montre la marionnette caricaturant Johnny Hallyday passant devant la Lune sur une moto volante, à la manière de la scène culte d'E.T.
- À la fin de l'épisode de C'est pas sorcier[Quand ?] sur la vie extra-terrestre, on voit le camion de l'émission voler devant la Lune, à la manière de la scène culte d'E.T..
Autour du film[modifier | modifier le code]
Projet[modifier | modifier le code]
- Sur le tournage de Rencontres du troisième type, François Truffaut aurait conseillé à Steven Spielberg de réaliser un film dont des enfants seraient les héros[réf. nécessaire]. Cela aurait été une des inspirations pour le réalisateur.
- À l'origine, Steven Spielberg avait prévu de faire un film plus noir avec des aliens qui terrorisent une famille dans sa maison. Il réutilisera cette idée, mais dans un autre contexte, en produisant Poltergeist, de Tobe Hooper, en 1982.
- Les différents noms de travail d'E.T. ont été A Boy's Life, Night Skies, et E.T. and Me.
- Pour le scénario du film E.T. l'extra-terrestre, l'écrivaine française Yvette de Fonclare révèle qu'elle a découvert avec surprise le récit de son propre roman L'Enfant des étoiles écrit en 1979 et qui relate la rencontre entre des enfants et un jeune extra-terrestre perdu sur la Terre. En février 1981, Yvette de Fonclare avait envoyé son manuscrit à la société The Walt Disney Company dans l'espoir de voir naître un film d'après son œuvre. La scénariste Melissa Mathison du film E.T. l'extra-terrestre, travaillait chez Walt Disney Company quand Yvette de Fonclare envoya son manuscrit. Cette dernière émet l'hypothèse du plagiat de son ouvrage si ce n'est une très forte coïncidence[14].
- Si Melissa Mathison est la scénariste officielle du film, c'est Steven Spielberg qui a conçu le film. En effet, E.T. l'extra-terrestre est quasi-autobiographique : n'ayant pas d'amis dans son enfance et ses parents s'étant séparés, le jeune Steven, fasciné par les ovnis, s'inventa un ami imaginaire. Aujourd'hui encore, Steven Spielberg affirme que E.T. l'extra-terrestre est son film le plus intime.
Tournage[modifier | modifier le code]
- Lors des auditions pour le rôle d'Elliott, on demanda à Henry Thomas d'exprimer la tristesse. Il pensa au jour où son chien avait trouvé la mort et pleura vraiment. Ce qui a également fait verser des larmes à Steven Spielberg, qui l'engagea sur-le-champ.
- Harrison Ford aurait dû apparaître dans le film dans le rôle du directeur d'école d'Elliott. Après avoir été expulsé, apparemment saoul, de sa classe où il a fait s'échapper toutes les grenouilles, Elliott était conduit chez le directeur par l'infirmière. Cette dernière était interprétée par Melissa Mathison, la scénariste du film et, à l'époque, la compagne d'Harrison Ford. Elle se trouva si mauvaise qu'elle demanda au réalisateur de ne pas conserver la séquence qui n'était pas nécessaire au film. On peut cependant la découvrir dans les bonus de l'édition spéciale et la novélisation écrite par le romancier William Kotzwinkle qui publia également, deux ans après la sortie du film, une suite basée sur une idée de Steven Spielberg : La Planète verte.
- Le visage d'E.T. est inspiré par les visages de Carl Sandburg, d'Albert Einstein et du chat du concepteur d'E.T., Carlo Rambaldi. La voix d'E.T. est celle de l'actrice Pat Welsh, retravaillée par Ben Burtt.
- En dehors des mouvements complexes de la marionnette animatronique utilisée lors du tournage, quatre personnes ont été créditées pour les « mouvements spéciaux » : deux personnes de très petite taille pour les séquences où E.T. est filmé en pied et se déplace sur de longues distances, un adolescent né sans jambes pour la séquence où E.T. est saoul et percute le réfrigérateur (il se déplaçait en fait sur ses mains) et un mime, au début de cette même séquence, lorsque E.T. ouvre la cannette de bière, ce que l'animatronique ne pouvait réussir à l'époque.
- La fameuse scène du vol en vélo est un hommage au film Miracle à Milan[15].
- E.T. l'extra-terrestre est un des rares films à avoir été tournés intégralement dans l'ordre du scénario afin de permettre aux jeunes acteurs d'être plus sincères dans leurs émotions induites par l'histoire qu'ils découvraient au fur et à mesure, et également d'éviter de passer par un montage avant diffusion.
- L'affiche du film s'inspire de la fresque La Création d'Adam de Michel-Ange.
Impact[modifier | modifier le code]
- Lorsque le film fut projeté à la cérémonie de clôture du Festival de Cannes en 1982, personne ou presque n'était au courant que Steven Spielberg avait travaillé sur ce film[pas clair]. Cela n'empêcha pas le film d'enthousiasmer les critiques, le public et les collègues de Spielberg, au point que George Lucas dira à la fin de la projection : « C'est vraiment extraordinaire. Il va exploser le box-office. Je suis sûr qu'E.T. battra sans problème Star Wars ». De fait, E.T. l'extra-terrestre a été en tête du box-office mondial pendant onze ans d'affilée, avant d'être détrôné par un autre film de Spielberg : Jurassic Park.
- Ce film a permis à Steven Spielberg de créer sa société de production, Amblin Entertainment dont le logo est le vélo d'Elliott avec E.T.
- Ce film a lancé la carrière de Drew Barrymore, alors âgée de 6 ans. Elle avait néanmoins déjà joué dans Au-delà du réel en 1980, et dans deux téléfilms, Bogie (1980) et Suddenly, Love (1978). Il a lancé aussi celle de Henry Thomas, qui avait joué auparavant dans L'Homme dans l'ombre en 1981. C'est également la première apparition de l'actrice Erika Eleniak.
- En septembre 2011, Steven Spielberg a confirmé la sortie de E.T. sur Blu-Ray en 2012[16].
- Ce film fait partie de la Liste du BFI des 50 films à voir avant d'avoir 14 ans établie en 2005 par le British Film Institute, intégrant même le top 10 de cette liste.
- Le film a été classé sixième dans la liste des 250 meilleurs films de tous les temps sur le site « Allociné », obtenant de la part de la presse la note maximale de 5 étoiles, à égalité avec Les Moissons du ciel de Terrence Malick, Le Dictateur de Charles Chaplin, Les Chaussons rouges de Michael Powell et Emeric Pressburger, Il était un père de Yasujiro Ozu, L'Éventail de Lady Windermere d'Ernst Lubitsch, Le Mécano de la « General », de Clyde Bruckman et Buster Keaton, Les Poings dans les poches de Marco Bellocchio, El Topo d'Alejandro Jodorowsky, In girum imus nocte et consumimur igni de Guy Debord, Mon oncle de Jacques Tati, Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino, Kagemusha, l'Ombre du guerrier de Akira Kurosawa, et Aguirre, la colère de Dieu de Werner Herzog.
Produits dérivés[modifier | modifier le code]
Il existe une attraction et un magasin rattaché à Universal Studio Orlando, en Floride. L'attraction de type Dark Ride fait voyager le visiteur à travers l'univers du film. Elle fait également découvrir la planète d'E.T et de ses congénères.
Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]
- William Kotzwinkle, E.T. l'extra-terrestre, J'ai lu, 1982 (novélisation)
- William Kotzwinkle, E.T. : La Planète verte, J'ai lu, 1985 (suite du film)
Jeu de société[modifier | modifier le code]
- E. T. the Extra-Terrestrial (1982) (édité par Parker Brothers. De 2 à 4 joueurs pour une durée moyenne de 10 minutes). Le but est de réunir le nombre d'élément nécessaire pour "appeler la maison" avant les autres.
Jeux vidéo[modifier | modifier le code]
- 1982 : E.T. the Extra-Terrestrial sur Atari 2600 (publié par Atari le )
- 1983 : E.T.: Phone Home! sur Atari 400/Atari 800/XL/XE[17] (publié par Atari le )
- 2001 : E.T.: Digital Companion sur Game Boy
- 2001 : E.T. l'extra-terrestre : Le 20e anniversaire sur Game Boy Advance
- 2001 : E.T. the Extra-Terrestrial: Escape from Planet Earth sur Game Boy
- 2002 : E.T. the Extra-Terrestrial: Search for Dragora sur GameCube
- 2002 : E.T. the Extra-Terrestrial and the Cosmic Garden sur Game Boy
- 2016 : E.T. Fun Pack, pour Lego Dimensions
Notes et références[modifier | modifier le code]
- http://www.imdb.com/title/tt0083866/releaseinfo#akas : page d'IMDb. Consulté le 25 septembre 2013.
- « Programme télé du 6 au 12 avril 1991 », Télé K7, no 395, , p. 95 (ISSN 1248-9948)
- Porter Ranch, Los Angeles
- Sunland-Tujunga, Los Angeles
- Crescent City, California
- [1] - Internet Movie Database
- Dates de sortie - Internet Movie Database
- Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos, « C'est arrivé un 11 juin », sur Le Point.fr,
- Certifications sur l'Internet Movie Database
- sur le site du CNC
- Tous les temps - All Time
- Box-office Paris du 08/12/1982 au 14/12/1982 sur Boxofficestars
- http://www.aintitcool.com/node/49897
- E.T. était-il français ? Le Courrier de l'Ouest daté du 23 décembre 1983.
- http://italian.imdb.com/title/tt0083866/movieconnections
- (en) « Spielberg confirms Indiana Jones and E.T. for a 2012 », DVDTown.com, 14 septembre 2011.
- Computer Games janvier/février 1985
Bibliographie[modifier | modifier le code]
- Clément Safra, Dictionnaire Spielberg, Paris, Vendémiaire, coll. « Dictionnaire », , 360 p. (ISBN 978-2-36358-010-8)
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
Liens externes[modifier | modifier le code]
- E.T. l'extra-terrestre
- Film américain sorti en 1982
- Film de science-fiction américain
- Film réalisé par Steven Spielberg
- Extraterrestre au cinéma
- Film sur l'enfance
- Film tourné à Los Angeles
- Film se déroulant à Los Angeles
- Film d'Universal Pictures
- Golden Globe du meilleur film dramatique
- Film avec un Oscar de la meilleure musique de film
- Film avec un Oscar des meilleurs effets visuels
- Film avec un Oscar du meilleur montage de son
- Film avec un Oscar du meilleur mixage de son
- Film d'Amblin Entertainment
- 1982 en science-fiction
- Film inscrit au National Film Registry
- Film de clôture du Festival de Cannes
- Film interdit aux moins de 8 ans en Suisse
- Film classé PG aux États-Unis
- Film tous publics en France